Adhyaya 80
Varaha PuranaAdhyaya 8017 Shlokas

Adhyaya 80: Cosmographic Ordering of the Southern and Western Quarters: Valleys, Forest-Plateaus, and Sacred Sites

Dakṣiṇa–Paścima-digvyavasthā: Giridroṇī–vanasthalī–tīrtha-varṇanam

Ancient-Geography (Purāṇic cosmography) / Sacred Ecology

Dans le cadre d’enseignement entre Varāha et Pṛthivī, ce chapitre (attribué ici à Rudra) se présente comme un catalogue didactique des espaces terrestres, modèle d’une écologie sacralisée. Il commence par le quartier du Sud : vallées de montagnes, forêts riches en fruits et en oiseaux, rivières aux eaux douces, et āśrama de Kardama Prajāpati. Vient ensuite un vaste lac couvert de lotus, un sommet central doté d’une voie sertie de joyaux et d’une cité des Vidyādhara gouvernée par Puloman, ainsi que des bosquets de manguiers fréquentés par les devas et les gandharvas. D’autres sthalī, telle Bilvasthalī, des forêts parfumées et un sanctuaire d’Āditya aux motifs de descente calendaires sont énumérés. Puis le quartier de l’Ouest : une région de feu cosmique perpétuel sans combustible, des terres fruitières inaccessibles, lacs et vallées, et plusieurs demeures divines (Viṣṇu, Śiva/Umāpati, Indra), avant de conclure par des listes de plateaux, bosquets et zones montagneuses dangereuses, suggérant que l’équilibre de la Terre est structuré par des paysages protégés et numineux.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivī

Key Concepts

digvyavasthā (directional ordering of space)giridroṇī (mountain-valley ecologies)sthalī (plateau/land-pocket as ecological unit)tīrtha-kṣetra networks (sacred-site geography)divine habitation as territorial sacralizationhydrology and fertility (nadī, saraḥ, hrada, dīrghikā)cosmic fire (saṃvartaka/vahnisthāna) as boundary landscapeenvironmental abundance (fruit forests, bird habitats, fragrant groves)

Shlokas in Adhyaya 80

Verse 1

रुद्र उवाच । अथ दक्षिणदिग्व्यवस्थिताः पर्वतद्रोण्यः सिद्धाचारिताः कीर्त्यन्ते । शिशिरपतङ्गयोर्मध्ये शुक्लभूमिस्त्रिया मुक्तलतागलितपादपम् । इक्षुक्षेपे च शिखरे पादपैरुपशोभितम् । उदुम्बरवनं रम्यं पक्षिसङ्घनिषेवितम् ॥ ८०.१ ॥

Rudra dit : On décrit maintenant les vallées de montagnes situées au quartier du Sud, lieux fréquentés par les êtres accomplis. Entre Śiśira et Pataṅga s’étend une terre claire, ornée d’arbres d’où pendent des grappes de lianes croissant librement. Et sur le sommet nommé Ikṣukṣepa, embelli d’arbres, se trouve un charmant bois d’udumbara (figuier en grappes), habité par des volées d’oiseaux.

Verse 2

फलितं तद्वनं भाति महाकूर्मोपमैः फलैः ॥ तद्वनं देवयोन्योऽष्टौ सेवन्ते सर्वदैव ॥ ८०.२ ॥

Cette forêt resplendit, chargée de fruits comparables, par leur taille, à de grandes tortues ; et huit êtres d’origine divine fréquentent et servent sans cesse cette forêt.

Verse 3

तत्र प्रसन्नस्वादुसलिला बहूदका नद्यः वहन्ति । तत्राश्रमो भगवतः कर्दमस्य प्रजापतेः । नानामुनिजनाकीर्णस् तच्च शतयोजनम् एकं परिमण्डलं वनं च । तथा च ताम्राभस्य शैलस्य पतङ्गस्य चान्तरे शतयोजनविस्तीर्णं द्विगुणायतं बालार्कसदृशराजीवपुण्डरीकैः समन्ततः सहस्रपत्रैरविरलैरलङ्कृतं महत्सरः । अनेकसिद्धगन्धर्वाध्युषितम् ॥ ८०.३ ॥

Là coulent de nombreuses rivières aux eaux limpides et douces, riches en courants. Là se trouve l’āśrama du vénérable Prajāpati Kardama, rempli de nombreux sages ; et il y a aussi une forêt circulaire s’étendant sur cent yojanas. De même, entre la montagne Tamrābha et la montagne Pataṅga s’étend un grand lac, large de cent yojanas et deux fois plus long, orné de toutes parts de lotus denses aux mille pétales et de lotus blancs, semblables au soleil levant, et habité par de nombreux siddhas et gandharvas.

