Kanda 2
Soma PurchaseDikshaConsecration

Kanda 2

Somayaga Preliminaries

Preliminary rites for the Soma sacrifice, including the purchase of Soma, construction of the Soma altar, and consecration of the sacrificer.

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Prapathakas in Kanda 2

Prapathaka 1

Darśa–Pūrṇamāsa (New- and Full-Moon sacrifices) within the Śrauta Agnihotra–Iṣṭi cycle; preparatory and consecratory acts around the three sacred fires (Āhavanīya, Gārhapatya, Dakṣiṇāgni) and the opening movements of the monthly iṣṭi sequence.

Kṛṣṇa Yajurveda, Taittirīya Saṃhitā 2.1 se tient au seuil du système mensuel des iṣṭi, situant les rites de Darśa–Pūrṇamāsa dans le cadre plus large de l’entretien des trois feux et de la vie sacrificielle réglée du yajamāna. Les mantras en prose du chapitre énoncent la grammaire rituelle par laquelle les offrandes sont autorisées : les feux sont interpellés comme des destinataires vivants, les instruments et les espaces sont sacralisés, et le sacrifiant est rituellement accordé à l’ordre cosmique (ṛta) par des identifications formulaires. Le prapāṭhaka met l’accent sur la juste séquence — invocation, établissement, offrande et apaisement conclusif —, de sorte que l’iṣṭi devienne une transformation contrôlée de la nourriture, du souffle et de la parole en oblation. Sur le plan théologique, il développe la prémisse de type brāhmaṇa selon laquelle l’efficacité dépend d’une performance verbale précise : les mantras ne se contentent pas d’accompagner l’action, ils la constituent. Le chapitre fonctionne ainsi comme une charnière liturgique, faisant passer de l’entretien du culte du feu au sacrifice mensuel structuré.

11 anuvakas | 65 mantras

Prapathaka 2

Darśa–Pūrṇamāsa (New- and Full-Moon sacrifices) within the Śrauta Iṣṭi-cycle; specifically the yajamāna’s and adhvaryu’s operational mantras for preparing/establishing the fires and executing core offering-actions (āghāra/ājya-handling, puroḍāśa-related handling, and ancillary appeasement/protection formulas) as transmitted in the Kṛṣṇa Yajurveda Taittirīya Saṃhitā Kṛṣṇa-Yajus prose-mantra style.

TS 2.2.2 poursuit la liturgie du Darśa–Pūrṇamāsa de la Kṛṣṇa Yajurveda en fournissant des mantras en prose, destinés à l’adhvaryu, qui « instrumentalisent » le rite : ils sacralisent les instruments, régulent la circulation du ghee et des oblations, et alignent chaque manipulation physique sur un référent cosmologique (Agni comme bouche des dieux, Soma/nourriture comme support, Prajāpati comme totalité). Le chapitre illustre la technique taittirīya consistant à enchâsser une rationalité de type brāhmaṇa dans la prose mantrique, faisant ainsi confluer exégèse et performance en un seul flux de récitation. Son centre théologique est la conversion de matériaux domestiques (combustible, ghee, gâteaux, louches) en médias divins par la nomination, la délimitation et un « scellement » apotropaïque. Des motifs récurrents — « pour Agni », « pour les dieux », « pour la prospérité/la force », et la mise en place de frontières contre l’atteinte — montrent comment l’iṣṭi est conçue comme un échange contrôlé : le sacrifiant offre une nourriture ordonnée et reçoit stabilité, descendance et légitimité sociale. La prapāṭhaka fonctionne ainsi comme une charnière procédurale entre la préparation et les moments décisifs de l’offrande.

12 anuvakas | 71 mantras

Prapathaka 3

Darśa–Pūrṇamāsa (new- and full-moon iṣṭi) within the Śrauta new/full-moon sacrifice cycle; with emphasis on the preparatory and offering-sequences (upasad-like preliminaries, puroḍāśa preparation/oblation handling, and the yajamāna–ṛtvij procedural acts) as transmitted in the Kṛṣṇa Yajurveda Taittirīya Saṃhitā.

Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) 2.3 relève du premier ensemble śrauta qui systématise l’iṣṭi Darśa–Pūrṇamāsa comme rite paradigmatique de transition du domestique au solennel. Ce prapāṭhaka expose la « grammaire » sacrificielle par laquelle les substances (havis), les divinités et les officiants sont coordonnés au moyen de formules yajuṣ étroitement séquencées. Ses mantras fonctionnent moins comme des « hymnes » que comme des opérateurs performatifs : ils autorisent les actes de prendre, déposer, cuire, diviser et offrir, tout en les rapportant à des correspondances cosmiques (Agni comme bouche, Soma comme sève, Prajāpati comme totalité). La logique interne du chapitre met au premier plan la justesse de l’ordre (krama), la pureté et la délimitation (pavitra/rekhā), ainsi que la transformation des matières brutes en oblations rituellement valides. Il illustre ainsi le style taittirīya : une parole procédurale dense, des étymologies enchâssées et une théologie de l’efficacité fondée sur la récitation et le geste exacts.

