
Śāva-āśauca and Sūtikā-śauca: Death/Childbirth Impurity, Preta-śuddhi, and Śrāddha Procedure (Chapter 157)
Ce chapitre ordonne les règles dharma-śāstriques relatives à l’impureté rituelle (aśauca) née de la mort (śāva) et de l’accouchement (sūtikā), en partant du cadre sapinda et de durées graduées selon la varṇa et les circonstances. Il précise ensuite des exceptions selon l’âge (nourrisson/moins de trois/plus de trois/plus de six), selon la condition des femmes (cūḍā accomplie ou non ; femme mariée vis‑à‑vis de la parenté paternelle) et selon l’annonce tardive d’un décès (jours résiduels, ou trois nuits si dix nuits sont déjà passées). Le texte s’étend à la preta-śuddhi et à la pratique du śrāddha : offrandes de piṇḍa, attribution des récipients, récitation du gotra-nāma, mesures rituelles, et allumage de trois feux pour Soma, Agni (Vahni) et Yama avec des oblations structurées. Il note des contingences calendaires telles que l’adhimāsa et des options d’achèvement (par ex. en douze jours), puis les obligations annuelles de śrāddha et l’idée que le śrāddha profite au défunt quel que soit son état post mortem. Enfin, il énumère des cas où le nāśauca ne s’applique pas (certaines morts violentes ou atypiques), prescrit le bain immédiat après l’union sexuelle ou la fumée du bûcher, règle qui peut toucher le corps d’un dvija, et conclut par la conduite après la crémation, incluant le moment de recueillir les os et la reprise du contact corporel.
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे द्रव्यशुद्धिर्नाम षट्पञ्चाशदधिकशततमो ऽध्यायः अथ सप्तपञ्चाशदधिकशततमो ऽध्यायः शावाशौचादिः पुष्कर उवाच प्रेतशुद्धिं प्रवक्ष्यामि सूतिकाशुध्हिमेव च दशाहं शावमाशौचं सपिण्देषु विधीयते
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre cent cinquante-six, intitulé « Purification des substances ». Commence maintenant le chapitre cent cinquante-sept : « Impureté due à un cadavre et questions connexes ». Puṣkara dit : « J’exposerai les rites de purification concernant le preta (le défunt), ainsi que la purification liée à l’accouchement. Parmi les parents sapinda, l’impureté due à la mort (śāva-āśauca) est prescrite pour dix jours. »
Verse 2
जनने च तथा शुद्धिर्ब्राह्मणानां भृगूत्तम द्वादशाहेन राजन्यः पक्षाद्वैश्यो ऽथ मासतः
Et dans le cas de l’accouchement également, ô le meilleur des Bhṛgu : la période de purification s’achève pour les brāhmanes au bout de dix jours ; pour un kṣatriya au bout de douze jours ; pour un vaiśya au bout d’une quinzaine ; et pour un śūdra au bout d’un mois.
Verse 3
शूद्रो ऽनुलोमतो दासे स्वामितुल्यन्त्वशौचकं षट्भिस्त्रिभिरथैकेन क्षत्रविट्शूद्रयोनिषु
Pour un śūdra né d’une union anuloma, s’il est un dāsa, la durée de l’impureté rituelle (aśauca) est la même que celle du maître ; et, pour les naissances dans les lignées kṣatriya, vaiśya et śūdra, l’aśauca dure respectivement six jours, trois jours et un jour.
Verse 4
ब्राह्मणः शुद्धिमाप्नोति क्षत्रियस्तु तथैव च विट्शूद्रयोनेः शुद्धिः स्यात् क्रमात् परशुरामक
Un brāhmane obtient la purification, et un kṣatriya de même. Quant à celui qui naît d’un sein vaiśya ou śūdra, la purification s’obtient selon l’ordre requis, par une procédure graduée, ô Paraśurāma.
Verse 5
षड्रात्रेण त्रिरात्रेण षड्भिः शूद्रे तथा विशः आदन्तजननात् सद्य आचूडान्नैशिकी श्रुतिः
Pour un Śūdra, la durée prescrite est de six nuits ; de même, pour un Vaiśya, de trois nuits. Dès l’apparition des dents, on doit entreprendre aussitôt l’instruction appelée « naiśikī śruti », et la poursuivre jusqu’à la première tonsure (cūḍā/caula).