Verse 4

तस्य च मध्ये महाशिखरः शतयोजनायामस्त्रिंशद्योजनविस्तीर्णोऽनेकधातुरत्नभूषितः तस्य चोपरि महती रथ्या रत्नप्राकारतोरणा । तस्यां महद् विद्याधरपुरम् । तत्र पुलोमानामा विद्याधरराजः शतसहस्रपरिवारः । तथा च विखाखाचलेन्द्रस्य श्वेतस्य चान्तरे सरः । तस्य च पूर्वतीरे महदाम्रवनं कनकसंकाशैः फलैरतिसुगन्धिभिर्महाकुम्भमात्रैः सर्वतश्चितम् । देवगन्धर्वादयश्च तत्र निवसन्ति ॥४॥

En son centre se dresse un grand sommet, long de cent yojanas et large de trente, orné de multiples minerais et gemmes. Au-dessus s’étend une vaste voie royale, avec remparts et portails faits de joyaux. Là se trouve la grande cité des Vidyādharas. Y demeure un roi vidyādhara nommé Pulomā, entouré d’une suite de cent mille. Et entre les seigneurs des montagnes Vikhākhā et Śveta se trouve un lac. Sur sa rive orientale s’étend une immense mangrove, remplie de toutes parts de fruits extrêmement parfumés, d’éclat doré et grands comme de grandes jarres. Des Devas, des Gandharvas et d’autres y résident.

Verse 5

सुमूलस्याचलेन्द्रस्य वसुधारस्य चान्तरे । त्रिंशद्योजनविस्तीर्णे पञ्चाशद्योजनायते ॥५॥

Entre le seigneur des montagnes aux racines fermes et la Vasudhārā, cela s’étend sur trente yojanas de largeur et cinquante yojanas de longueur.

Verse 6

बिल्वस्थली नाम । तत्र फलानि विद्रुमसंकाशानि तैश्च पतद्भिः स्थलमृत्तिका क्लिन्ना । तां च स्थलीं सुगुह्यकादयः सेवन्ते बिल्वफलाशिनः । तथा च वसुधारारत्नधारयोरन्तरे त्रिंशद्योजनविस्तीर्णं शतयोजनमायतं सुगन्धिकिंशुकवनं सदाकुसुमं यस्य गन्धेन वास्यते योजनशतम् । तत्र सिद्धाध्युषितं जलोपेतं च ॥६॥

Il est un lieu nommé Bilvasthalī. Là, les fruits ont l’éclat du corail; et, en tombant, ils humectent la terre du sol. Ce domaine est fréquenté par des êtres tels que les Suguhyakas, qui se nourrissent de fruits de bilva. Entre Vasudhārā et Ratnadhārā s’étend une forêt de kiṃśuka au parfum suave, toujours en fleurs, large de trente yojanas et longue de cent; par son odeur, un espace de cent yojanas est embaumé. Là résident des Siddhas, et l’endroit est pourvu d’eau.

Verse 7

तत्र चादित्यस्य देवस्य महदायतनम् । समासे मासे च भगवानवतारति सूर्यः प्रजापतिः । कालजनकं देवाऽऽदयो नमस्यन्ति । तथा च पञ्चकूटस्य कैलासस्य चान्तरे सहस्रयोजनायामं विस्तीर्णं शतयोजनं हंसपाण्डुरं क्षुद्रसत्त्वैरनाधृष्यं स्वर्गसोपानमिव भूमण्डलम् ॥७॥

Là se trouve un grand sanctuaire du dieu Āditya. À la jonction des saisons et en chaque mois, le Bienheureux—Sūrya, Prajāpati, Seigneur des créatures—se manifeste, dit-on. Les dieux et d’autres êtres le vénèrent comme le générateur du temps. De plus, entre Pañcakūṭa et Kailāsa s’étend une contrée terrestre, longue de mille yojanas et large de cent, blanche comme le cygne, imprenable aux petites créatures, telle un escalier vers le ciel sur la sphère du monde.

