Adhyaya 60
Vastu-Pratishtha & Isana-kalpaAdhyaya 6035 Verses

Adhyaya 60

Chapter 60 — वासुदेवप्रतिष्ठादिविधिः (Procedure for the Installation of Vāsudeva and Related Rites)

Agni expose un manuel progressif de consécration (pratiṣṭhā-vidhi) centré sur Vāsudeva/Hari. Il commence par le canon spatial : le garbhagṛha est divisé en sept secteurs et l’image est établie dans le Brahmā-bhāga, en respectant les parts attribuées au divin, aux humains et aux esprits. Le rite se poursuit par la piṇḍikā-sthāpana et, si requis, le ratna-nyāsa, liés aux oblations à Narasiṃha, au varṇa-nyāsa et au dépôt d’offrandes (riz, gemmes, tridhātu, métaux, santal) dans neuf fosses directionnelles avec les mantras d’Indra-ādi, le tout ceint de guggulu. On prépare le carré de homa (khaṇḍila) ; on place des kalaśa aux huit directions ; on invoque le feu par une formule de huit syllabes ; les offrandes menées par la Gāyatrī culminent en pūrṇāhuti et en śāntyudaka versé sur la tête de la divinité. L’image est ensuite transportée (brahma-yāna), conduite au temple avec chants et sonorités védiques, baignée par huit vases auspicieux, puis fixée sur le piédestal à un lagna favorable avec la salutation à Trivikrama. Le chapitre s’achève sur une théologie intérieure devenue rituel : jīva-āvāhana et sānnidhya-karaṇa décrivent la descente de la conscience dans le bimba ; suivent l’installation des divinités d’escorte, des dikpāla, de Garuḍa et de Viśvaksena, le bali aux bhūta et l’éthique de la dakṣiṇā—règle majeure : les mantras racines varient selon la divinité, mais le reste de la procédure est commun à toutes les consécrations.

Shlokas

Verse 1

इत्य् आदिमहापुराणे आग्नेये अधिवासनं नाम ऊनषष्टितमो ऽध्यायः अथ षष्टितमोध्यायः वासुदेवप्रतिष्ठादिविधिः भगवानुवाच पिण्डिकास्थापनार्थन्तु गर्भागारं तु सप्तधा विभजेद् ब्रह्मभागे तु प्रतिमां स्थापयेद् बुधः

Ainsi, dans l’Agni Purāṇa—le Mahāpurāṇa primordial—s’achève le cinquante-neuvième chapitre intitulé « Adhivāsana » (rite d’hébergement/infusion préalable à la consécration). Commence maintenant le soixantième chapitre : « Procédure d’installation (pratiṣṭhā) de Vāsudeva et rites connexes ». Le Bienheureux Seigneur dit : « Afin de placer la piṇḍikā (socle-base), on divisera le garbhagṛha (sanctuaire) en sept parts ; et, dans la “part de Brahmā” (le secteur central le plus sacré), le sage installera l’image (pratimā). »

Verse 2

देवमनुषपैशाचभागेषु न कदाचन ब्रह्मभागं परित्यज्य किञ्चिदाश्रित्य चाण्डज

Ô né de l’œuf, lorsqu’on attribue des parts destinées aux dieux, aux humains et aux piśāca (esprits), on ne doit jamais délaisser la part appartenant à Brahman (la part de Brahmā/Brāhmaṇa). Au contraire, on réservera toujours quelque chose en s’appuyant sur cette part, par respect pour elle.

Verse 3

देवमानुषभागाभ्यां स्थाप्या यत्नात्तु पिण्डिका नपुंसककशिलायान्तु रत्नन्यासं समाचरेत्

Avec un soin attentif, on doit installer la piṇḍikā (masse du socle) en tenant compte à la fois de la part divine et de la part humaine, c’est‑à‑dire des divisions proportionnelles prescrites. Et, s’il s’agit d’une pierre « neutre » (au genre indéterminé), on accomplira comme il se doit le rite du dépôt des gemmes (ratna-nyāsa).

