
Dvātṛṃśad-aparādhaḥ (Arcana-śuddhi-nirdeśaḥ)
Ritual-Manual (Ethical-Discourse on purity, food, and devotional discipline)
Varāha s’adresse à Pṛthivī (Vasundharā) et expose un « āhāra-vidhi-niścaya », distinguant les conduites recevables et irrecevables concernant la nourriture et le culte. Le chapitre énumère les dvātṛṃśad aparādhāḥ, trente-deux offenses qui entravent le dharma et altèrent l’approche rituelle de Varāha : manquements à la pureté (contact après l’impureté due à un décès, omission de l’ācamana, approche après l’union sexuelle, impureté liée aux règles), atteintes au décorum pendant l’arcana (paroles inconvenantes, aller à la selle durant l’adoration, toucher la lampe) et offrandes ou tenue inappropriées (vêtements non lavés ; habits noirs, bleus ou rouges ; encens offert sans fleurs). En contrepoint, il décrit le profil du dévot discipliné : ahiṃsā, dayā, śauca, maîtrise des sens, connaissance des śāstra, fidélité et ordre social (cāturvarṇya). Enfin, l’enseignement n’est transmis qu’à des récipiendaires qualifiés, initiés et sans malveillance, afin de protéger l’ordre terrestre et social par une pratique réglée.
Verse 1
अथ द्वात्रिंशदपराधाः ॥ श्रीवराह उवाच ॥ शृणु भद्रे महाश्चर्यमाहारविधिनिश्चयम् ॥ आहारं चाप्यनाहारं तच्छृणुष्व वसुन्धरे ॥
Viennent maintenant les trente-deux transgressions. Śrī Varāha dit : Écoute, ô bienheureuse, cette remarquable détermination des règles de l’alimentation ; et écoute, ô Vasundharā, ce qui constitue le manger juste et le jeûne impropre (le non-manger).
Verse 2
भुञ्जानो याति चाश्नाति मम योगाय माधवि ॥ अशुभं कर्म कृत्वापि पुरुषो धर्ममाश्रितः ॥
En mangeant avec discipline, on va et l’on se nourrit pour mon yoga, ô Mādhavī ; même après avoir accompli un acte néfaste, l’homme peut encore être celui qui prend refuge dans le dharma.
Verse 3
आहारं चैव धर्मज्ञ उपभुञ्जीत नित्यशः ॥ सर्वे चात्रैव कर्मण्याः व्रीहयः शालयस्तथा ॥
Et le connaisseur du dharma doit prendre sa nourriture régulièrement. Ici, tous ces aliments de base sont propres à l’usage : les grains de riz (vrīhi) et le riz śāli également.
Verse 4
अकर्मण्यानि वक्ष्यामि येन भोज्यंति मां प्रति ॥ तेन वै भुक्तमार्गेण अपराधो महौजसः ॥
Je décrirai les actes impropres par lesquels on mange (l’offrande ou la nourriture) en rapport avec moi ; par cette manière même de manger naît une faute d’une grande puissance, aux conséquences graves.
Verse 5
प्रथमं चापराधान्नं न रोचेत मम प्रियॆ ॥ भुक्त्वा तु परकीयान्नं तत्परस्तन्निवर्तनः ॥
Premièrement : on ne doit pas approuver une nourriture associée à une faute, ô mon bien‑aimé. Mais si l’on a mangé la nourriture d’autrui, qu’on s’applique ensuite à s’en abstenir et à y renoncer.
Verse 6
द्वितीयस्त्वपराधोऽयं धर्मविघ्नाय वै भवेत् ॥ गत्वा मैथुनसंयोगं यो नु मां स्पृशते नरः ॥
Voici la seconde transgression ; elle devient en vérité un obstacle au dharma : l’homme qui me touche après s’être uni sexuellement.
Verse 7
तृतीयमपराधं तु कल्पयामि वसुंधरे ॥ दृष्ट्वा रजस्वलां नारीमस्माकं यः प्रपद्यते ॥
J’énonce la troisième transgression, ô Vasundharā : celui qui, après avoir vu une femme en menstruation, s’approche de nous (dans la sphère du contact et de l’observance sacrés).
