Adhyaya 159
Brahma KhandaAdhyaya 15939 Verses

Adhyaya 159

Prameha-Nidāna-Lakṣaṇa-Bheda: Etiology, Signs, Varieties, and Complications of Meha

Poursuivant l’enseignement pratique et conforme au dharma du Brahma Khanda, Dhanvantari expose à Suśruta l’architecture diagnostique du prameha : il énumère les catégories selon les doṣa et souligne l’urine comme miroir clinique principal (couleur, turbidité, douceur, viscosité, température). Il décrit le madhumeha comme une issue grave—soit par suralimentation (origine kapha), soit par dhātu-kṣaya menant à la domination de vāta—marquée par une miction douce comme le miel et des signes généraux tels qu’indigestion, anorexie, vomissements, somnolence, toux et catarrhe. Le chapitre cartographie ensuite les complications propres à chaque doṣa (douleur et fièvre pour kapha ; brûlure et soif pour pitta ; udāvarta, tremblements et palpitations/ondulations au cœur et à la gorge pour vāta) et décrit les piḍakā/furoncles des stades négligés, aux formes et ardeurs distinctes. Enfin, il relie la causalité au régime : aliments excitant kapha et sédentarité déclenchent le mal ; le pronostic dépend de la prédominance doṣique, de la chronicité et du destin (diṣṭa), ouvrant vers les conseils thérapeutiques et de conduite à venir.

Shlokas

Verse 1

नामाष्टपञ्चाशदुत्तरशततमो ऽध्यायः धन्वन्वरिरुवाच / प्रमेहाणां निदानन्ते वक्ष्ये ऽहं शृणु सुश्रुत ! / प्रमेहा विंशतिस्तत्र श्लेष्मणो दश पित्ततः

Chapitre 159. Dhanvantari dit : «À présent, j’exposerai les causes du prameha (troubles urinaires/métaboliques) ; écoute, ô Suśruta. Dans cet enseignement, le prameha est de vingt sortes : dix naissent de kapha et dix de pitta.»

Verse 2

षट्चत्वारो ऽनिलात्तेच मेदोमत्रकफावहाः / हारिद्रमेही कटुकं हरिद्रासन्निभं शकृत्

Six types proviennent d’un vāta déréglé ; et quatre sont ceux qui entraînent des troubles de la graisse (medas), de l’urine et du flegme (kapha). Celui qui souffre du prameha couleur curcuma émet des selles âcres, jaunes comme le curcuma.

Verse 3

विस्त्रं माञ्जिष्ठमेहेच मञ्जिष्ठा सलिलोपमम् / विस्त्रमुष्णं सलवणं रक्ताभ रक्तमेहतः

Dans le vistra-meha, l’urine prend une teinte semblable à la mañjiṣṭhā (garance), telle une infusion rougeâtre ; dans une autre forme, elle devient chaude et salée. Dans le raktameha, l’urine paraît couleur de sang, comme si l’on évacuait du sang.

Verse 4

वसामेही वसामिश्रं वसाभं मूत्रयेन्मुहुः / मज्जाभं मज्जमिश्रं वा मज्जमेही मुहुर्मुहुः

Celui qui souffre de vasā-meha urine à maintes reprises une urine mêlée de graisse ou ayant l’aspect de la graisse. De même, celui qui souffre de majjā-meha urine à maintes reprises une urine qui ressemble à la moelle ou qui est mêlée de moelle.

Verse 5

हस्ती मत्त इवाजस्त्रं मूत्रं वेगविवर्जितम् / सलसीकं विवद्धं च हस्तिमेही प्रमेहति

Celui qui est atteint de « hastimeha » (diabète dit “éléphantin”) urine sans cesse comme un éléphant en rut—sans force ni urgence—une urine épaisse, trouble et entravée ; ainsi le hastimehī souffre du prameha.