Verse 8

अथ पश्चिमदिग्भागे व्यवस्थिताः गिरिद्रोण्यः कीर्त्यन्ते । सुपार्श्वशिखिशैलयोर्मध्ये समन्ताद् योजनशतमेकेन भौमशिलातलं नित्यतप्तं दुःस्पर्शम् । तस्य मध्ये त्रिंशद् योजनविस्तीर्णं मण्डलं वह्निस्थानम् । स च सर्वकालमनिन्धनो भगवान् लोकक्षयकारी संवर्तको ज्वलते । अन्तरे च शैलवरयोः कुमुदाञ्जनयोः शतयोजनविस्तीर्णामातुलुङ्गस्थली सर्वसत्त्वानामगम्या । पीतवर्णैः फलैरावृताऽसती सा स्थली शोभते । तत्र च पुण्यो ह्रदः सिद्धैरुपेतः । बृहस्पतेस्तद्वनम् । तथा च शैलयोः पिञ्जरगौरयोरन्तरेण सरोद्रोणी ह्यनेकशतयोजनायता महद्भिश्च षट्पदोद्घुष्टैः कुमुदैरुपशोभिता ॥८॥

On décrit maintenant les vallées de montagnes situées au couchant. Entre les monts Supārśva et Śikhi s’étend, de toutes parts sur cent yojanas, un sol rocheux perpétuellement chauffé, difficile à toucher. En son centre se trouve un cercle de trente yojanas, demeure du feu. Là, le Seigneur—Saṁvartaka, puissance qui dissout les mondes, flamboyant sans combustible—brûle en tout temps. Entre les excellents monts Kumuda et Añjana se trouve la plaine d’Ātuluṅga, large de cent yojanas, inaccessible à tout être; couverte de fruits jaunes, elle resplendit. On y voit aussi un lac méritoire, fréquenté par des Siddhas: c’est le bosquet de Bṛhaspati. De même, entre Piñjara et Gaura s’étend une vallée lacustre de plusieurs centaines de yojanas, ornée de lotus kumuda et retentissante du bourdonnement de vastes essaims d’abeilles.

Verse 9

तत्र च भगवतो विष्णोः परमेश्वरस्यायतनम् । तथा च शुक्लपाण्डुरयोऽपि महागिर्योरन्तरे त्रिंशद्योजनविस्तीर्णो नवत्यायत एकः शिलोद्देशो वृक्षविवर्जितः । तत्र निष्पङ्का दीर्घिका सवृक्षा च स्थलपद्मिनी अनेकजातीयैश्च पद्मैः शोभिता । तस्याश्च मध्ये पञ्चयोजनप्रमाणो महान्यग्रोधवृक्षः । तस्मिंश्चन्द्रशेखरोमापतिर्नीलवासाश्च देवो निवसति यक्षादिभिरीड्यमानः । सहस्रशिखरस्य गिरेः कुमुदस्य चान्तरे पञ्चाशद्योजनायामं विंशद्योजनविस्तृतमिक्षुक्षेपोच्चशिखरमनेकपक्षिसेवितम् । अनेकवृक्षफलैर्मधुरस्त्रवैरुपशोभितम् । तत्र चेन्द्रस्य महानाश्रमो दिव्याभिप्रायनिर्मितः । तथा च शङ्खकूटऋषभयोर्मध्ये पुरुषस्थलीरम्या । अनेकगुणानेकयोजनायता बिल्वप्रमाणैः कङ्कोलकैः सुगन्धिभिरुपेता । तत्र पुरुषकरसोन्मत्ता नागाद्याः प्रतिवसन्ति ॥९॥

Là se trouve aussi un sanctuaire de Bhagavān Viṣṇu, le Seigneur suprême. Entre les grands monts Śukla et Pāṇḍura s’étend un territoire rocheux, large de trente yojanas et long de quatre-vingt-dix, dépourvu d’arbres. En ce lieu se trouve un long réservoir d’eau, limpide et sans boue; et aussi un étang de lotus sur sol ferme, orné de lotus de maintes espèces. En son milieu se dresse un grand nyagrodha (banian), mesurant cinq yojanas. Là demeure une divinité—Candraśekhara, Seigneur d’Umā—vêtue de bleu, louée par les Yakṣas et d’autres. Entre Sahasraśikhara et Kumuda se trouve une région aux sommets élevés, longue de cinquante yojanas et large de vingt, fréquentée par de nombreux oiseaux, embellie par quantité d’arbres, de fruits et de sucs au doux écoulement. Là se tient aussi le grand āśrama d’Indra, façonné par dessein divin. Et entre Śaṅkhakūṭa et Ṛṣabha se trouve le lieu charmant nommé Puruṣasthalī, s’étendant sur de nombreuses yojanas, riche en qualités, pourvu d’arbres kaṅkola parfumés, grands comme des bilva. Là résident des Nāgas et d’autres, comme enivrés par le contact du Puruṣa, la Présence divine.

