Mārkaṇḍeya’s Request to See Māyā and the Vision of the Cosmic Deluge
खं रोदसी भागणानद्रिसागरान् द्वीपान् सवर्षान् ककुभ: सुरासुरान् । वनानि देशान् सरित: पुराकरान् खेटान् व्रजानाश्रमवर्णवृत्तय: ॥ २८ ॥ महान्ति भूतान्यथ भौतिकान्यसौ कालं च नानायुगकल्पकल्पनम् । यत् किञ्चिदन्यद् व्यवहारकारणं ददर्श विश्वं सदिवावभासितम् ॥ २९ ॥
khaṁ rodasī bhā-gaṇān adri-sāgarān dvīpān sa-varṣān kakubhaḥ surāsurān vanāni deśān saritaḥ purākarān kheṭān vrajān āśrama-varṇa-vṛttayaḥ
Le sage vit l’univers entier : le ciel, les cieux et la terre, les étoiles, les montagnes et les océans, les grandes îles et continents, l’étendue de toutes les directions, les êtres pieux et démoniaques, devas et asuras. Il vit les forêts, les pays, les rivières, les cités et les mines, les villages agricoles et les pâturages, ainsi que les activités professionnelles et spirituelles des diverses divisions du varṇa-āśrama. Il vit aussi les grands éléments et tous leurs dérivés, et le Temps lui-même, qui règle la marche d’innombrables yuga et kalpa au sein des jours de Brahmā. Enfin, il vit tout ce qui est créé pour l’usage de la vie matérielle : tout se manifestait devant lui comme si c’était réel.
This verse describes a comprehensive vision of the cosmos—worlds, directions, gods and demons, lands and societies—indicating that the Lord’s māyā can reveal the entire manifested order as an object of perception.
Śukadeva explains Mārkaṇḍeya Ṛṣi’s extraordinary experience to show how the Supreme Lord’s energy can display the full universe and its social-religious structures, emphasizing the Lord’s supremacy over creation and perception.
By recognizing that worldly arrangements—nature, society, and status—are part of a vast, temporary manifestation, one can cultivate detachment and redirect attention toward devotion to the Supreme Lord, the controller of māyā.