Verse 6

मधुमेही मधुसमं जायते स किल द्विधा / क्रुद्धे धातुक्षयाद्वायौ दोषावृतपथे यदा

On dit que le « madhumeha » (diabète) naît de deux façons : lorsque le vāyu (le vent du corps), excité par l’épuisement des tissus (dhātu-kṣaya), s’irrite et que sa voie est obstruée par les doṣas.

Verse 7

आवृतो दोषलिङ्गानि सो ऽनिमित्तं प्रदर्शयेत् / क्षणात्क्षीणः क्षणात्पूर्णो भजते कृच्छ्रसाघ्यताम्

Lorsque les signes des doṣas sont voilés, le malade manifeste des symptômes sans cause apparente. En un instant il s’amaigrit, en un instant il se remplit et se boursoufle—ainsi tombe-t-il dans un état difficile à guérir.

Verse 8

कालेनोपेक्षितः सर्वोह्यायाति मधुमेहताम् / मधुरं यच्च मेहेषु प्रायो मध्विव मेहति

Lorsqu’on le néglige au fil du temps, il en vient inévitablement à l’état nommé madhumeha. Et l’urine qu’il émet est le plus souvent douce—comme s’il urinait du miel.

Verse 9

सर्वे ते मधुमेहाख्या माधुर्याच्च तनोर्यतः / अविपाको ऽरुचिश्छर्दिर्निद्रा कासः सपीनसः

Tous ceux-là sont appelés « madhumeha », car ils proviennent de la douceur du corps. Il y a indigestion, perte d’appétit, vomissements, somnolence, toux, et toux accompagnée de catarrhe (flegme).

Verse 10

उपद्रवाः प्रजायन्ते मेहानां कफजन्मनाम् / बस्तिमेहनयोस्तोदोमुष्कावदरणं ज्वरः

Dans les troubles urinaires issus du kapha, surviennent des complications : douleur de la vessie et de l’organe urinaire, irritation ou déchirure des testicules, et fièvre.

Verse 11

दाहस्तृष्णाम्लिका मूर्छा विड्भेदः पित्तजन्मनाम् / वातजानामुदावर्तः कम्पहृद्गहलोलताः

Dans le (prameha) issu de Pitta se manifestent brûlure, soif, éructations acides, évanouissement et relâchement des selles. Dans celui issu de Vāta se manifestent udāvarta (remontée/obstruction), tremblements et agitation ou palpitations au cœur et à la gorge.

Verse 12

शूलमुन्निद्राता शोषः श्वासः कासञ्च जायते / शराविका कच्छपिका ज्वालिनी विनतालजी

S’élèvent des douleurs aiguës comme d’un javelot, l’insomnie, le dépérissement, l’essoufflement et la toux. Tels sont les tourments dans les enfers nommés Śarāvikā, Kacchapikā et Jvālinī, ô fils de Vinatā (Garuda).

Verse 13

मसूरिका सर्षपिका पुत्रिणी सविदारिका / विद्रधिश्चेति पिडिकाः प्रमेहोपेक्षया दश

Masūrikā, Sarṣapikā, Putriṇī, Vidārikā et Vidradhi : tels sont des types d’éruptions pustuleuses. Ainsi, en lien avec le prameha, on enseigne que dix lésions de ce genre naissent de la négligence.

Verse 14

अन्नस्य कफसंश्लेषात्प्रायस्तत्र प्रवर्तनम् / स्वाद्वम्ललवणस्निग्धगुरुपिच्छिलशीतम्

Parce que la nourriture tend à se mêler au kapha, elle met le plus souvent cette condition en mouvement—surtout les aliments doux, acides, salés, onctueux, lourds, visqueux et froids.

Verse 15

नवं धान्यं सुरासूपमांसेक्षुगुडगोरसम् / एकस्थानासनवति शयनं विनिवर्तनम्

Grain fraîchement récolté ; liqueur ; soupes ; viande ; canne à sucre ; jaggery (sucre brut) ; et lait de vache—avec le fait de demeurer assis en un lieu fixe, de s’en tenir à un seul siège, et de réfréner (ou d’éviter) l’abandon au sommeil—tout cela doit être écarté ou maîtrisé dans une observance réglée.

