
Āgnīdhra Meets Pūrvacitti and Begets the Nine Sons of Jambūdvīpa
Après le retrait de Priyavrata dans l’austérité, Āgnīdhra prend la royauté de Jambūdvīpa, gouvernant avec une stricte fidélité au dharma et une protection paternelle envers ses sujets. Désireux d’un fils qualifié et de l’accès à Pitṛloka, il adore le Seigneur Brahmā dans une vallée retirée du mont Mandara. Brahmā, comprenant l’intention du roi, dépêche l’apsarā Pūrvacitti. Sa beauté trouble la maîtrise yogique d’Āgnīdhra, et le chapitre se déploie à travers ses louanges raffinées—la prenant à tort pour une figure brāhmaṇa/sainte—montrant comment le désir peut détourner l’esprit même au sein d’une pratique disciplinée. Pūrvacitti accepte sa cour; ils jouissent d’une longue prospérité et d’une union féconde, donnant naissance à neuf fils qui deviennent les souverains éponymes des neuf varṣas/régions de Jambūdvīpa. Après avoir enfanté, Pūrvacitti retourne auprès de Brahmā, et l’attachement persistant d’Āgnīdhra entraîne, selon la conséquence védique, son élévation à Pitṛloka. Le récit s’oriente ensuite vers les mariages des fils (avec les filles de Meru) et le déploiement de la partition dynastique et géographique de Jambūdvīpa.
Verse 1
श्रीशुक उवाच एवं पितरि सम्प्रवृत्ते तदनुशासने वर्तमान आग्नीध्रो जम्बूद्वीपौकस: प्रजा औरसवद्धर्मावेक्षमाण: पर्यगोपायत् ॥ १ ॥
Śrī Śukadeva Gosvāmī poursuivit : Lorsque son père, Mahārāja Priyavrata, partit suivre la voie spirituelle par les austérités, le roi Āgnīdhra obéit entièrement à son ordre. Observant strictement le dharma, il protégea les habitants de Jambūdvīpa comme ses propres fils.
Verse 2
स च कदाचित्पितृलोककाम: सुरवरवनिताक्रीडाचलद्रोण्यां भगवन्तं विश्वसृजां पतिमाभृतपरिचर्योपकरण आत्मैकाग्र्येण तपस्व्याराधयां बभूव ॥ २ ॥
Désirant un fils parfait et la demeure en Pitṛloka, Mahārāja Āgnīdhra adora un jour Bhagavān Brahmā, maître de ceux qui président à la création matérielle. Il se rendit dans une vallée du mont Mandara, où descendent se promener les demoiselles célestes. Là, il rassembla fleurs et objets de culte, puis s’adonna à de sévères austérités et à l’adoration, l’esprit concentré.
Verse 3
तदुपलभ्य भगवानादिपुरुष: सदसि गायन्तीं पूर्वचित्तिं नामाप्सरसमभियापयामास ॥ ३ ॥
Comprenant le désir du roi Āgnīdhra, le Bhagavān Brahmā, être primordial et le plus puissant de l’univers, choisit dans son assemblée la meilleure des apsarās, nommée Pūrvacitti, et l’envoya auprès du roi.
Verse 4
सा च तदाश्रमोपवनमतिरमणीयं विविधनिबिडविटपिविटपनिकरसंश्लिष्टपुरटलतारूढस्थलविहङ्गममिथुनै: प्रोच्यमानश्रुतिभि: प्रतिबोध्यमानसलिलकुक्कुटकारण्डवकलहंसादिभिर्विचित्रमुपकूजितामलजलाशयकमलाकरमुपबभ्राम ॥ ४ ॥
L’apsarā envoyée par Brahmā se mit à se promener dans un parc très charmant près de l’āśrama où le roi méditait et adorait. Le lieu, aux feuillages denses et aux lianes dorées, résonnait du chant doux d’oiseaux par couples; dans un étang d’eau limpide, les lotus s’épanouissaient, et canards et cygnes faisaient entendre des sons mélodieux, rendant le jardin magnifiquement beau.
