Adhyaya 21
Vayaviya SamhitaUttara BhagaAdhyaya 2143 Verses

शिवाश्रम-नित्यनैमित्तिककर्मविधिः / Śaiva Āśrama-Duties: Daily and Occasional Rites (Morning Purity & Bath Procedure)

L’Adhyāya 21 s’ouvre sur la demande de Kṛṣṇa d’exposer avec précision les devoirs du pratiquant du Śaiva-āśrama selon le śāstra même de Śiva, en distinguant le karma nitya (quotidien) et le karma naimittika (occasionnel). Upamanyu répond par un protocole du matin : se lever à l’aube, méditer sur Śiva avec Ambā (Śakti), puis accomplir les nécessités du corps en un lieu retiré. Le chapitre prescrit la purification (śauca) et le nettoyage des dents, avec des substituts lorsque les bâtonnets dentaires manquent ou sont interdits certains jours lunaires ; il ordonne aussi la purification de la bouche par des rinçages répétés. Il décrit ensuite le “vāruṇa snāna” (bain rituel d’eau) dans une rivière, un bassin, un lac ou à domicile : préparation des matériaux, retrait des souillures externes, usage de la terre (mṛd) pour nettoyer, et assainissement après le bain. Viennent des instructions sur l’habillement et la re-purification, insistant sur des vêtements propres. Le texte fixe des restrictions : brahmacārin, ascète, veuve, etc., doivent éviter les bains parfumés et les pratiques proches de l’ornement. La séquence du bain est ritualisée : upavīta et śikhā nouée, immersion, ācamanā, dépôt d’un “tri-maṇḍala” dans l’eau, japa de mantras sous l’eau, souvenir de Śiva, puis abhiṣeka de soi avec l’eau sanctifiée—faisant de la routine corporelle une discipline śaiva centrée sur le mantra.

Shlokas

Verse 1

कृष्ण उवाच । भगवञ्छ्रोतुमिच्छामि शिवाश्रमनिषेविणाम् । शिवशास्त्रोदितं कर्म नित्यनैमित्तिकं तथा

Kṛṣṇa dit : «Ô vénérable, je souhaite entendre parler de ceux qui demeurent dans la sainte discipline de Śiva : les devoirs enseignés par les Śiva-śāstra, tant les observances quotidiennes (nitya) que les rites occasionnels (naimittika).»

Verse 2

उपमन्युरुवाच । प्रातरुत्थाय शयनाद्ध्यात्वा देवं सहाम्बया । विचार्य कार्यं निर्गच्छेद्गृहादभ्युदिते ऽरुणे

Upamanyu dit : «S’étant levé à l’aube de sa couche, après avoir médité le Seigneur avec la Mère (Ambā) et réfléchi aux devoirs à accomplir, qu’on sorte de la maison lorsque s’est levée l’aurore rosée.»

Verse 3

अबाधे विजने देशे कुर्यादावश्यकं ततः । कृत्वा शौचं विधानेन दंतधावनमाचरेत्

Dans un lieu retiré, à l’abri de toute gêne, qu’on s’acquitte d’abord des nécessités du corps. Ensuite, après s’être purifié selon la règle, qu’on se nettoie les dents.

Verse 4

अलाभे दंतकाष्ठानामष्टम्यादिदिनेषु च । अपां द्वादशगण्डूषैः कुर्यादास्यविशोधनम्

Quand on ne dispose pas de brindilles pour se nettoyer les dents—et aussi aux jours d’observance tels que le huitième lunaire (aṣṭamī)—qu’on purifie la bouche en la rinçant douze fois avec de l’eau.

Verse 5

आचम्य विधिवत्पश्चाद्वारुणं स्नानमाचरेत् । नद्यां वा देवखाते वा ह्रदे वाथ गृहे ऽपि वा

Après avoir accompli l’ācamana selon le rite, qu’on pratique ensuite le bain de Vāruṇa (purification par l’eau). On peut le faire dans une rivière, dans un canal sacré (devakhāta), dans un lac, ou même à la maison.

Verse 6

स्नानद्रव्याणि तत्तीरे स्थापयित्वा बहिर्मलम् । व्यापोह्य मृदमालिप्य स्नात्वा गोमयमालिपेत्

Après avoir déposé les objets du bain sur la rive de cette eau sacrée, qu’on ôte d’abord les souillures extérieures ; puis, s’enduisant de terre purificatrice, qu’on se baigne, et après le bain qu’on s’oigne de bouse de vache, purifiante.

