Adhyaya 298
AyurvedaAdhyaya 29851 Verses

Adhyaya 298

Bala-graha-hara Bāla-tantram (बालग्रहहर बालतन्त्रम्) — Pediatric protection and graha-affliction management

Le Seigneur Agni inaugure un bāla-tantra consacré aux bala-grahas, forces néfastes de « saisie » que l’on croit tourmenter le nourrisson dès la naissance. Le chapitre expose une suite diagnostique et opératoire : (1) reconnaître les signes—agitation des membres, anorexie, torsion du cou, cris anormaux, détresse respiratoire, décoloration, mauvaise odeur, spasmes, vomissements, peur, délire et urine teintée de sang ; (2) identifier le graha particulier ou le repère temporel (tithi/compte des jours, étapes mensuelles et annuelles) lié aux groupes de symptômes ; (3) prescrire des mesures intégrées : onctions/pâtes (lepa), fumigations (dhūpa), bains (snāna), lampes et encens, rites selon la direction ou le lieu (par ex. sous le karañja dans la direction de Yama), et offrandes bali avec des aliments/substances précisés (poisson, viande, alcool, légumineuses, préparations de sésame, douceurs) ou, pour certaines catégories, des offrandes « sans nourriture » et fétides. La conclusion donne des mantras de protection à Cāmuṇḍā, présentés comme des sauvegardes universelles (sarva-kāmika) lors du bali-dāna, soulignant l’Ayurveda appliqué transmis méthodiquement par Agni, tissé de prophylaxie rituelle pour rétablir la santé de l’enfant et la sûreté du foyer dans le dharma.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आग्नेये महापुराणे गोनसादिचिकित्सा नाम सप्तनवत्यधिकद्विशततमो ऽध्यायः षष्टिव्योषगुडक्षीरयोग इति क , ज , ञ , ट च अथाष्टनवत्यधिकद्विशततमो ऽध्यायः बलग्रहहरबालतन्त्रम् अग्निर् उवाच बालतन्त्रं प्रवक्ष्यामि बालादिग्रहमर्दनं अथ जातदिने वत्सं ग्रही गृह्णाति पापिनी

Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre 297, intitulé « Thérapie de la gonasa et des affections apparentées », comprenant la préparation « Mélange de soixante (drogues) avec le trio piquant (pungent-trio), le jaggery et le lait », (classée sous les groupes) ka, ja, ña et ṭa. Commence maintenant le chapitre 298 : « Bāla-tantra pour écarter les esprits ravisseurs d’enfants (bala-graha) ». Agni dit : « J’enseignerai le tantra pédiatrique—les moyens d’écraser et de repousser les grahas qui tourmentent nourrissons et enfants. Le jour même de la naissance, la grahī pécheresse saisit le veau/l’enfant. »

Verse 2

गात्रोद्वेगो निराहारो नानाग्रीवाविवर्तनं तच्चेष्टितमिदं तस्यान्मातॄणाञ्च बलं हरेत्

L’agitation ou le tremblement des membres, le refus de nourriture et les torsions répétées du cou en diverses directions—un tel comportement indique cette atteinte par graha ; et l’on dit qu’elle entame aussi la force des Mātṛkās (les Mères-Esprits).

Verse 3

सत्स्यमांससुराभक्ष्यगन्धस्रग्धूपदीपकैः लिम्पेच्च धातकीलोध्रमञ्जिष्ठातालचन्दनैः

On doit oindre d’un parfum subtil préparé avec poisson, viande, liqueur et aromates comestibles, accompagné de guirlandes, d’encens et de lampes ; et l’on doit aussi appliquer une pâte faite de dhātakī, lodhra, mañjiṣṭhā, tāla et bois de santal.

Verse 4

महिषाक्षेण धूपश् च द्विरात्रे भौषणी ग्रही तच्चेष्टा कासनिश्वासौ गात्रसङ्कोचनं मुहुः

Lorsque la fumigation est accomplie avec la substance nommée Mahiṣākṣa durant deux nuits, le malade est saisi par le Bhauṣaṇī-graha. Ses signes sont : mouvements anormaux, toux et respiration pénible, et contractions/spasmes répétés des membres.

