
अध्याय ११७ — श्राद्धकल्पः (The Procedure for Śrāddha)
Ce chapitre passe du récit du pèlerinage à Gayā à un śrāddha-kalpa technique, présentant le śrāddha comme un rite dont le mérite est amplifié par les tīrtha (surtout à Gayā et lors de saṅkrānti). Il précise l’éligibilité et la préparation : moment favorable (śukla-pakṣa, à partir de caturthī), invitations la veille, choix de bénéficiaires qualifiés (yati, sādhus, snātaka, śrotriya) et exclusion des personnes rituellement inaptes. Le rite est ensuite exposé en étapes : installer trois représentants pour les lignées paternelle et maternelle ; observer des restrictions proches du brahmacarya ; disposer kuśa/darbha et pavitra ; invoquer les Viśvedevas et les Pitṛs en répandant orge et sésame ; offrir arghya et eau avec des mantras ; distinguer la circumambulation deva/pitṛ (savyā et apasavyā). Le texte décrit le homa pour les maîtres de maison agnihotrin et l’offrande à la main pour ceux sans feu, puis le repas, la demande de satisfaction, le traitement des restes, la pose des piṇḍa, la bénédiction d’akṣayya-udaka, les récitations de svadhā et le don de dakṣiṇā. Il résume enfin les formes particulières—ekoddiṣṭa, sapiṇḍīkaraṇa, abhyudayika śrāddha—et dresse la liste des durées de “tṛpti” selon les mets, des qualités des brāhmaṇas paṅkti-pāvana, des résultats des tithi selon le désir, des temps akṣaya et des principaux tīrtha (Gayā, Prayāga, Gaṅgā, Kurukṣetra, etc.) où le mérite du śrāddha devient impérissable.
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे गयामाहात्म्ये गयायात्रा नाम षोडशाधिकशततमो ऽध्यायः अथ सप्तदशाधिकशततमो ऽध्यायः श्राद्धकल्पः अग्निर् उवाच कात्यायनी मुनीनाह यथा श्राद्धं तथा वदे गयादौ श्राद्धं कुर्वीत सङ्क्रान्त्यादौ विशेषतः
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa, au sein du Gaya-māhātmya, s’achève le cent-seizième chapitre intitulé « Le pèlerinage à Gayā ». Commence maintenant le cent-dix-septième chapitre : « La procédure du Śrāddha ». Agni dit : « Kātyāyanī s’adressa aux sages : “J’exposerai le Śrāddha tel qu’il doit être accompli. On doit accomplir le Śrāddha à Gayā et dans d’autres lieux sacrés semblables—surtout lors du Saṅkrānti (entrée du soleil dans un signe) et en des occasions analogues.” »
Verse 2
काले वापरपक्षे च चतुर्थ्या ऊर्ध्वमेव व सम्याद्य च पदर्क्षे च पूर्वेद्युश् च निमन्त्रयेत्
Au moment opportun—soit durant la quinzaine claire, soit à partir du quatrième jour lunaire—après avoir dûment préparé le rite et les offrandes, et lorsque la demeure lunaire est favorable, on doit adresser les invitations la veille.
Verse 3
यतीन् गृहस्थसाधून् वा स्नातकाञ्छ्रोत्रियान् द्विजान् अनवद्यान् कर्मनिष्ठान् शिष्टानाचारसंयुतान्
On doit honorer les yatis (ascètes) ou les chefs de maison vertueux ; ainsi que les snātakas, les śrotriyas versés dans le Veda et les dvijas irréprochables — fermes dans les devoirs prescrits, raffinés et pourvus d’une conduite correcte.
Verse 4
सम्पाद्य परमर्क्षे चेति छ आचारसंस्कृतानिति ग , ज च वर्जयेच्छित्रिकुष्ठ्यादीन्न गृह्णीयान्निमन्त्रितान् स्नाताञ्छुचींस् तथा दान्तान् प्राङ्मुखान् देवकर्मणि
Après avoir dûment organisé le rite, dans l’action rituelle consacrée aux dieux on doit éviter les personnes atteintes de maladies de peau telles que le citrakuṣṭha et autres semblables. On ne doit pas admettre ceux qui n’ont pas été correctement invités ; au contraire, on doit admettre ceux qui se sont baignés, sont purs, maîtrisés, et assis face à l’est pour l’accomplissement des rites divins.
Verse 5
उपवेशयेत्त्रीन् पित्र्यादीनेकैकमुभयत्र वा एवं मातामहादेश् च शाकैर् अपि च कारयेत्
Il doit faire asseoir trois (représentants), en commençant par les ancêtres paternels (Pitṛ), soit l’un après l’autre, soit des deux côtés (en deux rangées de sièges). De la même manière, il doit aussi ordonner le rite pour les grands-pères maternels et les autres, et il peut l’accomplir même avec des mets de légumes.
