Adhyaya 13
Uttara BhagaAdhyaya 1345 Verses

Adhyaya 13

Ācamana-vidhi, Śauca, and Conduct Rules for Study, Eating, and Bodily Functions

Après la clôture du chapitre précédent, Vyāsa poursuit l’enseignement du dharma dans l’Uttara-bhāga en exposant un code ordonné de pureté rituelle centré sur l’ācamana (gorgées d’eau purificatrices) et les retenues associées. Le chapitre énumère d’abord les moments où l’on ne doit pas commencer la récitation védique et ceux qui exigent une purification renouvelée (après le sommeil, le bain, le contact avec des impuretés ou des relations socialement souillantes). Il précise ensuite la posture correcte, la qualité de l’eau et les interdits qui rendent vaine la parole sacrée ou l’ācamana (tête couverte, chaussures, siège inapproprié, distraction). Le texte cartographie ensuite les tīrtha de la main (brahma, pitṛ, daiva, prājāpatya, ārṣa) et décrit l’ācamana étape par étape, reliant chaque point de contact aux divinités satisfaites par le rite. Il se conclut par des règles pratiques sur l’impureté liée à la nourriture (ucchiṣṭa), la gestion des gouttes, les permissions en cas d’urgence, puis les lieux/directions convenables pour l’évacuation et l’obtention de terre et d’eau de purification, ancrant la vie spirituelle dans une discipline quotidienne.

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Shlokas

Verse 1

इती श्रीकूर्मपुराणे षट्साहस्त्र्यां संहितायामुपरिविभागे द्वादशो ऽध्यायः व्यास उवाच भुक्त्वा पीत्वा च सुप्त्वा च स्नात्वा रथ्योपसर्पणे / ओष्ठावलमोकौ स्पृष्ट्वा वासो विपरिधाय च

Ainsi s’achève le douzième chapitre de la section ultérieure du Śrī Kūrma Purāṇa, dans la Ṣaṭsāhasrī Saṃhitā. Vyāsa dit : Après avoir mangé et bu, après avoir dormi, après s’être baigné, lorsqu’on s’avance vers la rue publique, après avoir touché les lèvres et l’orifice inférieur (anus), et après avoir revêtu ou changé ses vêtements—

Verse 2

रेतोमूत्रपुरीषाणामुत्सर्गे ऽयुक्तभाषणे / ष्ठीवित्वाध्ययनारम्भे कासश्वासागमे तथा

On ne doit pas commencer la récitation védique au moment d’émettre le sperme, l’urine ou les excréments ; ni en parlant de façon inconvenante ; ni aussitôt après avoir craché ; ni à l’instant même où l’on entame l’étude ; ni lorsque surviennent la toux ou l’essoufflement.

Verse 3

चत्वरं वा श्मशानं वा समाक्रम्य द्विजोत्तमः / संध्ययोरुभयोस्तद्वदाचान्तो ऽप्याचमेत् पुनः

Si le plus éminent des deux-fois-nés foule un carrefour ou un lieu de crémation, alors aux deux sandhyā (aube et crépuscule) il doit pareillement accomplir l’ācāmana ; même s’il a déjà bu la gorgée rituelle, qu’il la reprenne encore.

Verse 4

चण्डालम्लेच्छसंभाषे स्त्रीशूद्रोच्छिष्टभाषणे / उच्छिष्टं पुरुषं स्पृष्ट्वा भोज्यं चापि तथाविधम् / आचामेदश्रुपाते वा लोहितस्य तथैव च

Après avoir conversé avec un Caṇḍāla ou un mleccha (étranger), après avoir parlé à une femme ou à un Śūdra alors qu’on est en état d’uccheṣṭa (souillure par restes), et après avoir touché une personne ainsi souillée —ou une nourriture pareillement contaminée—, on doit accomplir l’ācāmana. La même purification est prescrite après que des larmes sont tombées, et de même après contact avec le sang.

