Adhyātma–Adhibhūta–Adhidaivata Correspondences and the Triguṇa Lakṣaṇas (Śānti-parva 301)
प्रकृतिं चाप्यतिक्रम्य गच्छत्यात्मानमव्ययम् | परं नारायणात्मान निर्दद प्रकृते: परम्
prakṛtiṃ cāpyatikramya gacchaty ātmānam avyayam | paraṃ nārāyaṇātmānaṃ nirdvandvaṃ prakṛteḥ param | bharatanandana dharmātmā rājā yudhiṣṭhira |
Bhīṣma dit : Lorsque le soi individuel transcende même Prakṛti (la nature matérielle), il s’avance vers le Soi impérissable — le Suprême, dont l’essence même est Nārāyaṇa — libre de toute dualité et au-delà de Prakṛti. Ô joie des Bhārata, ô roi juste Yudhiṣṭhira : ce Brahman suprême, le Paramātman, pénètre les qualités sāttvika, rājasa et tāmasa, et aussi la totalité des qualités de l’intellect, du mental, de l’éther, du vent, du feu, de l’eau et de la terre — en vérité toutes choses — par sa propre puissance, tout en demeurant au sein de tous les « connaisseurs du champ » (kṣetrajña : les âmes vivantes). De même que le disciple marche derrière le maître, ainsi le mental, les sens, et les actes heureux ou funestes suivent l’âme incarnée. Quand le soi s’en va, laissant derrière lui les sens et Prakṛti, il atteint ce Paramātman impérissable de forme Nārāyaṇa, au-delà de māyā et que n’effleurent pas les paires d’opposés.
भीष्म उवाच
Liberation is described as the self’s transcendence of Prakṛti and the senses, culminating in realization/attainment of the imperishable Supreme—Nārāyaṇa—who is beyond the guṇas and all dualities. Ethical causality (śubha-aśubha karma) follows the embodied self, so freedom requires going beyond identification with mind, senses, and material nature.
In the Śānti Parva’s instruction section, Bhīṣma continues his post-war teaching to King Yudhiṣṭhira, explaining the metaphysical structure of reality (guṇas, elements, mind/intellect) and how the jīva is accompanied by mind, senses, and karma, until—through transcendence—it reaches the Supreme Nārāyaṇa, beyond māyā and duality.