Verse 5
तस्या: सुललितगमनपदविन्यासगतिविलासायाश्चानुपदं खणखणायमानरुचिरचरणाभरणस्वनमुपाकर्ण्य नरदेवकुमार: समाधियोगेनामीलितनयननलिनमुकुलयुगलमीषद्विकचय्य व्यचष्ट ॥ ५ ॥
Tandis que Pūrvacitti passait d’une démarche d’une grâce exquise, les ornements de ses chevilles tintaient doucement à chaque pas. Bien que le prince Āgnīdhra maîtrisât ses sens en yoga, les yeux à demi clos, il les entrouvrit un peu davantage, et la vit tout près.
Verse 6
तामेवाविदूरे मधुकरीमिव सुमनस उपजिघ्रन्तीं दिविजमनुजमनोनयनाह्लाददुघैर्गतिविहारव्रीडाविनयावलोकसुस्वराक्षरावयवैर्मनसि नृणां कुसुमायुधस्य विदधतीं विवरं निजमुख विगलितामृतासवसहासभाषणामोदमदान्धमधुकरनिकरोपरोधेन द्रुतपदविन्यासेन वल्गुस्पन्दनस्तनकलशकबरभाररशनां देवीं तदवलोकनेन विवृतावसरस्य भगवतो मकरध्वजस्य वशमुपनीतो जडवदिति होवाच ॥ ६ ॥
Tout près, l’apsarā humait les fleurs comme une abeille. Ses jeux de démarche, sa pudeur et son humilité, ses regards, la douceur de ses syllabes et le mouvement de ses membres réjouissaient l’esprit et les yeux des dieux comme des hommes, comme si elles ouvraient dans le cœur humain un passage à Kāmadeva, l’archer aux flèches de fleurs. Quand elle parlait en riant, on eût dit que du nectar coulait de sa bouche. Enivrés par le parfum de son souffle, des essaims d’abeilles voltigeaient près de ses yeux de lotus; gênée, elle hâta le pas, et sa chevelure, sa ceinture et ses seins semblables à des jarres se mirent à onduler avec grâce. À cette vue, le prince, soumis à Makaradhvaja (Kāma), demeura comme hébété et parla ainsi.
Verse 7
का त्वं चिकीर्षसि च किं मुनिवर्य शैले मायासि कापि भगवत्परदेवताया: । विज्ये बिभर्षि धनुषी सुहृदात्मनोऽर्थेकिं वा मृगान्मृगयसे विपिने प्रमत्तान् ॥ ७ ॥
Ô le meilleur des sages, qui es-tu? Pourquoi es-tu venue sur cette montagne, et que veux-tu accomplir? Serais-tu quelque puissance illusoire du Bhagavān, la Suprême Divinité? Tu sembles porter deux arcs sans corde: dans quel but les tiens-tu, pour ton propre dessein ou pour le bien d’un ami? Ou bien chasses-tu les bêtes affolées de cette forêt?