Verse 10

तथा कपिञ्जलनागशैलयोरन्तरे द्विशतयोजनमायामविस्तीर्णा शतयोजनस्थली नानावनविभूषिता द्राक्षाखर्जूरखण्डैरुपेता अनेकवृक्षवल्लीभिरनेकैश्च सरोभिरुपेता सा स्थली । तथा च पुष्करमहामेघयोरन्तरे षष्टियोजनविस्तीर्णा शतायामा पाणितलप्रख्या महती स्थली वृक्षवीरुधविवर्जिता । तस्याश्च पार्श्वे चत्वारि महावनानि सरांसि चानेकयोजनानाम् । दश पञ्च सप्त तथाष्टौ त्रिंशद्विंशति योजनानां स्थल्यो द्रोण्यश्च । तत्र काश्चिन्महाघोराः पर्वतक्षयाः ॥१०॥

Entre les monts Kapiñjala et Nāga s’étend une contrée, longue de deux cents yojanas et large de cent, ornée de forêts variées, pourvue de bosquets de vignes et de palmiers-dattiers, riche en arbres, lianes et nombreux lacs. De même, entre Puṣkara et Mahāmegha se trouve une vaste plaine, large de soixante yojanas et longue de cent, dite semblable à la paume d’une main, dépourvue d’arbres et de végétation. À ses abords se trouvent quatre grandes forêts et des lacs s’étendant sur maintes yojanas. Il y a aussi des plaines et des vallées mesurant dix, cinq, sept et huit yojanas, ainsi que trente et vingt. Dans cette région se trouvent certains ravins ou escarpements de montagne d’une extrême âpreté.

Verse 11

Au milieu de ce lieu s’élevait un grand sommet, long de cent yojanas et large de trente yojanas, orné de maints minerais et joyaux. Au-dessus se trouvait une vaste voie, avec remparts et portiques de pierres précieuses. Là se tenait une grande cité des Vidyādhara. En ce lieu régnait le roi vidyādhara nommé Pulomā, entouré d’un cortège de cent mille. De plus, entre le seigneur des montagnes Vikhākhā et le mont Śveta se trouvait un lac. Sur sa rive orientale s’étendait une grande mangrove de manguiers, partout chargée de fruits éclatants comme l’or, d’un parfum très suave, grands comme des jarres. Des devas, des gandharvas et d’autres êtres y demeuraient aussi.

Verse 12

Entre le mont Sumula et le mont Vasudhārā s’étendait une contrée large de trente yojanas et longue de cinquante yojanas.

Verse 13

Ce lieu se nommait Bilvasthalī. Là, les fruits ressemblaient au corail rouge, et, en tombant, ils humectaient le sol et le rendaient détrempé. Cette Bilvasthalī était fréquentée par les Suguhyakas et d’autres, qui se nourrissaient de fruits de bilva. De plus, entre les monts Vasudhārā et Ratnadhārā s’étendait une forêt parfumée de kiṃśuka, large de trente yojanas et longue de cent yojanas, toujours en fleurs; son parfum embaumait jusqu’à cent yojanas. Là demeuraient des Siddhas, et l’eau y était présente en abondance.

Verse 14

Là se trouve le grand sanctuaire du dieu Āditya. Au fil des saisons et des mois, le Bienheureux—Sūrya, Prajāpati—y descend et s’y manifeste. Les dieux et les autres le saluent comme le géniteur du Temps. Entre Pañcakūṭa et le Kailāsa s’étend une contrée longue de mille yojanas et large de cent, blanche comme le haṃsa, imprenable pour les êtres de faible nature, telle une marche vers le ciel sur la surface du monde.

