Adhyaya 27
Uma SamhitaAdhyaya 2738 Verses

Vāyu-jaya (Prāṇa-vijaya) and Yogic Mastery over Time — वायुजय (प्राणविजय) तथा कालजय

L’Adhyāya 27 prend la forme d’un dialogue direct où Devī interroge Śaṃkara sur l’accomplissement yogique nommé « vāyostu padam » (l’état/le domaine de Vāyu issu du yogākāśa). Śaṃkara répond qu’il s’agit d’un enseignement déjà transmis pour le bien des yogins, et relie la maîtrise du prāṇa à la victoire sur kāla (le temps/la mort). L’ossature technique du chapitre est le prāṇāyāma et la dhāraṇā : le prāṇa est dit demeurer dans le cœur, associé au feu tout en étant omniprésent, et constituer la base opérative de la connaissance, de la vigueur et des fonctions du corps. Le yogin est exhorté à rester établi en dhāraṇā afin de dépasser la vieillesse (jarā) et la mort (mṛtyu), par un contrôle du souffle discipliné, comparé au soufflet du forgeron. L’intégration mantrique apparaît dans une définition du prāṇāyāma utilisant la Gāyatrī avec les vyāhṛti et des cycles respiratoires prolongés. La conclusion oppose les cycles cosmiques (soleil, lune, planètes) qui « reviennent » aux yogins absorbés en méditation qui ne « retournent » pas, soulignant la libération comme irréversibilité par la stabilité yogique.

Shlokas

Verse 1

देव्युवाच । वायोस्तु पदमाप्नोति योगाकाशसमुद्भवम् । तन्मे सर्वं समाचक्ष्व प्रसन्नस्त्वं यदि प्रभो

La Déesse dit : « Ô Seigneur, on parle de l’état obtenu par Vāyu, né de l’éther yogique (yogākāśa). Si Tu es bienveillant, explique-m’en tout cela en entier. »

Verse 2

शंकर उवाच । पुरा मे सर्वमाख्यातं योगिनां हितकाम्यया । कालं जिगाय यस्सम्यग्वायोर्लिंगं यथा भवेत्

Śaṅkara dit : Jadis, pour le bien des yogins, j’ai déjà tout exposé — comment celui qui est véritablement établi dans le Yoga triomphe du Temps (Kāla), et comment le Liṅga de Vāyu doit être connu et vénéré.

Verse 3

तेन ज्ञात्वा दिनं योगी प्राणायामपरः स्थितः । स जयत्यागतं कालं मासार्द्धेनैव सुंदरि

Ayant ainsi connu la juste mesure du jour, le yogin demeure fermement voué au prāṇāyāma. Ô Belle, par cette discipline il triomphe du temps qui vient à lui—oui, en à peine un mois et demi.

Verse 4

हृत्स्थो वायुस्सदा वह्नेर्दीपकस्सोऽनुपावकः । स बाह्याभ्यंतरो व्यापी वायुस्सर्वगतो महान्

Le Vāyu, le Souffle vital établi dans le cœur, attise sans cesse le feu intérieur, telle une lampe et sa flamme servante. Ce Vāyu pénètre l’extérieur comme l’intérieur ; il est le grand principe qui se répand partout.

Verse 5

ज्ञानविज्ञानमुत्साहः सर्वं वायोः प्रवर्तते । येनेह निर्जितो वायुस्तेन सर्वमिदं जगत्

La connaissance et la sagesse réalisée, avec tout élan et toute entreprise, procèdent de la puissance du prāṇa, le souffle vital. Celui qui, ici même, a vaincu ce vent intérieur, celui-là obtient la maîtrise de tout ce monde incarné.

Verse 6

धारणायां सदा तिष्ठेज्जरामृत्युजिघांसया । योगी योगरतः सम्यग्धारणाध्यानतत्परः

Dans l’intention de vaincre la vieillesse et la mort, le yogin doit demeurer sans cesse établi dans la dhāraṇā, la concentration intérieure stable. Vraiment voué au Yoga, qu’il se consacre avec justesse à la dhāraṇā et au dhyāna, l’absorption méditative ; par cette discipline du dedans, les liens qui enchaînent l’âme se relâchent et le Seigneur, Pati, est réalisé.