Verse 5

भोजने संध्ययोः स्नात्वा पीत्वा मूत्रपुरीषयोः / आचान्तो ऽप्याचमेत् सुप्त्वा सकृत्सकृदथान्यतः

Au moment de manger, aux deux sandhyā (aube et crépuscule), après le bain, après avoir bu, et après avoir uriné ou déféqué, on doit accomplir l’ācamana (la gorgée d’eau purificatrice). Même si l’on l’a déjà fait, on le refera après le sommeil, et de même à maintes reprises en d’autres circonstances semblables.

Verse 6

अग्नेर्गवामथालम्भे स्पृष्ट्वा प्रयतमेव वा / स्त्रीणामथात्मनः स्पर्शे नीवीं वा परिधाय च

Après avoir touché le feu, les vaches, ou quelqu’un engagé dans l’union sexuelle; de même après avoir touché des femmes, son propre corps, ou après avoir noué le vêtement de taille, on doit se purifier par l’observance prescrite de propreté et de maîtrise de soi, selon le dharma.

Verse 7

उपस्पृशेज्जलं वार्द्रं तृणं वा भूमिमेव वा / केशानां चात्मनः स्पर्शे वाससो ऽक्षालितस्य च

On doit accomplir une brève purification en touchant de l’eau, de l’herbe humide, ou même la terre—surtout après avoir touché ses cheveux ou son corps, ou lorsque le vêtement n’a pas été lavé.

Verse 8

अनुष्णाभिरफेनाबिरदुष्टाभिश्च धर्मतः / शौचेप्सुः सर्वदाचामेदासीनः प्रागुदङ्मुखः

Celui qui aspire à la pureté doit toujours accomplir l’ācamana selon la règle, avec une eau ni chaude ni mousseuse, non souillée et conforme au dharma—assis, le visage tourné vers l’est ou vers le nord.

Verse 9

शिरः प्रावृत्य कण्ठं वा मुक्तकच्छसिखो ऽपि वा / अकृत्वा पादयोः शौचमाचान्तो ऽप्यशुचिर्भवेत्

Si l’on se couvre la tête ou la gorge, ou si l’on laisse le vêtement de taille relâché et les cheveux dénoués, sans avoir d’abord nettoyé les pieds, alors, même après l’ācamana, on demeure impur.

Verse 10

सोपानत्को जलस्थो वा नोष्णीषी वाचमेद् बुधः / न चैव वर्षधाराभिर्न तिष्ठन् नोद्धृतोदकैः

Le sage ne doit pas proférer la parole sacrée en portant des chaussures, ni debout dans l’eau, ni la tête couverte. Qu’il ne parle pas non plus sous une pluie battante, ni là où l’eau vient d’être puisée et se trouve encore manipulée.

Verse 11

नैकहस्तार्पितजलैर्विना सूत्रेण वा पुनः / न पादुकासनस्थो वा बहिर्जानुरथापि वा

On ne doit pas accomplir l’ācamana avec une eau offerte par de nombreuses mains, ni sans porter le cordon sacré (yajñopavīta). On ne doit pas non plus le faire assis sur des sandales ou sur un siège, ni les genoux écartés vers l’extérieur.

Verse 12

न जल्पन् न हसन् प्रेक्षन् शयानः प्रह्व एव च / नावीक्षिताभिः फेनाद्यैरुपेताभिरथापि वा

Qu’il ne bavarde pas, ne rie pas, ne promène pas son regard; même couché, qu’il demeure recueilli et humble. Qu’il ne porte pas non plus les yeux sur des femmes parées, qu’elles soient ornées de fards semblables à l’écume et autres, ou de tout autre embellissement.

Verse 13

शूद्राशुचिकरोन्मुक्तैर्न क्षाराभिस्तथैव च / न चैवाङ्गुलिभिः शब्दं न कुर्वन् नान्यमानसः

Qu’il ne se souille pas par le contact d’un Śūdra, d’éléments impurs ou de substances alcalines; et qu’il ne fasse pas de bruit en claquant des doigts. Qu’il demeure silencieux, l’esprit non distrait, fixé sur le rite et sur le Seigneur.

