Mahabharata Adhyaya 98
Adi ParvaAdhyaya 9835 Verses

Adhyaya 98

Ādi-parva Adhyāya 98 — Paraśurāma’s kṣatriya suppression; Dīrghatamas, Bali, Sudēṣṇā, and the birth of Aṅga

Upa-parva: Anukramaṇikā–Vaṃśānucarita (Genealogical & Exempla Cycle: Bhīṣma’s recollective narratives)

Bhīṣma recounts that Paraśurāma (Jāmadagnya Rāma), enraged by his father’s killing, slays the Haihaya ruler Arjuna (Kārtavīrya) and cuts off his many arms; he then repeatedly campaigns with powerful weapons, rendering the earth ‘without kṣatriyas’ for a traditional count of twenty-one times. The narrative turns to restoration: kṣatriya women seek progeny through disciplined brāhmaṇas, framed as a socially observed mechanism for reconstituting rulership. Next, the account introduces the sage Utathya and his wife Mamatā; Bṛhaspati approaches her despite her pregnancy, and the unborn child protests, leading to Bṛhaspati’s curse. The child becomes the sage Dīrghatamas, who later begets sons for Utathya’s lineage; those sons, driven by greed and delusion, abandon the blind elder in the Gaṅgā. King Bali rescues Dīrghatamas and requests sons for dynastic continuity. Bali sends his queen Sudēṣṇā, who refuses due to the sage’s age and blindness and instead sends a nurse; from her are born eleven sons (including Kākṣīvat), whom Dīrghatamas claims as his own due to their maternal status. After appeasement, Sudēṣṇā is sent again; Dīrghatamas foretells a truthful, radiant son, and Aṅga is born. Bhīṣma closes by generalizing that many capable rulers arose through such arrangements, presenting the episode as precedent and counsel for pragmatic continuity under dharma.

Chapter Arc: कुरुवंश के वृद्ध, तपस्वी-राजा प्रतीप के एकांत अध्ययन-ध्यान में सरिता-देवी गंगा का मनुष्य-रूप में प्रकट होना—और उसका निर्भीक, अलौकिक आसन ग्रहण। → गंगा का दिव्य सौंदर्य और संकेतों से भरा व्यवहार (राजा की दाहिनी जंघा पर बैठना) राजधर्म और लोकलज्जा—दोनों को चुनौती देता है। प्रतीप उसके रहस्य को पहचानते हुए भी संयम रखते हैं और उसे पुत्रवधू बनने का प्रस्ताव देते हैं; गंगा शर्तों सहित स्वीकृति का संकेत देती है, जिससे भविष्य के विवाह-धर्म की शर्तबद्धता स्थापित होती है। → प्रतीप का निर्णायक वचन—‘स्नुषा मे भव… पुत्रार्थ त्वां वृणोम्यहम्’—और गंगा का यह संकेत कि वह कुरुवंश के लिए ‘परायण’ (श्रेष्ठ आश्रय/भाग्य) बनेगी, परंतु एक शर्त के साथ; यहीं से शान्तनु-गंगा प्रसंग का बीज दृढ़ होता है। → प्रतीप गंगा को अपने लिए नहीं, वंश-धर्म के लिए स्वीकारते हैं; पुत्र-प्राप्ति हेतु तप और प्रतीक्षा करते हैं। आगे चलकर शान्तनु का जन्म, राज्याभिषेक और गंगा से पुनर्मिलन की भूमिका तैयार हो जाती है। → शान्तनु एक दिन उस परम तेजस्विनी स्त्री को देखते हैं और मधुर वाणी से पूछते हैं—‘देवी वा दानवी वा त्वं…?’—अब यह रहस्योद्घाटन और शर्तबद्ध विवाह किस दिशा में जाएगा?