Verse 4

नारसिंहेन हुत्वा रत्नन्यासं च तेन वै चतस्रः स्थापयेच्च गा इति ग, घ, ङ, चिह्नितपुस्तकत्रयपठः घोषयेच्च ततो मखे इति ग, चिह्नितपुस्तकपाठः स्थापयेदाशु पिण्डिकामिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः वर्णन्यासमिति ग, चिह्नितपुस्तकपाठः व्रीहीन् रत्नांस्त्रिधातूंश् च लोहादींश् चन्दनादिकान्

Après avoir accompli les oblations selon Narasiṃha (mantra/rite), on doit, par ce même rite, effectuer la mise en place des gemmes (ratna-nyāsa). Ensuite, on établira les quatre positions en prononçant « gā ». Puis, dans le makha (sacrifice), on fera la proclamation prescrite ; on placera promptement la piṇḍikā ; et l’on accomplira le varṇa-nyāsa, la mise en place des syllabes/lettres. (On disposera/offrira) des grains de riz, des gemmes, les trois métaux/alliages (tridhātu), des métaux à commencer par le fer, ainsi que le santal et des substances similaires.

Verse 5

पूर्वादिनवगर्तेषु न्यसेन् मध्ये यथारुचि अथ चेन्द्रादिमन्त्रैश् च गर्तो गुग्गुलुनावृतः

Dans les neuf fosses à partir de celle de l’est, on déposera (les offrandes/placements), en disposant la fosse centrale selon son choix. Puis, avec les mantras commençant par ceux d’Indra et des autres, la fosse doit être recouverte ou ceinte de guggulu (résine aromatique) comme fumigation ou enduit rituel.

Verse 6

रत्नन्यासविधिं कृत्वा प्रतिमामालभेद्गुरुः सशलाकैर् दर्भपुञ्जैश् च सहदेवैः समन्वितैः

Après avoir accompli la règle du dépôt des gemmes (ratna-nyāsa), le précepteur doit commencer la manipulation consacratoire de l’image (pratimā), accompagné d’aiguilles/pointes rituelles (śalākā) et de faisceaux d’herbe darbha, avec l’invocation des divinités auxiliaires (sahadeva).

Verse 7

सवाह्यन्तैश् च संस्कृत्य पञ्चगव्येन शोधयेत् प्रोक्षयेद्दर्भतोयेन नदीतीर्थोदकेन च

Après avoir dûment préparé (le lieu ou l’objet) par les rites auxiliaires prescrits, on le purifiera avec le pañcagavya. Puis on l’aspergera d’eau sanctifiée par l’herbe darbha, ainsi que d’eau provenant d’une rivière ou d’un gué sacré (tīrtha).

Verse 8

होमार्थे खण्डिलं कुर्यात् सिकताभिः समन्ततः सार्धहस्तप्रमाणं तु चतुरस्रं सुशोभनं

Pour accomplir le homa, on doit préparer un khaṇḍila (aire/sol de l’autel du homa) en répandant du sable tout autour ; il doit mesurer un hasta et demi et former un carré bien proportionné et beau.

Verse 9

अष्टदिक्षु यथान्यासं कलशानपि विन्यसेत् पूर्वाद्यानष्टवर्णेन अग्निमानीय संस्कृतं

Qu’il dispose aussi les kalaśa (vases rituels) selon l’ordonnance prescrite dans les huit directions ; puis, en commençant par l’Est, qu’il fasse entrer le feu consacré, en l’invoquant par la formule de huit syllabes.

Verse 10

त्वमग्नेद्युभिरिति गायत्र्या समिधो हुनेत् अष्टार्णेनाष्टशतकं आज्यं पूर्णां प्रदापयेत्

En récitant la Gāyatrī qui commence par « tvam agne dyubhiḥ … », qu’il offre dans le feu des samidh (bûchettes d’offrande). Ensuite, avec le mantra de huit syllabes, qu’il verse huit cents oblations d’ājya (ghee), et qu’il accomplisse enfin la pūrṇāhuti, l’oblation finale complète.

Verse 11

शान्त्युदकं आम्रपत्रैः मूलेन शतमन्त्रितं सिञ्चेद्देवस्य तन्मूर्ध्नि श्रीश् च ते ह्य् अनया ऋचा

Avec des feuilles de manguier, qu’on asperge sur la tête de la divinité l’eau d’apaisement (śānty-udaka), rendue efficace cent fois par le Mūla-mantra, en récitant : «Que Śrī (la prospérité) soit à toi—vraiment—par ce Ṛc (verset sacré).»