14 anuvakas | 56 mantras

Prapathaka 4

Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) Kṛṣṇayajurvedic Śrauta cycle: Darśa–Pūrṇamāsa / Iṣṭi-complex (new- and full-moon offerings), with emphasis on the construction, delimitation, and sacralization of the vedi/altar-space and the regulated handling of havis and implements within the monthly iṣṭi framework.

Le prapāṭhaka 2.4 de la Taittirīya Saṃhitā poursuit le complexe d’iṣṭi Darśa–Pūrṇamāsa en mettant au premier plan la « grammaire » rituelle par laquelle l’espace, les substances et les gestes des officiants sont rendus aptes à l’offrande. La texture mantrique du chapitre relie de façon récurrente des opérations pratiques — mesurer et marquer la vedi, préparer et disposer les instruments, gérer le havis et ordonner les oblations — à des correspondances cosmologiques (ṛta, les directions, Prajāpati/Agni comme corps rituel). La liturgie fonctionne comme une technologie de consécration : les limites ne sont pas seulement physiques, mais aussi juridico-sacrales, et chaque transfert (prendre, poser, offrir, retirer) est stabilisé par le mantra en tant que garantie performative. Le chapitre illustre en outre l’entrelacement caractéristique du Kṛṣṇa Yajurveda entre injonction en prose et mantra, produisant un manuel rituel compact qui encode simultanément une théologie. Il clarifie ainsi comment les offrandes mensuelles sont soutenues par des invariants spatiaux et procéduraux reproductibles, assurant la continuité du sacrifice à travers le temps lunaire.

14 anuvakas | 48 mantras

Prapathaka 5

Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) Kanda 2: Darśa–Paurṇamāsa iṣṭi cycle (new- and full-moon offerings), focusing on core iṣṭi-mantra deployment around the havis-offerings (ājya/puroḍāśa) and their standard yājyā–anuvākyā framework, with ancillary expiatory/confirmatory formulas used to secure correctness of the rite.

Le Kāṇḍa 2, Prapāṭhaka 5 de la Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) relève du complexe Darśa–Paurṇamāsa et consolide la grammaire liturgique de l’iṣṭi mensuelle : le passage contrôlé de l’invitation et de la louange (anuvākyā) à l’impulsion d’offrande (yājyā), ainsi que le « scellement » rituel des actes par l’assentiment, l’expiation et la réintégration du sacrifiant dans l’ordre cosmique. Les mantras du chapitre articulent l’économie réciproque entre le yajamāna et les divinités—Agni comme bouche et porteur, Soma/Viṣṇu comme stabilisateurs du sacrifice, et le rythme lunaire comme échafaudage temporel. Sur le plan philologique, la section illustre le style taittirīya : une prose injonctive compacte, entrelacée de fragments de ṛc, où la pragmatique rituelle détermine la syntaxe et la deixis (« ici/ceci/maintenant »). Théologiquement, l’offrande y est pensée comme reconstitution de ṛta : la juste séquence, la juste adresse et une gestion correcte du reste (śeṣa) empêchent les « fuites » rituelles et assurent prospérité, descendance et continuité sociale.

12 anuvakas | 33 mantras

Prapathaka 6

Darśa–Pūrṇamāsa (New- and Full-Moon sacrifices) within the Śrauta Agnihotra–Iṣṭi cycle; this prapāṭhaka continues the operational details of the monthly iṣṭi—especially the preparation/handling of puroḍāśa, the sequencing of offering-acts (āhuti), and the priestly roles around the āhavanīya and associated fires.

Kṛṣṇa Yajurveda (Taittirīya Saṃhitā) 2.6 relève du complexe Darśa–Pūrṇamāsa et fonctionne comme une couche de liturgie procédurale qui, dans l’iṣṭi mensuelle, lie le mantra à l’action. Le chapitre rassemble la « grammaire » micro-rituelle de l’offrande : préparation et consécration des oblations (notamment le puroḍāśa), transitions contrôlées entre les feux, et répartition calibrée des actes de parole sacerdotaux qui autorisent chaque mouvement corporel. Ses mantras codent une théologie de l’échange — Agni comme bouche des dieux, Soma/nourriture comme substance transformée du sacrifiant, et le rite comme mécanisme de restauration de la régularité cosmique par un don mesuré. La cadence caractéristique « faire-et-dire » du prapāṭhaka illustre le style de la Yajurveda noire : des injonctions enchâssées dans le mantra, avec attention à la correction (śuddhi), à la continuité (saṃtati) et à la protection (rakṣas-nivāraṇa). Ainsi, TS 2.6 se lit au mieux comme un chapitre technique qui articule simultanément une épistémologie sacrificielle : l’efficacité naît d’un enchaînement exact, de substitutions autorisées et de l’alignement de l’intention humaine sur les destinataires divins.

12 anuvakas | 20 mantras