Adhyaya 77
Avanti KhandaReva KhandaAdhyaya 77

Adhyaya 77

Cet adhyāya expose l’enseignement théologico‑rituel de Śrī Mārkaṇḍeya au sujet de Bhīmeśvara, présenté comme un tīrtha qui opère le pāpa‑kṣaya (effacement du péché) et que fréquentent des assemblées de sages observant des disciplines de bon augure. Il décrit une suite de pratiques : se rendre à Bhīmeśvara ; se baigner au tīrtha ; garder l’upavāsa (jeûne) et la jitendriyatā (maîtrise des sens) ; puis accomplir le mantra‑japa, notamment le « mantra d’une seule syllabe » (ekākṣara), les bras levés tant que le soleil est présent, en austérité diurne. Le texte énonce ensuite des phala (fruits spirituels) gradués concernant la destruction des fautes accumulées, y compris celles de nombreuses naissances, et loue la puissance purificatrice du Gāyatrī‑japa. L’efficacité de la récitation répétée—védique ou mondaine (vaidika/laukika)—est comparée au feu qui consume l’herbe sèche et brûle les impuretés. Une mise en garde éthique est ajoutée : qu’on ne commette pas le mal en se prévalant d’un « pouvoir divin » comme prétexte ; l’ignorance peut être vite détruite, mais la faute n’en est pas pour autant légitimée. Enfin, il est affirmé que la charité donnée selon ses moyens en ce tīrtha procure des résultats akṣayya (impérissables).

Shlokas

Verse 1

श्रीमार्कण्डेय उवाच । भीमेश्वरं ततो गच्छेत्सर्वपापक्षयंकरम् । सेवितं ऋषिसङ्घैश्च भीमव्रतधरैः शुभैः

Śrī Mārkaṇḍeya dit : « Ensuite, qu’on se rende à Bhīmeśvara, lieu sacré qui opère la destruction de tous les péchés. Il est honoré par des assemblées de ṛṣi et par les pieux observants du Bhīma-vrata ».

Verse 2

तत्र तीर्थे तु यः स्नात्वा सोपवासो जितेन्द्रियः । जपेदेकाक्षरं मन्त्रमूर्ध्वबाहुर्दिवाकरे

En ce tīrtha, quiconque se baigne puis, jeûnant et les sens maîtrisés, récite le mantra d’une seule syllabe, les bras levés vers le Soleil—

Verse 3

तस्य जन्मार्जितं पापं तत्क्षणादेव नश्यति । सप्तजन्मार्जितं पापं गायत्र्या नश्यते ध्रुवम्

Pour lui, le péché amassé en cette vie même est détruit à l’instant; et le péché accumulé durant sept naissances est assurément anéanti par la Gāyatrī.

Verse 4

दशभिर्जन्मभिर्जातं शतेन तु पुरा कृतम् । सहस्रेण त्रिजन्मोत्थं गायत्री हन्ति किल्बिषम्

La Gāyatrī terrasse le péché : celui né de dix naissances, celui commis jadis sur cent (naissances), et celui issu de trois naissances, fût-il accumulé par mille.

Verse 5

वैदिकं लौकिकं वापि जाप्यं जप्तं नरेश्वर । तत्क्षणाद्दहते सर्वं तृणं तु ज्वलनो यथा

Ô seigneur des hommes, que le japa soit védique ou profane, une fois récité il brûle tout à l’instant, comme le feu consume l’herbe sèche.

Verse 6

न देवबलमाश्रित्य कदाचित्पापमाचरेत् । अज्ञानान्नश्यते क्षिप्रं नोत्तरं तु कदाचन

Qu’on ne commette jamais de péché en s’appuyant sur «la puissance des dieux». S’il est fait par ignorance, il peut être détruit promptement; mais ensuite, il n’y a jamais d’excuse.

Verse 7

तत्र तीर्थे तु यो दानं शक्तिमाश्रित्य चाचरेत् । तदक्षय्यफलं सर्वं जायते पाण्डुनन्दन

En ce tīrtha, quiconque accomplit l’aumône selon sa capacité, tout son fruit devient impérissable, ô fils de Pāṇḍu.

Verse 77

। अध्याय

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