Varaha Purana - Adhyaya 88
Varaha PuranaAdhyaya 883 Shlokas

Adhyaya 88: Account of the Extents of Śālmaladvīpa, Gomedadvīpa, and Puṣkaradvīpa

Śālmaladvīpa–Gomedadvīpa–Puṣkaradvīpa-vistara-kathana

Ancient-Geography (Purāṇic Cosmography)

Dans le cadre d’instruction entre Varāha et Pṛthivī, le chapitre conserve l’enseignement cosmographique concis de Rudra sur l’agencement et l’accroissement proportionnel des dvīpas. Il commence par Śālmaladvīpa, deux fois plus vaste que Krauñcadvīpa et ceint de l’océan de ghee (ghṛta-samudra), en énumérant sept montagnes majeures, sept varṣas et leurs réseaux fluviaux, avec les kula-parvatas. Il passe ensuite à Gomedadvīpa, le sixième dvīpa, deux fois Śālmaladvīpa et entouré d’un océan de liqueur (suroda), avec deux montagnes principales dont Kumuda. Puis vient Puṣkaradvīpa, ceint de l’océan de jus de canne (ikṣurasa), portant le Mānasaparvata et un varṣa partagé en deux. Rudra conclut par la mesure de la Terre et du brahmāṇḍa, évoque d’innombrables œufs cosmiques et rappelle l’acte de Nārāyaṇa en forme de sanglier stabilisant la Terre, avant de partir pour Kailāsa.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivīRudra

Key Concepts

dvīpa-vistāra (proportional continental extents)samudra-pariveṣṭana (encircling oceans: ghṛta, suroda, ikṣurasa, svādūdaka)sapta-parvata / sapta-varṣa schemakula-parvata nomenclature and mineral-color imagerybrahmāṇḍa-pramāṇa (cosmic measurement)Varāha/Nārāyaṇa as stabilizer of Pṛthivī (earth-preservation motif)

Shlokas in Adhyaya 88

Verse 1

रुद्र उवाच । त्रिषु शिष्टेषु वक्ष्यामि द्वीपेषु मनुजान्युत । शाल्मलं पञ्चमं वर्षं प्रवक्ष्ये तन्निबोधत । क्रौञ्चद्वीपस्य विस्ताराच्छाल्मलो द्विगुणो मतः ॥ ८८.१ ॥

Rudra dit : «Ô le meilleur des hommes, je vais maintenant parler des trois dvīpa qui restent. J’exposerai Śālmala, le cinquième varṣa ; comprends-le avec attention. Par son étendue, Śālmala est tenu pour deux fois plus vaste que Kraunca-dvīpa.»

Verse 2

श्रीवराह उवाच । एवमुक्त्वा गतो रुद्रः क्षणाददृश्यमूर्तिमान् । ते च सर्वे गता देवा ऋषयश्च यथागतम् ॥ ८८.३ ॥

Śrī Varāha dit : «Après avoir ainsi parlé, Rudra s’en alla, devenant invisible en un instant ; et tous ces dieux et ces sages se retirèrent pareillement, chacun retournant comme il était venu.»

Verse 3

घृतसमुद्रमावृत्य व्यवस्थितस्तद्विस्तारो द्विगुणस्तत्र च सप्त पर्वताः प्रधानास्तावन्ति वर्षाणि तावत्यो नद्यः । तत्र च पर्वताः । सुमहान् पीतःशातकुम्भात् सार्वगुणसौवर्णरोहितसुमनसकुशल ----- जाम्बूनदवैद्युता इत्येते कुलपर्वता वर्षाणि चेति । अथ षष्ठं गोमेदं कथ्यते । शाल्मलं यथा सुरोदेनावृतं तद्वत् सुरोदोऽपि तद्द्विगुणेन गोमेदेनावृतः । तत्र च प्रधानपर्वतौ द्वावेव । एकस्य तावत्तावसरः । अपरश्च कुमुद इति । समुद्रश्चेक्षुरसस्तद्द्विगुणेन पुष्करेणावृतः । तत्र च पुष्कराख्ये मानसो नाम पर्वतः । तदपि द्विधा छिन्नं वर्षं तत्प्रमाणेन च । स्वादोदकेनावृतम् । ततश्च कटाहम् । एतत् पृथिव्याः प्रमाणम् । ब्रह्माण्डस्य च सकटाहविस्तारप्रमाणम् । एवंविधानामण्डानां परिसंख्यां न विद्यते । एतानि कल्पे कल्पे भगवान् नारायणः क्रोडरूपी रसातलान्तःप्रविष्टानि दंष्ट्रैकैनोद्धृत्य स्थितौ स्थापयति । एष वः कथितो मार्गो भूमेरायामविस्तरः । स्वस्ति वोऽस्तु गमिष्यामि कैलासं निलयं द्विजाः

Enveloppée par l’Océan de ghee, son étendue y est établie comme double ; et l’on y trouve sept montagnes principales, autant de régions (varṣas) et autant de rivières. Les montagnes qui s’y trouvent—Sumahān, Pīta, Śātakumbha, Sārvaguṇa, Sauvarṇa, Rohita, Sumanas, Kuśala, … Jāmbūnada, Vaidyuta—sont les montagnes-limites (kula), et de même les régions. Maintenant est décrite la sixième (dvīpa), Gomeda. De même que Śālmala est entourée par l’Océan de Sura, ainsi l’Océan de Sura est-il entouré par Gomeda, au double de cette mesure. On n’y compte que deux montagnes principales : l’une est Tāvat-tāvasara, l’autre se nomme Kumuda. L’océan est de jus de canne à sucre (Ikṣurasa), entouré par Puṣkara au double de cette mesure. Dans la dvīpa appelée Puṣkara se trouve une montagne nommée Mānasa. Cette région est aussi divisée en deux, selon la proportion. Elle est entourée par l’océan des Eaux Douces (Svādodaka) ; puis vient le « chaudron » cosmique (kaṭāha). Telle est la mesure de la terre, et telle aussi la mesure de l’étendue du brahmāṇḍa avec son enveloppe en forme de chaudron. Le nombre de tels univers-œufs est inconnu. À chaque kalpa, Bhagavān Nārāyaṇa, sous la forme du Sanglier, pénétrant jusqu’au terme de Rasātala, les soulève d’une seule défense et les établit dans la stabilité. Ainsi vous a été exposé le récit de la longueur et de la largeur de la terre. Qu’il y ait pour vous bon augure ; je vais à Kailāsa, ma demeure, ô deux-fois-nés.»

Frequently Asked Questions

The chapter frames cosmographic measurement as a doctrine of order and stability: Earth (Pṛthivī) is depicted as periodically stabilized by Nārāyaṇa in boar-form, implying that terrestrial balance is maintained through a larger cosmic governance rather than human ritual action in this passage.

No tithi, lunar month, seasonal (ṛtu), or calendrical markers are specified in Adhyaya 88; the content is primarily spatial and proportional (dvīpa and ocean extents) rather than ritual-timing instruction.

It explicitly connects Earth’s stability to the Varāha motif: Nārāyaṇa, taking a boar form, enters rasātala and raises/sets the worlds into a stable condition. This functions as an early preservation narrative where cosmic structure and Earth’s habitability depend on periodic restorative intervention.

No royal genealogies or administrative lineages are named here. The principal figures are Rudra (as instructor), Varāha/Nārāyaṇa (as cosmic stabilizer), and the implied audience of sages (ṛṣayaḥ) and gods (devāḥ).

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