
Adhyāya 361 — अव्ययवर्गः (Avyaya-vargaḥ) — The Section on Indeclinables (Colophon/Closure)
Ce chapitre clôt l’Avyaya-varga au sein de la couche Kośa de l’Agni Purāṇa. Dans le déroulement pédagogique agnéya, le lexique progresse des invariants grammaticaux (avyaya, indéclinables) vers la maîtrise du sens dans le discours. La formule finale marque l’achèvement d’une unité technique et prépare le passage à la vidyā suivante de la science lexicale : la classification des termes nānārtha (polysémiques). En présentant le savoir lexical comme un enseignement révélé, le texte affirme que la clarté philologique est essentielle à l’usage rituel correct, au raisonnement juridique (vyavahāra) et à l’interprétation des śāstra, afin de maintenir le dessein purānique d’accorder la compétence mondaine (bhukti) aux fins dharmiques et libératrices (mukti).
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे अव्ययवर्गा नाम षष्ट्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः अथैकषष्ट्यधिकत्रिशततमो ऽध्यायः नानार्थवर्गाः अग्निर् उवाच आकाशे त्रिदिवे नाको लोकस्तु भवने जने पद्ये यशसि च श्लोकःशरे खड्गे च सायकः
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre trois-cent-soixante-et-un, intitulé « Section des indéclinables (Avyaya-varga) ». Commence maintenant le chapitre trois-cent-soixante-deux, « Section des mots à sens multiples (Nānārtha-varga) ». Agni dit : « Le mot nāka désigne (i) le ciel, (ii) le troisième ciel, et (iii) le paradis même. Le mot loka désigne (i) une demeure/maison, (ii) les gens, (iii) un pāda (pied) métrique, et (iv) la renommée. Le mot sāyaka désigne (i) une flèche et (ii) une épée ».
Verse 2
आनकः पटहो भेरी कलङ्को ऽङ्कापवादयोः मारुते वेधसि व्रध्ने पुंसि कः कं शिरो ऽम्बुनोः
« Ānaka » signifie un tambour-chaudron (kettle-drum) ; « paṭaha » et « bherī » sont des tambours. « Kalaṅka » désigne à la fois une “tache/défaut” et une “calomnie/reproche”. « Ka » s’emploie pour Vāyu (le Vent), pour Vedhas (le Créateur), pour Vṛdhna, et aussi pour un homme ; « kam » signifie la tête, et signifie aussi l’eau.
Verse 3
स्यात् पुलाकस्तुच्छधान्ये संक्षेपे भक्तसिक्थके महेन्द्रगुग्गुलूलूकव्यालग्राहिषु कौशिकः
« Pulāka » désigne un grain de qualité inférieure ; « saṃkṣepa » signifie un abrégé concis ; « bhakta-sikthaka » renvoie à la croûte ou au dépôt amidonné du riz cuit. Le terme « Kauśika » s’emploie pour Mahendra, pour le guggulu, pour un hibou, pour un serpent, et pour celui qui saisit/capture (un capteur).
Verse 4
शालावृकौ कपिश्वानौ मानं स्यान्मितिसाधनं सर्गः स्वभावनिर्मोक्षनिश् चयाध्यायस्मृष्टिषु
«Śālāvṛka» et «kapiśvāna» désignent une sorte de chacal. «Māna» est ce par quoi s’opère la mesure. «Sarga» s’emploie aux sens de création, nature inhérente, délivrance, détermination, chapitre, et recueil/compendium.
Verse 5
योगः सन्नहनोपायध्यानसङ्गतियुक्तिषु भोगः सुखे स्त्र्यादिभृतावब्जौ शङ्कनिशाकरौ
Le mot «yoga» s’emploie aux sens de préparation/armement (équipement), moyen ou méthode, méditation, association/union, et dispositif ou stratagème. «Bhoga» désigne la jouissance (plaisir) et aussi l’entretien/le soutien (comme l’entretien de l’épouse et autres). Le terme «abja» («né dans l’eau») signifie à la fois la conque rituelle et la lune.