Verse 7

लोहकारो यथा भस्त्रामापूर्य्य मुखतो मुने । साधयेद्वायुना कर्म तद्वद्योगी समभ्यसेत्

Ô sage, de même que le forgeron remplit le soufflet par la bouche et accomplit son ouvrage par la force de l’air, ainsi le yogin doit s’exercer sans cesse et maîtriser la discipline du souffle vital (prāṇa).

Verse 8

देवस्सहस्रके नेत्रपादहस्तसहस्रकः । ग्रंथीन्हि सर्वमावृत्य सोऽग्रे तिष्ठेद्दशांगुलम्

Le Deva demeurant au-dedans—pourvu de mille yeux, de mille pieds et de mille mains—enveloppant tous les nœuds subtils (granthi), se tient en avant, à dix largeurs de doigt de la région du cœur, telle une Présence intérieure qui guide.

Verse 9

गायत्रीं शिरसा सार्द्धं जपेद्व्याहृतिपूर्विकाम् । त्रिवारमायतप्राणाः प्राणायामस्स उच्यते

On doit réciter la Gāyatrī, avec le Śiras (la portion de la tête), précédée des vyāhṛtis. Lorsque le souffle est ainsi prolongé avec stabilité trois fois, cela s’appelle prāṇāyāma.

Verse 10

गतागता निवर्तंते चन्द्रसूर्यादयो ग्रहाः । अद्यापि न निवर्तंते योगध्यानपरायणाः

La Lune, le Soleil et les autres planètes reviennent sans cesse, selon leurs cycles d’aller et de retour. Mais, aujourd’hui encore, ceux qui se vouent entièrement au yoga et à la méditation ne se détournent pas de leur absorption intérieure.

Verse 11

शतमब्दं तपस्तप्त्वा कुशाग्रापः पिबेद्द्विजः । तदाप्नोति फलं देवि विप्राणां धारणैकया

Ô Déesse, un deux-fois-né qui accomplit des austérités durant cent ans et ne boit que l’eau recueillie aux pointes de l’herbe kuśa obtient ce même fruit que les brāhmaṇas atteignent par un seul acte de dhāraṇā (maintien intérieur ferme).

Verse 12

यो द्विजः कल्यमुत्थाय प्राणायामैकमाचरेत् । सर्वं पापं निहंत्याशु ब्रह्मलोकं स गच्छति

Le dvija qui se lève à l’heure propice de l’aube et accomplit ne fût-ce qu’une seule pratique de prāṇāyāma détruit vite tout péché et atteint Brahmaloka.

Verse 13

योऽतंद्रितस्सदैकांते प्रणायामपरो भवेत् । जरां मृत्युं विनिर्जित्य वायुगः खेचरीति सः

Celui qui, infatigable et toujours dans la solitude, se voue à la discipline du prāṇāyāma — ayant vaincu la vieillesse et la mort — devient maître du souffle vital ; on l’appelle alors « khecarī », celui qui se meut dans le ciel.

Verse 14

सिद्धस्य भजते रूपं कांतिं मेधां पराक्रमम् । शौर्यं वायुसमो गत्या सौख्यं श्लाघ्यं परं सुखम्

Il atteint l’état accompli du siddha : il est doté d’une forme gracieuse, d’une radiance, d’une intelligence et d’une vaillance puissante. Son courage devient inébranlable, son mouvement rapide comme le vent, et il obtient un bien-être digne de louange — la félicité suprême.

Verse 15

एतत्कथितमशेषं वायोस्सिद्धिं यदाप्नुते योगी । यत्तेजसोऽपि लभते तत्ते वक्ष्यामि देवेशि

Ainsi ai-je décrit sans reste la siddhi du yogin, la maîtrise de l’élément du vent. À présent, ô Déesse souveraine, je te dirai aussi la siddhi du tejas, la puissance lumineuse, qu’il en vient à obtenir.

