
L’Adhyāya 21 poursuit le cadre du dialogue : Nārada demande encore des précisions sur la conduite bénie de Śiva et de Satī après leur mariage. Brahmā répond en passant du récit des noces aux événements postérieurs : Śiva retourne en sa demeure avec ses gaṇas et se réjouit d’une conduite appropriée (bhavācāra), mettant en avant la trame sociale et rituelle de la vie divine, et non la seule métaphysique. Le chapitre introduit ensuite les dynamiques des gaṇas : Virūpākṣa s’approche de Dākṣāyaṇī (Satī) et organise ou dirige des groupes d’assistants — Nandī et d’autres — depuis des lieux naturels, grottes et rivières, suggérant une réorganisation de la suite de Śiva autour de la Déesse nouvellement épousée. Śiva, océan de compassion, s’adresse aux serviteurs selon l’étiquette du monde (laukika), montrant que l’autorité sacrée se transmet aussi par des normes culturellement intelligibles. Ainsi, le discours unit la continuité après le mariage, la hiérarchie des gaṇas autour de Satī et l’enseignement que l’ordre sacré peut s’exprimer par des formes sociales et un langage ordinaires.
Verse 1
नारद उवाच । समीचीनं वचस्तात सर्वज्ञस्य तवाऽनघ । महाद्भुतं श्रुतं नो वै चरितं शिवयोश्शुभम्
Nārada dit : «Ô bien-aimé, ô sage sans tache et omniscient, tes paroles sont des plus justes. En vérité, nous avons entendu le récit sacré, suprêmement merveilleux et auspicious, de Śiva et (Satī).»
Verse 2
विवाहश्च श्रुतस्सम्यक् सर्वमोहापहारकः । परमज्ञानसंपन्नो मंगलालय उत्तमः
Il a été justement entendu que le rite sacré du mariage dissipe toute illusion. Il est doté de la connaissance spirituelle suprême et demeure l’asile excellent de l’auspiciosité.
Verse 3
कदाचिद्वन्य पुष्पाणि समाहृत्य मनोहराम् । मालां विधाय सत्यास्तु हारस्थाने स योजयत्
Un jour, ayant cueilli de ravissantes fleurs sauvages, il en fit une guirlande et la posa au cou de Satī comme un collier.
Verse 4
ब्रह्मोवाच । सम्यक्कारुणिकस्यैव मुने ते विचिकित्सितम् । यदहं नोदितस्सौम्य शिवलीलानुवर्णने
Brahmā dit : «Ô sage, ton doute sied à celui qui est vraiment compatissant. Ô doux, jusqu’à présent je n’avais pas été incité à décrire et à raconter la līlā divine du Seigneur Śiva».
Verse 5
विवाह्य दक्षजां देवीं सतीं त्रैलोक्यमातरम् । गत्वा स्वधाम सुप्रीत्या यदकार्षीन्निबोध मे
Après avoir épousé la déesse Satī—fille de Dakṣa, Mère des trois mondes—Śiva retourna, dans une grande joie, à sa propre demeure. Maintenant, comprends de moi ce qu’il fit alors.
Verse 6
ततो हरस्स स्वगणस्स्वस्थानं प्राप्य मोदनम । देवर्षे तत्र वृषभादवातरदतिप्रियात्
Alors Hara, accompagné de ses propres gaṇa, regagna sa demeure et s’emplit de joie. Ô voyant divin, là—par une affection très profonde—il descendit du taureau Vṛṣabha, son vāhana.
Verse 7
यथायोग्यं निजस्थानं प्रविश्य स सतीसखः । मुमुदेऽतीव देवर्षे भवाचारकरश्शिवः
Ô sage divin, entrant dans sa propre demeure comme il convenait, Śiva—compagnon intime de Satī, Seigneur qui établit la juste conduite dans la vie du monde—se réjouit immensément.
