Adhyaya 99
Brahma KhandaAdhyaya 9945 Verses

Adhyaya 99

Śrāddha Vidhi: Kāla (Timing), Pātra (Recipient), and Karma (Procedure) for Pitṛ-tarpaṇa and Piṇḍa

Poursuivant l’exposé sur le Śrāddha, Yājñavalkya rassemble (1) les temps et conditions astrales propices au Śrāddha—amāvāsyā, aṣṭakā, solstices, équinoxes, vyatīpāta, éclipses et présages associés—puis (2) précise la pātra-vyavasthā : parmi les dieux, Agni est le premier; parmi les hommes, le śrotriya est le plus éminent, avec une liste détaillée de savants et de parents qualifiés, tout en excluant les déchus, les mal-conduits et les non-Vaiṣṇavas. Le chapitre présente ensuite un manuel rituel ordonné : inviter des brāhmaṇas dignes la veille, les asseoir dans la matinée, disposer les offrandes Deva et Pitṛ selon les directions et nombres corrects, préparer kuśa et pavitra, invoquer les Viśvedevas et les Pitṛs, employer l’orge pour les Devas et le sésame pour les Pitṛs, adopter l’apasavya pour les rites ancestraux, traiter l’arghya, réciter le japa (Gāyatrī avec vyāhṛti et ṛk), nourrir avec retenue, réparer les omissions par une purification renouvelée, offrir les piṇḍas et l’akṣayya-udaka, donner la dakṣiṇā, prononcer svadhā et congédier (visarjana). Il esquisse aussi les variantes ekoddiṣṭa et sapiṇḍīkaraṇa (y compris la permission pour les femmes), relie certains aliments à la durée de satisfaction des Pitṛs, et assigne des tithi/nakṣatra à des fruits précis, préparant les chapitres suivants sur les fruits spirituels et les règles annexes.

Shlokas

Verse 1

नामाष्टनवतितमो ऽध्यायः याज्ञवल्क्य उवाच / अमावस्याष्टकावृद्धिकृष्णपक्षायनद्वयम्

Chapitre quatre-vingt-dix-neuf. Yājñavalkya dit : le jour d’Amāvasyā (nouvelle lune), les rites Aṣṭakā, le rite Vṛddhi, la quinzaine sombre (Kṛṣṇa-pakṣa) et les deux ayanas, les deux courses solsticiales du Soleil.

Verse 2

द्रव्यं ब्राह्मणसम्पत्तिर्विषुवत्सूर्यसंक्रमः / व्यतीपातो गजच्छाया ग्रहणं चन्द्रसूर्ययोः

La richesse, la prospérité des brāhmaṇa, l’équinoxe et le passage du Soleil; le Vyatīpāta (conjonction astrale néfaste), le présage de la « l’ombre de l’éléphant », et les éclipses de la Lune et du Soleil—tels sont les états/signes remarquables ici énumérés.

Verse 3

श्राद्धं प्रतिरुचिश्चैव श्राद्धकालाः प्रकीर्तिताः / अग्नियः सर्वदेवेषु श्रोत्रियो वेदविद्युवा

Ainsi ont été décrits le rite du Śrāddha, les offrandes convenables selon les moyens et la bienséance, ainsi que les temps justes du Śrāddha. Parmi tous les dieux, Agni est le premier; et parmi les hommes, le śrotriya—instruit du Veda—est le premier.

Verse 4

वेदार्थविज्ज्येष्ठसामा त्रिमधुस्त्रिसुपर्णिकः / स्वस्त्रीय ऋत्विगजामातायज्यश्वशुरमातुलाः

Celui qui connaît le sens des Veda; le chef des chants Sāman; le récitant des trois hymnes Madhu; le connaisseur des trois hymnes Suparṇikā; le fils de la sœur; le prêtre officiant (ṛtvij); le gendre; celui pour qui le sacrifice est accompli (yajamāna); le beau‑père; et l’oncle maternel.