Verse 6
त्रिरात्रमाव्रतादेशाद्दशरात्रमतः परं ऊनत्रैवार्षिके शूद्रे पञ्चाहाच्छुद्धिरिष्यते
Lorsque le rite est prescrit sans vœux (vrata) d’initiation, la purification s’achève en trois nuits ; au-delà, elle est de dix nuits. Dans le cas d’un Śūdra, si le défunt a moins de trois ans, la purification est tenue pour accomplie en cinq jours.
Verse 7
द्वादशाहेने शुद्धिः स्यादतीते वत्सरत्रये गतैः संवत्सरैः षड्भिः शुद्धिर्मासेन कीर्तिता
Lorsque trois années se sont écoulées, la purification s’obtient en douze jours ; et lorsque six années se sont écoulées, il est déclaré que la purification s’accomplit en un mois.
Verse 8
स्त्रीणामकृतचूडानां विशुद्धिर् नैशिकी स्मृता तथा च कृतचुडानां त्र्यहाच्छुद्ध्यन्ति बान्धवाः
Pour les femmes qui n’ont pas subi le rite de cūḍā (tonsure), il est enseigné que la purification s’obtient après une seule nuit ; et pour celles chez qui la cūḍā a été accomplie, les proches deviennent purs au bout de trois jours.
Verse 9
विवाहितासु नाशौचं पितृपक्षे विधीयते पितुर्गृहे प्रसूतानां विशुद्धिर् नैशिकी स्मृता
Pour les femmes mariées, aucun temps d’aśauca (impureté rituelle) n’est prescrit du côté paternel. Pour celles qui accouchent dans la maison du père, la purification est traditionnellement tenue pour achevée après une nuit.
Verse 10
सूतिका दशरात्रेण शुद्धिमाप्नोति नान्यथा विवाहिता हि चेत् कन्या म्रियते पितृवेश्मनि
La femme qui vient d’enfanter n’obtient la purification qu’au terme de dix nuits, et non autrement. Et si une jeune fille déjà mariée (la fille) meurt dans la maison paternelle, cette règle doit être observée de façon correspondante.
Verse 11
तस्यास्त्रिरात्राच्छुद्ध्यन्ति बान्धवा नात्र संशयः समानं लब्धशौचन्तु प्रथमेन समापयेत्
Ses proches deviennent purs après trois nuits : il n’y a là aucun doute. Mais si un parent de rang égal a déjà obtenu la pureté rituelle, les rites doivent être achevés avec le principal, c’est-à-dire le plus proche et premier endeuillé.
Verse 12
असमानं द्वितीयेन धर्मराजवचो यथा देशान्तरस्थः श्रुत्वा तु कुल्याणां मरणोद्भवौ
On ne doit pas, comme « second » (témoin ou soutien), opposer un cas inégal à un cas égal : telle est l’injonction du Seigneur du Dharma. Même celui qui séjourne en un autre pays, en apprenant la mort et ses suites parmi les siens, doit agir selon le dharma.
Verse 13
यच्छेषं दशरात्रस्य तावदेवशुचिर्भवेत् अतीते दशरात्रे तु त्रिरात्रमशुचिर्भवेत्
Pour la part qui reste de la période des dix nuits, on demeure impur exactement durant ce laps de temps. Mais si les dix nuits sont déjà écoulées, alors l’impureté ne dure que trois nuits.
Verse 14
तथा संवत्सरे ऽतीते स्नात एव विशुद्ध्यति मातामहे तथातीते आचार्ये च तथा मृते
De même, lorsqu’une année s’est écoulée, on est purifié par le seul bain. La même règle s’applique, après l’écoulement d’une année, dans le cas du grand-père maternel, et pareillement lorsque le maître (ācārya) est mort.
Verse 15
रात्रिभिर्मासतुल्याभिर्गर्भस्रावे विशोधनं सपिण्दे ब्राह्मणे वर्णाः सर्व एवाविशेषतः
En cas de fausse couche (garbha-srāva), la purification doit être observée pendant autant de nuits qu’il y eut de mois de gestation. Dans le cas d’un sapiṇḍa (proche parent de sang) et dans celui d’un brāhmaṇa, toutes les varṇa suivent la même règle, sans distinction.