Verse 14

न वर्णरसदुष्टाभिर्न चैव प्रदरोदकैः / न पाणिक्षुभिताभिर्वा न बहिष्कक्ष एव वा

On ne doit pas se baigner avec une eau altérée de couleur ou de goût, ni avec une eau suintant d’une fissure ou d’un écoulement souillé. Ni avec une eau troublée par la main, ni dans un lieu de lavage extérieur et exposé.

Verse 15

हृद्गाभिः पूयते विप्रः कण्ठ्याभिः क्षत्रियः शुचिः / प्राशिताभिस्तथावैश्यः स्त्रीशूद्रौ स्पर्शतो ऽन्ततः

Le brāhmaṇa est purifié par l’eau qui atteint le cœur; le kṣatriya devient pur par l’eau jusqu’à la gorge; le vaiśya est purifié par l’eau qu’il a simplement humée; quant à la femme et au śūdra, au sens ultime, ils sont purifiés par le seul contact de l’eau.

Verse 16

अङ्गुष्ठमूलान्तरतो रेखायां ब्राह्ममुच्यते / अन्तराङ्गुष्ठदेशिन्यो पितॄणां तीर्थमुत्तमम्

Sur la ligne située à l’intérieur de la base du pouce se trouve ce qu’on nomme le Brahma-tīrtha. Et la région entre le pouce et l’index est le lieu sacré suprême pour les offrandes aux Pitṛ (esprits des ancêtres).

Verse 17

कनिष्ठामूलतः पश्चात् प्राजापत्यं प्रचक्षते / अङ्गुल्यग्रे स्मृतं दैवं तदेवार्षं प्रकीर्तितम्

Depuis la base de l’auriculaire vers l’arrière, la mesure est appelée «Prajāpatya». À l’extrémité du doigt, on s’en souvient comme «Daiva»; et cette même mesure est aussi proclamée «Ārṣa», selon la norme des ṛṣi.

Verse 18

मूले वा दैवमार्षं स्यादाग्नेयं मध्यतः स्मृतं / तदेव सौमिकं तीर्थमेतज्ज्ञात्वा न मुह्यति

À la racine, il est tenu pour un tīrtha de nature Daiva et Ārṣa; au milieu, on s’en souvient comme relevant d’Agni. Ce même tīrtha est aussi de caractère Saumya (Soma, lunaire et apaisant) ; qui le sait ne tombe pas dans la confusion.

Verse 19

ब्राह्मेणैव तु तीर्थेन द्विजो नित्यमुपस्पृशेत् / कायेन वाथ दैवेन तु पित्र्येण वै द्विजाः

Le dvija doit accomplir sa purification quotidienne en touchant l’eau avec le tīrtha «Brāhma». Et les dvija peuvent aussi le faire, selon la règle, avec les tīrtha «Kāya», «Daiva» et «Pitṛya».

Verse 20

त्रिः प्राश्नीयादपः पूर्वं ब्राह्मणः प्रयतस्ततः / संमृज्याङ्गुष्ठमूलेन मुखं वै समुपस्पृशेत्

D’abord, le brāhmane maître de lui-même doit siroter l’eau trois fois ; puis, après s’être essuyé les lèvres, il touchera et purifiera la bouche avec la base du pouce.

Verse 21

अङ्गुष्ठानामिकाभ्यां तु स्पृशेन्नेत्रद्वयं ततः / तर्जन्यङ्गुष्ठयोगेन स्पृशेन्नासापृटद्वयम्

Ensuite, avec le pouce et l’annulaire, qu’on touche les deux yeux ; puis, en joignant l’index au pouce, qu’on touche les deux côtés du nez.