Verse 8
बाणाविमौ भगवत: शतपत्रपत्रौशान्तावपुङ्खरुचिरावतितिग्मदन्तौ । कस्मै युयुङ्क्षसि वने विचरन्न विद्म:क्षेमाय नो जडधियां तव विक्रमोऽस्तु ॥ ८ ॥
Āgnīdhra dit : « Ô chère amie, tes yeux de côté sont comme deux flèches très puissantes du Bhagavān. Leurs plumes ressemblent aux pétales d’un lotus aux cent pétales ; sans hampe pourtant, elles sont belles et d’une pointe perçante. Elles paraissent paisibles, comme si elles ne devaient viser personne. Tu erres dans cette forêt pour les décocher sur quelqu’un, mais je ne sais sur qui ; mon intelligence est lourde, je ne puis te combattre. Que ta vaillance soit pour notre bonheur et notre sûreté. »
Verse 9
शिष्या इमे भगवत: परित: पठन्तिगायन्ति साम सरहस्यमजस्रमीशम् । युष्मच्छिखाविलुलिता: सुमनोऽभिवृष्टी:सर्वे भजन्त्यृषिगणा इव वेदशाखा: ॥ ९ ॥
Āgnīdhra dit : « Ô mon Seigneur, les bourdons qui t’entourent sont comme des disciples autour de ta personne adorable. Sans cesse ils psalmodient les mantras du Sāma-Veda, avec le secret des Upaniṣad, offrant leurs prières à l’Īśa. Ils savourent l’averse de fleurs qui tombe de ta chevelure ; comme les sages se réfugient dans les branches du Veda, eux tous se vouent à ton bhajana. »
Verse 10
वाचं परं चरणपञ्जरतित्तिरीणांब्रह्मन्नरूपमुखरां शृणवाम तुभ्यम् । लब्धा कदम्बरुचिरङ्कविटङ्कबिम्बेयस्यामलातपरिधि: क्व च वल्कलं ते ॥ १० ॥
Ô brāhmaṇa, je n’entends que le tintement de tes grelots aux chevilles ; dans ce son, on dirait des oiseaux tittiri qui se répondent, bien que je n’en voie pas la forme. Quand je regarde tes hanches rondes et belles, de la couleur des fleurs de kadamba, je vois ta taille ceinte d’une ceinture luisant comme des braises ardentes. Mais où est ton vêtement d’écorce ? On dirait que tu as oublié de te vêtir.
Verse 11
किं सम्भृतं रुचिरयोर्द्विज शृङ्गयोस्तेमध्ये कृशो वहसि यत्र दृशि: श्रिता मे । पङ्कोऽरुण: सुरभीरात्मविषाण ईदृग्येनाश्रमं सुभग मे सुरभीकरोषि ॥ ११ ॥
Ô dvija, ta taille est si fine, et pourtant tu portes avec peine deux beaux « cornes », tes seins dressés, où mon regard s’est fixé. Qu’est-ce qui les recouvre ? Une poudre rouge et parfumée y est étendue, semblable à l’aurore du soleil levant. Ô bienheureuse, d’où tiens-tu cette poussière odorante qui embaume jusqu’à mon āśrama ?
Verse 12
लोकं प्रदर्शय सुहृत्तम तावकं मेयत्रत्य इत्थमुरसावयवावपूर्वौ । अस्मद्विधस्य मनउन्नयनौ बिभर्तिबह्वद्भुतं सरसराससुधादि वक्त्रे ॥ १२ ॥
Ô meilleure amie, veux-tu bien me montrer le monde où tu demeures ? Je ne puis concevoir comment les habitants de ce lieu ont obtenu des traits si merveilleux que tes seins dressés, qui bouleversent l’esprit et les yeux d’un homme comme moi. À en juger par la douceur de leurs paroles et leurs sourires bienveillants, je pense que leurs bouches contiennent du nectar.
Verse 13
का वाऽऽत्मवृत्तिरदनाद्धविरङ्ग वातिविष्णो: कलास्यनिमिषोन्मकरौ च कर्णौ । उद्विग्नमीनयुगलं द्विजपङ्क्तिशोचि-रासन्नभृङ्गनिकरं सर इन्मुखं ते ॥ १३ ॥
Mon amie, de quoi nourris-tu ton corps? De ta bouche s’exhale le parfum du bétel; cela prouve que tu prends toujours le prasāda, les restes de l’offrande faite à Viṣṇu. Tu sembles être une kalā, une émanation de Viṣṇu. Ton visage est tel un lac délicieux; tes boucles d’oreilles serties de gemmes ressemblent à deux makaras étincelants, et tes yeux à deux poissons frémissants. Tes dents blanches sont comme une rangée de cygnes, et tes cheveux épars comme un essaim de bourdons suivant la beauté de ton visage.