Verse 6
काके भगण्डौ करटौ दुश् चर्मा शिपिविष्टकः रिष्टं क्षेमाशुभाभावेष्वरिष्टे तु शुभाशुभे
Dans le cas d’un corbeau (apparaissant avec des marques anormales), des états tels que bhagaṇḍa (fistule), karaṭa (tuméfaction ulcérée), duś-carman (peau malade ou fétide) et śipiviṣṭaka sont tenus pour ariṣṭa — des présages de danger ou de malheur. Mais lorsqu’il y a absence de signes néfastes et présence de bien-être, les augures doivent être compris comme mêlés, à la fois favorables et défavorables.
Verse 7
व्युष्टिः फले समृद्धौ च दृष्टिर्ज्ञाने ऽक्ष्णि दर्शने निष्ठानिष्पत्तिनाशान्ताः काष्ठोत्कर्षे स्थितौ दिशि
«Vyuṣṭi» désigne la fruition et la prospérité. «Dṛṣṭi» signifie la connaissance; «akṣṇi» (akṣi) signifie l’œil; et «dṛṣṭi» signifie aussi le fait de voir. «Niṣṭhā», «niṣpatti», «nāśa» et «anta» désignent l’achèvement/la cessation. «Kāṣṭha» désigne le point le plus élevé (la limite ultime), ainsi qu’une position fixe et une direction (quart).
Verse 8
भूगोवाचस्त्विडा इलाः प्रगाढं भृषकृच्छ्रयोः भृशप्रतिज्ञयोर्वाढं शक्तस्थूलौ दृढौ त्रिषु
«Bhū» et «go» sont aussi appelés «vāc»; et les termes «iḍā» et «ilā» les désignent également. «Pragāḍha» s’emploie au sens de «très difficile/ardu». «Vāḍha» se dit de celui qui est «fermement résolu» et «fortement voué par vœu». Dans les trois genres, «śakta» et «sthūla» signifient «fort» et «robuste», et «dṛḍha» signifie «ferme».
Verse 9
विन्यस्तसंहतौ व्यूढौ कृष्णो व्यासे ऽर्जुने हरौ पणो दूयतादिषूत्सृष्टे भृतौ मूल्ये धने ऽपि च
Les termes vinyasta et saṃhata signifient « disposé/placé » ; vyūḍha signifie « rangé en ordre (en formation) ». « Kṛṣṇa » est un nom attribué à Vyāsa, à Arjuna et à Hari (Viṣṇu). « Paṇa » désigne la mise ou l’enjeu dans le jeu et autres cas ; il signifie aussi paiement/salaire, prix/valeur et richesse.
Verse 10
मौर्व्यां द्रव्याश्रिते सत्वशुक्लसन्ध्यादिके गुणः श्रेष्ठे ऽधिपे ग्रामणीः स्यात् जुग्प्साकरुणे घृणे
« Guṇa » désigne : (i) une corde d’arc faite de fibre de mūrvā ; (ii) une qualité dépendant d’une substance (attribut inhérent à la matière) ; (iii) sattva (bonté/être pur) ; (iv) la blancheur ; et (v) le crépuscule et autres états semblables. Il signifie aussi « l’excellent/le meilleur », « seigneur/suzerain » et « chef de village » (grāmaṇī). « Ghṛṇā » signifie le dégoût et la compassion.
Verse 11
तृष्णा स्पृहापिपासे द्वे विपणिः स्याद्वणिक्पथे विषाभिमरलोहेषु तीक्ष्णं क्लीवे खरे त्रिषु
« Tṛṣṇā » et « spṛhā » sont deux mots employés pour « la soif » (pipāsā). « Vipaṇi » désigne la route ou le marché des marchands. « Tīkṣṇa », au neutre, s’emploie pour le poison, le fer et l’agent meurtrier ; et au masculin, il désigne l’âne.