Verse 5

आजमूत्रैर् लिपेत् कृष्णासेव्यापामार्गचन्दनैः गोशृङ्गदन्तकेशैश् च धूपयेत् पूर्ववद्बलिः

Qu’on enduise (le lieu/l’objet) d’urine de chèvre mêlée à kṛṣṇā, asevya, apāmārga et au santal; puis qu’on le fumige avec corne de vache, dent et poil. Ensuite, que l’offrande bali soit accomplie comme il a été prescrit auparavant.

Verse 6

ग्रही त्रिरात्रे घण्ठाली तच्चेष्टा क्रन्दनं मुहुः जृम्भणं स्वनितन्त्रासो गात्रोद्वेगमरोचनं

Lorsqu’une personne est saisie par une atteinte de graha, en l’espace de trois nuits apparaissent : un tintement semblable à une cloche (dans la tête/les oreilles), des mouvements anormaux, des pleurs fréquents, des bâillements répétés, la frayeur de ses propres sons, l’agitation des membres et la perte d’appétit/de saveur.

Verse 7

केशराञ्जनगोहस्तिदन्तं साजपयो लिपेत् नखराजीबिल्वदलैर् धूपयेच्च बलिं हरेत्

Qu’on applique un enduit composé de safran, de collyre (añjana), de produits de la vache et d’ivoire d’éléphant, mêlé au lait de chèvre. Puis qu’on fumige avec des rognures d’ongles et des feuilles de bilva, et qu’ensuite on offre le bali (oblations rituelles).

Verse 8

ग्रही चतुर्थी काकोली गात्रोद्वेगप्ररोचनं फेनोद्गारो दिशो दृष्टिः कुल्माषैः सासवैर् बलिः

Pour celui qui est atteint par un graha, au quatrième jour lunaire, le (cri de) l’oiseau kākolī est un présage ; il y a agitation des membres et perte d’appétit ; survient une éructation écumeuse ; et le regard se tourne vers les directions. L’offrande pacificatrice (bali) doit être faite avec du kulmāṣa (légumineuses bouillies) accompagné de boisson fermentée.

Verse 9

गजदन्ताहिनिर्मोकवाजिमूत्रप्रलेपनं सराजीनिम्बपत्रेण धूतकेशेन छूपयेत्

On doit appliquer en cataplasme externe un mélange d’ivoire d’éléphant, de mue de serpent et d’urine de cheval; puis, avec des feuilles de neem striées (panachées) et des cheveux lavés et purifiés, accomplir la fumigation/l’application rituelle prescrite (chūpayet).

Verse 10

हंसाधिका पञ्चमी स्याज्जृम्भाश्वासोर्धधारिणी मुष्टिबन्धश् च तच्चेष्टा बलिं मत्स्यादिना हरेत्

La cinquième (mudrā) est appelée Haṃsādhikā. Elle s’exécute par une inspiration semblable au bâillement, en tenant le geste levé vers le haut et les poings fermés; par ce même geste, on doit offrir le bali, en commençant par le poisson et autres semblables.

Verse 11

मेषशृङ्गबलालोध्रशिलातालैः शिशुं लिपेत् फट्कारी तु ग्रही षष्ठी भयमोहप्ररोदनं

On doit oindre le nourrisson d’une préparation faite de corne de bélier, de balā, de lodhra, de pierre minérale (śilā) et de tāla (orpiment). C’est un remède contre le graha nommé Ṣaṣṭhī, qui engendre peur, égarement et pleurs excessifs.

Verse 12

निराहारो ऽङ्गविक्षेपो हरेन्मत्स्यादिना बलिं राजीगुग्गुलुकुष्ठेभदन्ताद्यैर् धूपलेपनैः

Le jeûne et les secousses/tressaillements des membres doivent être apaisés par l’offrande bali avec du poisson et autres semblables; et au moyen de fumigations et d’onguents préparés avec moutarde (rajī), guggulu, kuṣṭha, dent d’éléphant (ebhadanta) et substances analogues.

Verse 13

सप्तमे मुक्तकेश्यार्तः पूतिगन्धो विजृम्भणं सादः प्ररोदनङ्कासो धूपो व्याघ्रनखैर् लिपेत्

Dans la septième (affection), le patient, affligé et les cheveux dénoués, dégage une odeur fétide, bâille fréquemment, est abattu, pleure et souffre d’une toux sèche et âpre. On doit appliquer la protection par fumigation, en utilisant des griffes de tigre comme substance/instrument rituel.

