Adhyaya 89
Varaha PuranaAdhyaya 8941 Shlokas

Adhyaya 89: The Hierarchy of the Trimūrti and the Manifestation of the Goddess Trikalā

Trimūrti-kramaḥ and Trikalā-devī-prādurbhāvaḥ

Theological-Cosmology (Devatā-tattva and Śakti-trividhatā)

À la question de Pṛthivī sur la divinité suprême—Śiva, Hari (Viṣṇu), Īśāna ou Brahmā—Varāha expose une hiérarchie cosmogonique : Nārāyaṇa est para (suprême) ; de Lui naît Caturmukha Brahmā, et de Brahmā procède Rudra, renommé pour son omniscience. Le récit se transporte ensuite au Kailāsa, où Brahmā et les dieux implorent la protection de Rudra contre le daitya Andhaka. De la convergence du regard subtil de Brahmā–Viṣṇu–Maheśvara surgit une jeune déesse, nommée Trikalā, investie de puissance, qui se déploie en trois formes : Brāhmī (création), Vaiṣṇavī (préservation) et Raudrī (dissolution). Chacune accomplit des tapas sur des montagnes distinctes ; puis Brahmā accorde à Brāhmī le « sarvagatva » afin que la création soit universelle et stable, suggérant l’accord entre ordre cosmique et équilibre terrestre.

Primary Speakers

Pṛthivī (Dharā)VarāhaBrahmāRudra (Maheśvara/Śiva)Trikalā (Kumārī; Brāhmī/Vaiṣṇavī/Raudrī)

Key Concepts

para–apara devatā-viveka (hierarchy of divinity)Trimūrti coordination (Brahmā–Viṣṇu–Maheśvara ekībhāva)Śakti as Trikalā and threefold mūrti (Brāhmī/Vaiṣṇavī/Raudrī)Tapas as cosmological instrument (sarvagatva for effective sṛṣṭi)Andhaka-daitya as a catalyst for divine coordinationSṛṣṭi–sthiti–saṃhāra functional theology

Shlokas in Adhyaya 89

Verse 1

एतेषां कतमो देवः परः को वा अथवा अपरः । एतद्देव ममाचक्ष्व परं कौतूहलं विभो ॥ ८९.२ ॥

Parmi ceux-ci, quelle divinité est suprême, et qui, au contraire, est secondaire ou inférieure ? Ô Deva, explique-le-moi : ma curiosité est profonde, ô Puissant.

Verse 2

तस्याश्चर्याण्यनेकानि विविधानि वरानने । श्रृणु सर्वाणि चार्वङ्गि कथ्यमानं मयाऽनघे ॥ ८९.४ ॥

Ô toi au visage gracieux, il est maintes merveilles, diverses, à son sujet. Ô toi aux membres charmants, écoute-les toutes tandis que je les rapporte, ô irréprochable.

Verse 3

धरन्युवाच । परमात्मा शिवः पुण्य इति केचिद् भवं विदुः । अपरे हरिमीशानमिति केचिच्चतुर्मुखम्

La Terre dit : «Certains connaissent Bhava (Śiva) comme le Soi suprême, comme le principe saint ; d’autres (disent) que Hari est Īśāna ; et certains identifient le Quatre-Visages (Brahmā).»

Verse 4

केचिल्लोष्ठांस्तु सङ्गृह्य युयुधुर्गणनायकाः । अपरे मल्लयुद्धेन युयुधुर्बलदर्पिताः । एवं गणसहस्रेण वृतो देवो महेश्वरः ॥

Certains chefs des gaṇas, ayant ramassé des mottes de terre, combattirent ; d’autres, fiers de leur force, luttèrent par la lutte. Ainsi le dieu Maheśvara se tenait entouré de mille gaṇas.

Verse 5

यावदास्ते स्वयं देव्याः क्रीडन् देववरः स्वयम् । तावद् ब्रह्मा स्वयं देवैरुपायात् सह सत्वरः ॥

Tandis que le dieu excellent demeurait là, se divertissant avec la déesse, Brahmā arriva en hâte, accompagné des dieux.