Verse 16

स्थित्वा सुखासने स्वे शेते जनवचनहीने तु । शशिरवियुतया तेजः प्रकाशयन्मध्यमे देशे

Assis sur son propre sukhāsana, il demeura en repos dans un lieu silencieux, exempt des paroles des hommes. Et par un tejas qui ne venait pas de la lune, il illumina la région médiane.

Verse 17

वह्निगतं भ्रूमध्ये प्रकाशते यस्त्वतंद्रितो योगी । दीपहीनध्वांत पश्येन्न्यूनमसंशयं लोके

Pour le yogin vigilant, sans relâche, le feu demeurant entre les sourcils se met à rayonner. Sans aucun doute, en ce monde, il voit même l’obscurité sans lampe comme si elle était amoindrie.

Verse 18

नेत्रे करशाखाभिः किंचित्संपीड्य यत्नतो योगी । तारं पश्यन्ध्यायेन्मुहूर्तमर्द्धं तमेकभावोऽपि

En pressant doucement les yeux, un peu, avec les phalanges des doigts, le yogin, avec soin et effort, doit fixer la ‘tāra’ intérieure et méditer durant un demi-muhūrta ; même ainsi, il devient d’un seul état, unifié en cette Réalité.

Verse 19

ततस्तु तमसि ध्यायन्पश्यते ज्योतिरैश्वरम् । श्वेतं रक्तं तथा पीतं कृष्णमिन्द्रधनुष्प्रभम्

Alors, méditant dans l’obscurité de l’absorption intérieure, on contemple la Lumière souveraine du Seigneur—blanche, rouge, jaune et noire, rayonnante comme un arc-en-ciel.

Verse 20

भुवोर्मध्ये ललाटस्थं बालार्कसमतेजसम् । तं विदित्वा तु कामांगी क्रीडते कामरूपधृक्

Placée sur le front, entre les sourcils, elle resplendit de l’éclat du soleil levant. Connaissant ce siège sacré, la belle aux membres gracieux—prenant les formes à volonté—se livre au jeu divin.

Verse 21

कारणप्रशमावेशं परकायप्रवेशनम् । अणिमादिगुणावाप्तिर्मनसा चावलोकनम्

Entrer dans l’état où s’apaisent les impulsions causales, pénétrer un autre corps, acquérir des pouvoirs tels qu’aṇimā et les autres, et percevoir au loin ou le subtil par l’esprit : tels sont les accomplissements yogiques évoqués ici.

Verse 22

दूरश्रवण विज्ञानमदृश्यं बहुरूपधृक् । सतताभ्यासयोगेन खेचरत्वं प्रजायते

Par le yoga d’une pratique ininterrompue, naissent les pouvoirs d’entendre au loin, la connaissance subtile, l’invisibilité, la prise de multiples formes, et le siddhi de khecaratva : se mouvoir dans le ciel.

Verse 23

श्रुताध्ययनसंपन्ना नानाशास्त्रविशारदाः । ज्ञानिनोऽपि विमुह्यंते पूर्वकर्मवशानुगाः

Même ceux qui sont accomplis dans l’écoute et l’étude, versés en de nombreux śāstras et comptés parmi les sages, peuvent tomber dans l’égarement, car ils demeurent soumis à la contrainte de leurs actes passés (karma antérieur).

Verse 24

पश्यंतोऽपि न पश्यंति शृण्वाना बधिरा यथा । यथांधा मानुषा लोके मूढाः पापविमोहिताः

Bien qu’ils aient des yeux, ils ne voient pas vraiment ; bien qu’ils entendent, ils sont comme des sourds. Tels des aveugles dans le monde, ces hommes, fous et abusés, ont l’intelligence voilée par le péché, incapables de reconnaître le Seigneur (Pati) et la voie qui tranche les liens (pāśa).

Verse 25

वेदाहमेतं पुरुषं महांतमादित्यवर्णं तमसः परस्तात् । तमेव विदित्वातिमृत्युमेति नान्यः पंथा विद्यते प्रायणायः

Je connais ce Purusha suprême : grand, rayonnant comme le soleil, au-delà des ténèbres de l’ignorance. En le connaissant, et lui seul, on franchit la mort ; pour la délivrance, il n’est pas d’autre voie.

