
Mathurā-māhātmyaṃ, Ardhacandra-tīrtha-vidhiḥ, Yajñopavīta-vidhānaṃ ca
Ritual-Manual and Sacred-Geography (Tīrtha-Māhātmya)
Varāha décrit Mathurā comme un paysage sacré sans égal dans les trois mondes, pénétré de la présence de Kṛṣṇa et marqué par un centre Ardhacandra (demi-lune). Dans le cadre dialogué, Pṛthivī interroge sur le rite minimal mais efficace du yajñopavīta, et Varāha en expose l’observance disciplinée et orientée : commencer au sud et achever au nord, garder le silence, se baigner, puis accomplir le culte, le dāna (don) et le repas offert aux brāhmaṇas. Le chapitre prolonge ensuite l’enseignement par un récit étiologique de la visite de Garuḍa à Mathurā, où Kṛṣṇa explique que la forme de la divinité est perçue selon l’état spirituel de la communauté. Le texte relie la pratique rituelle aux fruits de la délivrance (mokṣa) et établit la sainteté terrestre de Mathurā comme un centre éco-sacré stable et toujours présent.
Verse 1
श्रीवराह उवाच ॥ मथुरायाः परं क्षेत्रं त्रैलोक्ये न च विद्यते ॥ तस्यां वसाम्यहं देवि मथुरायां च सर्वदा ॥
Śrī Varāha dit : «Dans les trois mondes, il n’est point de kṣetra sacré supérieur à Mathurā. Là, ô Déesse, je demeure ; en Mathurā je réside toujours.»
Verse 2
सर्वेषामेव तीर्थानां मथुरा च परं महत् ॥ कृष्णेन क्रीडितं तत्र तच्छुद्धं हि पदे पदे ॥
«Parmi tous les tīrtha, Mathurā est d’une grandeur suprême. Là, Kṛṣṇa s’est livré à ses jeux ; c’est pourquoi elle est tenue pour pure à chaque pas.»
Verse 3
चक्रस्थितं हि तत्सर्वं कृष्णस्यैव पदेन तु ॥ तत्र मध्यं तु तत्स्थानमर्द्धचन्द्रे प्रतिष्ठितम् ॥
«Tout ce domaine sacré est disposé tel une “roue”, marqué par l’empreinte même de Kṛṣṇa. Et en son sein, le lieu central—son siège—est établi selon la figure du “demi-lune”.»
Verse 4
तत्रैव वासिनो लोका मुक्तिं यान्ति न संशयः ॥ कृष्णस्य दक्षिणा कोटिरुत्तरा कोटिमध्यतः ॥
«Ceux qui demeurent là même atteignent la délivrance ; il n’y a aucun doute. (Ce domaine sacré est décrit) par le “bord” méridional de Kṛṣṇa et le “bord” septentrional, avec un milieu entre les bords.»
Verse 5
तस्माद्धि मरणं चात्र द्वे कोटी सर्वकर्मसु ॥ अर्द्धचन्द्रे तु यः स्नानं करोति नियताशनः ॥
«C’est pourquoi, même mourir ici (dit-on) confère une double mesure de mérite dans tous les rites. Et celui qui se baigne dans la région du “demi-lune”, observant une nourriture réglée…»
Verse 6
तेन वै चाक्षया लोकाः प्राप्ताश्चैव न संशयः ॥ दक्षिणस्यां समारभ्य उत्तरस्यां समापयेत् ॥ यज्ञोपवीतमात्रेण त्रायन्ते च कुलं बहु ॥
Par cette pratique, on atteint des mondes impérissables, sans aucun doute. En commençant du côté du sud, on doit achever du côté du nord. Par la seule mesure du cordon sacré (yajñopavīta), beaucoup de membres de la lignée sont dits protégés et délivrés.
Verse 7
पृथिव्युवाच ॥ यज्ञोपवीत मात्राया विधानं कीदृशं प्रभो ॥
Pṛthivī dit : «Ô Seigneur, quelle est la règle rituelle (vidhāna) concernant la “seule mesure” du cordon sacré (yajñopavīta-mātra) ?»