Verse 8
चतुर्थमपराधं तु दृष्टं नैव क्षपाम्यहम् ॥ स्पृष्ट्वा तु मृतकं चैव असंस्कारकृतं तु वै ॥
«La quatrième offense—une fois constatée—je ne la pardonne pas. Elle est commise lorsqu’on a touché un cadavre, et aussi lorsqu’on a accompli les rites de façon incorrecte, sans le saṃskāra requis», dit l’Instructeur dans le dialogue.
Verse 9
पञ्चमं चापराधं च न क्षमामि वसुंधरे ॥ दृष्ट्वा तु मृतकं यस्तु नाचम्य स्पृशते तु माम् ॥
«La cinquième offense non plus, ô Vasundharā, je ne la pardonne pas : celui qui, après avoir vu un cadavre, me touche (s’approche du culte) sans accomplir d’abord l’ācamana (purification rituelle par gorgées)».
Verse 10
सप्तमं चापराधं तु कल्पयामि वसुंधरे ॥ यस्तु नीलेन वस्त्रेण प्रावृतो मां प्रपद्यते ॥
«J’énonce la septième offense, ô Vasundharā : quiconque vient à moi pour le culte, enveloppé d’un vêtement bleu».
Verse 11
अष्टमं चापराधं च कल्पयामि वसुंधरे ॥ ममैवार्च्छनकाले तु यस्त्वसमं प्रभाषते ॥
«Je définis la huitième offense, ô Vasundharā : celui qui parle de façon inconvenante ou discordante au moment même de mon culte».
Verse 12
नवमं चापराधं तं न रोचामि वसुंधरे ॥ अविधानं तु यः स्पृष्ट्वा मामेव प्रतिपद्यते ॥
«Cette neuvième offense ne me plaît point, ô Vasundharā : celui qui, après avoir suivi une procédure irrégulière (avidhāna), s’avance néanmoins vers moi pour le culte».
Verse 13
दशमश्चापराधोऽयं मम चाप्रियकारकः ॥ क्रुद्धस्तु यानि कर्माणि कुरुते कर्मकारकः ॥
Voici la dixième offense, et elle m’est déplaisante : les actes rituels qu’accomplit l’officiant lorsqu’il est en colère.
Verse 14
एकादशापराधं तु कल्पयामि वसुंधरे ॥ अकरण्यानि पुण्यानि यस्तु मामुपकल्पयेत् ॥
Je définis une onzième offense, ô Vasundharā : celui qui m’offre des « actes méritoires » qu’il ne convient pas d’accomplir, des pratiques pieuses impropres ou non autorisées.
Verse 15
द्वादशं चापराधं तं कल्पयामि वसुंधरे ॥ यस्तु रक्तेन वस्त्रेण कौसुम्भेनोपगच्छति ॥
Je définis cette douzième offense, ô Vasundharā : quiconque s’approche pour le culte vêtu d’un vêtement rouge, teint au carthame (kausumbha).
Verse 16
त्रयोदशं चापराधं कल्पयामि वसुंधरे ॥ अन्धकारे च मां देवि यः स्पृशेत कदाचन ॥
Je définis la treizième offense, ô Vasundharā : ô Déesse, quiconque me toucherait à quelque moment que ce soit dans l’obscurité.
Verse 17
चतुर्द्दशापराधं तु कल्पयामि वसुंधरे ॥ यस्तु कृष्णेन वस्त्रेण मम कर्माणि कारयेत् ॥
Je définis la quatorzième offense, ô Vasundharā : quiconque fait accomplir mes rites alors que l’officiant porte un vêtement noir.
Verse 18
अपराधं पञ्चदशं कल्पयामि वसुंधरे ॥ अधौतेन तु वस्त्रेण यस्तु मामुपकल्पयेत् ॥
«Ô Vasundharā, j’établis une quinzième offense : quiconque m’offre un culte en utilisant un tissu non lavé.»
Verse 19
अपराधं सप्तदशं कल्पयामि वसुंधरे ॥ यस्तु मात्स्यानि मांसानि भक्षयित्वा प्रपद्यते ॥
«Ô Vasundharā, j’établis une dix-septième offense : quiconque s’approche avec dévotion après avoir mangé du poisson et de la viande.»