Verse 6

तमागतं अथो दृष्ट्वा पूजयित्वा विधानतः । उवाच परमो देवो रुद्रो ब्रह्माणमव्ययम् ॥

Le voyant arriver, et l’ayant honoré selon le rite prescrit, le dieu suprême Rudra s’adressa à Brahmā, l’Immuable.

Verse 7

किमागमनकृत्यं ते ब्रह्मन् ब्रूहि ममाचिरम् । किं च देवास्त्वरायुक्ता आगता मम सन्निधौ ॥

Quel est le motif de ta venue, ô Brahman ? Dis-le-moi sans tarder. Et pourquoi les dieux, pressés, sont-ils venus en ma présence ?

Verse 8

ब्रह्मोवाच । अस्त्यन्धको महादैत्यस्तेन सर्वे दिवौकसः । अर्दिता मत्समीपं तु बुद्ध्वा मां शरणैषिणः ॥

Brahmā dit : Il est un grand asura nommé Andhaka ; par lui tous les habitants du ciel ont été tourmentés. L’ayant compris, ils se sont approchés de moi, cherchant refuge en moi.

Verse 9

ततश्चैते मया सर्वे प्रोक्ता देवा भवं प्रति । गच्छाम इति देवेश ततस्त्वेते समागताः ॥

C’est pourquoi je m’adressai à tous ces dieux : « Allons vers Bhava. » Ô Seigneur des dieux, c’est pour cette raison qu’ils se sont rassemblés ici.

Verse 10

एवमुक्त्वा स्वयं ब्रह्मा वीक्षां चक्रे पिनाकिनम् । नारायणं च मनसा सस्मार परमेश्वरम् । ततो नारायणो देवो द्वाभ्यां मध्ये व्यवस्थितः ॥

Ayant ainsi parlé, Brahmā lui-même porta son regard vers le porteur du Pināka (Śiva) et, en son esprit, se remémora Nārāyaṇa, le Seigneur suprême. Alors le dieu Nārāyaṇa se tint entre les deux.

Verse 11

ततस्त्वेकीगतास्ते तु ब्रह्मविष्णुमहेश्वराः । परस्परं सूक्ष्मदृष्ट्या वीक्षां चक्रुर्मुदायुताः ॥

Alors Brahmā, Viṣṇu et Maheśvara furent d’un même accord et, remplis de joie, se regardèrent l’un l’autre par une vision subtile.

Verse 12

ततस्तेषां त्रिधा दृष्टिर्भूत्वैका समजायता । तस्यां दृष्ट्यां समुत्पन्ना कुमारी दिव्यरूपिणी ॥

Alors leur vision triple devint une seule ; de ce regard unifié naquit une jeune fille à la forme divine.

Verse 13

नीलोत्पलदलश्यामा नीलकुञ्चितमूर्द्धजा । सुनासा सुललाटान्ता सुवक्त्रा सुप्रतिष्ठिता ॥

Elle était sombre comme le pétale du lotus bleu, avec des cheveux noirs et bouclés ; elle avait un nez bien dessiné et un beau front, un visage gracieux et une tenue posée et assurée.

Verse 14

अथ तां दृष्ट्वा कन्यां तु ब्रह्मविष्णुमहेश्वराः । ऊचुः का असि शुभे ब्रूहि किं वा कार्यं विपश्चितम् ॥

Alors, voyant cette jeune fille, Brahmā, Viṣṇu et Maheśvara dirent : « Qui es-tu, ô bienheureuse ? Dis-nous : quel dessein clairvoyant t’amène ici ? »

Verse 15

त्रिवर्णा च कुमारी सा कृष्णशुक्ला च पीतिका । उवाच भवतां दृष्टेर्योगाज्जाता अस्मि सत्तमाः । किं मां न वेत्थ सुष्रोणीं स्वशक्तिं परमेश्वरीम् ॥

Cette jeune fille était de trois couleurs : sombre, blanche et jaunâtre. Elle dit : « Ô les meilleurs des êtres, je suis née de la puissance de votre regard. Ne me reconnaissez-vous pas, moi aux belles hanches, votre propre Śakti suprême, la Souveraine ? »