Verse 6
तदह्नि ब्रह्मचारी स्यादकोपो ऽत्वरितो मृदुः सत्यो ऽप्रमत्तो ऽनध्वन्यो अस्वाध्यायश् च वाग्यतः
Ce jour-là, il doit observer le brahmacarya (continence) : sans colère, sans hâte, doux, véridique, vigilant, sans entreprendre de voyage, s’abstenant de la récitation védique et maîtrisant sa parole.
Verse 7
सर्वांश् च पङ्क्तिमूर्धन्यान् पृच्छेत् प्रश्ने तथासने दर्भानास्तीर्य द्विगुणान् पित्रे देवादिकञ्चरेत्
Il doit interroger tous les principaux de la rangée du repas au sujet des questions prescrites et du placement ; après avoir étendu l’herbe darbha en double mesure pour les Pitṛ, il doit accomplir le rite en commençant par les Deva.
Verse 8
विश्वान्देवानावाहयिष्ये पृच्छेदावाहयेति च विश्वेदेवास आवाह्य विकीर्याथ यवान् जपेत्
«J’invoquerai les Viśvedevas» ; puis qu’on lui demande : «Invoque !». Après avoir invoqué les Viśvedevas, il doit disperser l’offrande et, ensuite, réciter en japa le yava-mantra avec des grains d’orge.
Verse 9
विश्वे देवाः शृणुतेमं पितॄनावाहयिष्ये च पृच्छेदावाहयेत्युक्ते उशन्तस्त्वा समाह्वयेत्
«Ô Viśve-devas, écoutez ceci : j’invoquerai les Pitṛ (pères ancestraux).» Et lorsqu’on demande : «Dois-je invoquer ?», alors, bien disposés, ils doivent t’appeler (c’est-à-dire consentir et rendre l’invocation effective).
Verse 10
तिलान् विकीर्याथ जपेदायान्त्वित्यादि पित्रके सपित्रित्रे निषिञ्चेद्वा शन्नो देवीरभि तृचा
Après avoir dispersé des graines de sésame, on doit réciter le mantra commençant par « āyāntu … » ; et, dans le rite concernant les Pitṛ (Ancêtres), on peut verser la libation avec l’invocation aux Pitṛ (sapitṛtre), au moyen des trois strophes commençant par « śaṃ no devīḥ … ».
Verse 11
यवो ऽसीति यवान् दत्वा पित्रे सर्वत्र वै तिलान् तिलो ऽसि सोमदेवत्यो गोसवो देवनिर्मितः प्रत्नमद्भिः पृक्तः स्वधया पितॄन् लोकान् प्रीणाहि नः स्वधा इति श्रीश् च तेति ददेत्पुष्पं पात्रे हैमे ऽथ राजते
En récitant « yavo ’si » (« tu es l’orge »), on doit offrir de l’orge au père ; et, partout dans le rite, on doit aussi offrir du sésame en récitant : « tilo ’si, consacré à la divinité Soma ; tu es l’essence de la vache, façonnée par les dieux ; depuis l’antiquité, mêlé à l’eau — par la svadhā, rassasie nos Pères et les mondes. Svadhā. » Ensuite, en récitant « Śrīś ca te… », on offre une fleur, en la déposant dans un vase d’or ou d’argent.
Verse 12
औदुम्वरे वा खड्गे वा पर्णपात्रे प्रदक्षिणम् देवानामपसव्यं तु पितॄणां सव्यमाचरेत्
On doit accomplir la pradakṣiṇā (circumambulation) autour d’un arbre udumbara (figuier), ou d’une épée, ou d’un récipient de feuilles. Pour les dieux, elle se fait en apasavya (cordon sacré à droite ; mouvement de droite à gauche), mais pour les Ancêtres (pitṛ) elle se fait en savya (cordon à gauche ; mouvement de gauche à droite).
Verse 13
अत्वरितो ऽत्यृजुरिति ङ सत्ये प्रपन्नो ऽनध्वन्यो ह्य् अस्वाध्यायश्चेति ख , घ च एकैकस्य एकैकेन सपवित्रकरेषु च या दिव्या आपः पयसा सम्बभूवुर्या अन्तरिक्षा उतपार्थिवीर्याः हिरण्यवर्णा यज्ञियास्ता न आपः शिवाः संश्योनाः सुहवा भवन्तु विश्वे देवा एष वो ऽर्घः स्वाहा च पितरेष ते
«Sans hâte, sans raideur excessive»—telle est la règle ; et «celui qui s’est réfugié dans la vérité ne doit pas être égaré ; en effet, la négligence de l’étude védique est une faute»—ainsi l’enseignent les autorités. Et, les mains portant le pavitra (anneau/herbe purificatrice), que chaque offrande soit accomplie avec son mantra propre. Que ces Eaux divines—nées avec le lait, celles de la région médiane et celles de la puissance terrestre—à la teinte d’or et dignes du sacrifice—soient pour nous propices, source de bien-être et faciles à invoquer. Ô Tous-les-Dieux, voici votre offrande d’arghya—svāhā ; et voici pour les Pitṛ—svāhā.
