
Chapter 102 — ध्वजारोपणं (Dhvajāropaṇa: Raising/Installing the Temple Flag)
Ce chapitre poursuit la séquence de Vāstu–Pratiṣṭhā en prescrivant la consécration et la mise en place du cūlaka (couronnement/finial), du dhvaja-daṇḍa (mât) et du dhvaja (bannière), en présentant l’acte comme une opération śaiva-āgamique relevant de l’Īśāna-kalpa. Il précise formes et signes distinctifs (emblèmes vaiṣṇava sur le kumbha, appellation Agracūla, finial Īśaśūla sur un liṅga) et traite des présages : une rupture lors du dressage est tenue pour néfaste au roi ou au yajamāna. Le déroulement rituel comprend des mesures de śānti, le culte des dvārapāla, le tarpaṇa aux divinités-mantra, le bain/l’aspersion par l’astramantra, puis nyāsa et aṅga-pūjā. L’installation est explicitement cosmologique : Śiva est médité comme sarva-tattvamaya et vyāpaka, avec Ananta et Kālarudra, les lokapāla, les bhuvana et les cohortes de Rudra envisagés selon un schéma de brahmāṇḍa. La bannière devient un cosmogramme vertical où sont déployés tattva, śakti (dont Kuṇḍalinī), nāda et présences protectrices. Le chapitre s’achève par la circumambulation pour les fruits désirés, des protections par contemplation pāśupata, des expiations pour les défauts rituels, la dakṣiṇā, et le mérite durable promis aux artisans d’images, de liṅga et d’autels.
Verse 1
इत्य् आग्नेये महापुराणे प्रासादकृत्यप्रतिष्ठा नामैकाधिकशततमो ऽध्यायः अथ द्व्यधिकशततमो ऽध्यायः ध्वजारोपणं ईश्वर उवाच चूलके ध्वजदण्डे च ध्वजे देवकुले तथा प्रतिष्ठा च यथोद्दिष्टा तथा स्कन्द वदामि ते
Ainsi, dans l’Agni Mahāpurāṇa s’achève le chapitre cent un, intitulé «Consécration relative à la construction du temple». Commence maintenant le chapitre cent deux : «Élévation de l’étendard». Le Seigneur dit : «Ô Skanda, conformément à ce qui est prescrit, je t’exposerai la juste pratiṣṭhā (consécration) pour le cūlaka (couronnement), le dhvaja-daṇḍa (mât), le dhvaja (drapeau) et, de même, pour le deva-kula (sanctuaire/temple de la divinité)»
Verse 2
तडागार्धप्रवेशाद्वा यद्वा सवार्धवेशनात् ऐष्टके दारुजः शूलः शैलजे धाम्नि शैलजः
Soit en entrant à moitié dans un étang (réservoir d’eau), soit en demeurant dans un état à demi immergé, il survient une douleur aiguë semblable à une colique : dans une construction de brique, elle est dite «d’origine bois»; dans une demeure de pierre, elle est dite «d’origine pierre».
Verse 3
वैष्णवादौ च चक्राढ्यः कुम्भः स्यान्मूर्तिमानतः स च त्रिशूलयुक्तस्तु अग्रचूलाभिधो मतः
Dans le rite vaiṣṇava et autres semblables, le kumbha (vase rituel) doit être pourvu du cakra (disque), conformément à la forme iconographique. Et lorsque ce kumbha est en outre muni du triśūla (trident), on le tient pour portant l’appellation «Agracūla».
Verse 4
दामि ते इति ङ ऐष्टे दारुभव इति घ , ज च तडागार्धेत्यादिः, शैलज इत्य् अन्तः पाठो झ पुस्तके नास्ति अग्रं चूडाभिधो मत इति घ अस्रचूलादिदोषत इति छ गृहचूडाभिधो मत इति ङ अग्रं चूडादिदोषत इति ख ईशशूलः समाख्यातो मूर्ध्नि लिङ्गसमन्वितः वीजपूरकयुक्तो वा शिवशास्त्रेषु तद्विधः
«Īśaśūla» est le nom donné au couronnement ou signe architectural fixé sur la tête (sommet) d’un liṅga. Dans les traités śaiva, il est décrit comme étant soit muni d’un vījapūraka (élément en forme de cédrat), soit conforme à la forme prescrite. (Les remarques précédentes consignent des variantes manuscrites concernant des termes tels que cūḍā et des défauts comme astra/śūla, etc.).