Verse 14

वचागोमयगोमूत्रैः श्रीदण्डी चाष्टमे ग्रही दिशो निरीक्षणं जिह्वाचालनङ्कासरोदनं

Avec la vacā (acore odorant), la bouse de vache et l’urine de vache—employées comme remèdes/agents; et, dans le huitième cas, le graha nommé Śrīdaṇḍin saisit l’enfant. Ses signes sont: regarder sans cesse vers les directions, des secousses/tremblements de la langue, et des pleurs avec un son d’étouffement ou d’étranglement.

Verse 15

बलिः पूर्वैव मत्स्याद्यैर् धूपलेपे च हिङ्गुला वचासिद्धर्थलशुनैश्चोर्ध्वग्राही महाग्रही

Qu’on offre d’abord le bali avec du poisson et autres semblables; et, pour la fumigation et l’onction protectrice, il est prescrit d’employer hīṅgulā (cinabre), avec la vacā (acore), le siddhārtha (moutarde blanche) et l’ail—pour celui que tourmentent les grahas de la «prise vers le haut» et de la «grande prise».

Verse 16

उद्वेजनोर्ध्वनिःश्वासः स्वमुष्टिद्वयखादनं रक्तचन्दनकुष्ठाद्यैर् धूपयेल्लेपयेच्छिशुं

Quand un nourrisson manifeste frayeur et sursaut, une respiration pénible comme «tirée vers le haut», et l’habitude de mordre (ou mâcher) ses deux poings, on doit le fumiger et lui appliquer un onguent à base de santal rouge, de kuṣṭha et d’autres substances médicinales analogues.

Verse 17

कपिरोमनखैर् धूपो दशमी रोदनी ग्रही तच्चेष्टा रोदनं शश्वत् सुगन्धो नीलवर्णता

Une fumée (ou une odeur de fumigation) semblable aux poils et aux ongles d’un singe; la dixième (daśamī) [tithi]; une nature portée aux pleurs; la saisie par un graha; son activité est de pleurer sans cesse; un parfum suave; et une teinte bleuâtre—tels sont les caractères décrits ici.

Verse 18

धूपो निम्बेन भूतोग्रराजीसर्जरसैर् लिपेत् बलिं वहिर्हरेल्लाजकुल्माषकवकोदनम्

Pour la fumigation, qu’on enduise (le lieu ou l’instrument) de neem et des résines/sucs de bhūtogrā, rājī et sarja; puis qu’on porte le bali à l’extérieur—composé de riz soufflé/grillé (lāja), de kulmāṣa (légumineuses bouillies), de kavaka et de riz cuit (odana).

Verse 19

यावत्त्रयोदशाहं स्यादेवं धूपादिका क्रिया गृह्नाति मासिकं वत्सं पूतनासङ्कुली ग्रही

Tant que l’affliction de l’enfant se prolonge, jusqu’à treize jours au plus, on accomplira de cette manière le rite de fumigation (dhūpa) et les actes similaires ; car la Grahī—Pūtanā, avec sa suite—s’empare d’un nourrisson âgé d’un mois.

Verse 20

काकवद्रोदनं श्वासो मूत्रगन्धो ऽक्षिमीलनं गोमूत्रस्नपनं तस्य गोदन्तेन च धूपनम्

Pleurs semblables à ceux d’un corbeau, respiration pénible, odeur d’urine et fermeture des yeux : lorsque ces signes apparaissent, on le baignera avec de l’urine de vache et on le fumigera aussi au moyen d’une dent de vache.

Verse 21

धूपदीपे चेति ट करकोदनमिति ख पीतवस्त्रं ददेद्रक्तस्रग्गन्धौ तैलदीपकः त्रिविधं पायसम्मद्यं तिलमासञ्चतुर्विधम्

Pour l’encens (dhūpa) et les lampes : cela relève de la classe ṭa ; et « karakodana » est dit appartenir à la classe kha. On donnera un vêtement jaune ; (on offrira) une guirlande rouge et des parfums ; ainsi qu’une lampe alimentée d’huile. Le riz au lait et la boisson enivrante sont de trois sortes ; le sésame et le pois urad/gramme noir (black-gram) sont de quatre sortes.