Verse 5

त्रिणाचिकेतदौहित्रशिष्यसम्बन्धिबान्धवाः / कर्मनिष्ठास्तपोनिष्ठाः पञ्चाग्निब्रह्मचारिणः

Ceux qui sont liés comme parents et proches—tels les accomplisseurs du triple Agnicayana, du rite du feu Nāciketa, les petits‑fils, les disciples et les parents—fermement établis dans l’action prescrite et voués à l’austérité, vivant comme brahmacārin selon la discipline des cinq feux.

Verse 6

पितृमातृपराश्चैव ब्राह्मणाः श्राद्धदेवताः / रोगी हीनातिरिक्ताङ्गः काणः पौनर्भवस्तथा

Les brāhmaṇa voués aux Pitṛs et à la Mère (divinités de la lignée ancestrale et maternelle) sont tenus pour les divinités présidant au śrāddha. De même sont mentionnés ici l’homme malade, celui qui a un membre manquant ou en trop, le borgne, et celui qui s’est remarié.

Verse 7

अवकीर्ण्याद यो ये च ये चाचारविवर्जिताः / अवैष्णवाश्च ते सर्वे न श्राद्धार्हाः कदाचन

Ceux qui sont 'avakīrṇya' (moralement déchus/impurs), ceux qui sont dépourvus de conduite appropriée, et ceux qui ne sont pas Vaiṣṇavas — aucun d'eux n'est jamais digne d'être récipiendaire dans les rites de Śrāddha.

Verse 8

निमन्त्रयेच्च पूर्वेद्युर्द्विजैर्भाव्यं च संयतैः / आजान्तांश्चैव पूर्वाह्नेह्यासनेषूपवेशयेत्

La veille, il doit lancer des invitations aux deux-fois-nés (brāhmaṇas) disciplinés et dignes ; et le lendemain, dans la matinée, il doit faire asseoir les invités sur leurs sièges appropriés.

Verse 9

युग्मान्देवे तथा पित्र्ये स्वप्रदेशेषु शक्तितः / द्वौ दैव प्रागुदक् पित्र्ये त्रीण्येकं चोभयोः पृथक्

Dans les rites destinés aux Devas et de même pour les Pitṛs, on doit faire les (offrandes) par paires, selon sa capacité, dans leurs lieux respectifs. Pour le rite des Devas, deux (offrandes) doivent être placées vers l'est et le nord ; pour le rite des Pitṛs, trois ; et pour les deux ensemble, une chacun, séparément.

Verse 10

मातामहानामप्येवं तन्त्रं वा वैश्वदेविकम् / हस्तप्रक्षालनं दत्त्वा विष्टरार्थे कुशानपि

De la même manière, (on doit accomplir) le rite prescrit même pour les grands-pères maternels, ou selon la procédure Vaiśvadeva ; après avoir offert de l'eau pour se laver les mains, on doit aussi fournir de l'herbe kuśa pour préparer le siège rituel.

Verse 11

आवाह्य तदनुज्ञातो विश्वदेवासैत्यृचा / यवैरन्नं विकीर्याथ भाजने सपवित्रके

Les ayant invoqués et ayant reçu la permission, on doit alors, avec un verset Ṛk adressé aux Viśvedevas, disperser de la nourriture mélangée à de l'orge dans un récipient rendu rituellement pur (avec de l'herbe pavitra).

Verse 12

शन्नोदेव्या पयः क्षिप्त्वा यवो ऽसीति यवांस्तथा / यादिव्या इति मन्त्रेण हस्तेष्वेव विनिः क्षिपेत्

En récitant le mantra « śanno devyā… », on asperge de lait ; de même, avec le mantra « yavo ’si… », on dépose l’orge. Puis, avec le mantra « yā divyā… », on verse directement dans les mains du récipiendaire, en offrande.