Shlokas

Verse 1

अफड-्-क+ >> सप्तनवतितमो< ध्याय: राजा प्रतीपका गंगाको पुत्रवधूके रूपमें स्वीकार करना और शान्तनुका जन्म

Vaiśampāyana dit : Ensuite, le roi Pratīpa régna sur la terre, toujours voué au bien de tous les êtres. Un jour, il se rendit à Gaṅgādvāra, la porte du Gaṅgā, et demeura assis en une seule posture, accomplissant le japa durant de longues années.

Verse 2

तस्य रूपगुणोपेता गड्जा स्त्रीरूपधारिणी | उत्तीर्य सलिलात्‌ तस्माललोभनीयतमाकृति:

Alors la déesse du fleuve, Gaṅgā, parée de beauté et de nobles qualités, prit la forme d’une jeune femme. Sortant des eaux, elle apparut d’une allure éminemment envoûtante et s’approcha du roi-ṛṣi Pratīpa.

Verse 3

अधीयानस्य राजर्षेर्दिव्यरूपा मनस्विनी । दक्षिणं शालसंकाशमूरु भेजे शुभानना

Vaiśampāyana dit : Tandis que le roi-ṛṣi Pratīpa était absorbé dans l’étude sacrée, Gaṅgā, ferme d’esprit et d’une beauté divine, prit la forme d’une jeune femme. Au visage de bon augure, elle sortit des eaux et s’assit sur la cuisse droite du roi, large comme un arbre śāla. Son apparence captivait tel une nymphe céleste, et son visage était d’un charme extrême.

Verse 4

प्रतीपस्तु महीपालस्तामुवाच यशस्विनीम्‌ | करोमि कि ते कल्याणि प्रियं यत्‌ तेडभिकाड्क्षितम्‌

Vaiśampāyana dit : Le roi Pratīpa, seigneur de la terre, s’adressa à cette femme illustre assise sur sa cuisse : «Dame de bon augure, quel vœu cher à ton cœur dois-je accomplir ? Que désires-tu ?»

Verse 5

रूयुवाच त्वामहं कामये राजन्‌ भजमानां भजस्व माम्‌ | त्याग: कामवतीनां हि स्त्रीणां सद्धिर्विगर्हित:

Rūyu dit : «Ô roi, c’est toi que je désire. Je suis vouée à toi ; reçois-moi donc. Car les hommes vertueux blâment qu’on repousse une femme venue sous l’empire de l’amour.»

Verse 6

प्रतीप उवाच नाहं परस्त्रियं कामाद्‌ गच्छेयं वरवर्णिनि । न चासवर्णा कल्याणि धर्म्यमेतद्धि मे व्रतम्‌

Pratīpa dit : «Ô belle aux traits parfaits, je ne puis, par désir, m’unir à la femme d’autrui. Et, dame de bon augure, je ne m’attache pas non plus à une femme d’une caste différente. Tel est mon vœu, conforme au dharma.»

Verse 7

रूयुवाच नाश्रेयस्यस्मि नागम्या न वक्तव्या च कहिचित्‌ । भजन्तीं भज मां राजन्‌ दिव्यां कन्यां वरस्त्रियम्‌

La femme dit : «Ô roi, je ne suis point de mauvais augure, ni indigne de l’union ; et l’on ne saurait, à bon droit, prononcer sur moi aucune parole blâmable. Ô roi, reçois-moi, venue à toi avec affection — jeune fille divine, femme d’exception. Aussi, accueille-moi.»

Verse 8

प्रतीप उवाच त्वया निवृत्तमेतत्‌ तु यन्मां चोदयसि प्रियम्‌ । अन्यथा प्रतिपन्न॑ मां नाशयेद्‌ धर्मविप्लव:

Pratīpa dit : «Ô belle, ce que tu m’exhortes à accomplir comme un désir cher, en vérité, tu l’as déjà toi-même écarté. Si je l’acceptais autrement, à l’encontre du dharma, ce renversement du dharma causerait aussi ma propre perte.»