Verse 20
अष्टादशापराधं च कल्पयामि वसुंधरे ॥ जालपादं भक्षयित्वा यस्तु मामुपसर्पति ॥
«Ô Vasundharā, j’établis aussi une dix-huitième offense : quiconque s’approche de moi après avoir mangé du jālapāda.»
Verse 21
एकोनविंशापराधं कल्पयामि वसुंधरे ॥ यस्तु मे दीपकं स्पृष्ट्वा मामेव प्रतिपद्यते ॥
«Ô Vasundharā, j’établis une dix-neuvième offense : quiconque, après avoir touché ma lampe, s’approche ensuite de moi pour le culte.»
Verse 22
विंशकं चापराधं तं कल्पयामि वरानने ॥ श्मशानं यस्तु वै गत्वा मामेव प्रतिपद्यते ॥
«Ô toi au visage gracieux, j’établis cela comme la vingtième offense : quiconque, étant allé au lieu de crémation, s’approche ensuite de moi pour le culte.»
Verse 23
एकविंशापराधं तं कल्पयामि वसुंधरे ॥ पिण्याकं भक्षयित्वा तु यो मामेवाभिगच्छति ॥
Ô Vasundharā, je déclare ceci comme la vingt-et-unième offense : celui qui s’approche de moi après avoir mangé le piṇyāka, le tourteau d’huile.
Verse 24
द्वाविंशं चापराधं तं कल्पयामि प्रिये सदा ॥ यस्तु वाराहमांसानि प्रापणेनोपपादयेत् ॥
Bien-aimée, je déclare toujours ceci comme la vingt-deuxième offense : quiconque se procure et présente de la chair de sanglier par achat ou négoce.
Verse 25
अपराधं त्रयोविंशं कल्पयामि वसुंधरे ॥ सुरां पीत्वा तु यो मर्त्यः कदाचिदुपसर्पति ॥
Ô Vasundharā, je déclare comme la vingt-troisième offense : le mortel qui, après avoir bu la surā (liqueur enivrante), s’approche de moi à quelque moment que ce soit.
Verse 26
अपराधं चतुर्विंशं कल्पयामि वसुंधरे ॥ यः कुसुम्भं च मे शाकं भक्षयित्वोपचक्रमे ॥
Ô Vasundharā, je déclare comme la vingt-quatrième offense : celui qui entreprend le culte après avoir mangé le kusumbha et mes légumes verts (śāka).
Verse 27
अपराधं पञ्चविंशं कल्पयामि वसुंधरे ॥ परप्रावरणेनैव यस्तु मामुपसर्पति ॥
Ô Vasundharā, je déclare comme la vingt-cinquième offense : quiconque s’approche de moi en portant le vêtement ou le manteau d’autrui.
Verse 28
सप्तविंशं चापराधं कल्पयामि गुणान्विते ॥ उपानहौ च प्रपदे तथा वापीं च गच्छति
Je désigne comme la vingt-septième offense, ô vertueuse : s’approcher du lieu sacré en portant des chaussures, et de même se rendre au puits ou au bassin à degrés (vāpī) chaussé.
Verse 29
अपराधं त्वष्टविंशं कल्पयामि गुणान्विते ॥ शरीरं मर्द्दयित्वा तु यो मामाप्नोति माधवि
Je désigne comme la vingt-huitième offense, ô vertueuse : celui qui, après s’être frotté ou massé le corps (d’une manière jugée impropre ici), vient ensuite à moi, ô Mādhavī.
Verse 30
एकोनविंशापराधो न स स्वर्गेषु गच्छति ॥ अजीर्णेन समाविष्टो यस्तु मामुपगच्छति
Celui qui commet la vingt-neuvième offense ne va pas aux cieux : celui qui s’approche de moi alors qu’il est saisi d’indigestion (ajīrṇa).
Verse 31
त्रिंशकं चापराधं तं कल्पयामि यशस्विनि ॥ गन्धपुष्पाण्यदत्त्वा तु यस्तु धूपं प्रयच्छते
Je désigne comme la trentième offense, ô illustre : offrir de l’encens sans avoir d’abord offert parfums et fleurs.
Verse 32
एकत्रिंशं चापराधं कल्पयामि मनस्विनि ॥ विना भेर्यादिशब्देन द्वारस्योद्धाटनं मम
Je désigne comme la trente et unième offense, ô sage d’esprit : ouvrir ma porte sans le son des tambours et d’instruments semblables.