Verse 12
प्रमाणं हेतुमर्यादाशास्त्रेयत्ताप्रमातृषु करणं क्षेत्रगात्रादावीरिणं शून्यमूषरं
« Pramāṇa » (moyen valide de connaissance), « hetu » (raison) et « maryādā » (limites/contraintes) doivent être définis dans le système des śāstra en référence au « pramātṛ » (le connaissant). Le « karaṇa » (instrument) est mentionné dans des contextes tels que le champ et le corps. La terre est dite « īriṇa » lorsqu’elle est stérile, « śūnya » lorsqu’elle est vide, et « ūṣara » lorsqu’elle est un terrain salin/alcalin improductif.
Verse 13
यन्ता हस्तिपके सूते वह्निज्वाला च हेतयः स्रुतं शास्त्रावधृतयोर्युगपर्याप्तयोः कृतं
« Yantrā » (le contrôleur) désigne le cornac (hastipaka) et l’aurige (sūta). Les armes sont comme des langues de feu (vahni-jvālā). Ceci a été transmis par la tradition et fixé par des traités faisant autorité, formulé comme suffisant pour un usage correct même au cours de longues périodes (yuga).
Verse 14
ख्याते हृष्टे प्रतीतो ऽभिजातस्तु कुलजे बुधे विविक्तौ पूतविजनौ मूर्छितौ मूड्सोच्छयौ
« Khyāta » signifie « bien connu » ; « hṛṣṭa », « réjoui » ; « pratīta », « accepté/reconnu comme authentique ». « Abhijāta » désigne « bien né » ; de même « kulaja », « né dans une bonne famille » ; et « budha », « savant/sage ». « Vivikta » signifie « retiré, à l’écart » ; « pūtavijana », « appartenant à des gens purifiés et vertueux ». « Mūrchita » signifie « évanoui/inconscient », et « mūḍha-socchaya » indique « un amas de sottise (égarement total) ».
Verse 15
अर्थो ऽभिधेयरैवस्तुप्रयोजननिवृत्तिषु निदानागमयोस्तीर्थमृषिजुष्टजले गुरौ
Le terme « artha » (sens) s’emploie aussi au sens de : « abhidheya » (ce qui doit être exprimé), « vastu » (la chose/la réalité), « prayojana » (finalité) et « nivṛtti » (cessation/retrait) ; de même pour « nidāna » (cause) et « āgama » (écriture faisant autorité). Il s’emploie encore pour « tīrtha » (gué sacré), pour l’eau fréquentée par les ṛṣi, et pour le guru (précepteur spirituel).
Verse 16
प्राधान्ये राजलिङ्गे च वृषाङ्गे ककुदो ऽस्त्रियां स्त्री सम्बिज्ज्ञानसम्भाषाक्रियाकाराजिनामसु
Au sens de « prééminence », dans le genre honorifique royal, et pour un membre du taureau, le mot « kakuda » n’est pas féminin ; mais dans des noms désignant une femme, dans le sens de « reconnaissance/connaissance mutuelle et complète », de « conversation », d’« action », et d’« agent/faiseur (kārājī) », il est féminin.
Verse 17
धर्मे रहस्युपनिषत् स्यादृतौ वत्सरे शरत् पदं व्यवसितित्राणस्थानलक्ष्माङ्घ्रिवस्तुषु
En matière de dharma, le terme « upaniṣat » désigne un secret (enseignement ésotérique). Dans le contexte des saisons et de l’année, « śarat » est le terme pour « l’automne ». Le mot « pada » s’emploie aux sens de : décision/établissement, protection, lieu/demeure, prospérité (Lakṣmī), pied, et objet/chose (vastu).
Verse 18
त्रिष्वष्टमधुरौ स्वादू मृदू चातीक्ष्णकोमलौ सत्ये साधौ विद्यमाने प्रशस्ते ऽभ्यर्हिते च सत्
Dans les trois sens (goût, toucher et parole/qualité), on emploie les termes « doux » et « agréable » ; de même « souple » et « tendre », et aussi « non tranchant ». Le mot sat (« bon/vrai ») s’emploie avec les sens : vrai, vertueux, existant/présent, louable, et digne d’honneur.