Verse 22

करञ्जाधो यमदिशि सप्ताहं तैर् बलिं हरेत् द्विमासिकञ्च मुकुटा वपुः शीतञ्च शीतलं

Sous un arbre karañja, dans la direction de Yama, pendant sept jours on portera l’offrande bali avec ces éléments. Pour l’observance du deuxième mois, (le preta) est décrit comme portant une couronne (mukuṭā) ; son corps est froid et il demeure dans le froid.

Verse 23

छर्धिः स्यान्मुखशोषादिपुष्पगन्धांशुकानि च अपूपमोदनं दीपः कृष्णं नीरादि धूपकम्

Il peut y avoir vomissements, avec sécheresse de la bouche et symptômes connexes. (Pour cela,) on peut utiliser des étoffes parfumées à l’odeur des fleurs ; offrir des gâteaux apūpa et des douceurs modaka. On emploiera une lampe (dīpa), et l’on recommande un fumigant noir (kṛṣṇa dhūpaka) préparé avec nīra et d’autres substances.

Verse 24

तृतीये गोमुखी निद्रा सविन्मूत्रप्ररोदनम् यवाः प्रियङ्गुः पलनं कुल्माषं शाकमोदनम्

Au troisième stade, on doit dormir le visage tourné vers le bas (gomukhī-nidrā) ; l’urine doit être évacuée au lever du soleil (à l’aube) ; et l’on prendra de l’orge (yavā), le grain priyaṅgu, palana, le kulmāṣa (légumineuses bouillies) et du riz aux légumes (śāka-odana).

Verse 25

क्षीरं पूर्वे ददेन्मध्ये ऽहनि धूपश् च सर्पिषा पञ्चभङ्गेन तत् स्नानं चतुर्थे पिङ्गलार्तिहृत्

D’abord, on doit administrer du lait ; au milieu du jour, il y aura une fumigation rituelle (dhūpa) avec du ghee. Ensuite, le bain avec le mélange quintuple (pañca-bhaṅga) est prescrit ; à la quatrième application, il ôte la détresse de piṅgalā.

Verse 26

तनुः शीता पूतिगन्धः शोषः स म्रियते ध्रुवम् पञ्चमी ललना गात्रसादः स्यान्मुखशोषणं

Si le corps devient froid et amaigri, exhale une odeur fétide et qu’il y a dépérissement (consomption), cette personne meurt assurément. Au cinquième (jour/application), chez la femme surviennent prostration du corps et sécheresse de la bouche.

Verse 27

अपानः पीतवर्णश् च मत्स्याद्यैर् दक्षिणे बलिः षण्मासे पङ्कजा चेष्टा रोदनं विकृतः स्वरः

L’Apāna (le souffle vital descendant) est indiqué ; le teint devient jaunâtre ; et l’on doit faire une offrande bali du côté droit avec du poisson et des éléments apparentés. Au sixième mois survient un mouvement « semblable au lotus » (instable, écarté) ; l’enfant pleure et la voix se déforme.

Verse 28

मत्स्यमांससुराभक्तपुष्पगन्धादिभिर्बलिः सप्रमे तु निराहारा पूतिगन्धादिदन्तरुक्

Le bali (offrande rituelle) peut être fait avec du poisson, de la viande, de la liqueur (surā), des mets cuits, des fleurs, des parfums et autres semblables. Mais l’offrande destinée à la classe saprame doit être sans nourriture : composée plutôt de substances fétides et analogues, avec l’ajout de ‘dantaruk’ (additif âcre, mordant).

Verse 29

पिष्टमांससुरामांसैर् बलिः स्याद्यमुनाष्टमे विस्फोटशोषणाद्यं स्यात् तच्चिकित्सान्न कारयेत्

Au huitième jour lunaire (aṣṭamī), sur les rives de la Yamunā, on doit faire une offrande bali avec de la viande pilée, de la surā (liqueur) et de la viande. Si apparaissent visphoṭa (éruptions), śoṣaṇa (dépérissement) et autres maux semblables, on ne doit pas entreprendre de traitement médical, mais accomplir le rite propitiatoire prescrit.

Verse 30

नवमे कुम्भकर्ण्यार्तो ज्वरी च्छर्दति पालकम् रोदनं मांसकुल्माषमद्याद्यैर् वैश्वके बलिः

Au neuvième jour, sous l’affliction de Kumbhakarṇī, le gardien de l’enfant est pris de fièvre et vomit; il y a aussi des pleurs. Dans le rite Vaiśvadeva, on doit offrir un bali avec de la viande, du kulmāṣa (légumineuses bouillies), de la surā (liqueur) et autres choses du même ordre.

