
Brahmā instruit Nārada des règles éthiques et dévotionnelles propres au mois de Kārtika. Le chapitre s’ouvre sur la maîtrise de soi, notamment le renoncement aux mets riches et raffinés (parānna-vairāgya) comme discipline tournée vers la mokṣa. Il élève la vénération et le service du maître spirituel (guru-pūjā, guru-śuśrūṣā) au rang de fondement de tous les dharmas, affirmant que la grâce divine suit la satisfaction ou le mécontentement du guru. Vient ensuite une hiérarchie du dāna (don) : des présents exemplaires—vaches, or, terres, savoir—jusqu’à l’affirmation de la primauté de l’anna-dāna, le don de nourriture, présenté comme soutien de la vie et forme la plus englobante de générosité. D’autres prescriptions de Kārtika sont ajoutées : abstinence de viande et de certaines préparations, avec des fruits spirituels accrus pour une consommation et une conduite réglées. Le texte intègre aussi des actes rituels : dormir à même la terre, veiller à l’aube, adorer Dāmodara, offrir tulasī et lotus, et honorer les restes sacrés (nirmālya) ainsi que l’eau de la conque (śaṅkhodaka). Il recommande la récitation du Bhāgavata et de la Gītā, et souligne le don de la śālagrāma-śilā comme particulièrement méritoire. Les phalaśruti relient ces observances à la purification, au bien commun et à des fruits orientés vers la libération.
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