Verse 7

स्नात्वा पुनः पुनर्वस्त्रं त्यक्त्वावाथ विशोध्य च । सुस्नातो नृपवद्भूयः शुद्धं वासो वसीत च

Après s’être baigné encore et encore, qu’il rejette le vêtement souillé, ou bien qu’il le purifie soigneusement. Puis, pleinement purifié—tel un roi—qu’il revête de nouveau des habits propres.

Verse 8

मलस्नानं सुगंधाद्यैः स्नानं दन्तविशोधनम् । न कुर्याद्ब्रह्मचारी च तपस्वी विधवा तथा

Un brahmacārin, un ascète, et de même une veuve ne doivent pas se complaire dans des bains luxueux aux parfums et autres raffinements ; ni se livrer à des nettoyages de coquetterie, tels qu’un polissage élaboré des dents.

Verse 9

सोपवीतश्शिखां बद्धा प्रविश्य च जलांतरम् । अवगाह्य समाचांतो जले न्यस्येत्त्रिमंडलम्

Portant le cordon sacré (yajñopavīta) et la mèche rituelle (śikhā) dûment nouée, qu’il entre dans l’eau. Après s’y être immergé, s’être baigné et avoir apaisé et purifié son for intérieur, qu’il y dépose les trois cercles sacrés (trimandala), se préparant au culte de Śiva selon l’ordre rituel.

Verse 10

सौम्ये मग्नः पुनर्मंत्रं जपेच्छक्त्या शिवं स्मरेत् । उत्थायाचम्य तेनैव स्वात्मानमभिषेचयेत्

Plongé dans l’eau de bon augure, qu’il répète de nouveau le mantra de toute sa vigueur et se souvienne de Śiva. Puis, se relevant et accomplissant l’ācāmana, qu’il s’asperge et se baigne lui-même avec cette même eau, purifiant l’âme incarnée par la mémoire de Śiva.

Verse 11

गोशृंगेण सदर्भेण पालाशेन दलेन वा । पाद्मेन वाथ पाणिभ्यां पञ्चकृत्वस्त्रिरेव वा

Avec une corne de vache, avec l’herbe sacrée darbha, avec une feuille de palāśa ou avec un lotus —ou même avec ses propres mains— on accomplira l’offrande/l’aspersion à plusieurs reprises, cinq fois ou au moins trois.

Verse 12

उद्यानादौ गृहे चैव वर्धन्या कलशेन वा । अवगाहनकाले ऽद्भिर्मंत्रितैरभिषेचयेत्

Dans un jardin ou au sein de la maison, à l’aide d’un vase d’aspersion ou d’un kalaśa (pot d’eau), on baignera en versant une eau sanctifiée par les mantras, surtout au moment de l’immersion rituelle, afin de purifier corps et esprit pour le culte de Śiva.

Verse 13

अथ चेद्वारुणं कर्तुमशक्तः शुद्धवाससा । आर्द्रेण शोधयेद्देहमापादतलमस्तकम्

Si l’on est incapable d’accomplir le rite de purification par l’eau (vāruṇa), alors—revêtu de vêtements propres—on purifiera le corps avec un linge humide, des plantes des pieds jusqu’au sommet de la tête.

Verse 14

आग्नेयं वाथ वा मांत्रं कुर्यात्स्नानं शिवेन वा । शिवचिंतापरं स्नानं युक्तस्यात्मीयमुच्यते

On peut accomplir le bain-mantra Agneya (lié au feu), ou le bain-mantra avec le mantra de Śiva. Mais le bain accompli l’esprit entièrement voué à la contemplation de Śiva est appelé le bain véritablement « sien »—le bain intérieur du chercheur discipliné.

Verse 15

स्वसूत्रोक्तविधानेन मंत्राचमनपूर्वकम् । आचरेद्ब्रह्मयज्ञांतं कृत्वा देवादितर्पणम्

Selon la procédure énoncée dans son propre Gṛhya-sūtra, et en commençant par l’ācamana—siroter l’eau avec le mantra—on doit accomplir le Brahma-yajña. Cela fait, on offrira ensuite les tarpaṇa, rites de satisfaction, aux dieux et aux autres, tels les ṛṣi et les ancêtres.