Verse 19
विधिर्विधाने दैवे ऽपि प्रणिधिः प्रार्थने चरे वधूर्जाया स्नुषा च सुधालेपो ऽमृतं स्नुही
«Vidhi» signifie règle ou rite prescrit, et désigne aussi le destin, l’ordonnance divine. «Praṇidhi» indique une supplication, une prière ardente. «Carā» signifie la mariée, l’épouse et la belle-fille. «Sudhā-lepa» est «amṛta» (le nectar d’immortalité), et «snuhī» (la plante euphorbe) est également appelée amṛta.
Verse 20
स्पृहा सम्प्रत्ययः श्रद्धा पण्डितम्मन्यगर्वितौ ब्रह्मबन्धुरधिक्षेपे भानू रष्मिदिवाकरौ
«Spṛhā» signifie désir, aspiration; «sampratyaya» signifie confiance, conviction; «śraddhā» signifie foi. «Paṇḍita-manya» et «garvita» désignent celui qui se croit savant et l’orgueilleux. «Brahma-bandhu» s’emploie comme terme de blâme (pour le brahmane seulement de naissance). «Bhānu», «raśmi» et «divākara» sont des noms du Soleil.
Verse 21
ग्रावाणौ शैलपाषानौ मूर्खनीचौ पृथग्जनौ तरुशैलौ शिखरिणौ तनुस्त्वग्देहयोरपि
«Grāvāṇa» et «śaila-pāṣāṇa» sont des mots pour les pierres et les masses rocheuses. «Mūrkha» et «nīca» s’emploient pour le sot vil ou l’être bas. «Pṛthag-jana» désigne le peuple ordinaire. «Taru» et «śaila» s’emploient aussi pour «śikhariṇ» (la montagne aux sommets). Et «tanu» se dit également de «tvac» (la peau) et de «deha» (le corps).
Verse 22
आत्मा यत्नो धृतिर्वुद्धिः स्वभावो ब्रह्मवर्ष्म च उत्थानं पौरुषे तन्त्रे व्युत्थानं प्रतिरोधने
Le Soi, l’effort, la constance, l’intelligence, la disposition innée et la vigueur spirituelle : tout cela constitue «utthāna», l’initiative dans la doctrine de l’effort viril (pauruṣa). Dans le contexte de l’opposition, cette même initiative devient «vyutthāna», la contre-initiative, c’est-à-dire la résistance active.
Verse 23
निर्यातनं वैरशुद्धौ दाने न्यासार्पणे ऽपि च व्यसनं विपदि भ्रशे दोषे कामजकोपजे
«Niryātana» s’emploie au sens de purification ou de règlement de l’inimitié, et aussi dans les contextes du don et de la remise d’un dépôt ou d’un bien confié. «Vyasana» désigne la calamité : dans le malheur, dans la chute, ou dans une faute née de la colère issue du désir.
Verse 24
मृगयाक्षो दिवास्वप्नः परिवादः स्त्रियो मदः तौर्यत्रिकं वृथाट्या च कामजो दशको गणः
La chasse; l’addiction au jeu de dés; dormir le jour; la médisance; l’abandon aux femmes (jouissance sensuelle); l’ivresse; la triade des arts musicaux (chant, musique instrumentale et danse); et l’errance sans but—tels sont les dix vices issus du désir (kāma).
Verse 25
पैशून्यं साहसं द्रोह ईर्ष्यासूयार्थदूषणम् वाग्दण्डश् चैव पारुष्यं क्रोधजो ऽपि गणो ऽष्टकः
La calomnie perfide; la violence téméraire; la trahison; l’envie; le dénigrement malveillant; la déformation malicieuse de l’intention d’autrui; l’agression verbale; et la rudesse du langage—tel est l’octuple ensemble de fautes issu de la colère (krodha).
Verse 26
अकर्मगुह्ये कौपीनं मैथुनं सङ्गतौ रतौ प्रधानं परमार्था धीः प्रज्ञानं बुद्धिचिह्नयोः
Dans la doctrine secrète du « non-agir » (akarma, renoncement), le kaupīna, le pagne, est prescrit. L’union sexuelle (maithuna) relève de la fréquentation et de la jouissance sensuelle. Le principe suprême est l’intuition de la vérité ultime; et le prajñāna, la sagesse discriminante, est la marque de l’intellect éveillé.