Verse 13

गन्धोदके तथा दीपमाल्यदामप्रदीपकम् / अपसव्यं ततः कृत्वा पितॄणामप्रदक्षिणम्

Ensuite, avec de l’eau parfumée, et avec des lampes, des guirlandes, des chapelets de fleurs et une lampe allumée, on prend la posture apasavya et l’on accomplit le rite pour les Pitṛs (ancêtres) sans faire la circumambulation propice habituelle.

Verse 14

द्विगुणांस्तु कुशान्दत्त्वा उशन्तस्त्वेत्यृचा पितॄन् / आवाह्य तदनु ज्ञातो जपेदायन्तुनस्ततः

Après avoir offert de l’herbe kuśa en double quantité, on invoque les Pitṛs au moyen du verset Ṛgvédique commençant par « uśantas tvā… ». Ensuite, instruit du rite, on récite : « Qu’ils viennent à nous ».

Verse 15

यवार्थस्तु तिलैः कार्यः कुर्यादर्घ्यादि पूर्ववत् / दत्त्वार्घ्यं संस्त्रवांस्तेषां पात्रे कृत्वा विधानतः

Mais, à la place de l’orge, on emploiera le sésame ; et l’on accomplira l’offrande d’arghya et les autres rites comme auparavant. Après avoir offert l’arghya, selon la règle, on recueillera dans un vase les écoulements résiduels de ces libations.

Verse 16

पितृभ्यः स्थानमसीति न्युब्जं पात्रं करोत्यधः / अग्नौ करिष्य आदाय पृच्छत्यन्नं घृप्लुतम्

En disant : « Ceci est un siège pour les Pitṛs », il pose le récipient renversé sur le sol. Puis, prenant la nourriture imprégnée de ghee, il s’enquiert de la manière correcte, avec l’intention de l’offrir au feu.

Verse 17

कुरुष्वेति तथोक्तोसौ हुत्वाग्नौ पितृयज्ञवत् / हुतशेषं प्रदद्याच्च भाजनेषु समाहितः

Ainsi instruit — « Fais ainsi » — qu’il fasse l’offrande dans le feu selon le rite du Pitṛ-yajña ; puis, l’esprit recueilli, qu’il répartisse dans les vases le reste sanctifié.

Verse 18

यथालाभोपपन्नेषु रौप्येषु च विशेषतः / दत्त्वान्नं पृथिवीपात्रमिति पात्राभिमन्त्रणम्

Avec des vases acquis selon ses moyens — surtout ceux d’argent — après y avoir déposé la nourriture en offrande, qu’on consacre le vase par le mantra : « Ce vase est Pṛthivī, la Terre, en tant que réceptacle ».

Verse 19

कृत्वे दंविष्णुरित्येवं द्विजाङ्गुष्ठं निवेशयेत् / सव्याहृतिं च गायत्त्रीं मधुवातेत्यृचस्तथा

Cela fait, qu’il place le pouce d’un brāhmaṇa (dvija) en prononçant ainsi « Viṣṇu » ; et qu’il récite de même la Gāyatrī avec les vyāhṛti, ainsi que le ṛc commençant par « madhu-vātā… ».

Verse 20

जप्त्वा यथासुखं वाच्यं भुञ्जीरंस्ते ऽपि वाग्यताः / अन्नमिष्टं हविष्यं च दद्यादक्रोधनोत्वरः

Le japa achevé, on peut parler à son aise ; puis eux aussi peuvent manger, tout en demeurant retenus dans la parole. Sans colère et sans hâte, qu’on offre la nourriture choisie et aussi l’offrande digne d’être havis.

Verse 21

आतृप्तेस्तु पवित्राणि जप्त्वा पूर्वजपं तथा / अन्नमादाय तृप्ताः स्थः शेषं चैवानुमन्त्र्य च

S’il demeure un sentiment d’incomplétude, qu’on récite de nouveau les mantras purifiants (pavitra), en répétant aussi le japa précédent. Puis, prenant la nourriture, qu’on demeure comblé ; et qu’on sanctifie par mantra ce qui reste.