Verse 31

दशमे तापसी चेष्टा निराहारोक्षिमीलनम् घण्टा पताका पिष्टोक्ता सुरामांसबलिः समे

Au dixième (degré d’observance), la conduite est ascétique (tāpasī) : jeûne et fermeture des yeux. Le rite emploie une cloche et une bannière ; un bali de piṣṭa (farine) est prescrit ; et, dans ce même rite, on doit aussi offrir une oblation de surā (liqueur) et de viande.

Verse 32

राक्षस्येकादशी पीडा नेत्राद्यं न चिकित्सनम् चञ्चला द्वादशे श्वासः त्रासादिकविचेष्टितम्

Dans l’affliction rākṣasī, au onzième jour il y a douleur ; les troubles des yeux et autres semblables ne sont pas susceptibles de traitement. Au douzième jour surviennent agitation et respiration pénible, avec des mouvements craintifs et fébriles, et d’autres signes du même ordre.

Verse 33

बलिः पूर्वे ऽथ मध्याह्ने कुल्मापाद्यैस्तिलादिभिः यातना तु द्वितीये ऽब्दे यातनं रोदनादिकम्

Il faut d’abord accomplir l’offrande bali ; puis, à midi, offrir le kulmāṣa et d’autres nourritures, avec le sésame (tilā) et autres choses semblables. Mais la période de souffrance se situe dans la deuxième année ; cette souffrance consiste en pleurs et afflictions analogues.

Verse 34

तिलमांसमद्यमांसैर् बलिः स्नानादि पूर्ववत् तृतीये रोदनी कम्पो रोदनं रक्तमूत्रकं

Le bali (offrande rituelle) doit être accompli avec du sésame, de la viande, de la liqueur et de la viande ; le bain et les autres préliminaires se font comme il a été dit auparavant. Dans le troisième cas, il y a des lamentations et des tremblements ; surviennent des lamentations et l’émission d’urine mêlée de sang.

Verse 35

गुडौदनं तिलापूपः प्रतिमा तिलपिष्टजा तिलस्नानं पञ्चपत्रैर् धूपो राजफलत्वचा

Sont prescrits : du riz sucré (cuit avec du jaggery), un gâteau de sésame et une effigie façonnée en pâte de sésame. On doit se baigner avec de l’eau au sésame, offrir l’encens au moyen de cinq feuilles, et faire la fumigation avec l’écorce du rājaphala.

Verse 36

चतुर्थे चटकाशोफो ज्वरः सर्वाङ्गसादनम् मत्स्यमांसतिलाद्यैश् च बलिः स्नानञ्च धूपनम्

Au quatrième (temps) surviennent un gonflement soudain (caṭakā-śopha), la fièvre et l’abattement de tout le corps. On doit offrir un bali avec du poisson, de la viande, du sésame et autres semblables ; et accomplir le bain ainsi que la fumigation.

Verse 37

चञ्चला पञ्चमे ऽब्दे तु ज्वरस्त्रासो ऽङ्गसादनम् मांसौदनाद्यैश् च बलिर्मेषशृङ्गेण धूपनम्

Dans la cinquième année, le (graha/affliction) nommé Cañcalā cause fièvre, effroi et faiblesse des membres. On l’apaise en offrant un bali de viande, de bouillie de riz et autres semblables, et par une fumigation au moyen d’une corne de bélier.

Verse 38

पलाशोदुम्बराश्वत्थवटबिल्वदलाम्बुधृक् षष्ठे ऽब्दे धावनीशोषो वैरस्यं गात्रसादनम्

Celui qui se nourrit d’eau infusée des feuilles de palāśa, udumbara, aśvattha, vaṭa et bilva — dans la sixième année — éprouve un dessèchement (amaigrissement) du corps, une fadeur âpre ou amère dans la bouche, et une faiblesse des membres.

Verse 39

सप्ताहोभिर्बलिः पूर्वैर् धुपस्नानञ्च भङ्गकैः सप्तमे यमुनाच्छर्दिरवचोहासरोदनम्

Dans les semaines précédentes, il y a perte de force, avec bain rituel et fumigation (dhūpa), et défaillance du corps ; au septième (jour/semaine), surviennent des vomissements comme la Yamunā, une parole incohérente, le rire et les pleurs.