Verse 14
योऽसौ त्वया करसरोजहत: पतङ्गोदिक्षु भ्रमन् भ्रमत एजयतेऽक्षिणी मे । मुक्तं न ते स्मरसि वक्रजटावरूथंकष्टोऽनिलो हरति लम्पट एष नीवीम् ॥ १४ ॥
La balle que tu frappes de ta paume semblable au lotus tourbillonne en tous sens et trouble aussi mes yeux. Tes boucles noires se sont défaites, mais tu ne songes pas à les arranger—ne vas-tu pas les remettre en ordre? Et ce vent rusé, tel un libertin épris des femmes, cherche à t’ôter le vêtement du bas; n’y prends-tu pas garde?
Verse 15
रूपं तपोधन तपश्चरतां तपोघ्नंह्येतत्तु केन तपसा भवतोपलब्धम् । चर्तुं तपोऽर्हसि मया सह मित्र मह्यंकिं वा प्रसीदति स वै भवभावनो मे ॥ १५ ॥
Ô toi, riche en austérités, cette beauté merveilleuse renverse même l’ascèse des autres; par quelle pénitence l’as-tu obtenue? Où as-tu appris cet art? Mon amie, tu es digne de pratiquer l’austérité avec moi; peut-être Brahmā, créateur de l’univers, satisfait de moi, t’a-t-il envoyée pour devenir mon épouse.
Verse 16
न त्वां त्यजामि दयितं द्विजदेवदत्तंयस्मिन्मनो दृगपि नो न वियाति लग्नम् । मां चारुशृङ्ग्यर्हसि नेतुमनुव्रतं तेचित्तं यत: प्रतिसरन्तु शिवा: सचिव्य: ॥ १६ ॥
Bien-aimée, Brahmā, adoré par les brāhmaṇas, t’a donnée à moi par miséricorde; je ne veux donc pas te quitter. Mon esprit et mes yeux sont attachés à toi et ne peuvent s’en détourner. Ô femme aux beaux seins, je suis ton fidèle suivant; conduis-moi où tu voudras, et que tes compagnes me suivent aussi.
Verse 17
श्रीशुक उवाच इति ललनानुनयातिविशारदो ग्राम्यवैदग्ध्यया परिभाषया तां विबुधवधूं विबुधमतिरधिसभाजयामास ॥ १७ ॥
Śukadeva Gosvāmī poursuivit : Ainsi, Mahārāja Āgnīdhra, dont l’intelligence égalait celle des devas, maîtrisait l’art de flatter les femmes. Par des paroles sensuelles, empreintes d’une habileté mondaine, il réjouit cette jeune fille céleste et gagna sa faveur.
Verse 18
सा च ततस्तस्य वीरयूथपतेर्बुद्धिशीलरूपवय:श्रियौदार्येण पराक्षिप्तमनास्तेन सहायुतायुतपरिवत्सरोपलक्षणं कालं जम्बूद्वीपपतिना भौमस्वर्गभोगान् बुभुजे ॥ १८ ॥
Attirée par l’intelligence, l’érudition, la jeunesse, la beauté, la noble conduite, l’opulence et la magnanimité d’Āgnīdhra, l’apsarā Pūrvacitti vécut avec lui —roi de Jambūdvīpa et maître des héros— durant des milliers d’années, goûtant avec abondance aux joies terrestres et célestes.
Verse 19
तस्यामु ह वा आत्मजान् स राजवर आग्नीध्रो नाभिकिम्पुरुषहरिवर्षेलावृतरम्यकहिरण्मयकुरुभद्राश्वकेतुमालसंज्ञान्नव पुत्रानजनयत् ॥ १९ ॥
Dans le sein de Pūrvacitti, Mahārāja Āgnīdhra, le meilleur des rois, engendra neuf fils : Nābhi, Kiṁpuruṣa, Harivarṣa, Ilāvṛta, Ramyaka, Hiraṇmaya, Kuru, Bhadrāśva et Ketumāla.
