अध्वर्यु–यति संवादः
Adhvaryu–Yati Dialogue on Svabhāva, Ahiṃsā, and Mokṣa
प्राणादाने निवृत्तोडसि हिंसायां वर्तते भवान् | नास्ति चेष्टा विना हिंसां कि वा त्वं मन्यसे द्विज
prāṇādāne nivṛtto 'si hiṁsāyāṁ vartate bhavān | nāsti ceṣṭā vinā hiṁsāṁ kiṁ vā tvaṁ manyase dvija || prāṇo jihvā manaḥ sattvaṁ sadbhāvo rajasā saha | bhāvair etair vimuktasya nirdvandvasya nirāśiṣaḥ ||
Le brahmane dit : «Tu t’es retiré de l’acte d’ôter la vie, et pourtant tu te meuves encore dans la sphère de la violence. Car nulle action n’est possible sans quelque dommage : qu’en penses-tu, ô deux-fois-né ? Le souffle vital, la langue et l’esprit—avec les qualités de sattva et de rajas—sont les dispositions intérieures qui poussent l’existence incarnée. Mais pour celui qui est délivré de ces impulsions, au-delà des paires d’opposés et sans désir de fruits, la peur ne surgit nulle part, en aucun temps.»
ब्राह्मण उवाच
The verse argues that embodied action inevitably entails some harm, so ethical life cannot be reduced to mere external non-killing; true freedom is inner—release from compulsive impulses (mind, speech/taste, vital drives and guṇas), becoming desireless and beyond dualities, which yields fearlessness.
A Brahmin addresses a ‘dvija’ in a reflective dialogue on dharma, challenging a simplistic claim of non-violence by pointing out that ordinary activity still participates in harm, and then describing the liberated person who transcends such binding dispositions.