Verse 40

मांसपाद्यसमद्याद्यैर् बलिः स्नानञ्च धूपनम् अष्टमे वा जातवेदा निराहारं प्ररोदनम्

On doit offrir un bali avec de la viande, des mets cuits et autres semblables, avec des liqueurs et choses analogues ; et accomplir aussi le bain rituel et la fumigation/encens (dhūpa). Ou bien, au huitième jour, pour Jātavedas (Agni), observer le jeûne et pratiquer la lamentation rituelle.

Verse 41

कृशरापूपदध्याद्यैर् बलिः स्नानञ्च धूपनम् कालाब्दे नवमे वाह्वोरास्फोटो गर्जनं भयम्

Avec un bali composé de kṛśarā (khicrī), de gâteaux sucrés (pūpa), de caillé (dadhi) et autres semblables, accompagné du bain rituel et de la fumigation (dhūpa), on accomplira les rites d’apaisement. Dans la neuvième année du cycle du temps, des craquements ou tressaillements dans les bras et un grondement rugissant sont des présages de crainte.

Verse 42

बलिः स्यात् कृशरापूपशक्तुकुल्मासपायसैः दशमे ऽब्दे कलहंसी दाहो ऽङ्गकृशता ज्वरः

Le bali prescrit doit être offert avec kṛśarā (khicrī), gâteaux (pūpa), farine grillée (śaktu/sattu), kulmāṣa (légumineuses bouillies) et riz au lait (pāyasa). Dans la dixième année, il y a esprit querelleur ; sensations de brûlure, amaigrissement des membres et fièvre.

Verse 43

वैवर्ण्यमिति ठ भागकैर् इति ख पौलिकापूपदध्यन्नैः पञ्चरात्रं बलिं हरेत् निम्बधूपकुष्ठलेप एकादशमके ग्रही

Pour l’affection appelée « vaivarṇya » (décoloration), telle qu’indiquée dans les classes ṭha et kha, on offrira un bali pendant cinq nuits avec des gâteaux de riz (pūpa), du caillé (dadhi) et du riz cuit. Pour le onzième (type), le graha affligeant doit être traité par l’encens de neem (nimbadhūpa) et une application (lepa) de kuṣṭha (costus).

Verse 44

देवदूती निष्ठुरवाक् बलिर्लेपादि पूर्ववत् बलिका द्वादशे बलिर्लेपादि पूर्ववत्

Pour Devadūtī et Niṣṭhuravāk, l’offrande bali et l’application de la pâte rituelle (lepa), ainsi que le reste, doivent être accomplies comme il a été énoncé précédemment. Pour Balikā aussi—au douzième (jour/observance)—l’offrande bali, l’onction de lepa et les autres rites doivent être exécutés exactement de la même manière.

Verse 45

त्रयोदशे वायवी च मुखवाह्याङ्गसादनम् रक्तान्नगन्धमाल्याद्यैर् बलिः पञ्चदलैः स्नपेत्

Au treizième (jour/observance), on doit accomplir le rite Vāyavī : la consécration (sādhana) de la bouche et des membres externes. Avec des mets rouges, des parfums, des guirlandes et des offrandes similaires, qu’on présente le bali, puis qu’on baigne (la divinité/l’objet rituel) au moyen de cinq pétales ou feuilles.

Verse 46

राजीनिस्वदलैर् धूपो यक्षिणी च चतुर्दशे चेष्टा शूलं ज्वरो दाहो मांसभक्षादिकैर् बलिः

La fumigation (dhūpa) doit être faite avec des feuilles de rājīnī ; et le (rite de la) Yakṣiṇī est prescrit pour le quatorzième (jour/observance). Pour des troubles tels que mouvements anormaux, douleur colique (śūla), fièvre (jvara) et sensation de brûlure (dāha), qu’on fasse une offrande bali avec de la viande, des parts comestibles et des éléments similaires.

Verse 47

स्नानादि पूर्ववच्छान्त्यै मुण्डिकार्तिस्त्रिपञ्चके तच्चेष्टासृक्श्रवः शश्वत्कुर्याम्मातृचिकित्सनम्

Pour l’apaisement (śānti), on procédera au bain et aux autres préliminaires comme il a été prescrit auparavant. Dans l’ensemble des afflictions « trois et cinq »—telles que la douleur dite « Muṇḍikā »—avec les mouvements anormaux et l’hémorragie continue, on accomplira sans cesse le traitement rituel-thérapeutique des Mères (Mātṛ-cikitsā).