Verse 16

मंडलस्थं महादेवं ध्यात्वाभ्यर्च्य यथाविधि । दद्यादर्घ्यं ततस्तस्मै शिवायादित्यरूपिणे

Après avoir médité Mahādeva demeurant dans l’orbe solaire (maṇḍala) et L’avoir adoré selon le rite prescrit, qu’on offre ensuite l’arghya à ce Śiva qui a pris la forme du Soleil.

Verse 17

अथ वैतत्स्वसूत्रोक्तं कृत्वा हस्तौ विशोधयेत् । करन्यासं ततः कृत्वा सकलीकृतविग्रहः

Ensuite, après avoir accompli ce qu’énonce son propre sūtra rituel, qu’on purifie les deux mains. Puis, ayant effectué le kara-nyāsa, l’adorateur—dont le corps a été « rendu complet » par le mantra et le nyāsa—poursuit la pratique.

Verse 18

वामहस्तगतांभोभिर्गंधसिद्धार्थकान्वितैः । कुशपुंजेन वाभ्युक्ष्य मूलमंत्रसमन्वितैः

Ensuite, avec l’eau tenue dans la main gauche—mêlée de substances parfumées et de graines blanches de moutarde—qu’on asperge le lieu du culte ou la base sacrée à l’aide d’une touffe d’herbe kuśa, tout en récitant le mantra racine (mūla-mantra) de Śiva.

Verse 19

आपोहिष्ठादिभिर्मन्त्रैः शेषमाघ्राय वै जलम् । वामनासापुटेनैव देवं संभावयेत्सितम्

Puis, avec les mantras commençant par « Āpo hi ṣṭhā… », qu’on inhale doucement l’eau restante ; et, par la seule narine gauche, qu’on contemple et invoque avec constance le Seigneur Śiva, faste et rayonnant.

Verse 20

अर्घमादाय देहस्थं सव्यनासापुटेन च । कृष्णवर्णेन बाह्यस्थं भावयेच्च शिलागतम्

Prenant l’arghya (offrande rituelle) qui demeure dans son propre corps et l’envoyant au-dehors par la narine gauche, le pratiquant doit méditer qu’il se manifeste extérieurement—d’une teinte sombre—et qu’il est entré dans la pierre sacrée, le Śiva-liṅga.

Verse 21

तर्पयेदथ देवेभ्य ऋषिभिश्च विशेषतः । भूतेभ्यश्च पितृभ्यश्च दद्यादर्घ्यं यथाविधि

Ensuite, selon le rite prescrit, qu’on offre le tarpaṇa pour satisfaire les Devas et—tout particulièrement—les Ṛṣis ; et qu’on présente aussi, comme il convient, l’offrande d’arghya aux êtres vivants et aux Pitṛs (ancêtres). Ainsi, l’adorateur harmonise tous les ordres de l’existence, tout en demeurant dévoué à Śiva, le Seigneur suprême (Pati).

Verse 22

रक्तचंदनतोयेन हस्तमात्रेण मंडलम् । सुवृत्तं कल्पयेद्भूमौ रक्तचूर्णाद्यलंकृतम्

Avec de l’eau mêlée de santal rouge, qu’on trace sur le sol un maṇḍala circulaire d’une empan, parfaitement rond, puis qu’on l’orne de poudres rouges et d’autres parures.

Verse 23

तत्र संपूजयेद्भानुं स्वकीयावरणैः सह । स्वखोल्कायेति मंत्रेण सांगतस्सुखसिद्धये

Là, qu’on rende un culte dû à Bhānu, le Soleil, avec sa propre suite de divinités. Dans l’ordre rituel convenable, qu’on le fasse avec le mantra « svakholkāya », pour obtenir le bien-être et l’accomplissement réussi.

Verse 24

पुनश्च मंडलं कृत्वा तदंगैः परिपूज्य च । तत्र स्थाप्य हेमपात्रं मागधप्रस्थसंमितम्

Puis, de nouveau, après avoir tracé le maṇḍala sacré et l’avoir honoré selon ses éléments prescrits, qu’on y place un vase d’or, mesuré selon l’étalon du prastha de Māgadha.

Verse 25

पूरयेद्गंधतोयेन रक्तचंदनयोगिना । रक्तपुष्पैस्तिलैश्चैव कुशाक्षतसमन्वितैः

Qu’on remplisse (et offre) une eau parfumée mêlée de pâte de santal rouge, avec des fleurs rouges et du sésame, accompagnés d’herbe kuśa et de grains de riz intacts (akṣata) ; ainsi s’achève le culte prescrit à Śiva.