Verse 16

ततो ब्रह्मादयस्ते च तस्या अस्तुष्टा वरं ददुः । नाम्ना असि त्रिकला देवी पाहि विश्वं च सर्वदा ॥

Alors Brahmā et les autres, satisfaits d’elle, lui accordèrent une grâce : « Par ton nom tu es Trikalā, ô Déesse ; protège l’univers en tout temps. »

Verse 17

अपराण्यपि नामानि भविष्यन्ति तवानघे । गुणोत्थानि महाभागे सर्वसिद्धिकराणि च ॥

De plus, ô irréprochable, tu auras aussi d’autres noms—issus de tes qualités, ô très fortunée, et qui procurent toute réussite (siddhi).

Verse 18

अन्यच्च कारणं देवि त्रिवर्णा असि वरानने । मूर्तित्रयं त्रिभिर्वर्णैः कुरु देवि स्वकं द्रुतम् ॥

Et il y a encore une autre raison, ô Déesse au beau visage : puisque tu es de trois couleurs, façonne vite ta propre triple manifestation au moyen de ces trois couleurs.

Verse 19

एवमुक्ता तदा देवैरकरोत् त्रिविधां तनुम् । सितां रक्तां तथा कृष्णां त्रिमूर्तित्वं जगाम ह ॥

Ainsi interpellée alors par les dieux, elle rendit son corps triple—blanc, rouge et noir—et parvint à l’état d’être à trois formes (trimūrti).

Verse 20

या सा ब्राह्मी शुभा मूर्त्तिस्तया सृजति वै प्रजाः । सौम्यरूपेण सुष्रोणी ब्रह्मसृष्ट्या विधानतः ॥

Cette forme bénie, la Brāhmī : par elle, en vérité, elle engendre les êtres. Sous un aspect doux, celle aux belles hanches accomplit la création selon l’ordonnance de Brahmā.

Verse 21

या सा रक्तेन वर्णेन सुरूपा तनुमध्यमा । शङ्खचक्रधरा देवी वैष्णवी सा कला स्मृता । सा पाति सकलं विश्वं विष्णुमायेति कीर्त्यते ॥

Elle qui, de couleur rouge, est bien formée et à la taille fine—portant conque et disque—est tenue pour la part Vaiṣṇavī (kalā). Elle protège l’univers entier et est célébrée comme « la Māyā de Viṣṇu ».

Verse 22

या सा कृष्णेन वर्णेन रौद्री मूर्त्तिस्त्रिशूलिनी । दंष्ट्राकरालिनी देवी सा संहरति वै जगत् ॥

Elle qui est de couleur sombre—la forme Raudrī, portant le trident—la déesse aux crocs terribles : elle, en vérité, dissout (retire) le monde.

Verse 23

श्रीवराह उवाच । परो नारायणो देवस्तस्माज्जातश्चतुर्मुखः । तस्माद् रुद्रोऽभवद् देवि स च सर्वज्ञतां गतः ॥

Śrī Varāha dit : « Le Dieu suprême est Nārāyaṇa ; de Lui naquit le Quatre-Visages (Brahmā). De celui-ci advint Rudra, ô Déesse, et il parvint à l’omniscience. »

Verse 24

या सृष्टिर्ब्रह्मणो देवी श्वेतवर्णा विभावरी । सा कुमारी महाभागा विपुलाब्जदलेक्षणा । सद्यो ब्रह्माणमामन्त्र्य तत्रैवान्तरधीयत ॥

Cette déesse—Sṛṣṭi, née de Brahmā—blanche de teint et rayonnante, jeune vierge de grande fortune aux yeux semblables à de larges pétales de lotus, s’adressa aussitôt à Brahmā et, sur-le-champ, disparut à la vue.

Verse 25

साऽन्तर्हिता ययौ देवी वरदा श्वेतपर्वतम् । तपस्तप्तुं महत्तीव्रं सर्वगत्वमभीप्सती ॥

S’étant rendue invisible, la déesse—dispensatrice de grâces—se rendit au Śvetaparvata afin d’accomplir une austérité grande et ardente, désirant l’omniprésence (libre mobilité).

