Varaha Purana - Adhyaya 57
Varaha PuranaAdhyaya 5716 Shlokas

Adhyaya 57: The Observance for Attaining Radiance: The Soma Kānti-Vrata

Kāntivrata-vidhiḥ (Somakānti-prāpti-vrata)

Ritual-Manual (Vrata-vidhi) with Purāṇic Etiology

Dans le cadre d’instruction entre Varāha et Pṛthivī, cet adhyāya présente, par la voix du sage Agastya à l’adresse d’un roi, un manuel de vœu (vrata-vidhi) : le Kāntivrata, discipline censée restaurer la kānti—éclat, santé et beauté—illustrée par la guérison de Soma du yakṣmā après la malédiction de Dakṣa. L’observance est fixée au Kārttika śukla-dvitīyā, avec jeûne nocturne (nakta) et culte de Balakēśava, selon des offrandes distinctes : aux pieds pour Baladeva et à la tête pour Keśava. On offre l’arghya à Soma avec un mantra prescrit, puis l’on suit des régimes et des cycles de homa réglés par groupes saisonniers (phālgunādi, āṣāḍhādi) au moyen de payasa, śāli, yava et tila. Après un an, le vœu s’achève par une image lunaire d’argent et des dons à un brāhmaṇa, reliant la vigueur du corps à l’ordre des saisons et à la régularité du rythme terrestre.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivīAgastya

Key Concepts

kānti (radiance, restored vitality)vrata-vidhi (ritual discipline)Kārttika-śukla-dvitīyā (lunar timing)nakta (night-only observance/fast)Balakēśava worship (Vaiṣṇava iconography)arghya to Soma (lunar/medicinal symbolism)yakṣmā and śāpa (disease and curse as etiological frame)seasonal/annual ritual cycle (saṃvatsara completion)dāna to brāhmaṇa (ritual economy and closure)oṣadhīnāṃ pati (Soma as lord of medicinal plants)

Shlokas in Adhyaya 57

Verse 1

अगस्त्य उवाच । अतः परं प्रवक्ष्यामि कान्तिव्रतम् अनुत्तमम् । यत्कृत्वा तु पुरा सोमः कान्तिमान् अभवत् पुनः ॥ ५७.१ ॥

Agastya dit : « Ensuite, j’exposerai le vœu incomparable appelé Kānti-vrata ; l’ayant accompli jadis, Soma (la Lune) redevint rayonnant. »

Verse 2

यक्ष्मणा दक्षशापेन पुराक्रान्तो निशाकरः । एतच्चीर्त्वा व्रतं सद्यः कान्तिमानभवत् किल ॥ ५७.२ ॥

Autrefois, la Lune—faiseuse de la nuit—fut atteinte du yakṣman (consomption) à cause de la malédiction de Dakṣa. On dit qu’ayant accompli et proclamé/observé ce vœu, elle recouvra aussitôt sa splendeur.

Verse 3

द्वितीयायां तु राजेन्द्र कार्त्तिकस्य सिते दिने । नक्तं कुर्वीत यत्नेन अर्चयन् बलकेशवम् ॥ ५७.३ ॥

Au deuxième jour lunaire, ô roi, en la claire quinzaine du mois de Kārttika, on doit, avec soin, accomplir l’observance du repas nocturne (nakta) tout en adorant Balakeśava.

Verse 4

बलदेवाय पादौ तु केशवाय शिरोऽर्चयेत् । एवमभ्यर्च्य मेधावी वैष्णवं रूपमुत्तमम् ॥ ५७.४ ॥

Qu’on adore les pieds pour Baladeva, et qu’on adore la tête pour Keśava. Ainsi, après avoir rendu ce culte, le sage révère la forme vaiṣṇava suprême.

Verse 5

परस्वरूपं सोमाख्यं द्विकलं तद्दिने हि यत् । तस्यार्घं दापयेद्धीमान् मन्त्रेण परमेष्ठिनः ॥ ५७.५ ॥

En ce jour, ce qui est nommé Soma, de forme « parasvarūpa » et constitué de deux parts (dvikala), le sage doit faire présenter pour lui l’offrande d’arghya, au moyen du mantra adressé à Parameṣṭhin.

Verse 6

नमोऽस्त्वमृतरूपाय सर्वौषधिनृपाय च । यज्ञलोकाधिपतये सोमाय परमात्मने ॥ ५७.६ ॥

Hommage à Toi dont la forme est l’immortalité; hommage à Toi, souverain de toutes les plantes médicinales; au seigneur du domaine sacrificiel—Soma—Toi qui es le Soi suprême.

Verse 7

अनेनैव च मार्गेण दत्त्वार्घ्यं परमेष्ठिनः । रात्रौ सविप्रो भुञ्जीत यवान्नं सघृतं नरः ॥ ५७.७ ॥

En suivant cette même procédure, après avoir offert l’arghya à Parameṣṭhin, un homme—avec un brāhmaṇa—doit, la nuit, prendre un repas d’orge (yava) accompagné de ghee.

Verse 8

फाल्गुनादिचतुष्के तु पायसं भोजयेच्छुचिः । शालिहोमं तु कुर्वीत कार्त्तिके तु यवैस्तथा ॥ ५७.८ ॥

Durant la période de quatre mois commençant avec Phālguna, une personne purifiée doit offrir du riz au lait en nourriture. Qu’elle accomplisse le homa avec du riz; et de même, au mois de Kārttika, qu’elle le fasse avec de l’orge.