Verse 26

दूर्वापामार्गगव्यैश्च केवलेन जलेन वा । जानुभ्यां धरणीं गत्वा नत्वा देवं च मंडले

Avec l’herbe dūrvā, l’apāmārga et les produits de la vache—ou même avec de l’eau pure seule—qu’on s’abaisse à terre sur les deux genoux et, s’inclinant avec révérence, rende hommage au Seigneur dans le maṇḍala consacré.

Verse 27

कृत्वा शिरसि तत्पात्रं दद्यादर्घ्यं शिवाय तत् । अथवांजलिना तोयं सदर्भं मूलविद्यया

Plaçant ce vase sur la tête en signe de révérence, qu’il offre cet arghya au Seigneur Śiva. Ou bien, les mains jointes en coupe, qu’il offre de l’eau avec l’herbe sacrée darbha, la sanctifiant par le mantra racine.

Verse 28

उत्क्षिपेदम्बरस्थाय शिवायादित्यमूर्तये । कृत्वा पुनः करन्यासं करशोधनपूर्वकम्

Ensuite, après avoir d’abord purifié les mains, qu’il accomplisse de nouveau le kara-nyāsa et qu’il offre vers le haut à Śiva qui demeure dans le ciel—Śiva dont la forme est le Soleil (Āditya).

Verse 29

बुद्ध्वेशानादिसद्यांतं पञ्चब्रह्ममयं शिवम् । गृहीत्वा भसितं मन्त्रैर्विमृज्याङ्गानि संस्पृशेत्

Ayant compris Śiva comme l’Être constitué des Cinq-Brahman—commençant par Īśāna et s’achevant en Sadyojāta—qu’on prenne le bhasma, la cendre sacrée, et, en récitant les mantras, qu’on l’étale et qu’on touche les membres du corps pour les sanctifier.

Verse 30

या दिनांतैश्शिरोवक्त्रहृद्गुह्यचरणान्क्रमात् । ततो मूलेन सर्वांगमालभ्य वसनान्तरम्

À la fin du jour, qu’on s’oigne de vibhūti (cendre sacrée) selon l’ordre prescrit sur la tête, le visage, le cœur, la région secrète et les pieds ; puis, par le mantra racine, qu’on touche et sanctifie tout le corps, et qu’ensuite on revête des vêtements neufs.

Verse 31

परिधाय द्विराचम्य प्रोक्ष्यैकादशमन्त्रितैः । जलैराच्छाद्य वासो ऽयद्द्विराचम्य शिवं स्मरेत्

Après avoir revêtu le vêtement, qu’on accomplisse deux fois l’ācamana ; puis, l’ayant aspergé d’eau consacrée par les onze mantras et ayant recouvert (purifié) l’étoffe de cette eau, qu’on accomplisse encore deux fois l’ācamana et qu’on se souvienne du Seigneur Śiva.

Verse 32

पुनर्न्यस्तकरो मन्त्री त्रिपुंड्रं भस्मना लिखेत् । अवक्रमाय तं व्यक्तं ललाटे गन्धवारिणा

Alors, le dévot connaisseur des mantras, ayant de nouveau disposé ses mains selon l’ordre rituel, doit tracer le Tripuṇḍra avec la cendre sacrée (bhasma). Ensuite, avec une eau parfumée, qu’il le marque nettement sur le front, afin qu’il soit distinct, bien formé et manifeste.

Verse 33

वृत्तं वा चतुरस्रं वा बिन्दुमर्धेन्दुमेव वा । ललाटे यादृशं पुण्ड्रं लिखितं भस्मना पुनः

Qu’il soit rond, carré, un simple point, ou même en forme de demi-lune—quel que soit le puṇḍra retracé sur le front avec la cendre sacrée (bhasma), qu’on le reconnaisse comme le signe de bon augure pour le dévot.

Verse 34

तादृशं भुजयोर्मूर्ध्नि स्तनयोरंतरे लिखेत् । सर्वांगोद्धूलनं चैव न समानं त्रिपुण्ड्रकैः

Qu’on trace ce même signe sur les deux bras, sur la tête et dans l’espace entre les seins. Même l’onction de cendre sur tout le corps n’égale pas l’excellence des marques du Tripuṇḍra.