Verse 26

एष ते कथितः सम्यक्तेजसो विधिरुत्तमः । कालं जित्वा यथा योगी चामरत्वं प्रपद्यते

Ainsi, je t’ai exposé avec justesse la règle suprême concernant le tejas, la splendeur spirituelle. En vainquant Kāla (le Temps), le yogin parvient à l’état d’immortalité, selon l’enseignement de la tradition de Śiva.

Verse 27

इति श्रीशिवमहापुराणे पञ्चम्यामुमासंहितायां कालवंचनशिवप्राप्तिवर्णनं नाम सप्तविंशोऽध्यायः

Ainsi, dans le Śrī Śiva Mahāpurāṇa, au cinquième livre—l’Umāsaṃhitā—s’achève le vingt-septième chapitre, intitulé : «Récit de l’obtention de Śiva en déjouant Kāla (le Temps)».

Verse 28

तुरीया देवि भूतानां योगिनां ध्यानिनां तथा । सुखासने यथास्थानं योगी नियतमानसः

Ô Déesse, le quatrième état (turīya) appartient aux êtres qui sont yogins et méditants. L’esprit maîtrisé, le yogī s’assied dans un āsana aisé, dûment établi en son lieu de pratique.

Verse 29

समुन्नतशरीरोऽपि स बद्ध्वा करसंपुटम् । चञ्च्वाकारेण वक्त्रेण पिबन्वायुं शनैश्शनैः

Tout en gardant le corps bien redressé, il joignit les mains en une coupe. Puis, la bouche en forme de bec, il but lentement et sans hâte le vāyu, le souffle de vie.

Verse 31

पिबन्ननुदिनं योगी न मृत्युवशगो भवेत् । दिव्यकायो महातेजाः पिपासा क्षुद्विवर्जितः

En le buvant chaque jour, le yogī ne tombe pas sous l’empire de la mort. Il obtient un corps divin, d’un grand éclat, et se trouve délivré de la soif et de la faim.

Verse 32

बलेन नागस्तुरगो जवेन दृष्ट्या सुपर्णस्सुश्रुतिस्तु दूरात् । आकुंचिताकुंडलिकृष्णकेशो गंधर्वविद्याधरतुल्यवर्णः

Par la force, il était tel un nāga ; par la vitesse, tel un cheval ; par la vue, tel Suparṇa (Garuḍa) ; et par l’ouïe, il percevait même de loin. Ses cheveux noirs étaient bouclés en anneaux, et son teint ressemblait à celui des Gandharvas et des Vidyādharas.

Verse 33

जीवेन्नरो वर्षशतं सुराणां सुमेधसा वाक्पतिना समत्वम् । एवं चरन् खेचरतां प्रयाति यथेष्टचारी सुखितस्सदैव

Un tel homme vit cent années divines et, par son intelligence excellente, atteint l’égalité avec Vākpati, seigneur de la parole. Vivant ainsi, il obtient le pouvoir de se mouvoir dans le ciel à volonté, d’errer selon son désir et de demeurer toujours dans la joie.

Verse 34

पुनरन्यत्प्रवक्ष्णमि विधानं यत्सुरैरपि । गोपितं तु प्रयत्नेन तच्छृणुष्व वरानने

De nouveau, je vais exposer un autre rite sacré, gardé avec grand soin même par les dieux. Ô toi au visage gracieux, écoute-le avec une attention recueillie.

Verse 35

समाकुंच्याभ्यसेद्योगी रसनां तालुकं प्रति । किंचित्कालांतरेणैव क्रमात्प्राप्नोति लंबिकाम्

En contractant et en exerçant sans cesse la langue vers le palais, le yogin—au bout d’un certain temps—parvient peu à peu à la maîtrise de la lambikā (luette).

Verse 36

ततः प्रस्रवते सा तु संस्पृष्टा शीतलां सुधाम् । पिबन्नेव सदा योगी सोऽमरत्वं हि गच्छति

Alors, lorsqu’elle est touchée, le nectar frais (sudhā) se met à s’écouler. Le yogin, le buvant sans cesse, atteint véritablement l’immortalité—délivré des liens de la mort par la grâce de Śiva, Seigneur des yogins.