Verse 5
चित्रो ध्वजश् च जङ्घातो यथा जङ्गार्धतो भवेत् भवेद्वा दण्डमानस्तु यदि वा तद्यदृच्छया
Si l’étendard est bigarré et que sa partie inférieure ressemble à une jambe (jaṅghā), comme si ce n’était qu’une demi-jambe, ou si le mât paraît être de mesure régulière — que ce soit volontairement ou par hasard —, ces traits doivent être notés comme des marques/présages propres à l’étendard.
Verse 6
महाध्वजः समाख्यातो यस्तु पीठस्य वेष्टकः शक्रैर् ग्रहै रसैवापि हस्तैर् दण्डस्तु सम्भितः
On appelle « Grand Étendard » (mahādhvaja) ce qui sert de bande ceinturant le piédestal (pīṭha). Son mât (daṇḍa) doit être proportionné selon des mesures telles que śakra, graha, rasa, ou encore selon l’unité d’une main (hasta).
Verse 7
उत्तमादिक्रमेणैव विज्ञेयः शूरिभिस्ततः वंशजः शालजातिर्वा स दण्डः सर्वकामदः
Ensuite, les experts en l’art de la guerre doivent le discerner avec exactitude selon la hiérarchie commençant par le « meilleur ». Un daṇḍa fait de bambou ou de bois de l’espèce śāla—un tel bâton est dit accomplir tous les buts désirés.
Verse 8
अयमारोप्यमाणस्तु भङ्गमायाति वै यदि राज्ञोनिष्टं विजानीयाद्यजमानस्य वा तथा
Si, au moment où l’on l’érige (ou l’installe), cela vient réellement à se briser, il faut y reconnaître un signe de mauvais augure pour le roi—ou de même pour le yajamāna, le patron du sacrifice.
Verse 9
मन्त्रेण बहुरूपेण पूर्ववच्छान्तिमाचरेत् द्वारपालादिपूजाञ्च मन्त्राणान्तर्प्यणन्तथा
Au moyen du mantra sous ses formes multiples, on accomplira le rite d’apaisement (śānti) comme il a été prescrit auparavant ; et de même, on rendra un culte aux gardiens de la porte et aux autres, et l’on accomplira aussi le tarpaṇa, l’offrande de libation qui rassasie les mantras.
Verse 10
विधाय चूलकं दण्डं स्नापयेदस्त्रमन्त्रतः अनेनैव तु मन्त्रेण ध्वजं सम्प्रोक्ष्य देशिकः
Après avoir préparé le sommet à touffe (cūlaka) du mât (daṇḍa), l’officiant doit baigner (purifier rituellement) le mât au moyen de l’Astra-mantra ; et par ce même mantra, le maître-prêtre (deśika) doit aussi asperger abondamment (consacrer) la bannière (dhvaja).
Verse 11
मृदु कषायादिभिः स्नानं प्रासादङ्कारयेत्ततः विलिप्य रसमाच्छाद्य शय्यायां न्यस्य पूर्ववत्
Ensuite, on doit baigner (le récipiendaire) avec des décoctions douces et autres préparations semblables, puis orner le sanctuaire/la chambre du lit. Après l’avoir oint de l’essence parfumée ou onctueuse et avoir couvert le corps, on le déposera sur la couche, selon ce qui a été prescrit plus haut.
Verse 12
चूडके लिङ्गवणन्यासो न च ज्ञानं न च क्रिया ति घ यदि वा तद्विदिच्छया इति ख यस्तु स्यात् पीठवेष्टक इति ङ राज्ञोरिष्टमिति ज वै तथा इति ज चूडकमिति ज भृत्काषायादिभिरिति ख , छ च विलिप्य रसमादायेति ज चूलके इति घ , ङ च विशेषार्था चतुर्थी च न कुण्डस्य कल्पना
Dans le cas du cūḍaka (un dispositif ou adjuvant rituel), il est prescrit d’effectuer le varṇa-nyāsa, c’est-à-dire la pose des lettres-couleurs du liṅga; toutefois, cela n’est ni le seul jñāna (savoir) ni la seule kriyā (action rituelle extérieure). On peut aussi le faire selon le désir de celui qui connaît cette procédure. Est également mentionné le pīṭha-veṣṭaka, l’assistant qui entoure ou garde le piédestal (pīṭha). La leçon « désiré par le roi » — oui, ainsi en est-il — est attestée. « cūḍaka » est la lecture correcte; « avec de l’ocre teint et autres semblables » est une leçon de certaines recensions; « après avoir enduit et en prenant l’essence/le suc » est une autre variante; « cūlaka » est encore une autre lecture. La quatrième désinence casuelle (caturthī) a ici une valeur particulière; et, dans ce passage, aucune construction de kuṇḍa (fosse à feu) n’est prescrite.