Verse 8
ततो विरूपाक्ष इमां प्राप्य दाक्षायणीं गणान् । स्वीयानिर्यापयामास नद्यादीन् गिरिकंदरात्
Puis Vīrūpākṣa, étant parvenu auprès de cette Dakṣāyaṇī (Satī), dépêcha ses propres gaṇa, les chassant hors des grottes et ravins de la montagne, avec les rivières et le reste.
Verse 9
उवाच चैतास्तान् सर्वान्नंद्यादीनतिसूनृतम् । लौकिकीं रीतिमाश्रित्य करुणासागरः प्रभुः
Alors le Seigneur—océan de compassion—s’adressa à tous, à commencer par Nandin, en paroles extrêmement douces et bienveillantes, selon les usages courtois du monde.
Verse 10
महेश उवाच । यदाहं च स्मराम्यत्र स्मरणादरमानसाः । समागमिष्यथ तदा मत्पार्श्वं मे गणा द्रुतम्
Mahesha dit : «Chaque fois qu’ici je me souviendrai de vous, vous—dont l’esprit s’applique à honorer ce souvenir—viendrez promptement à mes côtés, ô mes gaṇas.»
Verse 11
इत्युक्ते वामदेवेन नद्याद्यास्स्वगणाश्च ते । महावेगा महावीरा नानास्थानेषु संययुः
Quand Vāmadeva eut ainsi parlé, ceux qui commençaient par les rivières, avec ses propres gaṇas, rapides dans leur élan et héroïques en puissance, s’en allèrent et se rassemblèrent en divers lieux.
Verse 12
ईश्वरोपि तया सार्द्धं तेषु यातेषु विभ्रमी । दाक्षायण्या समं रेमे रहस्ये मुदितो भृशम्
Lorsque les autres se furent retirés, le Seigneur aussi—libre et enjoué—demeura auprès d’elle ; et, avec la fille de Dakṣa (Satī), il se réjouit dans un lieu secret et intime, dans une joie immense.
Verse 14
कदाचिद्दर्पणे चैव वीक्षतीमात्मनस्सतीम् । अनुगम्य हरो वक्त्रम् स्वीयमप्यवलोकयत
Un jour, tandis que Satī regardait son propre reflet dans un miroir, Hara (Śiva) la suivit et contempla lui aussi son propre visage.
Verse 15
कदाचित्कुंडलं तस्या उल्लास्योल्लास्य संगतः । बध्नाति मोचयत्येव सा स्वयं मार्जयत्यपि
Parfois, s’approchant avec joie, encore et encore, elle attachait son anneau d’oreille puis le détachait; et de ses propres mains elle le polissait et le nettoyait.
Verse 16
सरागौ चरणावस्याः पावकेनोज्ज्वलेन च । निसर्गरक्तौ कुरुते पूर्णरागौ वृषध्वजः
Le Seigneur à la bannière du Taureau (Śiva), par un feu éclatant, fit que ses pieds—déjà teintés d’amour—devinssent naturellement cramoisis, et les imprégna pleinement d’ardeur divine et de splendeur de bon augure.
Verse 17
उच्चैरपि यदाख्येयमन्येषां पुरतो बहु । तत कर्णे कथयत्त्यस्याहरो द्रष्टुं तदाननम्
Même ce qui devait être dit à haute voix—bien des choses devant les autres—elle le murmurait à son oreille, tandis que lui ne cessait de contempler son visage.
Verse 18
न दूरमपि गन्तासौ समागत्य प्रयत्नतः । अनुबध्नाति नामाक्षी पृष्ठदेशेन्यमानसाम्
Même si elle ne va pas loin, elle s’approche avec un effort délibéré ; cette dame aux yeux de lotus suit alors ceux dont l’esprit est entraîné ailleurs, en demeurant à leur arrière.
Verse 19
अंतर्हितस्तु तत्रैव मायया वृषभध्वजः । तामालिलिंग भीत्या स्वं चकिता व्याकुलाऽभवत्
Alors, sur-le-champ, le Seigneur au drapeau du Taureau (Śiva) disparut par sa propre Māyā. De peur, elle s’agrippa à Lui ; et elle-même fut saisie d’effroi et profondément bouleversée.
