Adhyaya 314
Prabhasa KhandaPrabhasa Kshetra MahatmyaAdhyaya 314

Adhyaya 314

Dans le dialogue où Īśvara s’adresse à Devī, ce chapitre désigne un haut lieu de pèlerinage nommé Ṛṣi-tīrtha, situé sur le rivage de la mer dans une région liée à Devakula (devakulāgneiyyāṃ gavyūtyāṃ). Le site est célébré pour sa beauté suprême et sa puissance spirituelle. Sa particularité est la présence de sages ṛṣi sous des formes semblables à la pierre (pāṣāṇākṛtayaḥ), encore « visibles » aux humains, et il est affirmé clairement que ce tīrtha détruit tous les péchés. Le texte précise ensuite un calendrier et un protocole rituel : au jour de nouvelle lune (amāvāsyā) du mois de Jyeṣṭha, les dévots animés de śraddhā doivent se baigner et surtout accomplir le piṇḍa-dāna, offrande destinée aux ancêtres. À la confluence des eaux de Ṛṣitoya, le bain et le śrāddha sont présentés comme des actes rares et d’une efficacité exceptionnelle. Il est encore recommandé d’accomplir le go-pradāna (don d’une vache) et de nourrir les brāhmaṇa selon ses moyens, unissant ainsi pèlerinage, charité vertueuse et hospitalité rituelle.

Shlokas

Verse 1

ईश्वर उवाच । अथ देवकुलाग्नेय्यां गव्यूत्या तत्र संस्थितम् । समुद्रस्य तटे रम्यमृषितीर्थमनुत्तमम्

Īśvara dit : « Ensuite, dans le quartier sud-est de Devakula, à la distance d’un gavyūti, se trouve l’incomparable Ṛṣi-tīrtha, splendide sur le rivage de l’océan ».

Verse 2

पाषाणाकृतयस्तत्र ऋषयोऽद्यापि संस्थिताः । दृश्यंते मानुषे देवि सर्वपातकनाशनाः

Là, ô Déesse, les ṛṣi, devenus des formes de pierre, demeurent encore. On les voit dans le monde des hommes, et ils anéantissent toutes les grandes fautes.

Verse 3

तत्र ज्येष्ठे त्वमावास्यां प्राप्यते नाधमैर्न्नरैः । पिंडदानं विशेषेण स्नानं श्रद्धासमन्वितैः

Là, au jour de nouvelle lune du mois de Jyeṣṭha, les hommes au cœur bas n’obtiennent pas le fruit accompli ; mais ceux qui sont pourvus de foi l’obtiennent, surtout par l’offrande des piṇḍa et par le bain sacré.

Verse 4

ऋषितोयासंगमे तु स्नानं श्राद्धं सुदुर्लभम् । गोप्रदानं प्रशंसंति तत्र ते मुनिपुगवाः । भोजनं ब्राह्मणानां तु यथाशक्त्या प्रदापयेत्

Au confluent nommé Ṛṣitoya-saṅgama, le bain et l’accomplissement du śrāddha sont d’un mérite et d’une occasion extrêmement rares. Là, les plus éminents muni louent le don d’une vache ; et l’on doit aussi nourrir les brāhmaṇa selon ses moyens.

Verse 314

इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां सप्तमे प्रभासखण्डे प्रथमे प्रभासक्षेत्रमाहात्म्ये मूलचंडीशमाहात्म्य ऋषितीर्थसंगममाहात्म्यवर्णनंनाम चतुर्दशोत्तरत्रिशततमोऽध्यायः

Ainsi s’achève le trois-cent-quatorzième chapitre, intitulé « Exposé de la grandeur de Mūlacaṇḍīśa et de la grandeur du confluent à Ṛṣitīrtha », dans le premier Prabhāsa-kṣetra-māhātmya du Prabhāsa Khaṇḍa du Śrī Skanda Mahāpurāṇa (la Saṃhitā de quatre-vingt-un mille vers).