
Mārkaṇḍeya décrit un tīrtha « d’une splendeur suprême » sur la rive nord de la Revā (Narmadā), attribué à Ravi, le Soleil. Le chapitre présente ce lieu comme un moyen de pāpa-kṣaya (dissipation des fautes) et comme un siège d’une présence solaire continue : Bhāskara y demeurerait par une portion de lui-même (svāṁśena), établi sur la rive septentrionale au sein du paysage de la Narmadā. Vient ensuite une prescription calendaire : se baigner rituellement (snāna) à certains jours lunaires, surtout le sixième (ṣaṣṭhī), le huitième (aṣṭamī) et le quatorzième (caturdaśī), et accomplir avec dévotion le śrāddha pour les défunts (preteṣu bhaktitaḥ). Le fruit est énoncé en degrés : purification immédiate et élévation au Sūrya-loka, puis retour du ciel pour renaître dans une « famille pure », avec richesse et exemption de maladie au fil des naissances. Le chapitre relie ainsi lieu, temps, rite et conséquence karmique en un enseignement bref de tīrtha-māhātmya.
Verse 1
श्रीमार्कण्डेय उवाच । रेवाया उत्तरे कूले तीर्थं परमशोभनम् । रविणा निर्मितं पार्थ सर्वपापक्षयंकरम्
Śrī Mārkaṇḍeya dit : Ô fils de Pṛthā, sur la rive septentrionale de la Revā se trouve un tīrtha d’une splendeur suprême, établi par Ravi, le Soleil, qui anéantit tous les péchés.
Verse 2
स्वांशेन भास्करस्तत्र तिष्ठते चोत्तरे तटे । सर्वव्याधिहरः पुंसां नर्मदायां व्यवस्थितः
Là, sur la rive du nord, Bhāskara demeure par une part de sa propre essence; établi sur la Narmadā, il ôte toutes les maladies des hommes.
Verse 3
षष्ठ्यांषष्ठ्यां नृपश्रेष्ठ ह्यष्टम्यां च चतुर्दशीम् । स्नानं यः कारयेन्मर्त्यः श्राद्धं प्रेतेषु भक्तितः । तस्य पापक्षयः पार्थ सूर्यलोके महीयते
Ô le meilleur des rois : au sixième jour (ṣaṣṭhī), de nouveau au sixième, ainsi qu’au huitième et au quatorzième, le mortel qui se baigne et, avec dévotion, accomplit le śrāddha pour les défunts, ô Pārtha, voit ses péchés consumés et est honoré dans le monde de Sūrya.
Verse 4
ततः स्वर्गाच्च्युतः सोऽपि जायते विमले कुले । धनाढ्यो व्याधिनिर्मुक्तो जीवेज्जन्मनिजन्मनि
Ensuite, même s’il chute du ciel, il renaît dans une lignée pure : riche, délivré de la maladie, et il vit en paix, naissance après naissance.
Verse 70
। अध्याय
Fin du chapitre (adhyāya).