Verse 35

तस्मात्त्रिपुण्ड्रमेवैकं लिखेदुद्धूलनं विना । रुद्राक्षान्धारयेद्मूर्ध्नि कंठे श्रोते करे तथा

C’est pourquoi il faut tracer uniquement le Tripuṇḍra, même sans l’onction totale de cendre. Et l’on doit aussi porter des graines de Rudrākṣa : sur la tête, au cou, aux oreilles, et de même aux mains.

Verse 36

सुवर्णवर्णमच्छिन्नं शुभं नान्यैर्धृतं शुभम् । विप्रादीनां क्रमाच्छ्रेष्ठं पीतं रक्तमथासितम्

Il doit être d’une teinte d’or, intact et de bon augure : un signe auspicious que nul autre ne porte. Pour le brāhmaṇa et les autres varṇa, selon l’ordre prescrit, les meilleures couleurs sont : le jaune, puis le rouge, puis le noir.

Verse 37

तदलाभे यथालाभं धारणीयमदूषितम् । तत्रापि नोत्तरं नीचैर्धार्यं नीचमथोत्तरैः

Si cette observance ou cet objet idéal n’est pas accessible, qu’on adopte, selon ce qui est disponible, ce qui demeure pur et sans souillure. Même alors, que celui de qualification moindre ne prenne pas ce qui relève d’une discipline plus haute ; et que celui de qualification supérieure n’adopte pas ce qui est inférieur.

Verse 38

नाशुचिर्धारयेदक्षं सदा कालेषु धारयेत् । इत्थं त्रिसंध्यमथवा द्विसंध्यं सकृदेव वा

Celui qui n’est pas pur ne doit pas porter le rudrākṣa. Qu’il le porte plutôt aux moments convenables. Ainsi, on peut le porter aux trois sandhyās quotidiennes, ou à deux sandhyās, ou même une seule fois (par jour).

Verse 39

कृत्वा स्नानादिकं शक्त्या पूजयेत्परमेश्वरम् । प्रजास्थानं समासाद्य बद्ध्वा रुचिरमासनम्

Après avoir accompli, selon ses forces, le bain et les autres observances de purification, qu’on adore Parameśvara (le Seigneur Śiva). Puis, s’approchant du lieu convenable pour le rite, qu’on dispose un siège propre et harmonieux.

Verse 40

ध्यायेद्देवं च देवीं च प्राङ्मुखो वाप्युदङ्मुखः । श्वेतादीन्नकुलीशांतांस्तच्छिष्यान्प्रणमेद्गुरुम्

Tourné vers l’est — ou bien vers le nord — qu’on médite sur le Seigneur et la Déesse. Puis, avec révérence, qu’on se prosterne devant le Guru, ainsi que devant sa lignée de transmission — de Śveta jusqu’à Nakulīśa — et devant leurs disciples.

Verse 41

पुनर्देवं शिवं नत्वा ततो नामाष्टकं जपेत् । शिवो महेश्वरश्चैव रुद्रो विष्णुः पितामहः

Ensuite, s’étant de nouveau prosterné devant le Seigneur Śiva, qu’on récite alors l’hymne octuple de Ses Noms : « Śiva, Maheśvara, Rudra, Viṣṇu, et Pitāmaha (Brahmā)… »

Verse 42

संसारवैद्यस्सर्वज्ञः परमात्मेति चाष्टकम् । अथवा शिवमेवैकं जपित्वैकादशाधिकम्

On peut aussi réciter l’octuple d’épithètes : «Médecin du saṃsāra, Omniscient, et Soi suprême (Paramātman)». Ou bien, qu’on répète simplement l’unique Nom «Śiva» onze fois (et davantage).

Verse 43

प्रकुर्वीत करन्यासं करशोधनपूर्वकम्

Après avoir d’abord accompli la purification des mains, qu’on exécute ensuite le kara-nyāsa, la pose rituelle de la puissance du mantra sur les mains.

Frequently Asked Questions

Rather than a mythic episode, the chapter is a didactic dialogue: Kṛṣṇa asks Upamanyu for Śaiva-āśrama duties, and Upamanyu delivers a prescriptive ritual routine (especially morning purification and bathing).

The procedure sacralizes ordinary bodily acts by binding them to mantra and Śiva-smaraṇa: external cleansing (earth, water, ācamanā) becomes an inner reorientation, culminating in self-abhiṣeka with ritually conditioned water.

Śiva is explicitly contemplated together with Ambā/Śakti, indicating a paired devotional focus (Śiva-Śakti) even within routine purity rites.