
Rishi: Traditionally associated with speculative Atharvanic seers in the Vrātya/cosmological stratum (exact r̥ṣi assignment varies by anukramaṇī traditions).
Devata: Kāla/Ṛtu (Time/Seasons) or the cosmic person/year as the implicit subject.
Chandas: Mixed/prose-leaning triṣṭubh-jagatī tendencies in this section; not a strict RV-style metrical hymn.
AV 15.3 poursuit la liturgie vrātya‑cosmologique en intronisant le Vrātya sur l’āsandī (siège rituel) et en projetant la souveraineté sur le corps ordonné de l’année. La force de l’hymne tient à la conversion de la liminalité en légitimité : une fois assis, le Vrātya devient l’axe par lequel saisons, ordre social et stabilité rituelle se tiennent ensemble. En affirmant la structure des ṛtu (la juste saisonnalité) et le modèle de la personne/année cosmique, il vise à assurer prospérité, protection et un monde politico‑rituel stable.
Mantra 1
स सं॑वत्स॒रमू॒र्ध्वोऽतिष्ठ॒त् तं दे॒वा अ॑ब्रुव॒न् व्रात्य॒ किं नु ति॑ष्ठ॒सीति॑
Il demeura debout, droit, pendant une année. Alors les dieux lui dirent : « Ô Vrātya, pourquoi te tiens-tu ainsi ? »
Mantra 2
सो॑ऽब्रवीदास॒न्दीं मे॒ सं भ॑र॒न्त्विति॑
Il dit : « Qu’on m’apporte en assemblant un siège (āsandī). »
Mantra 3
तस्मै॒ व्रात्या॑यास॒न्दीं सम॑भरन्
Pour lui, pour le Vrātya, ils assemblèrent un siège (āsandī).
Mantra 4
तस्या॑ ग्री॒ष्मश्च॑ वस॒न्तश्च॒ द्वौ पादा॒वास्तां॑ श॒रच्च॑ व॒र्षाश्च॒ द्वौ
Pour elle, l’Été et le Printemps se tenaient comme les deux pieds ; et l’Automne et la Saison des pluies se tenaient comme les deux autres.
Mantra 5
बृ॒हच्च॑ रथंत॒रं चा॑नू॒च्ये॒३ आस्तां॑ यज्ञाय॒ज्ञियं॑ च वामदे॒व्यं च॑ तिर॒श्च्ये
Bṛhat et Rathantara se tenaient dans l’alignement longitudinal ; Yajñāyajñiya et Vāmadevya se tenaient en travers.
Mantra 6
ऋचः॒ प्राञ्च॒स्तन्त॑वो॒ यजूं॑षि ति॒र्यञ्चः॑
Les strophes Ṛc sont les fils qui courent vers l’avant ; les formules Yajus sont celles qui vont en travers.
Mantra 7
वेद॑ आ॒स्तर॑णं॒ ब्रह्मो॑प॒बर्ह॑णम्
Le Veda est la couche étendue ; le Brahman est le traversin.
Mantra 8
सामा॑सा॒द उ॑द्गी॒थोऽपश्र॒यः
Le Sāman est le siège ; l’Udgītha est l’appui et le refuge.
Mantra 9
तामा॑स॒न्दीं व्रात्य॒ आरो॑हत्
Sur ce banc-siège, le Vrātya monta.
Mantra 10
तस्य॑ देवज॒नाः प॑रिष्क॒न्दा आस॑न्त्संक॒ल्पाः प्र॑हा॒य्या॒३ विश्वा॑नि भू॒तान्यु॑प॒सदः॑
À lui appartenaient les peuples divins, tels des gardes qui l’encerclent ; ses desseins furent envoyés au-dehors ; tous les êtres étaient ses « assis-auprès » (upāsad), ses serviteurs.
Mantra 11
विश्वा॑न्ये॒वास्य॑ भू॒तान्यु॑प॒सदो॑ भवन्ति॒ य ए॒वं वेद॑
Ainsi tous les êtres deviennent ses serviteurs — celui qui le sait ainsi.
It ritually establishes a central authority (the Vrātya) by seating him on the āsandī, while also teaching that the seasons form the supports of the cosmic year-body. The result is stability in society and in seasonal order.
It is a cosmological image: the year or cosmic person stands upon the seasons. By naming them as supports, the hymn affirms that prosperity depends on the seasons being in correct order (ṛtu).
Primarily it is a śānti (stabilizing) and sovereignty-installation hymn: it legitimizes authority and aligns communal life with cosmic timing. Any ‘benefit’ is expected to come through restored order rather than a single medicinal substance.
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