Verse 26

या वैष्णवी कुमारी तु साप्यनुज्ञाय केशवम् । मन्दराद्रिं ययौ तप्तुं तपः परमदुष्चरम् ॥

Et cette jeune vierge, qui était Vaiṣṇavī, ayant obtenu l’assentiment de Keśava, se rendit au Mandarādri pour accomplir une austérité d’une difficulté suprême.

Verse 27

या सा कृष्णा विशालाक्षी रौद्री दंष्ट्राकरालिनी । सा नीलपर्वतवरं तपश्चर्तुं ययौ शुभा ॥

Elle, sombre de teint et aux vastes yeux, farouche en tant que Raudrī, effrayante par ses crocs saillants, et pourtant de bon augure, se rendit au noble Nīlaparvata pour y pratiquer l’austérité (tapas).

Verse 28

अथ कालेन महता प्रजाः स्रष्टुं प्रजापतिः । आरब्धवान् तदा तस्य ववृधे सृजतो बलम् ॥

Puis, après un long temps, Prajāpati entreprit de créer les êtres; et alors, à mesure qu’il créait, sa puissance s’accrut.

Verse 29

यदा न ववृधे तस्य ब्रह्मणो मानसि प्रजा । तदा दध्यौ किमेतन्मे न तथा वर्ध्धते प्रजा ॥

Mais lorsque la progéniture mentale de Brahmā ne s’accrut pas, il réfléchit : «Qu’est-ce donc en moi, pour que la descendance ne croisse pas comme il se doit ?»

Verse 30

ततो ब्रह्मा हृदा दध्यौ योगाभ्यासेन सुव्रते । चिन्तयन् बुबुधे देवस्तां कन्यां श्वेतपर्वते । तपश्चरन्तीं सुमहत् तपसा दग्धकिल्बिषाम् ॥

Alors Brahmā contempla en son cœur par la pratique du yoga, ô toi au vœu excellent ; et, méditant, le dieu reconnut cette jeune fille sur Śvetaparvata, accomplissant de très grandes austérités, ses souillures brûlées par le tapas.

Verse 31

ततो ब्रह्मा ययौ तत्र यत्र सा कमलेक्षणा । तपश्चरति तां दृष्ट्वा वाक्यमेतदुवाच ह ॥

Alors Brahmā se rendit là où la jeune fille aux yeux de lotus accomplissait l’austérité ; la voyant, il prononça ces paroles.

Verse 32

ब्रह्मोवाच । किं तपः क्रियते भद्रे कार्यमावेक्ष्य शोभते । तुष्टोऽस्मि ते विशालाक्षि वरं किं ते ददाम्यहम् ॥

Brahmā dit : «Dans quel but accomplis-tu cette austérité, ô bienheureuse ? Lorsque l’on considère l’objet visé, l’entreprise est convenable. Je suis satisfait de toi, ô toi aux grands yeux : quel don veux-tu que je t’accorde ?»

Verse 33

सृष्टिरुवाच । भगवन्नेकदेशस्था नोत्सहे स्थातुमञ्जसा । अतोऽर्थं त्वां वरं याचे सर्वगत्वमभीप्सती ॥

Sṛṣṭi dit : «Ô Bhagavān, demeurant en un seul lieu, je ne puis rester à l’aise. C’est pourquoi je te demande un don, désirant le sarvagatatva, la faculté d’aller partout.»

Verse 34

एवमुक्ता तदा तेन सृष्टिः सा कमलेक्षणा । तस्य ह्यङ्के लयं प्राप्ता सा देवी पद्मलोचना । तस्मादारभ्य कालात् तु ब्राह्मी सृष्टिर्व्यवर्धत ॥

Ainsi interpellée par lui, cette Création—aux yeux de lotus—entra en dissolution sur son giron ; cette Déesse, au regard de lotus. Dès lors, la création issue de Brahmā grandit et se déploya.

Verse 35

ब्रह्मणो मानसाः सप्त तेषामन्ये तपोधनाः । तेषामन्ये ततस्त्वन्ये चतुर्द्धा भूतसंग्रहः । सस्थानुजङ्गमानां च सृष्टिः सर्वत्र संस्थिता ॥

De Brahmā naquirent sept fils nés de l’esprit ; parmi eux, certains étaient riches en puissance d’ascèse (tapas). D’eux, puis d’autres encore, l’assemblage des êtres devint quadruple ; et la création des immobiles et des mobiles fut établie partout.

