Adhyaya 63
Varaha PuranaAdhyaya 6312 Shlokas

Adhyaya 63: Procedure for the Son-Obtaining Vow (Kṛṣṇāṣṭamī Observance)

Putraprāptivrata (Kṛṣṇāṣṭamī-vrata) vidhiḥ

Ritual-Manual (Vrata-vidhi)

Dans le cadre d’enseignement Varāha–Pṛthivī, Agastya transmet une méthode concise du putraprāpti-vrata, centrée sur Kṛṣṇāṣṭamī durant la quinzaine sombre de Bhādrapada. Le texte prescrit la résolution (saṅkalpa) en Ṣaṣṭhī, le culte en Saptamī, puis, en Aṣṭamī, une pūjā purifiée à l’aube et le jeûne (upavāsa), avec un homa offrant yava et kṛṣṇa-tila, accompagnés de ghṛta et de dadhi, suivi du repas offert aux brāhmaṇas avec dakṣiṇā. Il est indiqué que le repas après le jeûne commence par le bilva. Un récit exemplaire des austérités du roi Śūrasena dans l’Himālaya légitime l’observance et aboutit au lien de lignée menant à Vasudeva. Le chapitre se clôt par une instruction de don (dāna) en fin d’année et l’affirmation d’une rémission générale des pāpa, présentant la discipline rituelle comme une pratique dharmique stabilisatrice pour la continuité du foyer et l’ordre social, liée au bien-être de Pṛthivī.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivī

Key Concepts

putraprāpti-vrataKṛṣṇāṣṭamī (tithi-based observance)upavāsa and pūjā-vidhihoma with yava and kṛṣṇa-tilabrāhmaṇa-bhojana and dakṣiṇābilva as first post-fast foodvrata-phala (putra-prāpti, pāpa-kṣaya)exemplum of Śūrasena and Vasudeva

Shlokas in Adhyaya 63

Verse 1

अगस्त्य उवाच । अथापरं महाराज पुत्रप्राप्तिव्रतं शुभम् । कथयामि समासेन तन्मे निगदतः शृणु ॥ ६३.१ ॥

Agastya dit : «À présent encore, ô grand roi, je vais exposer brièvement le vœu propice pour obtenir une descendance ; écoute-moi tandis que je l’énonce.»

Verse 2

मासे भाद्रपदे या तु कृष्णपक्षे नरेश्वर । अष्टम्यामुपवासेन पुत्रप्राप्तिव्रतं हि तत् ॥ ६३.२ ॥

Ô seigneur des hommes, l’observance accomplie au mois de Bhādrapada, durant la quinzaine sombre — par le jeûne au huitième jour lunaire (Aṣṭamī) — est bien le vœu pour obtenir un fils.

Verse 3

षष्ठ्यां चैव तु संकल्प्य सप्तम्यामर्चयेद् हरिम् । देवक्युत्सङ्गगं देवं मातृभिः परिवेष्टितम् ॥ ६३.३ ॥

Après avoir pris le saṅkalpa au sixième jour lunaire, on doit, au septième, adorer Hari : le Dieu assis sur les genoux de Devakī, entouré des Mères (mātṛs).

Verse 4

प्रभाते विमलेऽष्टम्यामर्चयेत् प्रयतो हरिम् । प्राग्विधानॆन गोविन्दमर्चयित्वा विधानतः ॥ ६३.४ ॥

À l’aube immaculée, au jour d’Aṣṭamī (huitième jour lunaire), l’homme, avec une intention disciplinée, doit adorer Hari ; et, après avoir honoré Govinda selon le rite prescrit auparavant, il doit agir conformément aux injonctions appropriées.

Verse 5

ततो यवैः कृष्णतिलैः सघृतैर्होमयेद्दधि । ब्राह्मणान् भोजयेद् भक्त्या यथाशक्त्या सदक्षिणान् ॥ ६३.५ ॥

Ensuite, qu’on accomplisse le homa en offrant de l’orge (yava) et du sésame noir (kṛṣṇa-tila) mêlés au ghee (ghṛta), avec du lait caillé (dadhi) ; et, avec dévotion, qu’on nourrisse les brāhmaṇas en leur donnant une dakṣiṇā convenable selon ses moyens.