Verse 22

तदन्नं विकिरेद्भूमौ दद्याच्चापः सकृत्सकृत् / सर्वमन्नमुपादाय सतिलं दक्षिणामुखः

Qu’il disperse cette nourriture sur le sol et qu’il offre de l’eau, encore et encore. Puis, rassemblant toute la nourriture avec des graines de sésame, qu’il se tourne vers le sud pour accomplir l’offrande.

Verse 23

उच्छिष्टसन्निधौ पिण्डान्प्रदद्यात्पितृयज्ञवत् / मातामहानामप्यवं दद्यादाचमनं ततः

En présence des restes de nourriture (ucchiṣṭa), qu’il offre les piṇḍa selon le rite du Pitṛ-yajña. Qu’il donne aussi l’offrande ‘ava’ aux grands-pères maternels, puis qu’il accomplisse l’ācamana (gorgée rituelle d’eau).

Verse 24

स्वस्ति वाच्यं ततो दद्यादक्षय्योदकमेव च / दत्त्वा च दक्षिणां शक्त्या स्वधाकारमुदाहरेत्

Ensuite, qu’il récite des paroles de bon augure et qu’il offre l’akṣayya-udaka, « l’eau impérissable ». Après avoir donné la dakṣiṇā selon ses moyens, qu’il prononce l’invocation svadhā.

Verse 25

वाच्यतामिन्यनुज्ञातः पितृभ्यश्च स्वधोच्यताम् / विप्रैरस्तु स्वधेत्युक्तो भूमौ सिञ्चेत्ततो जलम्

Quand il est autorisé par les mots « Qu’il soit récité », qu’il prononce alors la formule « svadhā » adressée aux Pitṛ. Et lorsque les brāhmaṇa disent : « Ainsi soit-il — svadhā », qu’il verse ensuite de l’eau sur le sol.

Verse 26

प्रीयन्तामिति चाहैवं विश्वेदेव्यं जलं ददत् / दातारो नो ऽभिवर्धन्तां वेदाः सन्ततिरेव च

En disant : « Qu’ils soient satisfaits », qu’il offre ainsi de l’eau aux Viśvedevas. Que nos bienfaiteurs prospèrent, et que les Veda ainsi que notre lignée s’épanouissent véritablement.

Verse 27

श्रद्धा च नो मा व्यगमद्वहु देयं च नो ऽस्त्विति / इत्युत्क्रोत्क्रा प्रिया वाचः प्रणिपत्य विसर्जयेत्

«Que notre śraddhā, la foi sacrée, ne décline pas, et que nous ayons abondance à offrir en dāna.» Répétant ainsi ces paroles affectueuses, on doit se prosterner avec respect puis prendre congé dignement.

Verse 28

वाजेवाजे इति प्रीत्या पितृपूर्वं विसर्जनम् / यस्मिंस्ते संस्त्रवाः पूर्वमर्घ्यपात्रे निपातिताः

Avec une vénération affectueuse, en prononçant «vāje vāje», on accomplit la congé finale, en commençant par les Pitṛs (ancêtres), dans le même vase d’arghya où leurs offrandes avaient été déposées auparavant.

Verse 29

पितृपात्रं तदुत्तानं कृत्वा विप्रान्विसर्जयेत् / प्रदक्षिणमनुव्रज्य भुञ्जीत पितृसेवितम्

Après avoir retourné le vase destiné aux Pitṛs, on doit congédier les brāhmaṇas avec respect. Puis, les accompagnant par la pradakṣiṇā (circumambulation vers la droite), on prendra la nourriture offerte au service des Pitṛs.

Verse 30

ब्रह्मचारी भवेत्तां तु रजनीं भार्यया मह / एवं प्रदक्षिणं कृत्वा वृद्धौ नान्दीमुखानपि

Ô grand être, cette nuit-là il doit demeurer en brahmacarya (continence sacrée) avec son épouse. Et, après avoir ainsi accompli la pradakṣiṇā, il doit aussi honorer les aînés et les rites Nāndīmukha/les divinités ancestrales Nāndīmukha.

