Adhyaya 43
Varaha PuranaAdhyaya 4317 Shlokas

Adhyaya 43: The Caitra Dvādaśī Observance and the Ritual Procedure for Worship of Vāmana

Caitra-dvādaśī-vrataḥ Vāmana-pūjā-vidhiḥ

Ritual-Manual (Vrata and Dāna) with Exemplary Royal Narrative

Dans le cadre d’instruction Varāha–Pṛthivī, cet adhyāya prescrit un vrata-vidhi pour la Dvādaśī du mois de Caitra : jeûne et aṅga-pūjā de Janārdana/Viṣṇu, avec des épithètes précises attribuées aux différentes parties du corps. Vient ensuite la mise en place d’une paire de kumbha orientée vers le nord et d’une image d’or de Vāmana (forme courte, yajñopavīta blanc). Le texte énumère les accessoires rituels—kuṇḍikā, ombrelle, sandales, chapelet et siège—et ordonne de les offrir à un brāhmaṇa avec des invocations formulaires. Un exemple narratif suit : le roi Haryaśva, désirant un fils, est conseillé par Hari sous l’apparence d’un brāhmaṇa d’accomplir ce rite ; il en résulte la naissance de Kuvalāśva. Le chapitre se clôt sur les bienfaits : descendance, richesse, restauration de la royauté et, après la mort, accès au monde de Viṣṇu, comme ordre dharmique assurant la stabilité de la terre.

Primary Speakers

VarāhaPṛthivīDurvāsā

Key Concepts

Caitra Dvādaśī vrataUpavāsa (ritual fasting)Aṅga-pūjā (body-part worship) with Viṣṇu epithetsVāmana iconography (hrasva-rūpa) and ritual donationKumbha-sthāpana with directional orientation (uttara)Royal exemplum (Haryaśva → Kuvalāśva) as validation of ritual efficacyDāna to a brāhmaṇa and merit economyTerrestrial order (Pṛthivī) maintained through regulated dharma

Shlokas in Adhyaya 43

Verse 1

दुर्वासा उवाच । एवमेव मुने मासि चैत्रे संकल्प्य द्वादशीम् । उपोष्याराधयेत् पश्चात् देवदेवं जनार्दनम् ॥ ४३.१ ॥

Durvāsā dit : « Ainsi donc, ô sage : au mois de Caitra, après avoir pris le vœu pour la Dvādaśī, qu’on jeûne, puis qu’on adore Janārdana, le Dieu des dieux. »

Verse 2

वामनायेति पादौ तु विष्णवे कटिमर्चयेत् । वासुदेवेत्य जठरमुरः सम्पूर्णकाय च ॥ ४३.२ ॥

Qu’on vénère les pieds par la formule « (à) Vāmana », et la taille par « (à) Viṣṇu » ; par « (à) Vāsudeva », qu’on vénère le ventre, la poitrine, et aussi le corps tout entier dans sa plénitude.

Verse 3

कण्ठं विश्वकृते पूज्य शिरो वै व्योमरूपिणे । बाहू विश्वजिते पूज्य स्वनाम्ना शङ्खचक्रकौ ॥ ४३.३ ॥

Qu’on vénère la gorge comme (la forme nommée) Viśvakṛt ; et la tête, certes, comme (la forme) Vyomarūpin. Qu’on vénère les bras comme (la forme) Viśvajit ; et que la conque et le disque soient honorés par leurs propres noms.

Verse 4

अनेन विधिनाभ्यर्च्य देवदेवं सनातनम् । प्राग्वदेवोत्तरं कुम्भं सयुग्मं पुरतो न्यसेत् ॥ ४३.४ ॥

Après avoir adoré, selon cette règle, le Dieu des dieux, l’Éternel, qu’on place devant soi une jarre d’eau (kumbha) orientée comme auparavant—vers le nord de l’est—avec son vase jumeau.

Verse 5

प्रागुक्तपात्रे संस्थाप्य वामनं काञ्चनं बुधः । यथाशक्त्या कृतं ह्रस्वं सितयज्ञोपवीतिनम् ॥ ४३.५ ॥

Après avoir installé, dans le vase précédemment indiqué, l’effigie dorée de Vāmana, le sage pratiquant doit la façonner, selon ses moyens, en une petite figure (forme naine), portant le cordon sacrificiel blanc (yajñopavīta).

Verse 6

कुण्डिकां स्थापयेत् पार्श्वे छत्रिकां पादुके तथा । अक्षामालां च संस्थाप्य वृषिकां च विशेषतः ॥ ४३.६ ॥

Qu’on place sur le côté une kuṇḍikā (petit récipient d’eau), ainsi qu’un petit parasol et une paire de sandales; après avoir déposé aussi un chapelet (akṣamālā), qu’on place tout particulièrement la vṛṣikā comme objet distinct.

Verse 7

एतैरुपस्कारैर्युक्तं प्रभाते स द्विजातये । दापयेत् प्रीयतां विष्णुर्ह्रस्वरूपीति उदीरयेत् ॥ ४३.७ ॥

Au matin, muni de ces requis, qu’il fasse remettre l’offrande à un « deux-fois-né » (brāhmaṇa) et qu’il prononce : « Que Viṣṇu, à la forme subtile et minuscule, soit satisfait ».