Verse 9

आषाढादिचतुष्के तु तिलहोमं तु कारयेत् । तद्वत् तिलान्नं भुञ्जीत एष एव विधिक्रमः ॥ ५७.९ ॥

Durant la période de quatre mois commençant avec Āṣāḍha, qu’on fasse accomplir le tila-homa, l’oblation au feu avec du sésame. De même, qu’on mange une nourriture préparée avec du sésame. Telle est, à elle seule, la suite rituelle prescrite.

Verse 10

ततः संवत्सरे पूर्णे शशिनं कृतराजतं । सितवस्त्रयुगच्छन्नं सितपुष्पानुलेपनम् । एवमेव द्विजं पूज्य ततस्तं प्रतिपादयेत् ॥ ५७.१० ॥

Ensuite, lorsqu’une année entière est accomplie, on doit préparer une image de la Lune façonnée en argent, couverte d’une paire de vêtements blancs et ointe de fleurs blanches. De la même manière, après avoir honoré un brāhmaṇa, on doit alors lui remettre cette (image de la Lune).

Verse 11

कान्तिमानपि लोकेऽस्मिन् सर्वज्ञः प्रियदर्शनः । त्वत्प्रसादात् सोमरूपिन् नारायण नमोऽस्तु ते ॥ ५७.११ ॥

En ce monde, par ta grâce, (on devient) rayonnant, omniscient et agréable à contempler. Ô Nārāyaṇa, ô toi dont la forme est celle de Soma (la Lune), salutations à toi.

Verse 12

अनेन किल मन्त्रेण दत्त्वा विप्राय वाग्यतः । दत्तमात्रे ततस्तस्मिन् कान्तिमान् जायते नरः ॥ ५७.१२ ॥

« En vérité, après avoir fait un don à un brāhmaṇa avec ce mantra même, en maîtrisant sa parole, dès que le don est accompli, cet homme devient alors rayonnant. »

Verse 13

आत्रेयेणापि सोमेन कृतमेतत् पुरा नृप । तस्य व्रतान्ते सन्तुष्टः स्वयमेव जनार्दनः । यक्ष्माणमपनीयाशु अमृताख्यां कलां ददौ ॥ ५७.१३ ॥

Ô roi, jadis Soma, descendant d’Atri, accomplit lui aussi cette observance. À la fin de son vœu, Janārdana en personne, satisfait, ôta promptement le yakṣmā (maladie de consomption) et lui accorda une part (kalā) nommée « Amṛta ».

Verse 14

तां कलां सोमराजोऽसौ तपसा लब्धवानिति । सोमत्वं चागमत सोऽस्य ओषधीनां पतिर् बभौ ॥ ५७.१४ ॥

On dit que ce Roi-Lune obtint cette part par l’ascèse (tapas) ; puis, ayant atteint l’état de « Soma », il devint le seigneur des plantes médicinales.

Verse 15

द्वितीयामश्विनौ सोमभुजौ कीर्त्येते तद्दिने नृप । तौ शेषविष्णू विख्यातौ मुख्यपक्षौ न संशयः ॥ ५७.१५ ॥

Ô roi, au deuxième jour lunaire, les Aśvin sont loués comme buveurs de Soma. Ces deux-là sont renommés comme Śeṣa et Viṣṇu, les « deux ailes/côtés » principaux, sans aucun doute.

Verse 16

न विष्णोर्व्यतिरिक्तं स्याद् दैवतं नृपसत्तम । नामभेदेन सर्वत्र संस्थितः परमेश्वरः ॥ ५७.१६ ॥

Ô le meilleur des rois, il n’est aucune divinité qui existe en dehors de Viṣṇu. Par la seule diversité des noms, le Seigneur suprême demeure établi partout.

Frequently Asked Questions

The text frames well-being and social order through disciplined observance aligned with calendrical and seasonal rhythms: regulated fasting, worship, offerings, and charitable gifting are presented as a structured means to restore “kānti,” linking personal health and social duty to cyclical terrestrial time.

The vrata begins on Kārttika śukla-dvitīyā (the bright fortnight’s second lunar day in Kārttika), includes a nightly observance (nakta), and runs for a full saṃvatsara (year). It specifies seasonal quartets: phālgunādi-catuṣka with payasa feeding and śāli-homa, Kārttika with yava offerings, and āṣāḍhādi-catuṣka with tila-homa and tila-based food.

While not explicitly ecological in modern terms, the chapter encodes an ethic of terrestrial balance by emphasizing seasonal regularity (grain/seed offerings tied to time), Soma’s identity as oṣadhīnāṃ pati (lord of medicinal plants), and the idea that health and vitality are sustained through harmonizing human practice with annual and lunar cycles.

The narrative references Agastya (as transmitter of the vrata), Soma (as exemplar), Dakṣa (as the source of the curse), Janārdana/Nārāyaṇa/Viṣṇu (as the divine agent removing yakṣmā), and the Aśvinau (named in connection with dvitīyā). A royal addressee (“rājendra,” “nṛpa”) is also invoked as the audience for the instruction.

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