Verse 31

यजेत्तदधिकर्कन्धूमिश्राः पिण्डा यैवः श्रिताः / एकोद्दिष्टं दैवहीनं एकान्नैकपवित्रकम्

On doit accomplir le rite avec des piṇḍas (boules de riz) préparés en y mêlant du karkandhū (jujube). C’est une offrande ekoddiṣṭa — sans offrandes aux Devas — faite avec un seul repas cuit, et elle ne requiert pas de purifications rituelles multiples.

Verse 32

आवाहनाग्नौकरणरहितं त्वपसव्यवत् / उपतिष्ठतामित्यक्षय्यस्थाने विप्रान्विसर्जयेत्

Au feu d’āvāhana, sans accomplir le rite de clôture, qu’on se tienne en posture apasavya et qu’on congédie les brāhmaṇa au lieu dit akṣayya (impérissable), en disant : «Puissiez-vous demeurer comblés».

Verse 33

अभिरण्यतां प्रबूयाद् ब्रुयुस्तेभिरताः स्म ह / गन्धो दकतिलैर्मिश्रं कुर्यात्पात्रचतुष्टयम्

Qu’on proclame que l’offrande est «accompagnée d’or», et que ceux qui accomplissent le rite le disent ainsi. Puis qu’on prépare un mélange parfumé, mêlé d’eau et de sésame, et qu’on le dispose dans quatre récipients.

Verse 34

अर्घ्यार्थं पितृपात्रेषु प्रेतपात्रं प्रसेचयेत् / येसमाना इति द्वाभ्यां शेषं पूर्ववदाचरेत्

Pour l’offrande d’arghya, qu’on verse une part du récipient destiné au preta dans les récipients destinés aux Pitṛ. Puis, en récitant les deux versets commençant par « ye samānā… », qu’on accomplisse le reste exactement comme il a été prescrit auparavant.

Verse 35

एतत्सपिण्डीकरणमेकोद्दिष्टं स्त्रिया अपि / अर्वाक् सपिण्डीकरणं यस्य संवत्सराद्भवेत्

Cette procédure de sapiṇḍīkaraṇa et le rite ekoddiṣṭa peuvent être accomplis même pour une femme. Pour celui dont le sapiṇḍīkaraṇa est fait plus tôt, il doit néanmoins avoir lieu dans le délai d’une année.

Verse 36

तस्याप्यन्नं सोदकुम्भं दद्यात्संवत्सरं द्विजः / पिण्डांश्च गोज विप्रेभ्यो दद्याद्ग्नौ जले ऽपि वा

Pour lui aussi, un dvija (deux-fois-né) doit offrir de la nourriture avec une jarre d’eau pendant une année entière ; et il doit donner des offrandes de piṇḍa, préparées avec les produits de la vache, à des brāhmaṇa savants, ou bien les offrir au feu, voire à l’eau.

Verse 37

हविष्यान्नेन वै मासं पायसेन तु वत्सरम् / मात्स्यहारिणकौरभ्रशाकुनच्छागपार्षतैः

En offrant le haviṣyānna, nourriture digne de l’oblation, les Pitṛs sont comblés pour un mois ; en offrant le pāyasa, riz cuit dans le lait, pour une année. De même, par des offrandes de poisson, de cerf, de sanglier, d’oiseau, de chèvre et d’autres viandes, les ancêtres reçoivent une satisfaction proportionnée.

Verse 38

ऐणरौरववा राहशाशमांसैर्यथाक्रमम् / मासवृद्ध्यापि तुष्यन्ति दत्तैरिह पितामहाः

Ici, les pitāmahas (Pitṛs) sont satisfaits lorsque l’on fait des offrandes—selon l’ordre prescrit—des viandes de eṇa (antilope), de raurava (un certain cerf), de rāha et de lièvre ; même si la quantité augmente de mois en mois, ils s’en trouvent comblés.