Verse 16

बस्तिमाश्रित्य कुरुते प्रमेहाद्दूषितः कफः / दूषयित्वा वपुः क्लेदं स्वेदमेदोवसामिषम्

Kapha, corrompu par prameha (trouble urinaire/métabolique), se réfugie dans la vessie ; après avoir souillé le corps, il altère l’humidité corporelle, la sueur, la graisse, la moelle et la chair.

Verse 17

पित्तं रक्तमतिक्षीणे कफादौ मूत्रसंश्रयम् / धातुं बस्तिमुपानीय तत्क्षयेच्चैव मारुतः

Lorsque pitta (bile) et le sang (rakta) s’épuisent à l’excès, kapha et les autres doṣas se réfugient dans l’urine (l’appareil urinaire). En portant l’essence des dhātus vers la vessie, quand cette essence se dissipe, maruta (vāta, le vent vital) s’amoindrit aussi.

Verse 18

साध्यासाध्यप्रतीत्याद्याः मेहास्तेनैव तद्भवाः / समे समकृता दोषे परमत्वात्तथापि च

Les troubles meha (urinaires), dits curables, incurables et autres, naissent de cette même cause. Même lorsque les doṣas sont égaux et paraissent en équilibre, l’état diffère, car un facteur devient prédominant.

Verse 19

सामान्य लक्षणन्तेषां प्रभूताविलमूत्रता / दोषदूष्या विशेषे ऽपि तत्संयोगविशेषतः

Leur signe commun est l’émission d’une urine abondante et trouble ; et même si les doṣas et les tissus atteints diffèrent, la manifestation varie selon la manière précise dont ils s’unissent.

Verse 20

मूत्रवर्णादिभेदेन भेदो मेहेषु कल्प्यते / अच्छं बहुसितं शीतं निर्गन्धमुदकोपमम्

Les variétés des troubles urinaires (meha) se distinguent selon des différences telles que la couleur et d’autres signes de l’urine. Il en est un où l’urine est limpide, très blanche, froide, sans odeur, semblable à l’eau.

Verse 21

मेहत्युदकमेहेन किञ्चिदाविलपिच्छिलम् / इक्षो रसमिवात्यर्थं मधुरं चेक्षुमेहतः

Dans l’udaka-meha (prameha de type eau), l’urine est légèrement trouble et visqueuse. Dans l’ikṣu-meha (prameha de type canne à sucre), l’urine devient excessivement douce, telle le jus de canne.

Verse 22

सान्द्री भवेत्पर्युषितं सान्द्रमेहेन मेहति / सुरामेही सुरातुल्यमुपर्यच्छमधोघनम्

Celui qui souffre de sāndra-meha urine un écoulement dense et trouble, comme rassis. Le surā-mehī urine à l’image de l’alcool : clair au-dessus, lourd et trouble au-dessous.

Verse 23

सहृष्टरोमा पिष्टेन पिष्टबद्बहुलं सितम् / शुक्राभं शुक्रमिश्रं वा शुक्रमेही प्रमेहति

Avec les poils hérissés, celui qui souffre de piṣṭa-meha urine une substance épaisse et très blanche, telle une pâte de farine ; soit d’aspect spermatique, soit mêlée de sperme. Ainsi dit-on que le śukra-mehī est atteint de prameha.

Verse 24

मूत्रयेत्सिकतामेही सिकतारूपिणो मलान् / शीतमेही सुबहुशो मधुरं भृशशीतलम्

Le malade de sikatā-meha urine des déchets en grains de sable, comme du gravier. Quant à celui qui souffre de śīta-meha, il urine très fréquemment : une urine douce et d’une froideur extrême.