Verse 16
आचडान्नैशिकी तथेति ट दशरात्रेण शुद्ध्यन्ति द्वादशाहेन भूमिपः वैश्याः पञ्चदशाहेन शूद्रा मासेन भार्गव
L’(impureté) née de la consommation de ce qu’on appelle ‘ācāḍa’ et des (contacts/actes) nocturnes doit être traitée de même, selon ce qui a été dit. On est purifié en dix nuits ; les rois (kṣatriya) en douze jours ; les vaiśya en quinze jours ; et les śūdra en un mois, ô Bhārgava.
Verse 17
उच्छिष्टसन्निधावेकं तथा पिण्डं निवेदयेत् कीर्तयेच्च तथा तस्य नमगोत्रे समाहितः
En présence des restes de nourriture (uccaṣṭa), on doit aussi présenter une unique offrande de piṇḍa ; et, l’esprit recueilli, réciter également le nom et le gotra (lignée) de cet ancêtre.
Verse 18
भुक्तवत्सु द्विजेन्द्रेषु पूजितेषु धनेन च विसृष्टाक्षततोयेषु गोत्रनामानुकीर्तनैः
Lorsque les plus éminents des deux-fois-nés (brāhmaṇas) ont fini de manger et ont été honorés par des dons, et lorsque des grains de riz (akṣata) et de l’eau ont été offerts comme il se doit—avec la récitation des noms de gotra—[le rite se poursuit selon la prescription].
Verse 19
चतुरङ्गुलविस्तारं तत्खातन्तावदन्तरं वितस्तिदीर्घं कर्तव्यं विकर्षूणां तथा त्रयं
Il doit être fait avec une largeur de quatre aṅgula, avec un évidement intermédiaire creusé de la même mesure ; sa longueur doit être d’un vitasti ; et, de même, pour le vikarṣū, trois (mesures/spécifications) sont prescrites.
Verse 20
विकर्षूणां समीपे च ज्वालयेज् ज्वलनत्रयं सोमाय वह्नये राम यमाय च समासतः
Près aussi des lignes rituelles tracées (vikarṣūṇām), on doit allumer la triade des feux; brièvement: pour Soma, pour Vahni (Agni) et pour Yama, ô Rāma.
Verse 21
जुहुयादाहुतीः सम्यक् सर्वत्रैव चतुस्त्रयः पिण्डनिर्वपणं कुर्यात् प्राग्वदेव पृथक् पृथक्
Il doit offrir correctement les oblations (āhuti) ; en tout cas, elles doivent être par séries de quatre. Il doit aussi accomplir la déposition des offrandes de piṇḍa exactement comme indiqué auparavant, chacune séparément.
Verse 22
अन्नेन दध्ना मधुना तथा मांसेन पूरयेत् मध्ये चेदधिमासः स्यात् कुर्यादभ्यधिकन्तु तत्
Il doit parachever (l’offrande ou le don) avec des grains alimentaires, du caillé, du miel et aussi de la viande. Si, au milieu de la période prescrite, survient un mois intercalaire (adhimāsa), il doit alors accomplir cette observance en mesure accrue.
Verse 23
अथवा द्वादशाहेन सर्वमेतत् समापयेत् संवत्सरस्य मध्ये च यदि स्यादधिमासकः
Ou bien, on peut achever tout cela en douze jours ; et cette règle vaut même si, au milieu de l’année, survient un mois intercalaire (adhimāsa).
Verse 24
तदा द्वादशके श्राद्धे कार्यं तदधिकं भवेत् संवत्सरे समाप्ते तु श्राद्धं श्राद्धवदाचरेत्
Alors, lors du śrāddha accompli à la douzième observance, le rite doit être exécuté avec des offrandes supplémentaires ; et lorsqu’une année entière est achevée, on doit accomplir le śrāddha exactement selon la manière correcte du śrāddha prescrit.
Verse 25
प्रेताय तत ऊर्धवं च तस्यैव पुरुषत्रये पिण्डान् विनिर्वपेत्तद्वच्चतुरस्तु समाहितः
Ensuite, pour l’esprit du défunt (preta) et, après cela, pour ceux qui sont au-dessus (les états ancestraux supérieurs), on doit offrir dûment des piṇḍa à ce même groupe des trois « personnes » (les trois ancêtres paternels). De la même manière, l’officiant, maître de lui et recueilli, offrira aussi quatre (piṇḍa) selon l’ordonnance.