Verse 33
महापराधं जनीयाद्द्वात्रिंशं तं मम प्रिये ॥ अन्यच्च शृणु वक्ष्यामि दृढव्रतमनुत्तमम्
Sache, ô bien-aimée, que ceci est le trente-deuxième : une grande faute. Écoute encore ; je vais exposer le vœu ferme, sans égal.
Verse 34
कृत्वा चावश्यकं कर्म मम लोकं च गच्छति ॥ नित्ययुक्तश्च शास्त्रज्ञो मम कर्मपरायणः
Ayant accompli le devoir nécessaire, on parvient à mon monde ; toujours recueilli, connaisseur des śāstra et voué à mes actes prescrits.
Verse 35
अहिंसापरमश्चैव सर्वभूतदया परः ॥ सामान्यश्च शुचिर्दक्षो मम नित्यं पथि स्थितः
Et celui pour qui l’ahiṃsā est suprême, voué à la compassion envers tous les êtres—égal d’humeur, pur, compétent—demeure toujours sur mon chemin.
Verse 36
निगृह्य चेन्द्रियग्राममपराधविवर्जितः ॥ उदारो धार्मिकश्चैव स्वदारेषु सुनिष्ठितः
Ayant maîtrisé l’ensemble des sens, exempt de fautes—généreux, juste et fermement fidèle au sein de sa propre union conjugale.
Verse 37
आचार्यभक्ता देवेषु भक्ता भर्तरि वत्सला ॥ संसारेष्वपि वर्तन्ती गच्छन्ती त्वग्रतो यदि
Si elle est dévouée à son maître spirituel, dévouée dans le culte des dieux, et tendre envers son époux—se conduisant avec droiture même au sein du monde—alors, si elle s’avance, elle ira devant toi.
Verse 38
मम लोकस्थिताऽ सा वै भर्त्तारं प्रसमीक्षते॥ पुरुषो यदि मद्भक्तः स्त्रियां त्यक्त्वा च गच्छति॥
Celle qui demeure en mon monde, en vérité, tourne son regard vers son époux. Si un homme, mon dévot, s’en va après avoir délaissé une femme,
Verse 39
स ततोऽत्र प्रतीक्षेत भार्यां भर्त्तरि वत्सलाम्॥ अन्यच्च ते प्रवक्ष्यामि कर्मणां कर्म चोत्तमम्॥
alors qu’il attende ici son épouse, tendre envers son mari. Et je te dirai encore ceci : l’acte suprême parmi les actes.
Verse 40
ऋषयो मां न पश्यन्ति मम कर्मपथे स्थिताः॥ द्रष्टव्या मम लोकेषु ऋषयोऽपि वरानने॥
Les ṛṣis ne me voient pas, bien qu’ils se tiennent sur la voie de mes actes. Pourtant, dans mes mondes, même les ṛṣis sont à voir, ô toi au visage gracieux.
Verse 41
किं पुनर्मानुषा ये च मम कर्मव्यवस्थिताः॥ अन्यदेवेषु ये भक्ताः मूढा वै पापचेतसः॥
À plus forte raison pour les humains engagés dans les œuvres que j’ai prescrites. Ceux qui sont dévots d’autres divinités sont vraiment égarés, l’esprit porté vers la faute.
Verse 42
मम मायाविमूढास्तु न प्रपद्यन्ति माधवि॥ मां तु ये वै प्रपद्यन्ते मोक्षकामा वसुन्धरे॥
Ceux que ma māyā égare ne prennent pas refuge en moi, ô Mādhavī. Mais ceux qui prennent refuge en moi, ô Vasundharā, sont des aspirants à mokṣa, la délivrance.
Verse 43
तानहं भावसंसिद्धान्बुद्ध्वा संविभजामि वै॥ येन त्वं परया शक्त्या धारितासि मया धरे॥
Les ayant reconnus comme accomplis dans leur disposition intérieure, je leur répartis en vérité le fruit de la grâce—par cette puissance suprême grâce à laquelle tu es soutenue par moi, ô Terre.