Verse 39

दद्याद्वर्षात्रयोदश्यां मघासु च न संशयः / प्रतिपत्प्रभृतिष्वेवं कन्या दीञ्छ्राद्धदो लभेत्

Il faut assurément accomplir le Śrāddha le treizième jour lunaire durant la saison des pluies, et aussi lorsque le nakṣatra Maghā est présent — sans aucun doute. En commençant dès pratipat (le premier jour lunaire) et en suivant ainsi cette règle, l’officiant du Śrāddha obtient une fille comme fruit béni.

Verse 40

शस्त्रेण निहतानां तु चतुर्दश्यां प्रदीयते / स्वर्गं ह्यपत्यमोजश्च शौर्यं क्षेत्रं बलं तथा

Pour ceux qui ont été frappés par une arme, au quatorzième jour lunaire il est accordé : le ciel, une descendance, la vitalité (ojas), la vaillance, une terre ou un domaine, ainsi que la force.

Verse 41

पुत्रश्रैष्ट्यं स सौभाग्यं समृद्धिं मुख्यतां शुभम् / प्रवृत्तचक्रतां चैव वाणिज्यप्रभृतींस्तथा

Des enfants d’excellence, la bonne fortune, la prospérité, une prééminence honorée et l’auspice ; ainsi qu’une activité florissante et la réussite dans le commerce et les occupations connexes.

Verse 42

अरोगित्वं यशो वीतशोकतां परमां गतिम् / धनं विद्यां च वाक्सिद्धिं कुप्यं गोजाविकं तथा

On obtient l’absence de maladie, la renommée, un état sans chagrin, la destination suprême; ainsi que la richesse, le savoir, la puissance d’une parole efficace, et encore des biens précieux et des possessions telles que vaches et chèvres/moutons.

Verse 43

अश्वानायुश्च विधिवद्यः श्राद्धं संप्रयच्छति / कृत्तिकादिभरण्यन्तं स कामान्प्राप्नुयादिमान्

Celui qui, selon la règle, accomplit et offre les rites de Śrāddha obtient des chevaux et une longue vie; de la demeure lunaire Kṛttikā jusqu’à Bharaṇī, il atteint ces jouissances désirées.

Verse 44

वस्त्राद्याः प्रीणयन्त्येव नरं श्राद्धकृतं द्विजाः / आयुः प्रजा धनं विद्यां स्वर्गमोक्षसुखानि च

Les brahmanes, réjouis par des dons tels que des vêtements et autres lors d’un Śrāddha, bénissent réellement l’officiant de longue vie, de descendance, de richesse, de savoir, ainsi que des joies du ciel et de la délivrance (mokṣa).

Verse 45

प्रयच्छति यथा राज्यं प्रीत्या नित्यं पितामहः

De même que le Pitāmaha (l’Aïeul) accorde sans cesse un royaume avec affection,

Frequently Asked Questions

The chapter distinguishes placements and counts: for Deva-rite, offerings are placed toward the east and north; for Pitṛ-rite, three offerings are specified; and when performing both, offerings are made separately—indicating careful separation of Deva and Pitṛ portions within one overall Śrāddha framework.

After Deva-related honors (lamps, garlands, etc.), the performer “assumes the apasavya posture” and performs the Pitṛ rite without the usual auspicious circumambulation. In this chapter, apasavya marks the ritual shift from Deva orientation to ancestral orientation, aligning gesture and movement with Pitṛ-yajña protocol.

If there is a sense of incompleteness, the performer is instructed to repeat purifying mantras and the earlier japa, then re-consecrate what remains with mantra. This frames ritual integrity as recoverable through renewed śuddhi and mantra-repetition rather than abandonment.

The text assigns outcomes to observances: Śrāddha on the 13th lunar day in the rainy season and with Maghā is strongly praised; the 14th is singled out for those slain by weapons, granting heaven and multiple strengths; and it also lists broad benefits—offspring, prosperity, freedom from disease, fame, wealth, learning, and longevity—associated with proper Śrāddha performance across specified lunar contexts.