Verse 26
सम्पूज्य दत्वा पृथिवी समाना इति चाप्यथ धनेषु चेति क , ख , घ , ङ , छ , ज , ञ च योजयेत् प्रेतपिण्डं तु पिण्डेष्वन्येषु भार्गव
Après avoir accompli la vénération requise et offert l’oblation, en récitant les mantras « pṛthivī samānā » et aussi « dhaneṣu », on placera alors, ô Bhārgava, le preta-piṇḍa (le piṇḍa destiné au défunt) parmi les autres piṇḍa, en l’assignant selon les groupes de lettres indiqués (ka, kha, gha, ṅa, cha, ja, ña).
Verse 27
प्रेतपात्रं च पात्रेषु तथैव विनियोजयेत् पृथक् पृथक् प्रकर्तव्यं कर्मैतत् कर्मपात्रके
De même, on assignera le « récipient du preta » (preta-pātra) parmi les récipients rituels. Dans l’ensemble des vases du rite, cette opération doit être accomplie séparément (avec une attribution et une manipulation distinctes pour chaque récipient).
Verse 28
मन्त्रवर्जमिदं कर्म शूद्रस्य तु विधीयते सपिण्डीकरणं स्त्रीणां कार्यमेवं तदा भवेत्
Ce rite est prescrit pour un Śūdra sans emploi de mantras. De même, pour les femmes, le sapīṇḍīkaraṇa (rite d’intégration du défunt parmi les ancêtres du lignage) doit être accompli de cette manière même ; alors il est dûment réalisé.
Verse 29
श्राद्धं कुर्याच्च प्रत्यब्दं प्रेते कुम्भान्नमब्दकं गङ्गायाः सिकता धारा यथा वर्षति वासवे
On accomplira le śrāddha chaque année pour le défunt ; et chaque année on offrira aussi le « kumbhānna » (nourriture donnée rituellement avec une cruche/pot d’eau). De même que la Gaṅgā déverse un flot de sable, ainsi pleut-il pour Vāsava (Indra).
Verse 30
शक्या गणयितुं लोके नत्वतीताः पितामहाः काले सततगे स्थैर्यं नास्ति तस्मात् क्रियां चरेत्
Dans ce monde, même les ancêtres déjà passés peuvent être comptés; mais dans le Temps (kāla), qui s’écoule sans cesse, il n’y a point de stabilité. C’est pourquoi il faut accomplir promptement les actes rituels prescrits (kriyā).
Verse 31
देवत्वे यातनास्थाने प्रेतः श्राद्धं कृतं लभेत् नोपकुर्यान्नरः शोचन् प्रेतस्यात्मन एव वा
Que le défunt ait atteint un état divin ou qu’il soit tombé en un lieu de tourment, le preta reçoit le śrāddha accompli. Aussi ne faut-il pas s’abstenir de ce rite secourable, en se lamentant pour le mort—ou pour soi-même.
Verse 32
भृग्वग्निपाशकाम्भोभिर्मृतानामात्मघातिनां पतितानां च नाशौचं विद्युच्छस्त्रहताश् च ये
Pour ceux qui sont morts d’une chute, par le feu, par pendaison/étranglement au nœud coulant, ou par l’eau; pour les suicidés; pour les déchus (patita); et pour ceux que la foudre ou les armes ont frappés—il n’y a pas de nāśauca, l’impureté familiale due au décès.
Verse 33
यतिब्रतिब्रह्मचारिनृपकारुकदीक्षिताः राजाज्ञाकारिणो ये च स्नायाद्वै प्रेतगाम्यपि
Les yati (ascètes), les observants de vœux (vrata), les brahmacārin (étudiants célibataires), les rois, les artisans et les initiés consacrés (dīkṣita), ainsi que ceux qui agissent sur ordre du roi—doivent assurément se baigner. Même celui qui se rend à un rite funéraire doit se baigner.
Verse 34
मैथुने कटधूमे च सद्यः स्नानं विधीयते द्विजं न निर्हरेत् प्रेतं शूद्रेण तु कथञ्चन
Après l’union sexuelle et après l’exposition à la fumée du bûcher funéraire, un bain immédiat est prescrit. Et un Śūdra ne doit, en aucune circonstance, enlever, porter ou manipuler le corps du défunt (preta) d’un dvija (deux-fois-né).