Verse 12

ब्रह्मयानेन चोद्धृत्य उत्तिष्ठ ब्रह्मणस्पते तद्विष्णोरिति मन्त्रेण प्रासादाभिमुखं नयेत्

Après avoir soulevé (l’objet sacré/la divinité) sur le brahma-yāna (véhicule de Brahmā), qu’on récite : «Lève-toi, ô Brahmaṇaspati, Seigneur du Brahman» ; puis, avec le mantra commençant par «tad viṣṇoḥ …», qu’on le conduise en direction du temple (prāsāda), face à celui-ci.

Verse 13

शिविकायां हरिं स्थाप्य भ्रामयीत पुरादिकं गीतवेदादिशब्दैश् च प्रासादद्वारि धारयेत्

Après avoir installé Hari sur une litière (śivikā), on doit le faire circuler dans la cité et ses environs; au son des chants, des récitations védiques et autres, puis placer (la litière/l’image) au seuil du temple.

Verse 14

इतपुस्तकत्रयपाठः अष्टान्तेनाष्टशतकमिति ख, घ, चिह्नितपुस्तकद्वयपाठः शान्त्युदकमाज्यपात्रैर् इति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः ब्रह्मपात्रेणेति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः गीतवाद्यादिशब्दैश् च इति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः स्त्रीभिर्विप्रैर् मङ्गलाष्टघटैः संस्नापयेद्धरिं ततो गन्धादिनाभ्यर्च्य मूलमन्त्रेण देशिकः

(Certains manuscrits notent des leçons variantes : «avec les huit (syllabes) finales pour atteindre cent huit» ; «avec des vases d’eau d’apaisement et de ghee» ; «avec le vase brahma» ; et «accompagné des sons du chant et des instruments».). Ensuite, avec des femmes et des brāhmaṇa, au moyen de l’auspicieux ensemble de huit pots rituels (aṣṭa-maṅgala ghaṭa), on doit conférer à Hari le bain d’abhiṣeka. Puis, l’officiant-maître (deśika) doit l’adorer avec pâte de santal et autres offrandes, en récitant le mūlamantra (mantra racine).

Verse 15

अतो देवेति वस्त्राद्यमष्टाङ्गार्घ्यं निवेद्य च स्थिरे लग्ने पिण्डिकायां देवस्य त्वेति धारयेत्

Ensuite, en récitant le mantra qui commence par «ato deve…», on doit offrir les vêtements et le reste, et présenter l’arghya à huit membres (aṣṭāṅgārghya). À un lagna stable et favorable, on doit le fixer sur la piṇḍikā (socle), en récitant «devasya tvam…».

Verse 16

ॐ त्रैलोक्यविक्रान्ताय नमस्तेस्तु त्रिविक्रम संस्थ्याप्य पिण्डिकायान्तु स्थिरं कुर्याद्विचक्षणः

«Oṃ. Hommage à Toi, Trivikrama, Toi qui as franchi les trois mondes». Après l’avoir dûment installé, le pratiquant avisé doit le rendre ferme et stable sur la piṇḍikā (socle).

Verse 17

ध्रुवा द्यौरिति मन्त्रेण विश्वतश् चक्षुरित्यपि पञ्चगव्येन संस्नाप्य क्षाल्य गन्धदकेन च

Avec le mantra «dhruvā dyauḥ» et aussi «viśvataś cakṣuḥ», on doit baigner avec le pañcagavya; puis rincer, et enfin purifier également avec de l’eau parfumée.

Verse 18

पूजयेत् सकलीकृत्य साङ्गं सावरणं हरिं ध्यायेत् स्वं तस्य मूर्तिन्तु पृथिवी तस्य पीठिका

Après avoir ordonné le culte comme un ensemble accompli, on doit vénérer Hari avec ses membres et aspects d’accompagnement, ainsi qu’avec les enceintes qui l’entourent (āvaraṇa). Qu’on médite que sa propre forme est son incarnation; la Terre elle-même est son piédestal (pīṭhikā).