Verse 8

मासनाम्ना तु संयुक्तं प्रादुर्भावविधानकम् । प्रीयतामिति सर्वत्र विधिरेष प्रकीर्तितः ॥ ४३.८ ॥

Ce rite de manifestation (prādurbhāva), lorsqu’il est joint au nom du mois, est proclamé partout avec la formule : « Qu’il (le dieu) soit satisfait » ; telle est la règle prescrite.

Verse 9

श्रूयते च पुरा राजा हर्यश्वः पृथिवीपतिः । अपुत्रः स तपस्तेपे पुत्रमिच्छंस्तपोधनम् ॥ ४३.९ ॥

On entend aussi que jadis il y eut un roi, Haryaśva, seigneur de la terre. Sans fils, il pratiqua des austérités, désirant un fils—dont la richesse serait le mérite de l’ascèse.

Verse 10

तस्यैव कुर्वतो व्युष्टिं पुत्रार्थे मुनिसत्तम । अजगाम हरिः पूर्वं द्विजरूपं समाश्रितः ॥ ४३.१० ॥

Ô le meilleur des sages, tandis qu’il accomplissait cette observance pour obtenir un fils, Hari arriva auparavant, ayant pris la forme d’un brāhmane.

Verse 11

उवाच तपसा राजन् किं ते व्यवसितं प्रभो । पुत्रार्थमिति प्रोवाच तं विप्रः प्रत्युवाच ह ॥ ४३.११ ॥

Il dit : « Ô roi, par l’ascèse, quelle est ta résolution, ô seigneur ? » Le roi répondit : « Pour un fils. » Et le brāhmane lui répliqua ainsi.

Verse 12

इदमेव विधानं तु कुरु राजन्नुवाच ह । एवमुक्त्वा तु राजानं क्षणादन्तर्हितः प्रभुः ॥ ४३.१२ ॥

Il dit : « Ô roi, accomplis exactement ce rite prescrit. » Ayant ainsi parlé au roi, le Seigneur disparut de la vue en un instant.

Verse 13

राजाऽपि तं चकाराशु मन्त्रवन्तं द्विजातये । दरिद्राय तथा प्रादात् ज्योतिर्गार्गाय धीमते ॥ ४३.१३ ॥

Le roi, lui aussi, s’exécuta promptement, le nommant prêtre pour les deux-fois-nés, pourvu des mantras requis. De même, il accorda un soutien à un pauvre : au sage Jyotir Gārga.

Verse 14

यथादितेरपुत्रायाः स्वयं पुत्रत्वमागतः । भगवंस्तेन सत्येन ममाप्यस्तु सुतो वरः ॥ ४३.१४ ॥

De même qu’à Aditi—bien qu’elle fût sans fils—la condition d’avoir un fils advint d’elle‑même, ô Bienheureux; par cette vérité, qu’il m’échoie, à moi aussi, un fils d’excellence.

Verse 15

अनेन विधिना दत्ते तस्य पुत्रोऽभवन्मुने । कुवलाश्व इति ख्यातश्चक्रवर्ती महाबलः ॥ ४३.१५ ॥

Ô sage, lorsque le don fut accompli selon la règle prescrite, un fils lui naquit—célèbre sous le nom de Kuvalāśva, puissant cakravartin, souverain universel.

Verse 16

अपुत्रो लभते पुत्रमधनो लभते धनम् । भ्रष्टराज्यो लभेद् राज्यं मृतो विष्णुपुरं व्रजेत् ॥ ४३.१६ ॥

Celui qui est sans fils obtient un fils; celui qui est pauvre obtient la richesse. Celui qui a perdu son royaume peut recouvrer la souveraineté; et celui qui meurt atteint la demeure de Viṣṇu.

Verse 17

कीर्त्तित्वा सुचिरं तत्र इह मर्त्यमुपागतः । चक्रवर्ती भवेद्धीमान् ययातिरिव नाहुषः ॥ ४३.१७ ॥

Après y avoir longtemps célébré par la louange et la commémoration, puis être venu ici à la condition humaine, on devient un cakravartin sage, tel Yayāti, fils de Nāhuṣa.

Frequently Asked Questions

The text frames regulated dharma—fasting, disciplined worship, and structured giving (dāna)—as a stabilizing social mechanism that yields prosperity and continuity (e.g., offspring and kingship). Within the Varāha–Pṛthivī horizon, such rule-bound conduct is implied to support terrestrial order by aligning human action with a normative cosmic-ritual structure.

The rite is specified for the month of Caitra and the lunar day Dvādaśī. The procedure includes upavāsa (fasting) and morning-time gifting (prabhāte), indicating a timed ritual sequence.

Environmental ethics are not explicit as landscape management in this excerpt; instead, the chapter presents an indirect model where dharmic restraint (upavāsa), ordered ritual space (directional kumbha placement), and redistribution through dāna maintain societal coherence. In Purāṇic logic, this coherence is a component of Pṛthivī’s stability—human discipline functioning as an early idiom of ‘terrestrial balance’ through norm-governed living.

The narrative references King Haryaśva (a ruler without a son), the sage Durvāsā as the instructing voice in the ritual section, Hari/Viṣṇu appearing in brāhmaṇa form, and the resulting son Kuvalāśva described as a cakravartin. Yayāti and Nāhuṣa are invoked as comparative exemplars of imperial status.