Verse 22

कनिष्ठाङ्गुष्ठयोगेन श्रवणे समुपस्पृशेत् / सर्वासामथ योगेन हृदयं तु तलेन वा / संस्पृशेद् वा शिरस्तद्वदङ्गुष्ठेनाथवा द्वयम्

En joignant l’auriculaire au pouce, qu’on effleure doucement les oreilles. Puis, rassemblant tous les doigts en un seul mudrā, qu’on touche le cœur avec la paume ; ou bien, de la même manière, qu’on touche la tête—avec le pouce, ou avec les deux mains ensemble.

Verse 23

त्रिः प्राश्नीयाद् यदम्भस्तु सुप्रीतास्तेन देवताः / ब्रह्मा विष्णुर्महेशश्च भवन्तीत्यनुशुश्रुमः

Qu’on sirote l’eau trois fois ; par cet acte les divinités sont grandement satisfaites—ainsi l’avons-nous entendu—Brahmā, Viṣṇu et Maheśa (Śiva).

Verse 24

गङ्गा च यमुना चैव प्रीयेते परिमार्जनात् / संस्पृष्टयोर्लोचनयोः प्रीयेते शशिभास्करौ

Par la purification (du corps), Gaṅgā et Yamunā se réjouissent ; et lorsque l’on touche et purifie les yeux, la Lune et le Soleil se réjouissent.

Verse 25

नासत्यदस्त्रौ प्रीयेते स्पृष्टे नासापुटद्वये / कर्णयोः स्पृष्टयोस्तद्वत् प्रीयेते चानिलानलौ

Lorsque les jumeaux divins Aśvin, les Nāsatya, sont invoqués par le toucher des deux narines, ils s’en réjouissent; de même, quand on touche les oreilles, Vāyu (le Vent) et Agni (le Feu) s’en trouvent aussi satisfaits.

Verse 26

संस्पृष्टे हृदये चास्य प्रीयन्ते सर्वदेवताः / मूर्ध्नि संस्पर्शनादेकः प्रीतः स पुरुषो भवेत्

Quand, dans le rite, on touche son cœur, toutes les divinités sont satisfaites. Mais en touchant le sommet de la tête, c’est l’Unique, le Puruṣa suprême, qui seul se réjouit.

Verse 27

नोच्छिष्टं कुर्वते मुख्या विप्रुषो ऽङ्गं नयन्ति याः / दन्तवद् दन्तलग्नेषु जिह्वास्पर्शे ऽशुचिर्भवेत्

On devient impur si, en mangeant, on rend sa bouche « ucchiṣṭa » (souillée par des restes), ou si des gouttes de nourriture ou de salive tombent sur ses membres. De même, la nourriture coincée entre les dents doit être tenue pour attachée aux dents elles-mêmes; et si la langue la touche, on devient aussitôt impur.

Verse 28

स्पृशान्ति बिन्दवः पादौ य आचामयतः परान् / भूमिगैस्ते समा ज्ञेया न तैरप्रयतो भवेत्

Si, en donnant à autrui l’eau d’ācamana, des gouttes viennent toucher ses propres pieds, qu’on les tienne pour semblables à l’eau tombée à terre; qu’on ne devienne donc pas négligent à leur sujet.

Verse 29

मदुपर्के च सोमे च ताम्बूलस्य च भक्षणे / फलमूले चेक्षुदण्डे न दोषं प्राह वे मनुः

Pour le madhuparka (mélange rituel au miel), pour la boisson du soma, pour la mastication du tāmbūla (bétel), et pour la consommation des fruits, des racines et de la tige de canne à sucre, Manu a déclaré qu’il n’y a point de faute.

Verse 30

प्रचरंश्चान्नपानेषु द्रव्यहस्तो भवेन्नरः / भूमौ निक्षिप्य तद् द्रव्यमाचम्याभ्युक्षयेत् तु तत्

Si, en allant et venant pour la nourriture et la boisson, la main d’un homme se souille au contact d’une matière impure, qu’il dépose cette substance à terre, accomplisse l’ācamanā (gorgée rituelle d’eau purificatrice), puis l’asperge d’eau de purification.

