Adhyaya 45
Prabhasa KhandaArbudha KhandaAdhyaya 45

Adhyaya 45

Cet adhyāya présente l’enseignement de Pulastya au sujet de Devakhāta, décrit comme un tīrtha d’un mérite suprême, dont la renommée se manifeste d’elle‑même et se trouve attestée parmi les sages (vibudhas). Le lieu est ainsi célébré comme une terre sainte reconnue des érudits. Le discours précise ensuite l’usage rituel : accomplir le śrāddha en ce site, avec une insistance particulière sur l’amāvāsyā (nouvelle lune), et plus encore lorsque, selon le calendrier, le soleil transite en Kanyā (Vierge). Le texte relie ce rite à un double fruit : l’officiant obtient un état posthume élevé, et les pitṛs (ancêtres) reçoivent un bienfait salvateur, y compris ceux que l’on dit tombés dans des destinées difficiles. L’adhyāya s’achève par le colophon traditionnel, situant le passage dans le Skanda Mahāpurāṇa, au sein du Prabhāsa Khaṇḍa et de l’Arbuda Khaṇḍa, et nommant le sujet comme le récit de l’origine et de la gloire (māhātmya) de Devakhāta.

Shlokas

Verse 1

पुलस्त्य उवाच । देवखातं ततो गच्छेत्सुपुण्यं तीर्थमुत्तमम् । यत्ख्यातिर्विबुधैः सर्वैः स्वयमेव व्यधीयत

Pulastya dit : Ensuite, qu’on se rende à Devakhāta, un tīrtha suprêmement excellent et hautement méritoire ; sa renommée s’établit d’elle-même parmi tous les dieux.

Verse 2

तत्र यः कुरुते श्राद्धममावास्यां विशेषतः । कन्यागते रवौ राजन्स लभेत्परमं पदम् । पितॄन्स तारयत्येव प्राप्तानपि सुदुर्गतिम्

Ô roi, quiconque accomplit là le śrāddha — surtout au jour de nouvelle lune — lorsque le Soleil est entré en Kanyā (la Vierge), atteint la demeure suprême ; et il délivre assurément ses ancêtres, même s’ils sont tombés dans un état très difficile.

Verse 45

इति श्रीस्कांदे महापुराण एकाशीतिसाहस्र्यां संहितायां सप्तमे प्रभासखण्डे तृतीयेऽर्बुदखण्डे श्रीदेवखातोत्पत्तिमाहात्म्यवर्णनंनाम पंचचत्वारिंशोऽध्यायः

Ainsi s’achève le quarante-cinquième chapitre, intitulé «Description de l’origine et de la grandeur de Śrī Devakhāta», dans la troisième subdivision appelée Arbuda Khaṇḍa, au sein du septième Prabhāsa Khaṇḍa du Śrī Skanda Mahāpurāṇa, dans l’Ekāśīti-sāhasrī Saṃhitā.