Verse 36

यत्किञ्चिद् वाङ्मयं लोके जगत्स्थावरजङ्गमम् । तत्सर्वं स्थापितं सृष्ट्या भूतं भव्यं च सर्वदा ॥

Tout ce qui existe dans le monde comme expression articulée (vāṅmaya)—l’univers de l’immobile et du mobile—tout cela a été établi par la création, comme ce qui fut et ce qui sera, en tout temps.

Verse 37

कैलासशिखरे रम्ये नानाधातुविचित्रिते । वसत्यनुदिनं देवः शूलपाणिस्त्रिलोचनः ॥

Sur le gracieux sommet du Kailāsa, paré de multiples minéraux, demeure jour après jour le Dieu : le Trois-Yeux, porteur du trident (śūla).

Verse 38

सैकस्मिन् दिवसे देवः सर्वभूतनमस्कृतः । गणैः परिवृतो गौर्या महानासीৎ पिनाकधृक् ॥

Un certain jour, le Dieu—vénéré par tous les êtres—se tenait en grande majesté, entouré de ses gaṇas et de Gaurī ; lui, le porteur du Pināka, l’arc sacré.

Verse 39

तत्र सिंहमुखाः केचिद् गणाः नर्दन्ति सिंहवत् । अपरे हस्तिवक्त्राश्च हयवक्त्रास्तथापरे ॥

Là, certains gaṇas au visage de lion rugissent comme des lions ; d’autres ont un visage d’éléphant, et d’autres encore un visage de cheval.

Verse 40

अपरे शिंशुमारास्या अपरे सूकराननाः । अपरेऽश्वामुखा रौद्रा खरास्याजाननास्तथा । छागमत्स्याननाः क्रूरा ह्यनन्ताः शस्त्रपाणयः ॥

D’autres ont des visages de śiṃśumāra (dauphin), d’autres des visages de sanglier ; d’autres, farouches, ont des visages de cheval ; de même des visages d’âne et de chèvre. Certains ont des visages de poisson, d’aspect cruel : vraiment innombrables, les armes à la main.

Verse 41

केचिद् गायन्ति नृत्यन्ति धावन्ति स्फोटयन्ति च । हसन्ति किलकिलायन्ति गर्जन्ति च महाबलाः ॥

Certains chantent et dansent ; ils courent çà et là et frappent des mains ou font claquer des sons. Ils rient, poussent des cris perçants et rugissent — eux, d’une grande puissance.

Frequently Asked Questions

The text advances a philosophical clarification of divine hierarchy (para–apara): Nārāyaṇa is presented as the supreme source, from whom Brahmā arises, and from Brahmā, Rudra. It further teaches that cosmic governance is stabilized through coordinated functions—sṛṣṭi, sthiti, and saṃhāra—personified through Trikalā’s three forms, implying that ordered creation and protection are achieved through integrated, role-based responsibility rather than rivalry.

No explicit tithi, nakṣatra, lunar month, or seasonal marker is stated. The narrative uses non-specific temporal cues such as “ekasmin divase” (on a certain day) and “atha kālena mahatā” (after a long time), indicating duration of tapas and gradual intensification of creation rather than calendrical ritual timing.

Although not framed as explicit ecological policy, the chapter links terrestrial stability to cosmological order: creation falters when Brahmā’s “mānasī prajā” does not expand, prompting recognition that effective sṛṣṭi requires a universally operative agency (sarvagatva) embodied by the Brāhmī form. This can be read as an early systems-ethics model where balanced world-formation depends on distributed presence and regulation, aligning Pṛthivī’s concern for coherent order with a cosmic mechanism that sustains the inhabited world.

The chapter references major pan-Indic divine figures (Nārāyaṇa/Viṣṇu, Brahmā/Caturmukha, Rudra/Maheśvara, Gaurī) and the daitya Andhaka as the antagonistic figure motivating divine assembly. No human royal lineages, dynastic lists, or named sages are introduced within this adhyāya’s cited passage.