Verse 20
सा सूत्वाथ सुतान्नवानुवत्सरं गृह एवापहाय पूर्वचित्तिर्भूय एवाजं देवमुपतस्थे ॥ २० ॥
Pūrvacitti mit au monde ces neuf fils, un par an; mais lorsqu’ils eurent grandi, elle les laissa à la maison et retourna auprès du dieu Aja, Brahmā, pour l’adorer de nouveau.
Verse 21
आग्नीध्रसुतास्ते मातुरनुग्रहादौत्पत्तिकेनैव संहननबलोपेता: पित्रा विभक्ता आत्मतुल्यनामानि यथाभागं जम्बूद्वीपवर्षाणि बुभुजु: ॥ २१ ॥
Par la grâce d’avoir bu le lait maternel, les neuf fils d’Āgnīdhra avaient naturellement des corps robustes et bien constitués. Leur père leur attribua des royaumes dans diverses régions de Jambūdvīpa, et ces royaumes portèrent leurs noms. Ainsi régnèrent-ils sur les terres reçues de leur père.
Verse 22
आग्नीध्रो राजातृप्त: कामानामप्सरसमेवानुदिनमधिमन्यमानस्तस्या: सलोकतां श्रुतिभिरवारुन्ध यत्र पितरो मादयन्ते ॥ २२ ॥
Après le départ de Pūrvacitti, le roi Āgnīdhra, nullement rassasié dans ses désirs, ne cessait de penser à cette apsarā. Aussi, selon les injonctions védiques, après sa mort il fut élevé sur la même planète que son épouse céleste. Ce monde, nommé Pitṛloka, est le séjour des ancêtres, qui y goûtent une grande félicité.
Verse 23
सम्परेते पितरि नव भ्रातरो मेरुदुहितृर्मेरुदेवीं प्रतिरूपामुग्रदंष्ट्रीं लतां रम्यां श्यामां नारीं भद्रां देववीतिमितिसंज्ञा नवोदवहन् ॥ २३ ॥
Après le départ de leur père, les neuf frères épousèrent les neuf filles de Meru : Merudevī, Pratirūpā, Ugradaṁṣṭrī, Latā, Ramyā, Śyāmā, Nārī, Bhadrā et Devavīti.
In Vedic administration, Brahmā is the empowered secondary creator and a recognized authority for matters connected to progeny and material arrangement. Āgnīdhra’s stated aim—obtaining a “perfect son” and Pitṛloka eligibility—aligns with regulated, fruitive aspiration (kāmya) within varṇāśrama norms. The Bhāgavata’s theological subtext, however, highlights that such boons still operate under the Supreme’s overarching order (Poṣa) and that the resultant entanglement or elevation depends on one’s attachment and consciousness, not merely the ritual’s correctness.
Pūrvacitti is an apsarā—an accomplished celestial woman associated with refined arts and attraction—sent here by Brahmā. In Purāṇic and Itihāsa literature, apsarās often function as catalysts that reveal a practitioner’s remaining saṁskāras (latent impressions) and attachments. They can also serve providential roles in dynastic continuity by enabling progeny, thereby advancing Vaṁśa/Vaṁśānucarita and the distribution of realms, as seen in the birth of Āgnīdhra’s nine sons.
The chapter presents a causal chain: prolonged enjoyment with Pūrvacitti, her departure, and Āgnīdhra’s continued fixation on her form and presence. In Bhāgavata logic, sustained attachment (āsakti) shapes one’s posthumous trajectory. Since Pūrvacitti is celestial and connected to Brahmā’s domain, Āgnīdhra—following Vedic injunctions and dying with that attachment—attains the same plane associated with forefathers, Pitṛloka, described as a realm of delight for the pitās.
Āgnīdhra’s nine sons are Nābhi, Kiṁpuruṣa, Harivarṣa, Ilāvṛta, Ramyaka, Hiraṇmaya, Kuru, Bhadrāśva, and Ketumāla. They are pivotal because each receives and governs a distinct region of Jambūdvīpa, and those regions become known by their names. This establishes the canto’s broader project: mapping sacred geography through lineage and righteous administration, linking cosmographic divisions with historical rulership.