Verse 9

प्राप्प दक्षिणमूरुं मे त्वमाश्लिष्टा वराड़ने । अपत्यानां स्नुषाणां च भीरु विद्धोतदासनम्‌

Pratīpa dit : «Ô dame aux membres gracieux, tu es venue enlacer ma cuisse droite. Ô timide, sache que ce siège est réservé aux enfants et aux belles-filles.»

Verse 10

सव्योरु: कामिनीभोग्यस्त्वया स च विवर्जित: । तस्मादहं नाचरिष्ये त्वयि काम॑ वराड़ने

Pratīpa dit : «La cuisse gauche est faite pour l’étreinte d’une femme, mais tu l’as délaissée. Aussi, ô dame aux membres gracieux, je n’agirai pas envers toi sous l’empire du désir.»

Verse 11

स्‍्नुषा मे भव सुश्रोणि पुत्रार्थ त्वां वृणोम्यहम्‌ । स्नुषापक्षं हि वामोरु त्वमागम्य समाश्रिता

Pratīpa dit : «Ô dame aux hanches harmonieuses, deviens ma belle-fille ; pour mon fils, je te choisis. Car, ô femme aux belles cuisses, tu es venue ici prendre appui sur le côté de ma cuisse réservé à une belle-fille.»

Verse 12

रूयुवाच एवमप्यस्तु धर्मज्ञ संयुज्येयं सुतेन ते । त्वद्धक्त्या तु भजिष्यामि प्रख्यातं भारतं कुलम्‌

La femme dit : «Qu’il en soit ainsi, ô connaisseur du dharma. Je serai unie à ton fils. Par dévotion envers toi, j’entrerai dans ta lignée illustre des Bharata et je la soutiendrai.»

Verse 13

पृथिव्यां पार्थिवा ये च तेषां यूयं परायणम्‌ । गुणा न हि मया शकया वक्तुं वर्षशतैरपि,पृथ्वीपर जितने राजा हैं, उन सबके आपलोग उत्तम आश्रय हैं। सौ वर्षोमें भी आपलोगोंके गुणोंका वर्णन मैं नहीं कर सकती

Pratīpa dit : «Parmi tous les rois qui demeurent sur la terre, vous êtes leur refuge le plus élevé et leur ultime recours. En vérité, même en cent ans, je ne pourrais dire pleinement vos vertus.»

Verse 14

कुलस्य ये व: प्रथितास्तत्साधुत्वमथोत्तमम्‌ | समयेनेह धर्मज्ञ आचरेयं च यद्‌ विभो

Pratīpa dit : «Les rois de ta lignée qui sont devenus illustres—leur vertu, en vérité, est tenue pour la plus haute. Ô connaisseur du dharma, j’entrerai en mariage avec ton fils à une condition, ô seigneur : quelle que soit la conduite que j’adopte ici, ton fils devra l’accepter ; jamais il ne devra la mettre en question ni la juger. En demeurant fidèle à cet accord, j’approfondirai mon affection pour lui. Et par les fils justes et bien-aimés nés de moi, ton fils atteindra le monde céleste.»

Verse 15

तत्‌ सर्वमेव पुत्रस्ते न मीमांसेत कर्हिचित्‌ | एवं वसन्ती पुत्रे ते वर्धयिष्याम्यहं रतिम्‌

«Ainsi, que ton fils ne questionne ni n’examine jamais rien de tout cela. Si elle demeure auprès de ton fils de cette manière, c’est moi-même qui nourrirai et accroîtrai le lien d’amour entre eux.»

Verse 16

वैशम्पायन उवाच तथेत्युक्ता तु सा राजंस्तत्रैवान्तरधीयत,वैशम्पायनजी कहते हैं--जनमेजय! राजा प्रतीपने “तथास्तु” कहकर उसकी शर्त स्वीकार कर ली। तत्पश्चात्‌ वह वहीं अन्तर्धान हो गयी

Vaiśampāyana dit : «Ô roi, lorsqu’on lui eut répondu “Qu’il en soit ainsi”, elle disparut sur-le-champ. L’épisode souligne le poids éthique de la parole d’un souverain : une fois une condition acceptée, la fidélité à cet assentiment devient un devoir contraignant, même si l’autre partie se dérobe au regard.»