Verse 25

शनैः शनैः शनैर्मेही मन्दं मन्दंप्रमेहति / लालातन्तुयुतं मूत्रं लालामेहेन पिच्छिलम्

Celui qui souffre de prameha urine très lentement, goutte à goutte. Dans l’état nommé « lālā-meha », l’urine devient visqueuse et gluante, mêlée de filaments semblables à des fils, comme un mucus rappelant la salive.

Verse 26

गन्धवर्णरसस्पर्शेः क्षारेण क्षारतोयवत् / नीलमेहन नीलाभं कालमेही मसीनिभम्

Par l’odeur, la couleur, le goût et le toucher, elle ressemble à une substance alcaline, comme de l’eau mêlée d’alcali. Celui qui émet une urine bleue prend une teinte bleuâtre ; celui que frappe le « kāla-meha », à urine noire, paraît comme de l’encre.

Verse 27

सन्धिमर्मसु जायन्ते मांसलेषु च धामसु / अन्तोन्नता मध्यनिन्मा अक्लेदसुरुजान्विता

Elles naissent aux articulations et aux points vitaux (marma), ainsi que dans les régions charnues du corps. Relevées aux extrémités, creusées au milieu, sèches sans humidité, elles s’accompagnent d’une légère douleur.

Verse 28

शरावमानसंस्थाना पिडिका स्याच्छराविका / सदाहा कूर्मसंस्थाना ज्ञेया कच्छपिका बुधैः

La pustule dont la forme ressemble à un bol (śarāva) est appelée charāvikā. Et celle qui a la forme d’une tortue et brûle sans cesse est reconnue par les sages comme kacchapikā.

Verse 29

महती पिडिका नीला विनता नाम सा स्मृता / दहति त्वचमुत्थाने ज्वालिनी कष्टदायिनी

Un gros furoncle bleuâtre est tenu pour la maladie appelée Vinatā. Lorsqu’il se soulève sur la peau, il brûle la chair comme un feu—de nature flamboyante—et cause une souffrance sévère.

Verse 30

रक्ता सिता स्फोटचिता दारुणा त्वलजी भवेत् / मसूराकृति संस्थाना विज्ञेया तु मसूरिका

Lorsque l’éruption de la peau est rouge ou blanche, remplie de pustules et d’une grande gravité, on l’appelle tvalajī. Mais si les lésions ont la forme de grains de lentille, il faut la reconnaître comme masūrikā.

Verse 31

सर्षपोपमसंस्थाना जिह्वापाकमहारुजा / पुत्रिणी महती चाल्पा सुसूक्ष्मा पिडिका स्मृता

La pīḍikā est dite avoir la forme d’une graine de moutarde, causant une douleur intense par ulcération de la langue ; elle peut suppurer, tantôt grande tantôt petite, et d’une taille extrêmement fine.

Verse 32

विदारीकन्दवद्वृत्ता कठिना च विदारिका / विद्रधेर्लक्षणैर्युक्ता ज्ञेया विद्रधिका तु सा

La vidārikā est ronde comme le tubercule de vidārī et dure. Si elle est pourvue des signes du vidradhi (abcès), il faut savoir qu’elle est alors vidradhikā.

Verse 33

पुत्रिणी च विदारी च दुः सहा बहुमेदसः / सद्यः पित्तोल्बणास्त्वन्याः सम्भवन्त्यल्पमेदसः

Putriṇī et Vidārī sont difficiles à endurer et surviennent chez ceux qui ont beaucoup de medas (graisse). Les autres variétés naissent rapidement, dominées par pitta, et apparaissent chez ceux qui ont peu de medas.

Verse 34

पिडिकास्ता भवेयुः स्याद्दोषोद्रेको यथायथम् / प्रमेहेण विनाप्येता जायन्ते दुष्टमेदसः

Ces pīḍikā (furoncles) apparaissent selon le degré d’exacerbation des doṣa du corps. Même sans prameha, ils peuvent naître d’un medas (graisse) vicié.