Verse 37

रेफाग्रं लंबकाग्रं करतलघटनं शुभ्रपद्मस्य बिन्दोस्तेनाकृष्टा सुधेयं पतति परपदे देवतानंदकारी । सारं संसारतारं कृतकलुषतरं कालतारं सतारं येनेदं प्लावितांगं स भवति न मृतः क्षुत्पिपासाविहीनः

À la pointe du « repha » et à la pointe de la goutte pendante, par l’appui de la paume au point du lotus blanc, le nectar est attiré ; cette essence d’ambroisie s’écoule dans l’état suprême, réjouissant les devas. C’est l’essence même qui fait traverser le saṃsāra, qui lave l’impureté accumulée, qui vainc le Temps et fait passer au-delà de lui. Quand ce corps en est inondé, l’être est comme non soumis à la mort—délivré de la faim et de la soif.

Verse 38

एभिर्युक्ता चतुर्भिः क्षितिधरतनये योगिभिर्वै धरैषा धैर्य्यान्नित्यं कुतोऽन्तं सकलमपि जगद्यत्सुखप्रापणाय । स्वप्ने देही विधत्ते सकलमपि सदा मानयन्यच्च दुःखं स्वर्गे ह्येवं धरित्र्याः प्रभवति च ततो वा स किञ्चिच्चतुर्णाम्

Ô fille de la montagne, lorsque cette Terre est portée par des yogins pourvus de ces quatre appuis, par la constance elle soutient sans cesse l’univers entier afin que les êtres obtiennent la félicité. Même dans le rêve, l’âme incarnée projette et éprouve toute chose, tenant même la souffrance pour réelle ; de même, au ciel, le même schème surgit par la puissance de la nature mondaine. Ainsi, en dehors de ces quatre (appuis), rien d’autre n’est véritablement suffisant.

Verse 39

तस्मान्मंत्रैस्तपोभिर्व्रतनियमयुतैरौषधैर्योगयुक्ता धात्री रक्ता मनुष्यैर्नयविनययुतैर्धर्मविद्भिः क्रमेण । भूतानामादि देवो न हि भवति चलः संयुतो वै चतुर्णां तस्मादेवं प्रवक्ष्ये विधिमनुगदितं छायिकं यच्छिवाख्यम्

Ainsi, la puissance qui soutient (Dhātrī) s’accorde justement—par les mantras, les austérités, les vœux et observances disciplinées, les appuis médicinaux, et la pratique du yoga—lorsque des êtres humains, guidés par la bonne conduite et l’humilité, connaissant le dharma, l’accomplissent pas à pas. Car le Deva primordial de tous les êtres, Śiva, n’est point changeant ; on doit l’approcher comme l’Unique conjoint aux quatre moyens. C’est pourquoi je vais maintenant exposer, selon l’enseignement transmis, la méthode prescrite appelée Chāyika, connue sous le nom de « Śiva ».

Frequently Asked Questions

The chapter argues that prāṇa (vāyu) is not merely a physiological function but a cosmic and soteriological principle: since all vitality, cognition, and effort operate through vāyu, conquering vāyu through prāṇāyāma and dhāraṇā entails conquering kāla (time/death) as experienced in embodied existence.

The description encodes an inner cosmology: the heart-center is treated as the operational locus of prāṇa; its association with ‘fire’ indicates transformative tapas and metabolic/psychic heat; and its pervasion signals that prāṇa links microcosm and macrocosm. Thus, breath-discipline becomes a method for reorganizing the entire psychophysical field, not a localized exercise.

Rather than a new iconographic form, the adhyāya highlights functional roles: Devī as the authoritative inquirer who elicits yogic doctrine, and Śaṃkara as the guru-principle transmitting prāṇa-vidyā. The emphasis is on Śiva as yogeśvara (lord of yoga) and Umā as the revelatory interlocutor shaping practice-oriented theology.