Verse 31

तैजसं वै समादाय यद्युच्छिष्टो भवेद् द्विजः / भूमौ निक्षिप्य तद् द्रव्यमाचम्याभ्युक्षयेत् तु तत्

Si un dvija (deux-fois-né) est souillé par contact avec des restes (ucchiṣṭa), qu’il prenne du feu (ou un tison), dépose cette substance à terre, accomplisse l’ācamanā, puis l’asperge d’eau afin de la purifier.

Verse 32

यद्यमत्रं समादाय भवेदुच्छेषणान्वितः / अनिधायैव तद् द्रव्यमाचान्तः शुचितामियात् / वस्त्रादिषु विकल्पः स्यात् तत्संस्पृष्ट्वाचमेदिह

Si, après avoir saisi un récipient (d’eau), on est atteint par l’impureté due à l’ucchiṣṭa (restes de nourriture), alors, sans même déposer l’objet, qu’on accomplisse l’ācamanā et l’on retrouvera la pureté. Pour les vêtements et choses semblables, il existe une option : après les avoir touchés, qu’on fasse ici l’ācamanā afin d’être pur.

Verse 33

अरण्ये ऽनुदके रात्रौ चौरव्याघ्राकुले पथि / कृत्वा मूत्रं पुरीषं वा द्रव्यहस्तो न दुष्यति

Dans la forêt, en un lieu sans eau, la nuit, ou sur une route infestée de voleurs ou de tigres, si l’on doit uriner ou déféquer, même en tenant des biens précieux en main on n’est pas tenu pour impur, car l’acte est imposé par la situation.

Verse 34

निधाय दक्षिणे कर्णे ब्रह्मसूत्रमुदङ्मुखः / अह्नि कुर्याच्छकृन्मूत्रं रात्रौ चेद् दक्षिणामुखः

En plaçant le cordon sacré (brahmasūtra) sur l’oreille droite et en faisant face au nord, on doit, le jour, évacuer selles et urine ainsi; et si c’est la nuit, alors on fera face au sud.

Verse 35

अन्तर्धाय महीं काष्ठैः पत्रैर्लोष्ठतृणेन वा / प्रावृत्य च शिरः कुर्याद् विण्मूत्रस्य विसर्जनम्

Après avoir creusé la terre, qu’on la recouvre de bois, de feuilles, de mottes ou d’herbe; puis, la tête convenablement couverte, qu’on évacue selles et urine avec discrétion et discipline.

Verse 36

छायाकूपनदीगोष्ठचैत्याम्भः पथि भस्मसु / अग्नौ चैव श्मशाने च विण्मूत्रे न समाचरेत्

Qu’on ne se soulage ni à l’ombre, ni dans les puits, les rivières, les étables, ni près des sanctuaires sacrés et de leurs eaux; ni sur les routes, dans les cendres, dans le feu, au champ de crémation, ni en des lieux souillés de selles et d’urine.

Verse 37

न गोमये न कृष्टे वा महावृक्षे न शाड्वले / न तिष्ठन् वा न निर्वासा न च पर्वतमस्तके

Qu’on ne le fasse ni sur la bouse de vache, ni sur une terre labourée; ni au pied d’un grand arbre, ni sur l’herbe; ni debout, ni dans une demeure, ni au sommet d’une montagne.

Verse 38

न जीर्णदेवायतने न वल्मीके कदाचन / न ससत्त्वेषु गर्तेषु न गच्छन् वा समाचरेत्

Qu’on n’accomplisse aucun acte religieux dans un temple délabré; ni jamais sur une termitière; ni dans des fosses habitées par des êtres vivants. Qu’on n’aille pas en ces lieux et qu’on n’y adopte aucune conduite.