Verse 20
सौवर्णपद्मकलिकातुल्ये तस्या कुचद्वये । चकार भ्रमराकारं मृगनाभिविशेषकम्
Sur ses deux seins, pareils à des boutons de lotus d’or, il façonna un ornement particulier de musc, en forme de bourdon.
Verse 21
इति श्रीशिवमहापुराणे द्वितीयायां रुद्रसंहि तायां द्वितीये सतीखंडे सतीशिवक्रीडावर्णनं नामैकविंशोध्यायः
Ainsi, dans le Śrī Śiva Mahāpurāṇa — au sein de la deuxième Saṃhitā, la Rudra Saṃhitā — dans la deuxième section, le Satī Khaṇḍa, s’achève le vingt-et-unième chapitre, intitulé «Description du jeu divin de Satī et de Śiva».
Verse 22
अंगदान्वलयानूर्मान्विश्लेष्य च पुनः पुनः । तत्स्थानात्पुनरेवासौ तत्स्थाने प्रत्ययोजयत्
À maintes reprises, il ôta les armilles, les bracelets et les anneaux ; puis, les reprenant là où ils avaient été posés, il les remit à leur juste place.
Verse 23
कालिकेति समायाति सवर्णा ते सखी त्विमाम् । यास्यत्वस्यास्तथेक्षंत्याः प्रोत्तुंगौ साहसं कुचौ
« Ô Kālikā ! »—ainsi l’appela-t-elle en s’approchant. Cette amie à toi, de teint semblable, est venue ici. La voyant sur le point de partir, ses seins, hardis et hauts, se soulevèrent avec éclat sous l’émotion.
Verse 24
कदाचिन्मदनोन्मादचेतनः प्रमथाधिपः । चकार नर्म शर्माणि तथाकृत्प्रियया मुदा
Un jour, le seigneur des Pramathas, l’esprit soulevé par l’ivresse de l’amour, se livra, en badinant, à des jeux et à de légers plaisirs, se réjouissant avec sa bien-aimée qui y répondait de même.
Verse 25
आहृत्य पद्मपुष्पाणि रम्यपुष्पाणि शंकरः । सर्वांगेषु करोति स्म पुष्पाभरणमादरात्
Ayant rassemblé des fleurs de lotus et d’autres fleurs ravissantes, Śaṅkara, avec dévotion, orna tous ses membres de parures de fleurs.
Verse 26
गिरिकुंजेषु रम्येषु सत्या सह महेश्वरः । विजहार समस्तेषु प्रियया भक्तवत्सलः
Dans les ravissants bosquets des montagnes, Mahādeva, toujours plein de tendresse pour ses dévots, erra en jouant de toutes parts avec Satī, sa bien-aimée.
Verse 27
तया विना स्म नो याति नास्थितो न स्म चेष्टते । तया विना क्षममपि शर्म लेभे न शंकरः
Sans elle, Il ne pouvait avancer ; Il ne demeurait ni ferme ni engagé dans aucune action. Sans elle, même Śaṅkara, pourtant si puissant, n’obtenait ni paix ni bien-être.
Verse 28
विहृत्य सुचिरं कालं कैलासगिरिकुंजरे । अगमद्धिमवत्प्रस्थं सस्मार स्वेच्छया स्मरन्
Après s’être longtemps diverti dans les hauts bosquets du mont Kailāsa, Il gagna les pentes de l’Himavat ; et, de son plein gré, se souvenant d’elle, Il sentit au dedans l’élan de l’Amour s’éveiller.
Verse 29
तस्मिन्प्रविष्टे कामे तु वसंतश्शंकरांतिके । वितस्तार निजं भावं हार्दं विज्ञाय यत्प्रभो
Lorsque Kāma fut ainsi entré (dans sa mission), Vasantā s’approcha de Śaṅkara ; et, connaissant l’inclination secrète du cœur du Seigneur, il déploya alors sa propre intention.