Verse 19

कल्पयेद्विग्रहं तस्य तैजसैः परमाणुभिः जीवमावाहयिष्यामि पञ्चविंशतितत्त्वगं

Qu’on façonne son icône (vigraha) à partir de particules subtiles et lumineuses. (Alors l’officiant déclare :) « J’accomplirai l’āvāhana, invoquant la présence vivante (jīva) constituée des vingt-cinq principes (tattvas). »

Verse 20

चैतन्यं परमानन्दं जाग्रत्स्वप्नविवर्जितं देहेन्द्रियमनोबुद्धिप्राणाहङ्कारवर्जितं

C’est la conscience pure (caitanya), la béatitude suprême; affranchie des états de veille et de rêve; dépourvue de corps, de sens, de mental, d’intellect, de souffle vital (prāṇa) et d’egoïté (ahaṅkāra).

Verse 21

ब्रह्मादिस्तम्बपर्यन्तं हृदयेषु व्यवस्थितं हृदयात् प्रतिमाविम्बे स्थिरो भव परेश्वर

Ô Souverain suprême, qui demeures dans le cœur de tous les êtres—de Brahmā jusqu’à un simple brin d’herbe—demeure stable, après avoir été invoqué du cœur dans la présence reflétée au sein de cette image.

Verse 22

सजीवं कुरु बिम्बं त्वं सवाह्याभ्यन्तरस्थितः अङ्गुष्ठमात्रः पुरुषो देहोपाधिषु संस्थितः

Rends cette image (bimba) vivante, Toi qui es présent au-dehors comme au-dedans. Le Puruṣa, de la mesure d’un pouce, demeure dans les upādhis, les limitations conditionnantes du corps.

Verse 23

ज्योतिर्ज्ञानं परं ब्रह्म एकमेवाद्वितीयकं सजीवीकरणं कृत्वा प्रणवेन निबोधयेत्

Le Brahman suprême est la conscience lumineuse, la connaissance elle-même : unique, sans second. L’ayant « vivifié » et rendu présent dans l’expérience intérieure, on doit le réaliser par le Pranava (Oṃ).

Verse 24

सान्निध्यकरणन्नाम हृदयं स्पृश्य वै जपेत् सूक्तन्तु पौरुषं ध्यायन् इदं गुह्यमनुं जपेत्

En touchant le cœur, on doit réciter en japa le mantra du cœur nommé « Sānnidhya-karaṇa », le rite qui fait advenir la Présence divine. Et, méditant sur le Pauruṣa Sūkta, on doit réciter cette formule mantrique secrète.

Verse 25

नमस्तेस्तु सुरेशाय सन्तोषविभवात्मने मङ्गलाष्टघटे इति ख, ग, चिह्नितपुस्तकद्वयपाठः ज्ञानविज्ञानरूपाय ब्रह्मतेजोनुयायिने

Hommage à Toi, Seigneur des dieux, dont la nature même est la prospérité issue du contentement ; Toi qui es la forme de la connaissance et du discernement réalisé, et qui demeures toujours accordé à la splendeur de Brahman.

Verse 26

गुणातिक्रान्तवेशाय पुरुषाय महात्मने अक्षयाय पुराणाय विष्णो सन्निहितो भव

Ô Viṣṇu, toi qui transcendes les guṇa, le Purusha suprême, le Grand Soi, l’Imperissable et l’Ancien : sois présent ici, devant nous.

Verse 27

यच्च ते परमं तत्त्वं यच्च ज्ञानमयं वपुः तत् सर्वमेकतो लीनमस्मिन्देहे विबुध्यतां

Et tout ce qui est ta Réalité suprême, et tout ce qui est ta forme constituée de connaissance : qu’il soit clairement compris que tout cela, en un seul tout, s’est fondu dans ce corps même.

Verse 28

आत्मानं सन्निधीकृत्य ब्रह्मादिपरिवारकान् स्वनाम्ना स्थापयेदन्यानायुधान् स्वमुद्रया

Après s’être d’abord établi soi-même dans la présence sacrée (proximité/identité rituelle), on doit installer Brahmā et les autres divinités de l’entourage; et installer aussi les autres armes divines en prononçant leurs noms respectifs et en appliquant les mudrā prescrits.

Verse 29

यात्रावर्षादिकं दृष्ट्वा ज्ञेयः सन्निहितो हरिः नत्वा स्तुत्वा स्तवाद्यैश् च जप्त्वा चाष्टाक्षरादिकं

En voyant des signes tels que la procession (yātrā) et l’aspersion rituelle des offrandes, il faut reconnaître que Hari (Viṣṇu) est présent en ce lieu. Après s’être incliné et avoir loué par des stotra et autres hymnes, on doit aussi réciter en japa le mantra aux huit syllabes (aṣṭākṣara) et les mantras (de Viṣṇu) connexes.