Verse 14
अवधैवं पितामहदेः संस्रवात् प्रथमे चरेत् पितृभ्यः स्थानमसीति न्युब्जं पात्रं करोत्यधः
De la même manière, lors de la première libation (saṁsrava), on doit procéder en commençant par le grand-père. En disant : « Tu es un siège/un lieu pour les Pitṛ », il doit poser le récipient retourné, l’ouverture tournée vers le sol.
Verse 15
अत्र गन्धपुष्पधूपदीपाच्छादनदानकं घृताक्तमन्नमुद्धृत्य पृच्छत्यग्नौ करिष्ये च
Ici, après avoir mis à part des substances odorantes, des fleurs, de l’encens, une lampe, un voile/vêtement et un don, ainsi qu’une nourriture ointe de ghee, on doit demander avec intention : « Dois-je offrir ceci dans le feu ? »—puis accomplir l’acte en Agni (le rite du feu).
Verse 16
कुरुष्वेत्यभ्यनुज्ञातो जुहुयात्साग्निको ऽनले अनग्निकः पितृहस्ते सपवित्रे तु मन्त्रतः
Ayant reçu l’autorisation par les mots « Fais-le », celui qui entretient les feux sacrés doit verser l’oblation dans le feu. Celui qui n’entretient pas de feux offrira plutôt dans la main tendue pour les Pitṛs (ancêtres), en utilisant l’anneau purificateur de kuśa (pavitra) et en l’accompagnant des mantras requis.
Verse 17
अग्नये कव्यवाहनाय स्वाहेति प्रथमाहुतिः सोमाय पितृमते ऽथ यमायाङ्गिरसे परे
La première oblation est offerte avec la formule : « Svāhā à Agni, Kavyavāhana, le convoyeur des offrandes ». Ensuite, (offrir) à Soma, lié aux Pitṛs ; puis, à Yama et à la lignée d’Aṅgiras.
Verse 18
हुतशेषं चान्नपात्रे दत्वा पात्रं समालभेत् पृथिवी ते पात्रन्द्यौः पिधानं ब्राह्मणस्य मुखे अमृते अमृतं जुहोमि स्वाहेति जप्त्वेदं विष्णुरित्यन्ने द्विजाङ्गुष्ठन्निवेशयेत्
Après avoir déposé le reste de l’oblation dans le récipient de nourriture, on doit toucher rituellement le récipient (le consacrer), en récitant : « La Terre est ton vase ; le Ciel est ton couvercle ». Puis, après avoir récité : « Dans l’immortel, j’offre l’immortel—svāhā », on doit placer le pouce du deux-fois-né (Brāhmaṇa) dans la nourriture, en disant : « Ceci est Viṣṇu ».
Verse 19
अपहतेति च तिलान् विकीर्यान्नं प्रदाययेत् जुषध्वमिति चोक्त्वाथ गायत्र्यादि ततो जपेत्
En récitant « apahata », on doit disperser des graines de sésame puis offrir la nourriture cuite ; après avoir dit « juṣadhvam » (« acceptez/participez »), on doit ensuite réciter la Gāyatrī et les autres mantras prescrits.
Verse 20
एकैकस्येत्यादिः, प्रथमे चरेदित्यन्तः पाठो झ पुस्तके नास्ति अनग्निको जले चैवेति ङ स्वधेति क देवताभ्यः पितृभ्यश् च महायोगिभ्य एव च नमः स्वधायै स्वाहयै नित्यमेव नमो नमः
«Commençant par “à chacun…”» : la leçon se terminant par « il faut d’abord pratiquer… » ne se trouve pas dans le manuscrit Jha. (Leçons variantes : « même dans l’eau, sans feu… » dans Ṅa ; « svadhā » dans Ka.) Hommage aux Divinités, aux Ancêtres, et aussi aux grands Yogin. À jamais et sans cesse, hommage—hommage—à Svadhā et à Svāhā.
Verse 21
तृप्तान् ज्ञात्वान्नं विकिरेदपो दद्यात् सकृत् सकृत् गायत्रीं पूर्ववज्जप्त्वा मधु मध्विति वै जपेत्
Après s’être assuré qu’ils sont rassasiés, on doit disperser (une part de) la nourriture et offrir de l’eau—une fois puis encore. Après avoir récité la Gāyatrī comme auparavant, on doit répéter en vérité le mantra : « madhu, madhu ».
Verse 22
तृप्ताः स्थ इति सम्पृच्छेत्तृप्ताः स्म इति वै वदेत् शेषमन्नमनुज्ञाप्य सर्वमन्नमथैकतः
Il doit demander : « Êtes-vous rassasiés ? », et ils doivent répondre : « Oui, nous sommes rassasiés. » Ensuite, après avoir obtenu l’autorisation concernant la nourriture restante, il doit rassembler toute la nourriture en un seul endroit.