Verse 17

पुत्रजन्म प्रतीक्षन्‌ वै स राजा तदधारयत्‌ | एतस्मिन्नेव काले तु प्रतीप: क्षत्रियर्षभ:

Vaiśampāyana dit : «Ce roi, attendant la naissance d’un fils, conserva sa résolution et supporta la situation avec constance. Et en ce temps-là vivait Pratīpa, taureau parmi les kṣatriya : modèle de force royale jointe à la patience et au devoir.»

Verse 18

(प्रतीपस्य तु भारयायां गर्भ: श्रीमानवर्धत । श्रिया परमया युक्त: शरच्छुक्ले यथा शशी ।।

Vaiśampāyana dit : «Dans la reine de Pratīpa grandit un embryon rayonnant, doté d’une splendeur suprême—tel la lune qui croît durant la quinzaine claire de l’automne. Puis, lorsque vint le dixième mois, la reine principale de Pratīpa mit au monde un garçon brillant comme le soleil, portant les signes d’une conception divine. Ainsi, pour ce couple royal déjà âgé, le roi Mahābhiṣa lui-même naquit de nouveau en fils : présage heureux que la grandeur et la responsabilité peuvent revenir au monde par une lignée conforme au dharma et par l’ordonnance du divin.»

Verse 19

शान्तस्य जज्ञे संतानस्तस्मादासीत्‌ स शान्तनु: । शान्त पिताकी संतान होनेसे वे शान्तनु कहलाये। (तस्य जातस्य कृत्यानि प्रतीपो5कारयत्‌ प्रभु: । जातकर्मादि विप्रेण वेदोक्तै: कर्मभिस्तदा ।।

Vaiśampāyana dit : De Śānta naquit un fils ; c’est pourquoi on le connut sous le nom de Śāntanu. Ce nom reflète un idéal moral : l’identité d’un souverain s’enracine dans la vertu et la sérénité (śānti) portées par sa lignée, et sa vie est ordonnée par les rites védiques et une conduite disciplinée qui le préparent à protéger le monde et à pratiquer le dharma.

Verse 20

पुण्यकर्मकृदेवासीच्छान्तनु: कुरुसत्तम: । प्रतीप: शान्तनु पुत्रं यौवनस्थं ततो5न्वशात्‌

Vaiśampāyana dit : Śāntanu, le meilleur des Kuru, était véritablement un artisan de mérites, toujours voué à la conduite juste et attentif aux récompenses impérissables acquises par les bonnes actions. Ensuite le roi Pratīpa donna ses instructions à son fils Śāntanu, parvenu à la jeunesse, le plaçant sur la voie du devoir royal et de la vertu disciplinée.

Verse 21

पुरा स्त्री मां समभ्यागाच्छान्तनो भूतये तव । त्वामाव्रजेद्‌ यदि रह: सा पुत्र वरवर्णिनी

Vaiśampāyana dit : «Autrefois, ô Śāntanu, une femme vint un jour à moi — sa venue était pour ton bien. Mon fils, si cette dame au teint éclatant venait jamais à toi en secret, animée de désir et souhaitant obtenir de toi un fils, ne questionne pas cette femme divine et rayonnante : “Dame, qui es-tu ? De qui es-tu la fille ?”, ni rien de semblable.»

Verse 22

कामयानाभिरूपाद्या दिव्या स्त्री पुत्रकाम्यया । सा त्वया नानुयोक्तव्या कासि कस्यासि चाड़ने

Vaiśampāyana dit : «Ô Śāntanu, jadis une femme céleste, rayonnante, belle et séduisante, vint à moi, poussée par le désir d’obtenir un fils. Si cette splendide dame divine venait jamais à toi en secret, pleine de passion pour toi et souhaitant concevoir, tu ne dois pas l’interroger : “Qui es-tu ? De qui es-tu la fille ?”, ni rien de semblable.»