Verse 8
तयोर्मध्ये स्थितो देव आकारात्सोमचक्रता ॥ तौ देवौ क्षेत्रफलदौ स्नानदानादिकर्मणि ॥
Entre ces deux points se tient la divinité, sous la forme de la « roue de Soma ». Ces deux divinités accordent les fruits du lieu sacré dans des actes tels que le bain rituel, le don et les rites connexes.
Verse 9
यथामानं हि कर्तव्यं तत्सर्वं वक्तुमर्हसि ॥ श्रीवराह उवाच ॥ यज्ञोपवीतस्य विधिं शृणुष्व वरवर्णिनि ॥
«Selon la juste mesure, tout ce qui doit être accompli, il te faut l’exposer entièrement.» Śrī Varāha dit : «Écoute, ô femme au beau teint, la règle du cordon sacré (yajñopavīta).»
Verse 10
मनुजा येन विधिना मुक्तिं यान्ति न संशयः ॥ अनेन विधिना चैव उत्तरस्यां समापयेत् ॥ गृहान्निःसृत्य मौनेन यावत्स्नानं समाचरेत् ॥
Par la règle grâce à laquelle les hommes atteignent la délivrance, sans aucun doute, c’est par cette même règle qu’il faut achever au point du nord. Après être sorti de la maison, on doit avancer en silence jusqu’à accomplir l’observance du bain rituel.
Verse 11
पूजां कृष्णस्य कृत्वा वै ततो ब्रूयाद्वसुन्धरे ॥ स्नाने समाप्ते विधिवद्देवदेवस्य चैव हि ॥
Après avoir accompli le culte de Kṛṣṇa, qu’il s’adresse alors à toi, ô Vasundharā. Et lorsque le rite du bain est achevé selon la règle, qu’il procède de même, conformément au rite, pour le Dieu des dieux.
Verse 12
कृष्णस्य कृत्वा तु मखं स्नानादीनि यथाक्रमम् ॥ गां वै पयस्विनीं दत्त्वा हिरण्यं वसु चैव हि ॥
Et après avoir accompli le sacrifice pour Kṛṣṇa, ainsi que le bain et les actes connexes dans l’ordre prescrit, qu’il donne une vache laitière, ainsi que de l’or et des biens, assurément.
Verse 13
ब्राह्मणान्भोजयेत्पश्चाद्विधिरेष उदाहृतः ॥ तथा शयनमुद्दिश्य एवमेवं तु कारयेत् ॥
Ensuite, qu’il nourrisse les brāhmaṇas : telle est la procédure énoncée. De même, en ce qui concerne le rite du « repos / s’allonger », qu’on le fasse accomplir exactement de cette manière.
Verse 14
न तस्य पुनरावृत्तिर्मम लोके महीयते ॥ अर्द्धचन्द्रे मृता देवि मम लोकं व्रजन्ति ते ॥
Pour cet être, il n’y a pas de retour ; dans mon monde il est honoré. Ceux qui meurent à Ardhacandra, ô Déesse, se rendent en mon séjour.
Verse 15
अन्यत्र तु मृता ये च अर्धचन्द्रकृतक्रियाः ॥ तेऽपि स्वर्गं गमिष्यन्ति दाहादिकरणैर्युताः ॥
Mais ceux qui meurent ailleurs, et pour qui les rites d’Ardhacandra ont été accomplis, eux aussi iront au ciel, pourvu qu’ils soient accompagnés des actes commençant par la crémation et des procédures connexes.
Verse 16
यावदस्थीन्यर्द्धचन्द्रं यस्य तिष्ठन्ति देहिनः ॥ तावत्सुपुण्यकर्त्ता च स्वर्गलोके महीयते ॥
Tant que les os d’un être demeurent à Ardhacandra, durant ce même temps il est honoré dans le monde céleste comme auteur d’un grand mérite.