Verse 23
उद्धृत्योच्छिष्टपार्श्वे तु कृत्वा चैवावनेजनं दद्यात्कुशेषु त्रीन् पिण्डानाचान्तेषु परे जगुः
Après avoir soulevé (la nourriture restante) et l’avoir mise de côté près de l’endroit des restes, et après avoir accompli le lavage purificatoire (avanejana), on doit alors déposer trois boulettes de piṇḍa sur l’herbe kuśa ; ainsi l’ont proclamé les maîtres faisant autorité, une fois l’ācāmana (gorgée rituelle) accompli.
Verse 24
आचान्तेषूदकं पुष्पाण्यक्षतानि प्रदापयेत् अक्षय्योदकमेवाथ आशिषः प्रार्थयेन्नरः
Après avoir accompli l’ācāmana, on doit offrir de l’eau, des fleurs et des grains intacts (akṣata). Ensuite, ne prenant que l’eau inépuisable (akṣayya-udaka), l’homme doit implorer des bénédictions.
Verse 25
अघोराः पितरः सन्तु गोत्रन्नो वर्धतां सदा दातारो नो ऽभिवर्धन्तां वेदाः सन्ततिरेव च
Que nos Pères (les Pitṛs) soient paisibles et non terribles ; que notre lignée (gotra) prospère toujours. Que nos bienfaiteurs s’accroissent ; et que les Veda ainsi que notre descendance s’épanouissent véritablement.
Verse 26
श्रद्धा च नो माव्यगमद्बहुदेयं च नो ऽस्त्विति अन्नञ्च नो बहु भवेदतिथींश् च लभेमहि
Que la foi (śraddhā) ne nous quitte jamais ; que nous ayons beaucoup à donner. Que notre nourriture soit abondante, et que nous recevions des hôtes dignes.
Verse 27
याचितारश् च नः सन्तु मा च याचिस्म कञ्चन स्वधावाचनीयान् कुशानास्तीर्य सपवित्रकान्
«Qu’il n’y ait que ceux que nous avons invités, et que nous ne mendions rien à personne. Après avoir étendu l’herbe kuśa avec les pavitra, qu’on accomplisse la récitation à prononcer avec l’exclamation “svadhā”.»
Verse 28
स्वधां वाचयिष्ये पृच्छेदनुज्ञातश् च वाच्यतां पितृभ्यः पितामहेभ्यः प्रपितामहमुख्यके
«À présent, je ferai réciter la formule “svadhā” ; et, après avoir demandé l’autorisation et l’avoir obtenue, qu’elle soit récitée—adressée aux Pères, aux Grands‑pères et aux Arrière‑grands‑pères, avec le principal d’entre eux.»
Verse 29
स्वधोच्यतामस्तु स्वधा उच्यमानस्तथैव च अपो निषिञ्चेदुत्तानं पात्रं कृत्वाथ दक्षिणां
Que la formule « svadhā » soit prononcée ; et, tandis que « svadhā » est dite, qu’on verse l’eau en tenant le récipient tourné vers le haut ; puis (qu’on offre) la dakṣiṇā, le don d’honneur.
Verse 30
स्वाहायै नित्यमेव भवन्त्विति इति ख , छ च प्रार्थयेत्तत इति घ , ज , झ च अघोराः पितर इत्य् आदिः, आस्तीर्य सपवित्रकानित्यन्तः पाठः ख , छ पुस्तकद्वये नास्ति यथाशक्ति प्रदद्याच्च दैवे पैत्रे ऽथ वाचयेत् विश्वे देवाः प्रीयन्ताञ्च वाजे विसर्जयेत्
En récitant la formule «svāhāyai nityam eva bhavantu» (que les oblations soient toujours acceptées par Svāhā), on doit ensuite prononcer la prière, en commençant par «aghoraḥ pitaraḥ…» (“Les Pères/Ancêtres ne sont point terrifiants…”). (La leçon variante se terminant par «ayant étendu le siège avec l’herbe pavitra…» ne se trouve pas dans les deux manuscrits kha et cha.) Puis, selon ses moyens, on offrira aux divinités et aux ancêtres; ensuite on récite: «Que les Viśve Deva soient satisfaits», et l’on congédie le rite par la formule vāja.
Verse 31
आमावाजस्येत्यनुव्रज्य कृत्वा विप्रान् प्रदक्षिणं गृहे विशेदमावास्यां मासि मासि चरेत्तथा
En récitant la formule qui commence par «āmāvājasy-», on les accompagne avec respect; puis on accomplit la pradakṣiṇā (circumambulation par la droite) autour des brahmanes, et l’on rentre chez soi. Ainsi, à chaque jour de nouvelle lune (amāvāsyā), mois après mois, on doit observer cette pratique.