Verse 48

वानरी षोडशी भूमौ पतेन्निद्रा सदा ज्वरः पायसाद्यैस्त्रिरात्रञ्च वलिः स्नानादि पूर्ववत्

Si l’affliction dite Vānarī survient au seizième (jour lunaire), qu’on s’étende sur le sol ; il y aura somnolence et fièvre persistante. Pendant trois nuits, qu’on fasse une offrande bali avec du payasa (riz au lait) et des mets similaires ; le bain et les autres observances doivent être accomplis comme il a été dit précédemment.

Verse 49

गन्धवती सप्तदशे गात्रोद्वेगः प्ररोदनम् कुल्माषाद्यैर् बलिः स्नानधूपलेपादि पूर्ववत्

Dans le dix-septième type d’odeur, appelé « gandhavatī », surviennent agitation du corps et pleurs. L’offrande propitiatoire (bali) doit être faite avec du kulmāṣa et des éléments similaires ; bain, fumigation d’encens, onction et le reste doivent être accomplis comme il a été prescrit auparavant.

Verse 50

दिनेशाः पूतना नाम वर्षेशाः सुकुमारिकाः आकट्टय एवं सिद्धरूपो ज्ञापयति हरे हरे निर्दोषं कुरु कुरु बालिकां बालं स्त्रियम् पुरुषं वा सर्वग्रहाणामुपक्रमात् चामुण्डे नमो देव्यै ह्रूं ह्रूं ह्रीं अपसर अपसर दुष्टग्रहान् ह्रूं तद्यथा गच्छन्तु गृह्यकाः अन्यत्र पन्थानं रुद्रो ज्ञापयति सर्वबालग्रहेषु स्यान्मन्त्रो ऽयं सर्वकामिकः

« Les Dineśa, celle nommée Pūtanā, les Varṣeśa et les Sukumārikā »—ainsi la forme Siddha (présence puissamment consacrée) le fait savoir : « Hare, hare—rends irréprochable, rends irréprochable la fillette, le garçon, la femme ou l’homme, dès l’assaut de tous les graha (esprits saisisseurs). Ô Cāmuṇḍā, hommage à la Déesse : hrūṃ hrūṃ hrīṃ—éloignez-vous, éloignez-vous, graha malfaisants—hrūṃ. Ainsi, que les gṛhyakāḥ (saisisseurs hantant la maison) s’en aillent par une autre voie ; Rudra proclame le chemin. » Ce mantra s’emploie dans tous les cas de graha touchant les enfants et il est « sarva-kāmika », efficace pour tout but souhaité dans ce cadre protecteur.

Verse 51

ॐ नमो भगवति चामुण्डे मुञ्च मुञ्च बलिं बालिकां वा बलिं गृह्ण गृह्ण जय जय वस वस सर्वत्र बलिदाने ऽयं रक्षाकृत् पठ्यते मनुः रक्षन्तु च ज्वराभ्यान्तं मुञ्चन्तु च कुमारकम्

Om. Hommage à la Déesse bienheureuse Cāmuṇḍā. Délivre, délivre—(reçois) l’offrande (bali), qu’elle soit pour une fillette ou autrement. Reçois, reçois l’offrande. Victoire, victoire ; demeure, demeure (ici). Dans tout rite d’offrande bali, ce mantra est récité comme agent de protection : « Qu’ils protègent celui que la fièvre tourmente, et qu’ils délivrent l’enfant (de cette atteinte). »

Frequently Asked Questions

It correlates observable pediatric signs (cry patterns, appetite loss, spasms, breath distress, discoloration, odor, vomiting, blood-urine) with named grahas and time-markers (tithi/day-count and age stages), then assigns matching dhūpa-lepa-snāna-bali protocols.

It treats fumigation, anointment, bathing, lamps/incense, directional rites, and bali offerings as therapeutic instruments alongside plant/mineral/animal materia medica, culminating in protective mantras to Cāmuṇḍā for comprehensive graha-removal.

The Cāmuṇḍā-focused mantra set (hrūṃ hrūṃ hrīṃ… apasara apasara duṣṭa-grahān…) is described as applicable to all child-graha cases and recited during bali-dāna as a raksā-kṛt (protector).