Verse 27
क्रन्दने रोदनाह्वाने वर्ष्म देहप्रमाणयोः आराधनं साधने स्यादवाप्तौ तोषणे ऽपि च
Le terme « ārādhana » s’emploie au sens de lamentation—pleurer et appeler; il s’emploie aussi pour « varṣman », c’est-à-dire la forme corporelle et la mesure du corps. En outre, « ārādhana » peut signifier l’accomplissement d’un moyen de pratique (sādhana), ainsi que l’atteinte (avāpti) et le fait de plaire ou de satisfaire (toṣaṇa).
Verse 28
रत्नं स्वजातिश्रेष्ठे ऽपि लक्ष्म चिह्नप्रधानयोः कलापो भूषणे वर्हे तूणीरे संहते ऽपि च
« Ratna » désigne aussi ce qu’il y a de meilleur dans son propre genre; et « lakṣma » désigne une marque ou un signe distinctif principal. « Kalāpa » signifie un ornement, une touffe de plumes de la queue du paon, un carquois, et aussi un assemblage, une collection prise ensemble.
Verse 29
तल्पं शय्याट्टारेषु डिम्भौ तु शिशुवालिशौ स्तम्भौ स्थूणाजडीभावौ सभ्ये संसदि वै सभा
«Talpa» signifie lit; «śayyā» (couche/lit) est aussi appelé «aṭṭāra». «Ḍimbha» désigne un enfant; et aussi une personne immature ou sotte (śiśu, vāliśa). «Stambha» signifie pilier; on l’appelle aussi «sthūṇā», et il indique encore un état d’engourdissement ou de rigidité (jaḍībhāva). «Sabhya» est un membre de l’assemblée; et «sabhā» est l’assemblée, le conseil ou la cour royale (saṃsad).
Verse 30
किरणप्रग्रहौ रश्मी धर्माः पुण्ययमादयः ललामं पुच्छपुण्ड्राश्वभूषाप्राधान्यकेतुषु
«Kiraṇa» et «pragraha» sont des noms des rayons; «raśmi» signifie aussi rayons. «Dharma» désigne le mérite, Yama, et autres acceptions voisines. «Lalāma» s’emploie au sens de queue, marque frontale (tilaka/puṇḍra), ornement de cheval, prééminence, et bannière/étendard.
Verse 31
प्रत्ययो ऽधीनशपथज्ञानविश्वासहेतुषु समयाः शपथाचारकालसिद्धान्तसंविदः
«Pratyaya» (fondement de conviction ou preuve) s’emploie à propos de la dépendance (envers autrui), du serment, de la connaissance et de la confiance (comme causes). «Samaya» (accord/pacte) désigne une entente arrêtée: serment, usage coutumier, temps (stipulation), doctrine établie et contrat réciproque.
Verse 32
अत्ययो ऽतिक्रमे कृच्छ्रे सत्यं शपथतथ्ययोः वीर्यं बलप्रभावौ च रूप्यं रूपे प्रशस्तके
Le mot «atyaya» s’emploie au sens de «dépassement/franchissement» et aussi de «détresse». «Satya» désigne à la fois le serment et la vérité de fait. «Vīrya» signifie la force et aussi la puissance efficace (potence). «Rūpya» se dit de «l’argent (métal)» et également d’une forme excellente et louable.
Verse 33
दुरोदरो द्यूतकारे पणे द्यूते दुरोदरं महारण्ये दुर्गपथे कान्तारः पुन्नपुंसकं
«Durodara» s’emploie pour le joueur, pour la mise, et pour le jeu de hasard. Au sens de «grande forêt» et de «chemin difficile», on emploie le mot «kāntāra»; il est de genre masculin et aussi neutre.
Verse 34
यमानिलेन्द्रचन्द्रार्कविष्णुसिंहादिके हरिः दरो ऽस्त्रियां भये श्वभ्रे जठरः कठिने ऽपि च
Dans des contextes tels que Yama, Vāyu (le vent), Indra, la Lune, le Soleil, Viṣṇu, le Lion et autres semblables, on l’appelle « Hari ». Au sens de « non-femme » (c’est-à-dire mâle), il est « Dara » ; dans la peur et dans une fosse/gouffre dangereux, il est « Jaṭhara » ; et aussi au sens de « dur, inflexible », on le nomme ainsi.