Verse 32
एकोद्दिष्टं प्रवक्ष्यामि श्राद्धं पूर्ववदाचरेत् एकं पवित्रमेकार्धं एकं पिण्डम्प्रदापयेत्
Je vais exposer l’ekoddiṣṭa-śrāddha. On doit accomplir le śrāddha comme précédemment (selon la manière ordinaire), mais avec des éléments uniques: un anneau pavitra en herbe kuśa, une offrande argha, et l’on présentera un seul piṇḍa (boulette de riz).
Verse 33
नावाहनाग्नौकरणं विश्वे देवा न चात्र हि तृप्तिप्रश्ने स्वदितमिति वदेत्सुखदितं द्विजः
Dans le rite d’invitation (āvāhana), on ne doit pas procéder à l’établissement du feu d’āvāhana; car ici, dans le cadre du śrāddha, les Viśvedevas ne sont pas traités comme dans un deva-yajña ordinaire. Lorsqu’on demande s’ils sont satisfaits, le «deux fois né» (dvija) doit répondre: «svāditam» (“cela a été goûté/accepté”), ou «sukhaditam» (“cela a été donné avec joie”).
Verse 34
उपतिष्ठतामित्यक्षय्ये विसर्गे चाभिरम्यतां अभिरताः स्म इत्य् अपरे शेषं पूर्ववदाचरेत्
À une finale indéclinable (akṣayya/avyaya) et aussi à une finale en visarga, on emploiera l’indication «upatiṣṭhatām». D’autres enseignent qu’il faut employer «abhiramyatām», ou «abhiratāḥ sma». Le reste doit être accompli comme précédemment énoncé.
Verse 35
सपिण्ठीकरणं वक्ष्ये अब्दान्ते मध्यतो ऽपि वा पितॄणां त्रीणि पात्राणि एकम्प्रेतस्य पात्रकं
Je vais exposer le rite de sapiṇḍīkaraṇa, à accomplir à la fin de l’année —ou même à mi-parcours—. Pour les Pitṛs, il y a trois récipients d’offrande, et pour le défunt à l’état de preta, un seul récipient.
Verse 36
सपवित्राणि चत्वारि तिलपुष्पयुतानि च गन्धोदकेन युक्तानि पूरयित्वाभिषिञ्चति
Après avoir rempli quatre récipients munis de pavitras, accompagnés de fleurs de sésame et préparés avec de l’eau parfumée (gandhodaka), on accomplit l’aspersion consacratoire (abhiṣeka).
Verse 37
प्रेतपात्रं पितृपात्रे ये समना इति द्वयात् पूर्ववत् पिण्डदानादि प्रेतानां पितृता भवेत्
Par la paire de mantras — « ye » et « samānā » — le récipient destiné au preta doit être traité comme celui destiné aux Pitṛs ; et, comme il a été dit plus haut, par des offrandes telles que le piṇḍa-dāna, les pretas accèdent au statut de Pitṛs.
Verse 38
अथाभ्युदयिकं श्राद्धं वक्ष्ये सर्वं तु पूर्ववत् जपेत् पितृमन्त्रवर्जं पूर्वाह्णे तत् प्रदक्षिणं
J’exposerai maintenant l’Abhyudayika Śrāddha (le śrāddha auspicious) ; tout doit être accompli comme précédemment. Dans la matinée, on récitera les formules prescrites en omettant les mantras des Pitṛs, et l’on exécutera le rite en tournant vers la droite (sens horaire).
Verse 39
उपचारा ऋजुकुशास्तिलार्थैश् च यवैर् इह तृप्तिप्रश्नस्तु सम्पन्नं सुसम्पन्नं वदेद्द्विजः
Ici, après avoir offert les upacāras requis — kuśa bien droite, sésame, nourriture de piṇḍa (anna) et orge (yava) — le prêtre deux-fois-né (dvija) doit procéder à la « question de satisfaction » et déclarer : « Cela a été accompli comme il se doit ; cela a été accompli très parfaitement. »
Verse 40
गन्धोदकेन सिक्तानि इति ज अथाभ्युदयिकमित्यादिः, यवैर् इह इत्य् अन्तः पाठो झ पुस्तके नास्ति दध्यक्षतवदराद्याः पिण्डा नान्दीमुखान् पितॄन् आवाहयिष्ये पृच्छेच्च प्रीयन्तामिति चाक्षये
«(Les offrandes sont) aspergées d’eau parfumée»—ainsi lit-on dans une recension. Puis vient: «À présent (le procédé) appelé rite Abhyudayika», etc.; la leçon finale «yavaiḥ iha …» ne se trouve pas dans le manuscrit Jha. Les piṇḍa (boules de riz) doivent être préparés avec du caillé, des grains de riz non décortiqués, le fruit du jujubier/ber et autres ingrédients semblables. (L’officiant doit déclarer:) «J’invoquerai les Pitṛ Nāndīmukha», et il doit demander: «Puissiez-vous être satisfaits», et (cela se dit) au moment de l’offrande akṣaya (impérissable/inépuisable).