Verse 17
अर्द्धचन्द्रे विशेषोऽस्ति तीर्थे विश्रान्तिसंज्ञके ॥ दाहादिकरणे तत्र गर्दभोऽपि चतुर्भुजः ॥
À Ardhacandra se trouve une distinction particulière, au gué sacré nommé « Viśrānti ». Lorsqu’on y accomplit la crémation et les rites connexes, même un âne (dit-on) devient pourvu de quatre bras.
Verse 18
गर्त्तेश्वरोऽथ भूतेशो द्वे कोटी तु वसुन्धरे ॥ मध्ये सदैव तिष्ठामि न त्यजामि कदाचन ॥
En tant que « Gartteśvara » et en tant que « Bhūteśa »—il y a deux koṭis, ô Vasundharā. Au milieu d’elles je demeure toujours ; je n’abandonne (ce lieu) à aucun moment.
Verse 19
शृणु देवि यथावृत्तं गरुडस्य महात्मनः ॥ मथुरामागतो योऽसौ कृष्णदर्शनकाङ्क्षया ॥ मथुरायां स्थितं देवं भिन्नरूपं न पश्यति ॥
Écoute, ô Déesse, ce qui advint au sujet du magnanime Garuḍa : il vint à Mathurā, désireux de voir Kṛṣṇa. Pourtant, bien que la divinité fût présente à Mathurā, il ne la perçut pas, car (elle) était sous une autre forme.
Verse 20
तदा गतोऽसौ वसुधे देवस्याग्रे विहङ्गमः ॥ कृष्णस्य दर्शनार्थाय दिव्यं स्तोत्रमुदीरयन् ॥
Alors, ô Terre, cet oiseau (Garuḍa) s’en alla devant la divinité ; et, afin de contempler Kṛṣṇa, il récita un hymne divin.
Verse 21
गरुड उवाच ॥ विश्वरूप जयादित्य जय विष्णो जयाच्युत ॥ जय केशव ईशान जय कृष्ण नमोऽस्तु ते ॥
Garuḍa dit : « Victoire à Toi, ô Forme universelle ; victoire, ô Vainqueur semblable au Soleil ; victoire, ô Viṣṇu ; victoire, ô Acyuta. Victoire, ô Keśava ; ô Īśāna, victoire ; victoire, ô Kṛṣṇa — hommage à Toi. »
Verse 22
जय मूर्त जयाचिन्त्य जय लोकविभूषण ॥ इत्येवं संस्तुतो देवो गरुडेन महात्मना ॥
« Victoire à Toi, ô Être incarné ; victoire, ô Inconcevable ; victoire, ô Ornement des mondes ! » Ainsi la divinité fut-elle louée de cette manière par le magnanime Garuḍa.
Verse 23
गरुडस्य पुरस्तत्र स्थितो देवः शरीरवान् ॥ सान्त्वयामास गरुडं प्रीतिपूर्वमुवाच ह ॥
Là, devant Garuḍa, le Dieu se tint sous une forme corporelle ; il réconforta Garuḍa et, avec affection, parla ainsi.
Verse 24
किं कुर्यात् स्तोत्रमेतन्मे किं वा तव चिकीर्षितम् ॥ मथुरागमकृत्ये ते सर्वं ब्रूहि ममाग्रतः ॥
« Quel est le but de cet hymne adressé à Moi ? Ou bien, qu’as-tu l’intention d’accomplir ? Au sujet de ton entreprise d’aller à Mathurā, dis-Moi tout en Ma présence. »
Verse 25
गरुड उवाच ॥ मथुरामागतश्चाहं तव दर्शनकाङ्क्षया ॥ आगते तु मया देव न दृष्टं तव रूपकम् ॥
Garuḍa dit : « Je suis venu à Mathurā, désirant Ta vision ; mais, bien que je sois arrivé, ô Deva, je n’ai pas vu Ta forme. »
Verse 26
माथुरैरेव लोकैस्तु समं दृष्टं हि रूपकम् ॥ एकीभूतमहं सर्वं दृष्ट्वा मां मोह आविशत् ॥
Au contraire, cette même forme fut vue pareillement par les gens de Mathurā. Voyant tout comme fondu en une seule unité, l’illusion s’empara de moi.