Verse 35
न च शूद्रं द्विजेनापि तयोर्दोषो हि जायते अनाथविप्रप्रेतस्य वहनात् स्वरगलोकभाक्
Même un deux-fois-né (dvija) ne doit pas éviter un Śūdra, car aucune faute ne naît pour l’un ni pour l’autre. Celui qui porte le corps d’un Brāhmaṇa défunt sans protecteur devient participant aux mondes célestes.
Verse 36
कार्यमेव तथा भवेदिति छ , ङ , ञ च कार्यमेतत्तथा भवेदिति झ राजाज्ञाकारका इति ट न निर्दहेदिति ख तयोर्दोषो ऽभिजायते इति ङ सङ्ग्रामे जयमाप्नोति प्रेते ऽनाथे च काष्ठदः सङ्कल्प्य बान्धवं प्रेतमपसव्येन तां चितिं
«Il faut assurément agir exactement ainsi», disent les autorités. «Cet acte doit être accompli de la même manière». Sont inclus ceux qui agissent sur ordre du roi. Qu’on ne procède pas à la crémation de façon impropre ou sans autorisation; sinon, une faute naît pour les deux parties. Celui qui fournit le bois funéraire à un défunt sans parents obtient la victoire au combat; ayant adopté en pensée le mort comme parent, qu’il s’approche du bûcher avec le cordon sacré porté à l’envers (apasavya).
Verse 37
परिक्रम्य ततः स्नानं कुर्युः सर्वे सवाससः प्रेताय च तथा दद्युस्त्रींस्त्रींश् चैवोदकाञ्जलीन्
Après avoir fait la circumambulation du lieu rituel, tous doivent se baigner sans quitter leurs vêtements; et de même offrir au preta trois et trois poignées d’eau en offrande d’añjali.
Verse 38
द्वार्यश्मनि पदं दत्वा प्रविशेयुस् तथा गृहं अक्षतान्निक्षिपेद्वह्नौ निम्बपत्रं विदश्य च
Posant le pied sur la pierre du seuil à la porte, qu’ils entrent ensuite dans la maison. Qu’on jette au feu du riz aux grains intacts (akṣata) et qu’on mâche aussi une feuille de neem.
Verse 39
पृथक् शयीरन् भूमौ च क्रीतलब्धाशनो भवेत् एकः पिण्दो दशाहे तु श्मश्रुकर्मकरः शुचिः
Il doit dormir à part et à même le sol, et ne subsister que d’une nourriture obtenue par achat. Durant la période de dix jours, qu’il ne prenne qu’un seul piṇḍa; et, après avoir accompli le rite du rasage/tonsure (śmaśru-karman), il devient rituellement pur.
Verse 40
सिद्धार्थकैस्तिलैर् विद्वान् मज्जेद्वासोपरं दधत् अजातदन्ते तनये शिशौ गर्भस्रुते तथा
Le savant doit se baigner par immersion avec des graines de moutarde blanche (siddhārthaka) et de sésame (tila), puis revêtir un vêtement supérieur propre ; de même dans le cas d’un fils dont les dents ne sont pas encore sorties, d’un nourrisson, et lors d’une fausse couche (écoulement du fœtus).
Verse 41
कार्यो नैवाग्निसंस्कारो नैव चास्योदकक्रिया चतुर्थे च दिनेकार्यस् तथास्थ्नां चैव सञ्चयः
Aucun rite supplémentaire du feu (agni-saṃskāra, crémation) ne doit être accompli, ni la cérémonie de l’eau (udaka-kriyā, libations) pour lui ; au contraire, le quatrième jour, on doit procéder au rassemblement des ossements.
Verse 42
अस्थिसञ्चयनादूर्ध्वमङ्गस्पर्शो विधीयते
Après le rassemblement des ossements, le toucher du corps (c’est-à-dire la reprise du contact corporel) est prescrit selon la règle rituelle.
Ten days is prescribed as the standard death-impurity period among sapiṇḍa relatives.
It presents graded completion periods by varṇa (with additional sub-cases such as anuloma births, dāsa status, and age-based rules), emphasizing that duration depends on social-ritual category and specific circumstance.
Key elements include gotra/name recitation, piṇḍa placement separately, assignment of a preta-vessel among vessels, measured ritual layout, kindling three fires (Soma–Agni–Yama), sets of four oblations, and completion rules including adhimāsa adjustments and annual repetition.
Yes; it explicitly states the preta receives the śrāddha whether in a divine state or in a place of torment, urging timely performance of kriyā.