Verse 41
नान्दीमुखाश् च पितरो वाचयिष्ये ऽथ पृच्छति नान्दीमुखान् पितृगणान् प्रीयन्तामित्यथो वदेत्
Ensuite, lorsque (l’officiant) demande: «Dois-je réciter (les noms) des Pitṛ Nāndīmukha ?», on doit répondre: «Que les groupes d’ancêtres Nāndīmukha soient satisfaits».
Verse 42
नान्दीमुखाश् च पितरस्तत्पिता प्रपितामहः मातामहः प्रमातामहो वृद्धप्रमातृकामहः
Et les Pitṛ Nāndīmukha sont: le père; le père du père (le grand-père); l’arrière-grand-père; de même le grand-père maternel, l’arrière-grand-père maternel et l’aïeul maternel plus ancien (au degré supérieur), à se remémorer dans le rite.
Verse 43
स्वधाकारन्न युञ्जीत युग्मान् विप्रांश् च भोजयेत् तृप्तिं वक्ष्ये पितॄणां च ग्राम्यैर् ओषधिभिस् तथा
On doit employer (offrir) la nourriture consacrée par la formule Svadhā, et nourrir les brāhmaṇa par paires. J’exposerai aussi la satisfaction des Pitṛ (ancêtres) au moyen des produits domestiques (ordinaires) et également au moyen des herbes médicinales.
Verse 44
मासन्तृप्तिस् तथारण्यैः कन्दमूलफलादिभिः मत्स्यैर् मासद्वयं मार्गैस्त्रयं वै शाकुनेन च
Avec les produits de la forêt—tubercules, racines, fruits et autres—on obtient satisfaction pour un mois; avec le poisson, pour deux mois; avec le gibier de la famille des cervidés, pour trois mois; et de même avec les oiseaux (volaille).
Verse 45
चतुरो रौरवेणाथ पञ्च षट् छागलेन तु कूर्मेण सप्त चाष्टौ च वाराहेण नवैव तु
Les quatre (sont attribués) à Raurava ; le cinquième et le sixième, à (l’enfer nommé) Chāgala ; le septième et le huitième, à (l’enfer nommé) Kūrma ; et le neuvième, assurément, à (l’enfer nommé) Vārāha.
Verse 46
मेषमांसेन दश च माहिषैः पार्षतैः शिवैः संवत्सरन्तु गव्येन पयसा पायसेन वा
Avec la chair de bélier, (on l’accomplit) pendant dix (jours) ; avec la chair de buffle, avec la chair des flancs/coupes latérales, et avec des offrandes de bon augure, (on peut) soutenir et mener à terme l’observance. Mais pour une année entière, on peut le faire avec du lait de vache, ou du lait (en général), ou du riz cuit dans le lait (pāyasa).
Verse 47
वार्धीनसस्य मांसेन तृप्तिर्द्वादशवार्षिकी खड्गमांसं कालशाकं लोहितच्छागलो मधु
Par la chair du vārdhīnasa, on obtient une satiété durant douze ans. Sont pareillement prescrits : la chair de rhinocéros, le kālaśāka (légume à feuilles sombres), la chèvre rouge et le miel.
Verse 48
महाशल्काश् च वर्षासु मघाश्राद्धमथाक्षयं मन्त्राध्याय्यग्निहोत्री च शाखाध्यायी षडङ्गवित्
Et (l’on doit observer) le rite Mahāśalkā durant la saison des pluies ; puis le Śrāddha accompli sous la constellation Maghā, et ensuite le rite Akṣaya. (Un officiant apte est) celui qui étudie les mantras, entretient l’Agnihotra, étudie une śākhā védique et maîtrise les six auxiliaires (Vedāṅga).
Verse 49
तृणाचिकेतः त्रिमधुर्धर्मद्रोणस्य पाठकः त्रिषुपर्णज्येष्ठसामज्ञानी स्युः पङ्क्तिपावनाः
Celui qui a accompli le rite Tṛṇāciketa, celui qui a accompli le rite Trimadhu, un récitant du Dharmadroṇa (texte/section), et un connaisseur du Triṣuparṇa et du Jyeṣṭha-sāman — ceux-là sont dits purificateurs de la rangée des convives (paṅkti).