Verse 27
तस्मात् स्तुतिस्तु देवेश कृतानुग्रहकाम्यया ॥ गरुडस्य वचः श्रुत्वा प्रहस्य मधुसूदनः ॥
C’est pourquoi, ô Seigneur des dieux, cette louange fut offerte avec le désir d’obtenir ta faveur. Entendant les paroles de Garuḍa, Madhusūdana sourit.
Verse 28
ये पापास्ते न पश्यन्ति मद्रूपा माथुरा द्विजाः ॥ एवमुक्त्वा ततः कृष्णस्तत्रैवान्तरधीयत ॥
Ceux qui sont déchus par le péché ne voient pas ma forme, ô brāhmaṇas de Mathurā. Ayant ainsi parlé, Kṛṣṇa disparut sur-le-champ.
Verse 29
गरुडोऽपि ततः स्थानाद्गतो देवि यथासुखम् ॥ एतत्ते कथितं देवि माथुराणां तु रूपकम् ॥
Alors Garuḍa aussi quitta ce lieu, ô Devī, à sa guise. Voilà, ô Devī, ce qui t’a été rapporté au sujet de la « forme/apparition » associée aux gens de Mathurā.
Verse 30
येषां पूजितमात्रेण तुष्टोऽहं चैव सर्वदा ॥ मथुरायां मृता ये च मुक्तिं यान्ति न चान्यथा ॥
Ceux dont le simple acte de culte me satisfait toujours, et ceux qui meurent à Mathurā : de telles personnes atteignent la délivrance, et non autrement.
Verse 31
अपि कीटः पतङ्गो वा तिर्यग्योनिगतोऽपि वा ॥ चतुर्भुजास्तु ते सर्वे भवन्तीति विनिश्चितम् ॥
Fût-il ver ou insecte, ou même né dans une matrice animale, il est établi avec certitude que tous ces êtres deviennent pourvus de quatre bras.
Verse 32
यः पश्येत्पद्मनाभं तु द्वादश्यामाश्विनस्य तु ॥ एकदेहधरौ देवौ शिवकेशवरूपिणौ ॥
Quiconque contemple Padmanābha au douzième tithi d’Āśvina—ces deux divinités, Śiva et Keśava, demeurant en un seul corps et une seule forme.
Verse 33
एकादश्यां चोपवासी कृतशौचः समाहितः ॥ कालिन्द्यां तु नरः स्नातो मुच्यते योनिसङ्कटात् ॥
Jeûnant au onzième tithi, purifié et recueilli—lorsqu’un homme se baigne dans la Kālin̄dī, il est délivré de la détresse des naissances contraignantes.
Verse 34
चैत्रस्य शुक्लद्वादश्यामुपोष्य स्नानमाचरेत् ॥ चिन्ताविष्णुं समभ्यर्च्य कृत्वा वै जागरं निशि ॥
Au douzième tithi de la quinzaine claire de Caitra, après avoir jeûné, qu’on accomplisse le bain; après avoir dûment adoré Cintāviṣṇu, qu’on veille assurément durant la nuit.
Verse 35
यः करोति स मुच्येत नात्र कार्या विचारणा ॥ एकानंशां ततो देवीं यशोदां देवकीं तथा ॥
Quiconque l’accomplit est délivré; ici, nul besoin de réflexion. Ensuite, qu’on honore la déesse Ekānaṃśā, ainsi que Yaśodā et Devakī.
Verse 36
महाविद्येश्वरीं देवी मुच्यते ब्रह्महत्यया ॥ या धारा धर्मराजस्य मथुरायाश्च पश्चिमे ॥
En honorant et en s’approchant de la déesse Mahāvidyeśvarī, on est délivré de la brahmahatyā, le grave péché d’avoir tué un brāhmaṇa. Là se trouve le cours d’eau associé à Dharmarāja, à l’ouest de Mathurā.