Verse 35

तावच्च नोपलक्ष्यन्ते यावद्वर्णञ्च वर्जितम् / हारिद्रं रक्तवर्णं वा मेहप्राग्रूपवर्जितम्

Tant que les signes ne se révèlent pas—urine sans couleur, ou jaune comme l’haridrā (curcuma), ou rouge, et dépourvue de l’aspect précurseur du meha—on ne les distingue point.

Verse 36

यो मूत्रयेत तन्महें रक्तपित्तन्तु तद्विदुः / स्वेदो ऽङ्गगान्धः शिथिलत्वमङ्गे श्य्याशनस्वप्नसुखाभिषङ्गः / हृन्नेत्रजिह्वाश्रवणोपदाहा घनोग्रता केशनखाभिवृद्धिः

Celui qui urine ainsi, disent les sages, relève du raktapitta (désordre du sang et du pitta). Apparaissent sueurs et mauvaise odeur du corps, relâchement des membres, attachement excessif au lit, à la nourriture, au sommeil et aux plaisirs; brûlures dans la région du cœur, aux yeux, à la langue et aux oreilles; lourdeur et torpeur violente, avec croissance anormale des cheveux et des ongles.

Verse 37

शीतप्रियत्वं गलतालुशोषो माधुर्य मास्ये करपाददाहः / भविष्यतो मेहगणस्य रूपं मूत्रे ऽपि धावन्ति पिपीलिकाश्च

Goût pour le froid, sécheresse de la gorge et du palais, douceur dans la bouche, brûlure des mains et des pieds—tels sont les signes annonciateurs du groupe des meha/prameha (affections urinaires) ; même les fourmis accourent vers l’urine.

Verse 38

तृष्णा प्रमेहे मधुरं प्रपिच्छं मध्वामये स्याद्विविधोविकारः / सम्पूरणाद्वा कफसम्भवः स्यात्क्षीणेषु दोषेष्वनिलात्मको वा

Dans le prameha, la soif est excessive et l’urine devient douce et visqueuse ; dans le madhumeha, le trouble se manifeste de multiples façons. Il peut naître d’une suralimentation, comme affection issue du kapha ; ou bien, lorsque les autres doṣa sont épuisés, devenir principalement de nature vāta (anila).

Verse 39

सम्पूर्णरूपाः कफपित्तमेहाः क्रमेण ये वै रतिसम्भवाश्च / सक्रामते पित्तकृतास्तु याप्याः साध्यो ऽस्ति मेहो यदि नास्ति दिष्टम्

Les meha de type kapha et pitta, lorsqu’ils se présentent dans leur forme complète, évoluent peu à peu ; certains naissent aussi d’un excès d’abandon aux plaisirs sexuels. Ceux que produit le pitta peuvent être yāpya, donc maîtrisables. Un meha peut être guéri, pourvu que le diṣṭa—le destin contraire—ne s’y oppose pas.

Frequently Asked Questions

Adhyaya 159 differentiates meha by urine qualities such as clarity/whiteness/coldness/odorlessness (water-like), sliminess and mild turbidity (water-type prameha), extreme sweetness (sugarcane-juice-like), liquor-like layering in drinkers, semen-like thick white urine (śukra-meha), sandy/gravel-like sediment, very cold sweet frequent urine (cold-diabetes), and unusual colors such as blue or black.

Hastimeha is described as incessant urination “like a rutting elephant,” characterized by thick, turbid flow that is obstructed, occurring without the usual force or urgency—presented as a prameha manifestation with distinctive urinary behavior.

The chapter states that neglect of prameha can lead to multiple piḍakā/lesions arising at joints, vital spots, and fleshy regions, often raised at the edges and depressed in the middle, with burning or pain depending on doṣa. Their forms (e.g., bowl-shaped śarāvikā, tortoise-shaped kacchapikā, severe burning eruptions) signal systemic derangement extending beyond urine into medas (fat), māṃsa (flesh), and other tissues.