Verse 50
षतवदर्याद्या इति ग , छ च तथा वन्यैर् इति ख , ङ च वत्सरं रौरवेणाथेति घ पञ्चकं छागस्तेन तु इति ङ लोहितच्छागक इति ग , घ , ङ च मघाश्राद्धमिहाक्षयमिति झ जलद्रोणस्येति झ कम्यानां कल्पमाख्यास्ये प्रतिपत्सु धनं बहु स्त्रियः परा द्वितीयायाञ्चतुर्थ्यां धर्मकामदः
«Commençant par “ṣatavadarya…”»—telle est la leçon correcte dans les recensions Ga et Cha; de même «avec des (produits) sauvages»—ainsi lit-on dans les recensions Kha et Ṅa; «pendant un an, avec (l’enfer) Raurava…»—ainsi lit-on dans la recension Gha; «un ensemble de cinq—des chèvres; et par cela…»—ainsi lit-on dans la recension Ṅa; «le rite de la chèvre rougeâtre»—ainsi lit-on dans les recensions Ga, Gha et Ṅa; «le Maghā-śrāddha ici est impérissable»—ainsi lit-on dans la recension Jha; et «d’une mesure droṇa d’eau»—ainsi lit-on dans la recension Jha. À présent, j’exposerai la procédure des observances motivées par le désir (kāmya) : au Pratipad (1er jour lunaire) vient une grande richesse; au Dvitīyā (2e) s’obtiennent des femmes excellentes; au Caturthī (4e) cela accorde le dharma et les jouissances souhaitées.
Verse 51
पञ्चम्यां पुत्रकामस्तु षष्ठ्याञ्च श्रैष्ठ्यभागपि कृषिभागी च सप्तम्यामष्टम्यामर्थलाभकः
Au Pañcamī (cinquième jour lunaire), celui qui désire un fils atteint ce but; au Ṣaṣṭhī (sixième), il devient bénéficiaire d’excellence et de distinction; au Saptamī (septième), il obtient une part dans l’agriculture (prospérité par la culture); et au Aṣṭamī (huitième), il acquiert des richesses.
Verse 52
नवम्याञ्च एकशफा दशम्याङ्गोगणो भवेत् एकदश्यां परीवारो द्वादश्यान्धनधान्यकं
Au Navamī (neuvième jour lunaire), on obtient un animal à sabot unique (tel qu’un cheval). Au Daśamī (dixième), on acquiert un troupeau de bovins. Au Ekādaśī (onzième), on obtient des serviteurs/retainers. Au Dvādaśī (douzième), on assure richesse et grains (prospérité).
Verse 53
ज्ञातिश्रेष्ठ्यं त्रयोदश्यां चतुर्दश्याञ्च शस्त्रतः मृतानां श्राद्धं सर्वाप्तममावास्यां समीरितं
Afin d’honorer et d’élever la lignée, les treizième (Trayodaśī) et quatorzième (Caturdaśī) jours lunaires sont prescrits par les śāstra; et pour les défunts, le Śrāddha dit universellement efficace est celui accompli au jour de nouvelle lune, l’Amāvāsyā.
Verse 54
सप्त व्याधा दशारण्ये मृगाः कालञ्जरे गिरौ चक्रवाकाः शरद्वीपे हंसाः सरसि मान्से
Dans le Daśāraṇya se trouvent sept chasseurs; sur le mont Kālañjara se trouvent des cerfs; sur Śaradvīpa se trouvent des oiseaux cakravāka; et dans le lac Mānas se trouvent des haṃsa, cygnes sacrés.
Verse 55
ते ऽपि जाताः कुरुक्षेत्रे ब्राह्मणा वेदपारगाः प्रस्थिता दूरमध्वानं यूयन्तेभ्यो ऽवसीदत
Ces brāhmanes aussi—nés au Kurukṣetra et versés dans les Veda—partirent pour une longue route; mais, épuisés par cette peine, ils devinrent las et accablés.
Verse 56
श्राद्धादौ पठिते श्राद्धं पूर्णं स्याद्ब्रह्मलोकदं श्राद्धं कुर्याच्च पुत्रादिः पितुर्जीवति तत्पितुः
Si l’on récite ceci au début d’un Śrāddha, ce Śrāddha devient accompli et confère l’accès à Brahmaloka. Et le fils, ainsi que les autres descendants, doivent accomplir le Śrāddha pour le grand-père paternel même lorsque le père est encore vivant.
Verse 57
तत्पितुस्तत्पितुः कुर्याज्जीवति प्रपितामहे पितुः पितामस्हस्याथ परस्य प्रपितामात्
On doit accomplir (le śrāddha/l’offrande aux ancêtres) pour son père et pour le père de son père, alors même que l’arrière-grand-père (prapitāmaha) est vivant; de même pour le grand-père du père, puis pour l’ancêtre suivant au-delà, en commençant par le trisaïeul (arrière-arrière-grand-père).