Verse 15

À présent, du côté de l’Occident, on décrit les vallées des montagnes. Entre les monts Supārśva et Śikhī s’étend un plateau rocheux, d’une centaine de yojanas tout autour, perpétuellement brûlant et difficile à toucher. En son centre se trouve un cercle large de trente yojanas, demeure du Feu. Là, en tout temps, flamboie sans combustible le Bienheureux Saṃvartaka, auteur de la destruction des mondes. Entre les deux monts Kumuda et Añjana se trouve la vallée d’Ātuluṅga, large de cent yojanas, inaccessible à tout être; couverte de fruits jaunes, elle brille de beauté. On y voit aussi un lac sacré, fréquenté par les siddhas: c’est le bois de Bṛhaspati. De même, entre les monts Piñjara et Gaura s’étend une vaste vallée lacustre de plusieurs centaines de yojanas, ornée de kumudas et retentissante du bourdonnement de grandes abeilles.

Verse 16

Là se trouve le sanctuaire du Bienheureux Viṣṇu, le Seigneur suprême. Et entre les deux grandes montagnes Śukla et Pāṇḍura s’étend un promontoire rocheux, large de trente yojanas et long de quatre‑vingt‑dix, dépourvu d’arbres. On y voit un étang sans vase et, près de lui, un lotus‑marais terrestre avec des arbres, orné de lotus de maintes espèces. En son milieu se dresse un grand nyagrodha mesurant cinq yojanas. Là demeure le dieu Candrasekhara, le Seigneur avec Umā, vêtu de bleu, loué par les yakṣas et d’autres. Entre la montagne Sahasraśikhara et le Kumuda se trouve un sommet élevé tel une canne à sucre, long de cinquante yojanas et large de vingt, fréquenté par de nombreux oiseaux, embelli par des arbres variés et par les doux sucs des fruits. Là se tient le grand āśrama d’Indra, édifié selon une intention divine. Et entre Śaṅkhakūṭa et Ṛṣabha se trouve la charmante Puruṣasthalī, s’étendant sur de nombreuses yojanas, riche de multiples qualités, pourvue de bilvas et de kaṅkolakas parfumés; là résident des nāgas et d’autres, comme enivrés par le contact de la main du Puruṣa.

Verse 17

De même, entre les monts Kapiñjala et Nāga s’étend une région de deux cents yojanas en longueur et en largeur, où se trouve une plaine de cent yojanas, ornée de forêts variées; pourvue de vignes et de dattiers, riche en arbres et lianes, et dotée de nombreux lacs—telle est cette plaine. Et entre Puṣkara et Mahāmegha se trouve une vaste plaine, large de soixante yojanas et longue de cent, semblable à la paume d’une main, dépourvue d’arbres et de plantes grimpantes. À son flanc se tiennent quatre grandes forêts et des lacs s’étendant sur de nombreuses yojanas. Il y a des plaines et des vallées de dix, quinze, sept, huit, trente et vingt yojanas. Là se produisent certaines destructions de montagnes, d’une effroyable violence.

Frequently Asked Questions

The text’s instruction is conveyed through cosmographic description: Earth (Pṛthivī) is presented as an ordered system of protected landscapes—forests, waters, and mountain-valleys—whose sacralization (āyatanas, āśramas, divine/ṛṣi habitation) implicitly regulates human approach, access, and restraint. The chapter frames environmental abundance and danger-zones alike as parts of a balanced terrestrial design.

A calendrical marker appears in connection with the Āditya shrine: the Sun (Sūrya/Āditya Prajāpati) is said to ‘descend’ in specific months—samāsa and māsa—indicating ritual or observance timing tied to monthly cycles rather than explicit tithi lists in this excerpt.

Balance is articulated through spatial partitioning (digvyavasthā) and ecological diversification: sweet-water rivers, fertile fruit forests, fragrant groves, lotus lakes, and restricted/inaccessible zones (agamyā sthalīs; vṛkṣa-vivarjita heated stone; perpetual fire region) together form a managed Earthscape. The narrative implies stewardship by marking certain regions as sanctified, inhabited by siddhas/devas, or hazardous—thereby limiting exploitation.

The excerpt references Kardama Prajāpati (as an āśrama-holder), Puloman (as Vidyādhara-rāja with a large retinue), and divine figures whose residences structure the landscape—Viṣṇu (parama-īśvara), Śiva as Umāpati/Candraśekhara, Bṛhaspati (associated with a forest), Indra (with an āśrama), and Āditya/Sūrya (with an āyatana).