Verse 30
सर्वे च पुष्पिता वृक्षा लताश्चान्याश्च पुष्पिताः । अंभांसि फुल्लपद्मानि पद्मास्सभ्रमरास्तथा
Tous les arbres étaient en pleine floraison, et les lianes ainsi que les autres plantes fleurissaient aussi. Les eaux étaient parées de lotus pleinement épanouis, et autour d’eux bourdonnaient des abeilles en vol.
Verse 31
प्रविष्टे तत्र सदृतौ ववौ स मलयो मरुत् । सुगंधिगंधपुष्पेण मोदकश्च सुगंधियुक्
Quand cette saison bénie s’y installa, la brise de Malaya se mit à souffler, portant le parfum des fleurs suaves ; et la joie même de l’atmosphère se remplit de senteurs.
Verse 32
संध्यार्द्रचन्द्रसंकाशाः पलाशाश्च विरेजिरे । कामास्त्रवत्सुमनसः प्रमोदात्पादपाधरः
Les fleurs de palāśa resplendissaient, pareilles à la lune adoucie par le crépuscule. Dans l’allégresse, ces belles fleurs—telles les flèches de Kāma—ornaient les arbres et leurs branches.
Verse 33
बभुः पंकजपुष्पाणि सरस्सु संकलाञ्जनान् । संमोहयितुमुद्युक्ता सुमुखी वायुदेवता
Dans les lacs apparurent des lotus, assombris comme s’ils avaient été enduits de khôl ; et la Déesse du Vent, au visage gracieux, s’appliqua à troubler et à distraire l’esprit.
Verse 34
नागकेशरवृक्षाश्च स्वर्णवर्णैः प्रसूनकैः । बभुर्मदनकेत्वाभा मनोज्ञाश्शंकरांतिके
Près de Śaṅkara, les arbres nāgakeśara, parés de fleurs aux teintes d’or, resplendissaient, délicieux à contempler, rayonnants tels l’étendard de Kāma, le dieu de l’amour.
Verse 35
लवंगवल्लीसुरभिगंधेनोद्वास्य मारुतम् । मोहयामास चेतांसि भृशं कामिजने पुरा
Par le parfum suave des lianes de giroflier, elle embauma le vent ; jadis, elle troubla puissamment l’esprit des êtres dominés par le désir.
Verse 36
चारु पावकचर्चित्सु सुस्वराश्चूतशालिनः । बभुर्मदनबाणौघपर्यंकमदनावृताः
Dans ces bosquets charmants, effleurés par la douce chaleur des lueurs du feu et remplis de sons mélodieux, riches en manguiers, l’atmosphère semblait étendue comme des couches faites des innombrables flèches de Kāma ; tout y était voilé et pénétré par la puissance du désir.
Verse 37
अंभांसि मलहीनानि रेजुः फुल्लकुशाशयाः । मुनीनामिव चेतांसि प्रव्यक्तज्योतिरुद्गमम्
Les eaux, exemptes de toute souillure, resplendissaient—ornées de lits de kuśa pleinement épanouis—telles les pensées des munis, rayonnantes de la claire montée de la lumière intérieure.
Verse 38
तुषारास्सूर्यरश्मीनां संगमादगमन् बहिः । प्रमत्वानीक्ष्यतेक्षाश्च सलिलीहृदयास्तदा
Quand les rayons du soleil rencontrèrent le givre, celui-ci fondit et s’écoula au-dehors. Alors la terre, comme saisie de stupeur, fut vue avec des eaux jaillissantes—son propre cœur devenant eau.
Verse 39
प्रसन्नास्सह चन्द्रेण ननिषारास्तदाऽभवन् । विभावर्यः प्रियेणैवं कामिन्यस्तु मनोहराः
Alors les nuits, avec la lune, devinrent sereines et lumineuses. Ainsi, unies au bien-aimé, les nuits elles-mêmes paraissaient charmantes, telles des femmes éprises rendues belles par l’amour.