Verse 58
ह , घ च मृतानां श्राद्धं सर्वाप्तिरमावास्या समीरिता इति क दशार्णेषु इति ख , ग , ङ , छ च ते ऽभिजाता इति ख , घ च कुर्यात् सुपुत्रो ऽपि इति छ तत्पितुरित्यादिः, प्रपितामहादित्यन्तः पाठो झ पुस्तके नास्ति एवं मात्रादिकस्यापि तथा मातामहादिके श्राद्धकल्पं पठेद्यस्तु स लभेत् श्राद्धकृत्फलं
Dans certaines recensions, il est dit : « Pour les défunts, le jour de nouvelle lune (amāvāsyā) est déclaré être l’occasion “qui accomplit tout” (la plus efficace) pour le śrāddha. » Dans d’autres recensions figurent des leçons variantes telles que « au pays de Daśārṇa… » et « ils sont de noble naissance… », et ailleurs : « même un fils vertueux doit l’accomplir… ». Le passage commençant par « pour son père… » et allant jusqu’à « pour l’arrière-grand-père… » ne se trouve pas dans le manuscrit Jha. De même, pour la mère et les autres parents du côté maternel, et pareillement pour le grand-père maternel (mātāmaha) et les ancêtres apparentés, on doit réciter la procédure du śrāddha ; quiconque le fait obtient le mérite qui résulte de l’accomplissement du śrāddha.
Verse 59
तीर्थे युगादौ मन्वादौ श्राद्धं दत्तमथाक्षयं अश्वयुच्छुक्लनवमी द्वादशी कर्तिके तथा
Le Śrāddha offert en un tīrtha (gué sacré), ou au commencement d’un Yuga, ou à l’ouverture d’un Manvantara, devient akṣaya, impérissable. De même (il est impérissable) le neuvième jour de la quinzaine claire d’Āśvayuja et le douzième jour de Kārtika.
Verse 60
तृतीया चैव माघस्य तथा भाद्रपदस्य च फाल्गुनस्याप्यमावास्या पौषयैकादशी तथा
Il convient aussi d’observer : le troisième jour lunaire (tṛtīyā) du mois de Māgha, ainsi que (le troisième) de Bhādrapada ; l’amāvāsyā (jour de nouvelle lune) de Phālguna ; et de même l’Ekādaśī liée à Puṣya (pauṣyaikādaśī).
Verse 61
आषाढस्यापि दशमी माघमासस्य सप्तमी श्रावणे चाष्टमी कृष्णा तथाषाढे च पूर्णिमा
Sont également loués : le dixième jour lunaire d’Āṣāḍha, le septième du mois de Māgha, le huitième de Śrāvaṇa durant la quinzaine sombre (kṛṣṇa-pakṣa), et aussi la pleine lune (pūrṇimā) d’Āṣāḍha.
Verse 62
कर्तिकी फाल्गुनी तद्वज् ज्यैष्ठे पञ्चदशी सिता स्वायम्भुवाद्या मनवस्तेषामाद्याः किलाक्षयाः
On observe Kārtikī et Phālgunī ; et de même, en Jyaiṣṭha se trouve le quinzième tithi de la quinzaine claire (śukla-pakṣa). Ensuite sont énumérés les Manus à commencer par Svāyambhuva ; parmi eux, les premiers sont assurément dits impérissables (akṣaya).
Verse 63
गया प्रयागो गङ्गा च कुरुक्षेत्रं च नर्मदा श्रीपर्वतः प्रभासश् च शालग्रामो वराणसी
Gayā, Prayāga, la Gaṅgā, Kurukṣetra, la Narmadā, Śrīparvata, Prabhāsa, Śālagrāma et Vārāṇasī : tels sont des tīrtha sacrés.
Verse 64
गोदावरी तेषु श्राद्धं स्त्रीपुरुषोत्तमादिषु
Parmi ces lieux sacrés, la Godāvarī est particulièrement louée ; et l’accomplissement du śrāddha est d’un mérite éminent en des sites tels que Strīpuruṣottama et autres semblables.
It emphasizes correct sequencing—invitation and eligibility, seating and kuśa/pavitra setup, Viśvedevas and Pitṛ invocations with yava/tila, the deva–pitṛ orientation rules (apasavya/savya), and the closing acts (tṛpti-prashna, piṇḍa placement, akṣayya-udaka, svadhā recitation, dakṣiṇā).
By framing śrāddha as both dharma (duty to ancestors and social order) and a mokṣa-supporting act: tīrtha-based and time-based ‘akṣaya’ merit uplifts Pitṛs, purifies the performer, and aligns household life (bhukti) with transcendent welfare (mukti).
The chapter outlines the standard śrāddha, then specifies ekoddiṣṭa-śrāddha (single offerings), sapiṇḍīkaraṇa (four vessels; preta integrated into Pitṛ status), and abhyudayika śrāddha (auspicious rite invoking Nāndīmukha Pitṛs with pitṛ-mantras omitted).
Gayā, Prayāga, the Gaṅgā, Kurukṣetra, the Narmadā, Śrīparvata, Prabhāsa, Śālagrāma, Vārāṇasī, and (among them) the Godāvarī and sites like Strīpuruṣottama are named as highly meritorious settings.