
Ce chapitre, énoncé par Īśvara, situe le sanctuaire de Kalambeśvara au sein du Prabhāsa-kṣetra grâce à un repère d’orientation. Il est placé dans le secteur vāyavya (nord-ouest), à une distance indiquée comme « deux longueurs d’arc » (dhanus-dvitaya), marquant ainsi sa place dans la géographie sacrée. L’enseignement relie le lieu saint à la pratique : le simple darśana (vision dévotionnelle) et la pūjā (culte) rendus à Kalambeśvara purifient de tous les kilbiṣas (souillures morales) et font de ce Seigneur le destructeur de tous les péchés (sarva-pātaka-nāśana). Un temps particulièrement fécond en mérite est précisé : lorsque Somavāra (lundi) coïncide avec Amāvāsyā (nouvelle lune). Comme règle éthique adjointe au cadre rituel, ceux qui aspirent au fruit du mérite sont invités à pratiquer le dāna par l’hospitalité, en offrant bhojana (nourriture) aux vipras (brahmanes) sur ce lieu. Le chapitre se clôt par le colophon l’identifiant comme le Kalambeśvara-māhātmya au sein du Prabhāsakṣetramāhātmya du Prabhāsa Khaṇḍa.
Verse 1
ईश्वर उवाच । तस्माद्वायव्यदिग्भागे धनुषां द्वितये स्थितम् । कलंबेश्वरनामानं सर्वपातकनाशनम्
Īśvara dit : De là, dans le quartier du nord-ouest, à la distance de deux longueurs d’arc, se trouve le Seigneur nommé Kalaṃbeśvara, destructeur de tous les péchés.
Verse 2
तं दृष्ट्वा पूजयित्वा च मुक्तः स्यात्सर्वकिल्बिषैः । सोमवारे त्वमावास्या तत्रैव बहुपुण्यदा । विप्राणां भोजनं देयं तत्र पुण्य फलेप्सुभिः
L’ayant vu et l’ayant adoré, on est délivré de toutes les fautes. Si, en ce lieu, l’Amāvāsyā (nouvelle lune) tombe un lundi, elle confère un mérite surabondant. Ceux qui désirent le fruit du dharma doivent offrir un repas aux brāhmaṇas en ce même endroit.
Verse 310
इति श्रीस्कान्दे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां सप्तमे प्रभासखण्डे प्रथमे प्रभासक्षेत्रमाहात्म्ये कलंबेश्वरमाहात्म्य वर्णनंनाम दशोत्तरत्रिशततमोऽध्यायः
Ainsi s’achève, dans le vénérable Śrī Skanda Mahāpurāṇa—au sein de la Saṃhitā de quatre-vingt-un mille vers—dans le septième Prabhāsa-khaṇḍa, dans le premier Prabhāsakṣetra-māhātmya, le trois-cent-dixième chapitre, intitulé «Récit de la gloire de Kalaṃbeśvara».