Verse 44
तेनेदं कथितं देवि आख्यानं धर्मसंयुतम्॥ पिशुनाय न दातव्यं न च मूर्खाय माधवि॥
Ainsi, ô Déesse, ce récit lié au dharma a été exposé. Il ne doit pas être donné à un calomniateur, ni à un sot, ô Mādhavī.
Verse 45
ततो न चोपदिष्टाय न शठाय प्रदापयेत॥ नादीक्षिताय दातव्यं नोपसर्प्याय यत्नतः॥
C’est pourquoi on ne doit pas l’accorder à celui qui n’a pas été correctement instruit, ni à un homme trompeur. Il ne doit pas être donné à l’ininitié, ni à celui qui ne s’approche pas comme il convient et avec effort.
Verse 46
एतत्ते कथितं देवि मम धर्मं महौजसम्॥ सर्वलोकहितार्थाय किमन्यत्परिपृच्छसि॥
Ceci, ô Déesse, t’a été exposé : mon dharma, puissant en éclat, pour le bien de tous les mondes. Que demandes-tu encore davantage ?
Verse 47
षष्ठं तं चापराधं वै न क्षमामि वसुंधरे॥ ममार्चनस्य काले तु पुरीषं यस्तु गच्छति॥
Cette sixième offense, en vérité, je ne la pardonne pas, ô Vasundharā : lorsque mon culte est en cours, celui qui s’en va pour évacuer (déféquer)…
Verse 48
षोडशं त्वपराधानां कल्पयामि वरानने ॥ स्वयमन्नं तु यो ह्ययादज्ञानादपि माधवि ॥
Ô toi au beau visage, j’énonce la seizième des fautes. Ô Mādhavī, même par ignorance, si quelqu’un prend la nourriture pour soi seul (sans partage ni convenance rituelle), cela est compté comme une offense.
Verse 49
अपराधेषु षड्विंशं कल्पयामि वसुन्धरे ॥ नवान्नं यस्तु भक्षेत न देवान्न पितॄन् यजेत् ॥
Ô Vasundharā, j’énonce la vingt-sixième des fautes : celui qui mange une nourriture nouvellement préparée ne doit pas négliger les offrandes aux dieux ni les rites dus aux ancêtres.
Verse 50
शास्त्रज्ञः कुशलश्चैव मम कर्मपरायणः ॥ चातुर्वर्ण्यस्य मे भद्रे सन्मार्गेषु व्यवस्थितः ॥
Instruit dans les śāstra et compétent, voué aux actes que j’ai prescrits—ô Bhadrā—qu’il demeure établi dans les voies justes liées à l’ordre des quatre varṇa.
Verse 51
शठाय च न दातव्यं नास्तिकाय न माधवि ॥ वर्जयित्वा भागवतं मम कर्मपरायणम् ॥
Et l’on ne doit pas donner au fourbe, ni à l’incroyant—ô Mādhavī—sauf à un bhāgavata dévot, voué aux actes que j’ai prescrits.
The chapter frames devotion as inseparable from disciplined conduct: correct food-practice (āhāra), ritual purity (śuddhi), and regulated behavior during worship (arcana) are presented as safeguards of dharma. The text’s internal logic treats these norms as stabilizing social and terrestrial order (Pṛthivī’s well-being) by minimizing impurity, aggression, and negligence, while promoting ahiṃsā, dayā, śauca, and indriya-nigraha.
No explicit tithi, nakṣatra, māsa, or seasonal markers are specified. Timing is indicated only situationally (e.g., “mama arcanasya kāle,” during the time of worship), emphasizing contextual ritual propriety rather than calendrical scheduling.
Environmental concern appears indirectly through the Varāha–Pṛthivī dialogue frame: the instruction implies that terrestrial stability is supported by human self-regulation—cleanliness, non-violence (ahiṃsā), compassion toward beings (sarvabhūta-dayā), and restraint. By portraying impurity and negligence as “aparādha” that disrupts dharma, the chapter links personal and communal discipline to the maintenance of Earth’s moral-ecological equilibrium.
No named kings, dynasties, or specific ṛṣi lineages are listed. The chapter references generalized categories—ṛṣayaḥ (sages), śāstra-jña (scripture-knowers), bhāgavata (devotee), and the social framework of cāturvarṇya—without attaching them to identifiable historical persons.