धन-राजधर्म संवादः
Discourse on Wealth and Royal Duty
कृत्स्नं तदेव तच्छेयो यदप्पाददते5न्यतः । न पश्यामोडनपकृतं धनं किंचित् क्वचिद् वयम्
kṛtsnaṃ tadeva tac chreyo yad apāpād dadata anyataḥ | na paśyāmo 'napakṛtaṃ dhanaṃ kiṃcit kvacid vayam ||
Arjuna dit : «Le bien suprême, tout entier, n’est autre que la richesse donnée sans péché, acquise ailleurs sans commettre d’injustice. Pourtant, nous ne voyons nulle part, en aucun lieu, une richesse qui n’ait été rapportée en faisant du tort à autrui. Telle est la décision des dieux, tel est l’antique principe enseigné par les Veda : par la richesse, les dvija, les “deux-fois-nés”, étudient et enseignent les Veda et les śāstra ; par la richesse, ils accomplissent les sacrifices et les font accomplir ; et les rois, après avoir vaincu d’autres en bataille et pris leurs biens, emploient cette même richesse à célébrer tous les rites de bon augure. Mais dans le monde des rois, nous ne trouvons aucun trésor qui n’ait été obtenu au prix d’une blessure infligée à quelqu’un.»
अर्जुन उवाच
The verse highlights a moral tension between artha (wealth) and dharma: ideally, the best wealth is sinless and harmlessly obtained, yet in political life—especially for kings—wealth commonly arises from conquest and injury. It questions whether social and ritual goods funded by wealth can be fully separated from the means of acquisition.
Arjuna speaks reflectively about the sources of wealth in royal and social life. He notes that Vedic learning, sacrifice, and royal ‘auspicious acts’ depend on wealth, but observes that kings typically obtain wealth through warfare and taking others’ property, making ‘pure’ wealth hard to find.