Adhyaya 67
Varaha PuranaAdhyaya 6710 Shlokas

Adhyaya 67: On the Two ‘Sita–Kṛṣṇā’ Figures, the Sevenfold Ocean, and the Twelvefold Year

Sitakṛṣṇā-dvividhatā, Samudra-saptatva, Saṃvatsara-dvādaśatva ca

Cosmology & Temporal-Ecology (Symbolic Exegesis)

Dans le cadre didactique Varāha–Pṛthivī, cet adhyāya présente un dialogue secondaire où Bhadrāśva interroge le sage Agastya sur une cosmologie symbolique : pourquoi deux figures nommées Sitakṛṣṇā apparaissent comme des femmes distinctes, comment un être unique devient septuple, et comment un autre devient douze tout en étant « à deux corps » et « à six têtes ». Agastya expose des correspondances interprétatives : Sitakṛṣṇā désigne des principes appariés (vérité/non-vérité) et s’identifie aussi à la nuit ; le « un devenu sept » renvoie à l’océan compris selon une disposition en sept ; et le « douze, deux-corps, six-têtes » est le saṃvatsara (l’année), structuré par deux mouvements ou voies et par six saisons comme ses « visages ». Le texte relie jour–nuit et soleil–lune à l’émergence et à l’ordonnancement du monde, et conclut que la réalisation de Viṣṇu requiert l’engagement dans les rites védiques, éthique implicite du maintien de l’équilibre cosmique et terrestre par le temps réglé et la pratique.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivīBhadrāśvaAgastya

Key Concepts

Sitakṛṣṇā as satya/asatya (symbolic dualism)Rātri (night) as a cosmological principleSamudra as saptadhā (sevenfold ocean schema)Saṃvatsara as dvādaśadhā (twelvefold year)Ṛtavaḥ ṣaṭ (six seasons) as temporal structureAhorātra (day-night) and sūrya-candramas (sun-moon) as world-ordering forcesVeda-kriyā (Vedic ritual action) as prerequisite for perceiving the supreme

Shlokas in Adhyaya 67

Verse 1

भद्राश्व उवाच । भगवन् सितकृष्णे द्वे भिन्ने जगति केशवान् । स्त्रियौ बभूवतुः के द्वे सितकृष्णा च का शुभा ॥ ६७.१ ॥

Bhadrāśva dit : «Ô Bienheureux, dans le monde il y a deux—Sītā et Kṛṣṇā—distinctes, toutes deux liées à Keśava. Qui sont ces deux femmes ? Et qui est l’auspicieuse appelée Sītā-Kṛṣṇā ?»

Verse 2

कश्चासौ पुरुषो ब्रह्मन् य एकः सप्तधा भवेत् । कोऽसौ द्वादशधा विप्र द्विदेहः षट्शिराः शुभः ॥ ६७.२ ॥

«Qui donc, ô brahmane, est cette Personne qui, tout en étant une, devient septuple ? Et qui, ô savant vipra, est ce même principe qui devient douze—à deux corps, à six têtes—plein d’auspice ?»

Verse 3

दाम्पत्यं च द्विजश्रेष्ठ कृतसूर्योदयादनम् । कस्मादेतज्जगदिदं विततं द्विजसत्तम ॥ ६७.३ ॥

«Et au sujet de la vie conjugale, ô le meilleur des deux-fois-nés—avec le rite accompli au lever du soleil—pourquoi ce monde est-il ainsi déployé et étendu, ô le plus éminent des deux-fois-nés ?»

Verse 4

अगस्त्य उवाच । सितकृष्णे स्त्रियौ ये ते ते भगिन्यौ प्रकीर्तिते । सत्यासत्ये द्विवर्णा च नारी रात्रिरुदाहृता ॥ ६७.४ ॥

Agastya dit : «Ces deux femmes — la blanche et la noire — sont proclamées sœurs. Comme vérité et non-vérité, et comme étant de deux couleurs, ainsi est décrite la femme nommée “Nuit”.»

Verse 5

यः पुमान् सप्तधा जात एको भूत्वा नरेश्वर । स समुद्रस्तु विज्ञेयः सप्तधैकॊ व्यवस्थितः ॥ ६७.५ ॥

Ô seigneur des hommes, cet Être unique, né sous une forme septuple tout en demeurant un, doit être compris comme l’Océan : un, mais établi en sept modalités.

Verse 6

योऽसौ द्वादशधा राजन् द्विदेहः षट्शिराः प्रभुः । संवत्सरः स विज्ञेयः शरीरे द्वे गती स्मृते । ऋतवः षट् च वक्त्राणि एष संवत्सरः स्मृतः ॥ ६७.६ ॥

Ô Roi, ce principe souverain, douze fois déployé, à deux corps et six têtes, doit être compris comme « l’année » (saṃvatsara). En son corps, on se souvient de deux parcours; et les six saisons sont dites être ses six visages : telle est l’année décrite.

Verse 7

दाम्पत्यं तदहोरात्रं सूर्याचन्द्रमसौ ततः । ततो जगत्समुत्तस्थौ देवस्यास्य नृपोत्तम ॥ ६७.७ ॥

De là naquit l’union conjugale ; de là, le jour et la nuit ; puis le Soleil et la Lune. Ensuite le monde se déploya — ô le meilleur des rois — tout relevant de cette Divinité.

Verse 8

स विष्णुः परमो देवो विज्ञेयो नृपसत्तम । न च वेदक्रियाहीनः पश्यते परमेश्वरम् ॥ ६७.८ ॥

Ce Viṣṇu doit être reconnu comme la réalité divine suprême, ô le meilleur des rois ; et celui qui est dépourvu des rites védiques ne perçoit pas le Seigneur suprême.

Verse 9

॥ इति वराहपुराणे भगवच्छास्त्रे सप्तषष्ठितमोऽध्यायः ॥ ६७ ॥

Ainsi s’achève le soixante-septième chapitre du Varāha Purāṇa, l’Écriture portant sur le Seigneur Bienheureux.

Verse 10

|| Ainsi, dans le Varaha Purana, dans le śāstra du Bhagavān, s’achève le soixante-septième chapitre ||

Frequently Asked Questions

The text frames cosmic order as intelligible through disciplined practice: it states that perceiving the supreme principle (identified with Viṣṇu) is not accessible to one who is deficient in Vedic rites (veda-kriyā). In a neutral scholarly reading, this functions as a norm of maintaining order—personal and societal—by aligning conduct with established ritual-temporal frameworks.

The chapter emphasizes ahorātra (day–night) and the saṃvatsara (year) structured as dvādaśadhā (twelvefold). It explicitly names the six seasons (ṛtavaḥ ṣaṭ) as integral to the year’s structure. No specific lunar tithis are mentioned in this passage.

Environmental balance is implied through the ordering of nature by time: the ocean is conceptualized as sevenfold (a way of classifying ecological space), while the year is defined through cyclical divisions and seasons. By linking world-emergence and stability to regulated cycles (sun–moon, day–night, seasons), the text can be read as presenting an early model of terrestrial stewardship grounded in respecting and maintaining temporal-ecological rhythms.

The chapter names Bhadrāśva (a royal interlocutor) and Agastya (a prominent sage figure) as the immediate participants in the explanatory exchange. No extended dynastic genealogy is provided within the cited verses.