Adhyaya 4
Prabhasa KhandaVastrapatha Kshetra MahatmyaAdhyaya 4

Adhyaya 4

Le chapitre 4 se présente comme l’enseignement d’Īśvara à Devī, décrivant un court pèlerinage vers le lieu nommé Dunnāvilla, situé à un yojana à l’ouest de Maṅgala-sthiti. Le discours inscrit cette localité dans une mémoire sacrée à plusieurs niveaux et l’intègre à la carte du kṣetra. Il évoque d’abord un épisode lié à Bhīma et au nom « Dunnaka », décrit comme ayant été jadis consumé puis abandonné, servant de repère étiologique à la renommée du site. Vient ensuite une « ouverture divine » (divya-vivara), présentée comme une grande voie menant à pātāla, faisant entrer la géographie cosmologique dans le paysage du sanctuaire. Le texte précise encore que ce récit concernant pātāla avait été « enseigné auparavant » dans une compilation antérieure (pātāla-uttara-saṅgraha), signe de continuité scripturaire. On y trouve de nombreux liṅga et seize siddha-sthāna, formant un ensemble śaiva particulièrement dense. Enfin, il est rappelé que l’endroit fut autrefois une mine d’or, et l’on recommande d’y aller avec le désir de « bhūti » (prospérité/accomplissement), afin que les buts mondains soient placés dans l’itinéraire sacré.

Shlokas

Verse 1

ईश्वर उवाच । ततो गच्छेन्महादेवि दुन्नाविल्लेति विश्रुतम् । योजनस्यांतरे देवि पश्चिमे मंगलस्थितेः

Īśvara dit : Ensuite, ô Grande Déesse, qu’on se rende au lieu renommé Dunnāville, à une yojana de distance, à l’ouest de Maṅgalasthitī.

Verse 2

दुन्नको यत्र भीमेन भुक्त्वा त्यक्तः पुरा प्रिये । तत्रैव विवरं दिव्यं महा पातालमार्गदम्

Ô bien-aimée, c’est le lieu où jadis Dunnaka fut dévoré par Bhīma puis rejeté. Là même se trouve une ouverture divine qui donne accès au grand Pātāla, le monde d’en bas.

Verse 3

तस्य कल्पः पुरा प्रोक्तः पातालोत्तरसंग्रहे । तत्र लिंगान्यनेकानि सिद्धस्थानानि षोडश

Son récit sacré fut jadis enseigné dans le Pātālottara-saṃgraha. Là se trouvent de nombreux liṅgas et seize demeures des Siddhas.

Verse 4

सुवर्णस्याकरः पूर्वं तत्स्थानमभवत्प्रिये । तस्मिन्स्थाने नरैर्देवि गन्तव्यं भूतिलिप्सया

Ô bien-aimée, ce lieu fut autrefois une mine d’or. Ô Déesse, les hommes doivent s’y rendre avec le désir de prospérité.