Verse 23

यच्च कुर्यान्न तत्‌ कर्म सा प्रष्टव्या त्वयानघ । मन्नियोगाद्‌ भजन्तीं तां भजेथा इत्युवाच तम्‌

Vaiśampāyana dit : «Ô toi sans faute, quoi qu’elle fasse, tu ne dois pas l’interroger sur cet acte. Si elle te choisit, alors, sur mon ordre, accepte-la pour épouse.» Ainsi le roi Pratīpa parla à son fils, fixant une règle de conduite fondée sur la retenue, la confiance et l’obéissance à l’autorité paternelle.

Verse 24

वैशम्पायन उवाच एवं संदिश्य तनयं प्रतीप: शान्तनुं तदा । स्वे च राज्येडभिषिच्यैनं वन॑ राजा विवेश ह

Vaiśampāyana dit : Après avoir ainsi instruit son fils Śāntanu, le roi Pratīpa le consacra aussitôt à la souveraineté de son propre royaume. Puis le roi se retira dans la forêt—acte de renoncement conforme au dharma, qui confirme l’ordre de la succession et le devoir du souverain de remettre le pouvoir au temps convenable.

Verse 25

स राजा शानन्‍्तनुर्धीमान्‌ देवराजसमप्युति: । बभूव मृगयाशील: शान्तनुर्वनगोचर:,बुद्धिमान्‌ राजा शान्तनु देवराज इन्द्रके समान तेजस्वी थे। वे हिंसक पशुओंको मारनेके उद्देश्यसे वनमें घूमते रहते थे

Vaiśampāyana dit : Ce sage roi Śāntanu, rayonnant tel le roi des dieux, se voua à la chasse et errait à travers les forêts. Le vers met en regard la vigueur et l’éclat royaux avec une quête qui implique la violence faite aux bêtes, faisant naître une tension morale entre prouesse souveraine et gravité de prendre la vie par goût ou habitude.

Verse 26

स मृगान्‌ महिषांश्वैव विनिघध्नन्‌ राजसत्तम: । गड्जामनुचचारैक: सिद्धचारणसेविताम्‌

Vaiśampāyana dit : Le meilleur des rois, Śāntanu, tout en abattant cerfs et buffles sauvages, errait seul le long de la rive du Gaṅgā, fleuve vénéré et fréquenté par les Siddhas et les Cāraṇas. La scène oppose prouesse royale et solitude à un paysage sacré, laissant deviner une tension morale entre le jeu violent du souverain et la sainteté du domaine riverain où l’on dit que se meuvent des êtres supérieurs.

Verse 27

स कदाचिन्महाराज ददर्श परमां स्त्रियम्‌ । जाज्वल्यमानां वपुषा साक्षाच्छियमिवापराम्‌

Vaiśampāyana dit : Ô roi, un jour il aperçut une femme d’une beauté sans pareille, dont le corps flamboyait de splendeur—comme si Lakṣmī elle-même avait pris sous nos yeux une autre forme. Le vers souligne que l’éclat extraordinaire se lit comme un signe d’auspice et de faveur divine, tout en préparant la suite en marquant qu’elle n’était pas une femme ordinaire.

Verse 28

सर्वानिवद्यां सुदतीं दिव्याभरण भूषिताम्‌ । सूक्ष्माम्बरधरामेकां पद्मोदरसमप्रभाम्‌

Vaiśampāyana dit : Elle était irréprochable en chacun de ses membres, aux dents magnifiques, parée d’ornements divins. Vêtue d’une étoffe fine et délicate, elle se tenait seule, et son éclat ressemblait à la lueur intime d’un lotus—image d’une beauté sans tache, décrite avec une retenue respectueuse.