Verse 37
विश्रान्तिसंज्ञकं दृष्ट्वा दीर्घविष्णुं च केशवम् ॥ सर्वेषां दर्शनं पुण्यं पूजनात्तु फलं भवेत् ॥
Ayant vu le lieu nommé Viśrānti, ainsi que les formes de Dīrghaviṣṇu et de Keśava : pour tous, le simple darśana (la vision) est méritoire ; mais le fruit complet naît de l’adoration.
Verse 38
इति जपविधिहोमध्यानकाले स सम्यक्सततमभिसमीक्ष्य ब्रह्मणा यत्प्रयुक्तम् ॥ सकलगुणगणानामास्पदं ब्रह्मसंज्ञं जननमरणहीनं विष्णुमेवाभियाति ॥
Ainsi, au moment du japa, du homa et de la méditation, en contemplant sans cesse et correctement ce qui est prescrit par Brahmā, on atteint Viṣṇu seul — Lui qui est sans naissance ni mort, demeure de tous les ensembles de qualités, et nommé « Brahman ».
Verse 39
दक्षिणस्यां समारभ्य उत्तरस्यां समापयेत् ॥ यज्ञोपवीतस्य विधिरेष एव प्रकीर्तितः ॥
En commençant du côté droit et en achevant du côté gauche : telle est, en vérité, la règle énoncée pour le yajñopavīta, le cordon sacré.
Verse 40
माथुराणां च यद्रूपं तद्रूपं मे वसुन्धरे ॥ माथुरेण तु तृप्तेन तृप्तोऽहं नात्र संशयः ॥
Et quel que soit le caractère ou la forme des gens de Mathurā, tel est aussi le mien, ô Vasundharā. Assurément, quand un homme de Mathurā est comblé, je suis comblé ; là-dessus, point de doute.
Verse 41
उवाच श्लक्ष्णया वाचा गरुडं प्रति भाविनि ॥ श्रीकृष्ण उवाच ॥ मथुराणां च यद्रूपं तद्रूपं मे विहङ्गम
Elle s’adressa à Garuḍa d’une voix douce. Śrī Kṛṣṇa dit : « Ô oiseau, la forme qui appartient aux gens de Mathurā, telle est aussi ma forme. »
Verse 42
स्नानं करोति तस्यां तु ग्रहदाशैर्न लिप्यते ॥ यं यं देवमभिध्यायेद्भक्तियुक्तेन चेतसा
Lorsqu’on s’y baigne, on n’est pas souillé par les afflictions attribuées aux influences planétaires. Quel que soit le dieu que l’on médite, l’esprit uni à la dévotion—
The chapter frames sacred geography as a moral-epistemic environment: the text teaches that disciplined conduct (regulated bathing, silence, worship, and giving) within a sanctified terrestrial space leads to liberation outcomes, while perception of the divine is depicted as conditioned by one’s moral state. The instructional thrust is that ritual practice, social duties (dāna and feeding brāhmaṇas), and attentiveness to place together constitute a coherent pathway of conduct.
Several lunar observances are specified: Ekādaśī (with fasting and purification) and Dvādaśī, including a reference to Āśvina-dvādaśī for a particular vision of Padmanābha and a combined Śiva–Keśava form. The text also mentions Caitra-śukla-dvādaśī for fasting, bathing, worship of Viṣṇu, and nocturnal vigil (jāgara).
Through Pṛthivī as the addressed interlocutor, the chapter treats Mathurā’s landscape (rivers, tīrthas, and spatial centers) as a stable terrestrial matrix in which ethical action is performed. The narrative implicitly advances a stewardship model: specific sites (Kālinḍī, Ardhacandra, Vishrānti) are to be approached with restraint (mauna, niyama), cleanliness, and regulated use, presenting the land and waters as protected carriers of cultural memory and moral practice.
The chapter references Garuḍa as the visiting figure seeking Kṛṣṇa’s darśana, and it names Kṛṣṇa/Viṣṇu with epithets (e.g., Keśava, Acyuta, Madhusūdana). It also mentions Dharmarāja in connection with a western ‘dhārā’ of Mathurā. No royal genealogies are developed in this excerpt, but the text emphasizes community identity (“Māthurāḥ”) as a cultural category shaping religious perception.