Verse 39

तुषाङ्गारकपालेषु राजमार्गे तथैव च / न क्षेत्रे न विले वापि न तीर्थे न चतुष्पथे

Qu’on ne le fasse ni sur des tas de balle ou de paille, ni sur des cendres, ni sur des tessons, ni sur la grande route royale; ni dans les champs cultivés, ni dans des terriers ou trous, ni à un tīrtha (gué sacré), ni à un carrefour.

Verse 40

नोद्यानोदसमीपे वा नोषरे न पराशुचौ / न सोपानत्पादुको वा छत्री वा नान्तरिक्षके

On ne doit pas accomplir l’acte sacré près d’un jardin ni près de l’eau; ni sur un sol salin ou stérile; ni en un lieu d’impureté excessive. On ne doit pas non plus le faire debout sur des marches, chaussé, tenant un parasol, ou dans un espace ouvert et exposé.

Verse 41

न चैवाभिमुखे स्त्रीणां गुरुब्राह्मणयोर्गवाम् / न देवदेवालययोरपामपि कदाचन

On ne doit jamais accomplir d’actes impurs en faisant face aux femmes, ni face à son guru, aux brāhmaṇas ou aux vaches. On ne doit pas non plus le faire face aux dieux ou aux temples; pas même face à l’eau, à aucun moment.

Verse 42

न ज्योतींषि निरीक्षन्वानसंध्याभिमुखो ऽपिवा / प्रत्यादित्यं प्रत्यनलं प्रतिसोमं तथैव च

On ne doit pas fixer du regard les lumières célestes, ni demeurer en tournant le dos à la Sandhyā (les rites du crépuscule). De même, on ne doit pas agir à l’encontre du Soleil, du Feu ou de la Lune.

Verse 43

आहृत्य मृत्तिकां कूलाल्लेपगन्धापकर्षणम् / कुर्यादतन्द्रितः शौचं विशुद्धैरुद्धृतोदकैः

Ayant apporté de la terre pure du bord du fleuve, qu’on enlève les souillures incrustées et la mauvaise odeur; puis, sans négligence, qu’on accomplisse la purification (śauca) avec une eau pure, puisée comme il se doit.

Verse 44

नाहरेन्मृत्तिकां विप्रः पांशुलान्न च कर्दमात् / न मार्गान्नोषराद् देशाच्छौचशिष्टां परस्य च

Un brāhmaṇa ne doit pas prendre la terre de purification d’un lieu poussiéreux ni de la boue; ni d’un chemin; ni d’un sol salin ou stérile; et il ne doit pas non plus prendre la terre restant de la purification d’autrui.

Verse 45

न देवायतनात् कूपाद् ग्रामान्न च जलात् तथा / उपस्पृशेत् ततो नित्यं पूर्वोक्तेन विधानतः

On ne doit pas accomplir l’upaspṛśa/ācamana, le contact purificateur avec l’eau, avec une eau prise dans l’enceinte du temple, d’un puits, de l’eau du village, ni d’une eau liée à la nourriture cuite du village. Ainsi, chaque jour, cette purification doit être faite uniquement selon la règle énoncée plus haut.

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Frequently Asked Questions

The chapter repeatedly prescribes ācamana around eating and drinking, dawn/dusk junctions, bathing, after sleep, after urination/defecation, after certain contacts (blood, tears, impure persons/objects), and after entering liminal places like crossroads or cremation grounds (with renewed sipping even if already performed).

It instructs sipping water three times, wiping the lips, then touching specific bodily points with prescribed finger combinations (mouth, eyes, sides of the nose, ears, heart/head), with attention to posture (seated, facing east or north) and water quality (untainted, not hot or foamy).

The chapter defines sacred zones on the hand—Brahma-tīrtha near the thumb base, Pitṛ-tīrtha between thumb and forefinger, and other measures (prājāpatya, daiva, ārṣa)—to regulate which part of the hand is used for purification and offerings, aligning bodily technique with ritual intention.

Yes. It states that in forests, waterless places, at night, or on dangerous roads, compelled evacuation while holding valuables does not incur blame, reflecting an āpaddharma principle even within strict purity norms.