Verse 6

ततः स्वयं तु भुञ्जीत प्रथमं बिल्वमुत्तमम् । पश्चाद् यथेष्टं भुञ्जीत स्नेहैः सर्वरसैर्युतम् ॥ ६३.६ ॥

Ensuite, qu’il mange lui-même d’abord l’excellent fruit de bilva ; puis, qu’il mange selon son désir, accompagné de mets onctueux et pourvus de toutes les saveurs.

Verse 7

प्रतिमासमानेनैव विधिनोपोष्य मानवः । कृष्णाष्टमीमपुत्रोऽपि लभेत् पुत्रं न संशयः ॥ ६३.७ ॥

Celui qui observe le jeûne selon le rite prescrit, avec la même règle chaque mois—fût-il même sans enfant—obtiendra un fils par l’observance de Kṛṣṇāṣṭamī ; il n’y a point de doute (ainsi l’énonce le texte).

Verse 8

श्रूयते च पुरा राजा शूरसेनः प्रतापवान् । स ह्यपुत्रस्तपस्तेपे हिमवत्पर्वतोत्तमे ॥ ६३.८ ॥

On rapporte aussi, selon la tradition, qu’autrefois vécut un roi vaillant, Śūrasena, plein de puissance. Sans fils, il entreprit le tapas (austérité ascétique) sur l’Himavat, le plus éminent des monts.

Verse 9

तस्यैवं कुर्वतो देवो व्रतमेतज्जगाद ह । सोऽप्येतत्कृतवान् राजा पुत्रं चैवोपलभ्धवान् ॥ ६३.९ ॥

Tandis qu’il agissait ainsi, la Divinité énonça véritablement cette observance sacrée (vrata). Ce roi l’accomplit aussi, et obtint également un fils.

Verse 10

वासुदेवं महाभागमनेकक्रतুযाजिनम् । तं लब्ध्वा सोऽपि राजर्षिः परं निर्वाणमापतवान् ॥ ६३.१० ॥

Ayant rencontré Vāsudeva, le très fortuné, accomplisseur de nombreux sacrifices, ce roi-sage, en l’atteignant, parvint au nirvāṇa suprême.

Verse 11

एवं कृष्णाष्टमी राजन् मया ते परिकीर्तिता । संवत्सरान्ते दातव्यं कृष्णयुग्मं द्विजातये ॥ ६३.११ ॥

Ainsi, ô roi, je t’ai exposé l’observance de Kṛṣṇāṣṭamī. À la fin de l’année, il convient d’offrir à un «deux-fois-né» (dvija) une paire d’offrandes liées à Kṛṣṇa.

Verse 12

एतत् पुत्रव्रतं नाम मया ते परिकीर्तितम् । एतत् कृत्वा नरः पापैः सर्वैर् एव प्रमुच्यते ॥ ६३.१२ ॥

Cette observance, appelée «putra-vrata», je te l’ai expliquée. Celui qui l’accomplit est délivré de tous les péchés.

Frequently Asked Questions

The text frames disciplined vrata-practice—fasting, regulated worship, offering, and charitable feeding—as a dharmic technology for household continuity (putra-prāpti) and moral purification (pāpa-kṣaya). In a broader social-ethical sense, it promotes ordered reciprocity (dāna, brāhmaṇa-bhojana) and self-restraint (upavāsa) as stabilizing norms that indirectly support communal well-being and, by extension, Pṛthivī’s sustainable social ecology.

The rite is assigned to Bhādrapada māsa, kṛṣṇapakṣa, specifically Aṣṭamī with upavāsa. Preparations include saṅkalpa on Ṣaṣṭhī, worship on Saptamī, and a dawn (prabhāte) worship on Aṣṭamī. The procedure is to be repeated monthly (pratimāsam), with a concluding gift (dāna) prescribed at the end of a year (saṃvatsara-ante).

Environmental stewardship is not explicit as a doctrinal topic in these verses; however, the vrata’s emphasis on regulated consumption (upavāsa), careful ritual use of agricultural substances (yava, tila, ghṛta, dadhi), and redistribution through feeding and gifting can be read as a Purāṇic model of restraint and circulation of resources—an indirect ethic compatible with Pṛthivī-centered balance in the wider Varāha–Pṛthivī discourse framework.

The chapter references the sage Agastya as the immediate instructor within the narrative layer, King Śūrasena as an exemplum of an heirless ruler performing tapas, and Vasudeva as the resulting celebrated figure connected to the rite’s success. The mention of Himavat situates Śūrasena’s austerities in a recognized North Indian sacred geography.