
Ce chapitre est structuré comme un enseignement théologique d’Īśvara à Devī, énumérant les lieux de darśana dans le Prabhāsa-kṣetra et reliant des observances rituelles à des fruits explicitement annoncés. D’abord, le pèlerin est invité à contempler la présence de Sūrya en ce lieu, réputée détruire les péchés, faisant du darśana solaire un acte de purification. Ensuite, Piṅgalā Devī est reconnue comme une manifestation portant la forme de Pārvatī, intégrant le culte de la Déesse au même parcours sacré. Le chapitre prescrit aussi un jeûne particulier au troisième jour lunaire (tṛtīyā), affirmant que l’adepte obtient ses souhaits et des bénédictions usuelles telles que richesse et descendance. Enfin, il présente Śukreśvara (un liṅga/sanctuaire) dont le darśana est dit délivrer de toutes les fautes et péchés (sarva-pātaka), soulignant que vision sacrée, jeûne et bhakti constituent une voie éthique et rituelle au sein du kṣetra.
Verse 1
ईश्वर उवाच । तत्रैव संस्थितं पश्येत्सूर्यं पापप्रणाशनम् । तथा च पिंगलां देवीं पार्वतीरूपधारिणीम्
Īśvara dit : Là même, il faut contempler Sūrya, destructeur des péchés ; et aussi la Déesse Piṅgalā, qui revêt la forme de Pārvatī.
Verse 2
तृतीयायां विशेषेण ह्युपवासं करोति यः । सर्वान्कामानवाप्नोति धनवान्पुत्रवान्भवेत्
Quiconque, surtout au troisième jour lunaire (Tṛtīyā), observe le jeûne, obtient tous les buts désirés ; il devient riche et béni de fils.
Verse 3
तत्रैव संस्थितं पश्येच्छुकेश्वरमिति श्रुतम् । तं दृष्ट्वा मानवो देवि मुक्तः स्यात्सर्वपातकैः
Là même, il faut contempler Śukreśvara, ainsi l’a-t-on entendu. En Le voyant, ô Déesse, l’homme est délivré de tous les péchés.
Verse 247
इति श्रीस्कान्दे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां सप्तमे प्रभासखण्डे प्रथमे प्रभासक्षेत्रमाहात्म्ये पिंगलादित्यपिंगादेवीशुक्रेश्वरमाहात्म्यवर्णनंनाम सप्तचत्वारिंश दुत्तरद्विशततमोऽध्यायः
Ainsi s’achève le deux-cent-quarante-septième chapitre, intitulé « Description de la grandeur de Piṅgalāditya, de Piṅgā Devī et de Śukreśvara », dans le Prabhāsa Khaṇḍa—au sein du Prabhāsa Kṣetra Māhātmya—du vénérable Skanda Mahāpurāṇa, dans la Saṃhitā de quatre-vingt-un mille vers.