Verse 35
उदारो दातृमहतोरितरस्त्वन्यनीचयोः चूडा किरीटं केशाश् च संयता मौलयस्त्रयः
L’homme noble (udāra) est reconnu comme un grand donateur ; l’inverse se voit chez les vils et les mesquins. Les trois formes de la tête sont : le chignon sommital (cūḍā), la couronne/diadème (kirīṭa) et les cheveux liés et arrangés (saṃyatakeśa).
Verse 36
बलिः करोपहारादौ सैन्यस्थैर् यादिके बलं स्त्रीकटीवस्त्रबन्धे ऽपि नीवी परिपणे ऽपि च
Le mot bali désigne un impôt/tribut ou une offrande remise de la main, et autres cas semblables ; bala désigne la force d’une armée et des sens apparentés. Le mot nīvī désigne le nœud du vêtement de taille d’une femme (ceinture) et aussi une mise/enchère dans le jeu.
Verse 37
शुक्रले मूषिके श्रेष्ठे सुकृते वृषभे वृषः द्यूताक्षे सारिफलके ऽप्याकर्षो ऽथाक्षमिन्द्रिये
Le mot « vṛṣaḥ » s’emploie aux sens de : homme lubrique, souris, le meilleur (l’excellent), acte méritoire, et taureau. Le terme « ākarṣaḥ » désigne un dé de jeu et aussi la graine du fruit sāri ; et « akṣam » désigne un organe des sens (faculté).
Verse 38
ना द्यूताङ्गे च कर्षे च व्यवहारे कलिद्रुमे ऊष्णीषः स्यात् किरीटादौ कर्षूः कुल्याभिधायिनी
Dans la terminologie du jeu (dyūta), dans la mesure appelée karṣa, et aussi dans l’usage juridique ou transactionnel (vyavahāra), le mot « kali » est employé en ces sens. Pour les ornements de tête, « ūṣṇīṣa » désigne un turban ou une couronne (kirīṭa et autres). Et « karṣū » est un terme signifiant un petit canal ou cours d’eau, c’est-à-dire ce qu’on appelle « kulyā ».
Verse 39
प्रत्यक्षे ऽधिकृते ऽध्यक्षः सूर्यवह्नी विभावसू शृङ्गारादौ विषे वीर्ये गुणे रागे द्रवे रसः
Dans le domaine de la perception directe, le surintendant présidant est nommé adhyakṣa ; le Soleil et le Feu sont aussi appelés vibhāvasu. Dans l’amour érotique et les autres humeurs esthétiques, on le nomme rasa ; dans le poison, vīrya (puissance) ; dans une qualité, guṇa ; dans la teinture ou l’attachement, rāga ; et dans un liquide, drava.
Verse 40
तेजःपुरीषयोर्वर्च आगः पापापराधयोः छन्दः पद्ये ऽभिलासे च साधीयान् साधुवाढयोः व्यूहो वृन्दे ऽप्यहिर्वृत्रे ऽप्यग्नीन्द्वर्कास्तमोनुदः
«Varcas» désigne à la fois la splendeur et l’excrément ; «āgas» désigne à la fois le péché et l’offense. «Chandas» désigne le vers métrique et aussi le désir. «Sādhīyān» signifie à la fois « meilleur/excellent » et « celui qui accroît le bien (la prospérité) ». «Vyūha» désigne un groupe/amas, et «ahi» désigne aussi Vṛtra. «Agnīndvarkāḥ» (Feu, Indra et le Soleil) sont « ceux qui dissipent les ténèbres ».
Its primary function is structural: it formally closes the Avyaya-varga unit, signaling completion of the indeclinables taxonomy before moving to polysemous terms.
By enforcing linguistic discipline (śabda-śuddhi) it supports correct understanding and application of dharma and mantra-meaning, reducing semantic confusion that can distort practice.