Verse 29

तां दृष्टवा हृष्टरोमा भूद्‌ विस्मितो रूपसम्पदा । पिबन्निव च नेत्राभ्यां नातृष्पत नराधिप:

À sa vue, le corps du roi frissonna d’allégresse ; stupéfait par l’opulence de sa beauté, le seigneur des hommes ne pouvait s’en rassasier—comme s’il buvait sa grâce de ses propres yeux.

Verse 30

सा च दृष्टवैव राजानं विचरन्तं महाद्युतिम्‌ स्नेहादागतसौहार्दा नातृप्पत विलासिनी

Et elle, la jeune fille gracieuse, dès qu’elle vit le roi Śantanu se mouvoir dans sa grande splendeur, en fut captivée. Par affection, une amitié chaleureuse s’éleva dans son cœur ; et, à force de le regarder, elle ne pouvait s’en rassasier—son regard refusait de se détourner.

Verse 31

तामुवाच ततो राजा सान्त्वयज्शलक्ष्णया गिरा | देवी वा दानवी वा त्वं गन्धर्वी चाथ वाप्सरा:

Alors le roi s’adressa à elle d’une voix douce, apaisante et raffinée : « Que tu sois déesse ou démone, Gandharvī ou Apsarā—qui que tu sois… »

Verse 32

यक्षी वा पन्नगी वापि मानुषी वा सुमध्यमे । याचे त्वां सुरगर्भाभे भार्या मे भव शोभने

« Ô dame à la taille fine ! Que tu sois Yakṣī, jeune fille-serpent ou humaine—ô belle, rayonnante comme une vierge céleste—je t’en supplie : deviens mon épouse. »

Verse 97

इति श्रीमहा भारते आदिपर्वणि सम्भवपर्वणि शान्तनूपाख्याने सप्तनवतितमो< ध्याय:

Ainsi s’achève le quatre-vingt-dix-septième chapitre de la section Sambhava de l’Ādi Parva du vénérable Mahābhārata, dans l’épisode concernant le roi Śāntanu.

Verse 156

पुत्रै: पुण्यै: प्रियैश्वैव स्वर्ग प्राप्स्पति ते सुतः । आपके कुलमें जो विख्यात राजा हो गये हैं

Pratīpa dit : «Par des fils à la fois vertueux et chers, ton fils atteindra le ciel.» Dans l’échange qui suivit, la jeune fille posa une condition d’ordre moral au mariage : le prince devait accepter sa conduite sans soupçon ni blâme. S’il respectait cette retenue et lui accordait sa confiance, elle promettait d’accroître son amour pour lui, et les fils justes et bien-aimés nés d’elle deviendraient la cause de son accès aux demeures célestes.

Verse 173

तपस्तेपे सुतस्यार्थे सभार्य: कुरुनन्दन । इसके बाद पुत्रके जन्मकी प्रतीक्षा करते हुए राजा प्रतीपने उसकी बात याद रखी। कुरुनन्दन! इन्हीं दिनों क्षत्रियोंमें श्रेष्ठ प्रतीप अपनी पत्नीको साथ लेकर पुत्रके लिये तपस्या करने लगे

Vaiśampāyana dit : «Ô joie des Kuru, le roi Pratīpa, avec sa reine, entreprit des austérités afin d’obtenir un fils. Se souvenant des paroles qui lui avaient été dites auparavant, il attendit, plein d’espérance, la naissance de l’enfant.»

Frequently Asked Questions

The chapter juxtaposes retaliatory justice with social repair: Paraśurāma’s vengeance escalates into systemic suppression, while later sections ask how society restores legitimate rulership after disruption—without denying the ethical costs of coercion, desire, and abandonment.

Dharma is shown as historically adaptive: unchecked violence and unrestrained desire generate disorder, while continuity requires disciplined norms, truthful recognition of responsibility, and protective kingship (as exemplified by Bali’s rescue and petition for lawful progeny).

No explicit phalaśruti is stated; the meta-function is genealogical and normative—offering precedent to interpret later lineage claims and to frame restoration mechanisms as culturally recognized within the epic’s ethical-historical logic.

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