Verse 40
तस्मिन्काले महादेवस्सह सत्या धरोत्तमे । रेमे स सुचिरं छन्दं निकुंजेषु नदीषु च
En ce temps-là, Mahādeva, avec Satī, se réjouit longuement—librement, selon sa propre volonté—sur cette terre sacrée la plus excellente, parmi les bosquets et le long des rivières.
Verse 41
तथा तेन समं रेजे तदा दाक्षायिणि मुने । यथा हरः क्षणमपि शांतिमाप तया विना
Ô sage, en ce temps-là la fille de Dakṣa (Satī) resplendissait d’un éclat égal auprès de lui ; car Hara (Śiva) n’obtenait la paix, ne fût-ce qu’un instant, lorsqu’il était sans elle.
Verse 42
संभोगविषये देवी सती तस्य मनः प्रिया । विशतीव हरस्यांगे पाययन्निव तद्रसम्
Dans l’union conjugale, la Déesse Satī—chère à son propre cœur—semblait, pour ainsi dire, pénétrer le corps de Hara, comme si elle lui faisait boire l’essence même de cette félicité.
Verse 43
तस्या कुसुममालाभिर्भूषयन्सकलां तनुम् । स्वहस्तरचिताभिस्तु नवशर्माकरोच्च सः
Śiva para tout son corps de guirlandes de fleurs—tressées de ses propres mains—et fit naître en elle une joie toujours nouvelle, bénie d’heureux auspices.
Verse 44
आलापैर्वीक्षितैर्हास्यैस्तथा संभाषणैर्हरः । तस्यादिदेश गिरिजां सपतीवात्मसंविदम्
Par des paroles tendres, des regards, un rire doux et une conversation intime, le Seigneur Hara instruisit Girijā—presque comme si elle eût été sa propre épouse—dans la connaissance intérieure née de sa conscience même du Soi.
Verse 45
तद्वक्त्रचंद्र पीयूषपानस्थिरतनुर्हरः । नानावैशेषिकीं तन्वीमवस्थां स कदाचन
Ayant rendu son corps immobile en buvant le nectar, telle une ambroisie, de la lune de son visage, Hara (Śiva) n’assuma jamais, à aucun moment, une condition grossière du corps faite d’états multiples et particularisés.
Verse 46
तद्वक्त्राम्बुजवासेन तत्सौन्दर्य्यैश्च नर्मभिः । गुणैरिव महादंती बद्धो नान्यविचेष्टितः
En demeurant sur le lotus de son visage, et par sa beauté et ses paroles enjouées et tendres, il se trouva lié—tel un grand éléphant attaché par une simple corde de vertus—et ne put agir autrement.
Verse 47
इति हिमगिरिकुंजप्रस्थभागे दरीषु प्रतिदिनमभिरेमे दक्षपुत्र्या महेशः । क्रतुभुजपरिमाणैः क्रीडतस्तस्य जाता दश दश च सुरर्षे वत्सराः पंच चान्ये
Ainsi, dans les vallons et les grottes des pentes des crêtes boisées de l’Himālaya, Maheśa se réjouissait chaque jour avec la fille de Dakṣa, Satī. Et tandis qu’il s’y divertissait—selon le décompte de ceux qui jouissent des parts du sacrifice (les dieux)—ô le meilleur des sages, il s’écoula deux dizaines d’années, et cinq de plus.
The narrative shift to events after Śiva and Satī’s marriage: Śiva returns to his abode with his gaṇas, and attendants such as Virūpākṣa and Nandī are addressed/organized in relation to Dākṣāyaṇī (Satī).
The chapter explicitly frames the vivāha narrative as sarva-moha-apahāraka—hearing it is portrayed as knowledge-bearing (paramajñāna-saṃpanna) and auspicious (maṅgalālaya), functioning as a doctrinal tool for purification and insight.
Śiva is highlighted as karuṇāsāgara (ocean of compassion) and as one who aligns divine governance with laukika rīti (worldly etiquette), indicating compassionate authority expressed through accessible social norms.