Verse 30

चण्डप्रचण्डौ द्वारस्थौ निर्गत्याभ्यर्चयेद्गुरुः अग्निमण्डपमासाद्य गरुडं स्थाप्य पूजयेत्

Le maître officiant (guru), en sortant, doit rendre un culte à Caṇḍa et Pracaṇḍa qui se tiennent à la porte. Puis, parvenu au pavillon du feu (agni-maṇḍapa), il doit installer Garuḍa et accomplir sa vénération.

Verse 31

दिगीशान् दिशि देवांश् च स्थाप्य सम्पूज्य देशिकः विश्वक्सेनं तु संस्थाप्य शङ्खचक्रादि पूजयेत्

Après avoir installé les seigneurs des directions et les divinités dans leurs quartiers respectifs et les avoir dûment honorés, le précepteur officiant doit ensuite installer Viśvaksena et vénérer la conque (śaṅkha), le disque (cakra) et les autres emblèmes/objets d’accompagnement.

Verse 32

सर्वपार्षदकेभ्यश् च बलिं भूतेभ्य अर्चयेत् परमवस्त्रसुवर्णादि गुरवे दक्षिणां ददेत्

Et l’on doit offrir un bali (offrande rituelle de nourriture) à tous les êtres de l’entourage; et aussi honorer les bhūtas (esprits élémentaires). Au guru, on doit donner une dakṣiṇā composée de vêtements d’excellence, d’or et d’objets semblables.

Verse 33

यागोपयोगिद्रव्याद्यमाचार्याय नरोर्पयेत् आचार्यदक्षिणार्धन्तु ऋत्विग्भ्यो दक्षिणां ददेत्

L’homme doit remettre à l’ācārya officiant les matières et autres requis utilisés dans le sacrifice. Toutefois, la moitié de la dakṣiṇā (honoraires) due au maître doit être donnée, comme rétribution rituelle, aux ṛtvij, les prêtres officiants.

Verse 34

अन्येभ्यो दक्षिणां दद्याद्भोजयेद् ब्राह्मणांस्ततः अवारितान् फलान् दद्याद्यजमानाय वै गुरुः

Qu’il donne la dakṣiṇā aux autres, puis qu’il nourrisse les brāhmaṇa. Le prêtre officiant (guru) doit aussi remettre au yajamāna les fruits (résultats/rétributions) non retenus, c’est-à-dire ce qui est dû et sans obstacle.

Verse 35

विष्णुं नयेत् प्रतिष्ठाता चात्मना सकलं कुलं य इति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः यच्च ते परमं गुह्यमिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः यात्रावर्षादिकं कृत्वेति ख, चिह्नितपुस्तकपाठः अवारितफलमिति ङ, चिह्नितपुस्तकपाठः प्रतिष्ठाकृदिति ख, ग, घ, ङ, चिह्नितपुस्तकचतुष्टयपाठः सर्वेषामेव देवानामेष साधारणो विधिः मूलमन्त्राः पृथक्तेषां शेषं कार्यं समानकं

Le consécrateur (pratiṣṭhātā) doit conduire (la divinité) en tant que Viṣṇu; et par cet acte, par lui-même, il entraîne avec soi (purifie et élève) toute sa lignée. Telle est la règle commune pour l’installation de toutes les divinités : leurs mūla-mantra (mantras racines) diffèrent selon chacune, mais le reste des actes rituels s’accomplit de la même manière.

Frequently Asked Questions

It prescribes dividing the garbhagṛha into seven parts and placing the image in the Brahmā-bhāga (the central, most sanctified sector), establishing spatial correctness as the foundation of consecration.

Ratna-nyāsa is explicitly required when the stone is described as ‘napuṃsaka’ (gender-indeterminate), indicating a compensatory sacralization step to stabilize and empower the icon’s ritual body.

After homa, abhiṣeka, and installation, it formalizes jīva-āvāhana and sānnidhya-karaṇa: the practitioner invokes consciousness constituted of the 25 tattvas, affirming nondual Brahman (one without a second) while ritually establishing divine presence in the image.

It concludes that the installation procedure is broadly common for all deities (sādhāraṇa-vidhi); only the mūla-mantras differ, while the remaining ritual sequence is performed similarly.