Verse 13
दण्डे तयार्थतत्त्वञ्च विद्यातत्त्वं द्वितीयकं सद्योजातानि वक्राणि शिवतत्त्वं पुनर्ध्वजे
Sur le bâton (daṇḍa), on doit connaître le tayārtha-tattva, le principe du « sens de cela »; et, en second, le vidyā-tattva, principe de la Vidyā. Sur l’étendard (dhvaja), à nouveau, on placera ou visualisera les visages de Sadyojāta, et l’on y reconnaîtra le śiva-tattva, principe de Śiva.
Verse 14
निष्कलञ्च शिवन्तत्र न्यस्याङ्गानि प्रपूजयेत् चूडके च ततो मन्त्रो सान्निध्ये सहिताणुभिः
Après y avoir accompli le nyāsa de Śiva en sa forme niṣkala, sans parties, on doit adorer comme il convient les membres (aṅga). Ensuite, au niveau de la cūḍā (touffe/couronne), on appliquera le mantra afin d’établir la sānnidhya, la présence, avec les aṇu, les constituants subtils.
Verse 15
होमयेत् प्रतिभागञ्च ध्वजे तैस्तु फडन्तिकैः अन्यथापि कृतं यच्च ध्वजसंस्कारणं क्वचित्
On doit aussi accomplir le homa pour la part due (pratibhāga) sur l’étendard (dhvaja), au moyen des mantras se terminant par « phaḍ ». Et si, en quelque lieu, la consécration de l’étendard a été faite autrement, elle doit être rectifiée et ramenée à cette procédure.
Verse 16
अस्त्रयागविधावेवं तत्सर्वमुपदर्शितं प्रासादे कारिते स्थाने स्रग्वस्त्रादिविभूषिते
Ainsi, dans la procédure de l’astrayāga (le rite sacrificiel des mantras d’armes), tout cela a été exposé ; (il doit être accompli) dans un sanctuaire/temple correctement édifié, en un lieu préparé, orné de guirlandes, d’étoffes et d’autres parures.
Verse 17
जङ्घा वेदी तदूर्ध्वे तु त्रितत्त्वादि निवेश्य च होमादिकं विधायाथ शिवं सम्पूज्य पूर्ववत्
Les jambes (jaṅghā) doivent être tenues pour l’autel (vedī). Au-dessus, qu’on installe la triade des tattvas (tri-tattva) et le reste ; puis, après avoir accompli l’offrande au feu (homa) et les rites prescrits, qu’on rende un culte complet à Śiva, comme il a été dit auparavant.
Verse 18
सर्वतत्त्वमयं ध्यात्वा शिवञ्च व्यापकं न्यसेत् अनन्तं कालरुद्रञ्च विभाव्य च पदाम्बुजे
Après avoir médité (Śiva) comme fait de tous les tattvas, qu’on accomplisse le nyāsa de Śiva en tant que principe omniprésent ; et, sur le lotus (padāmbuja), qu’on contemple aussi Ananta et Kālarudra.
Verse 19
कुष्माण्डहाटकौ पीठे पातालनरकैः सह भुवनैर् लोकपालैश् च शतरुद्रादिभिर्वृतं
Sur les deux sièges cosmiques — Kuṣmāṇḍa et Hāṭaka — (ce domaine) est entouré des mondes souterrains (pātāla) et des enfers, avec les mondes (bhuvana), les Lokapālas (gardiens des directions) et des cohortes commençant par les Cent Rudra (Śatarudra).
Verse 20
ब्रह्माण्दकमिदं ध्यात्वा जङ्घाताञ्च विभावयेत् वारितेजोनिलव्योमपञ्चाष्टकसमन्वितं
Après avoir médité sur cet œuf cosmique (brahmāṇḍa), qu’on contemple encore les membres (à partir des jambes) comme constitués des groupements élémentaires — eau, feu, vent et éther — avec les ensembles quintuples et octuples.
Verse 21
संहरणमिति ख , छ , च यच्च ध्वजसंस्करणमिति घ अस्त्रयागे विधाने चेति ज प्रासादकारितस्थाने इति ख , झ च प्रासादे कारितस्थाने इति ज पातालनवकैर् इति ङ , ज च पञ्चाग्गकसमन्वितमिति ग सर्वावरणसञ्ज्ञञ्च वृद्धयोन्यवृकान्वितं योगाष्टकसमायुक्तं नाशाविधि गुणत्रयं
«Saṃharaṇa»—ainsi lisent les manuscrits Kha, Cha et Ca; et «Dhvaja-saṃskaraṇa»—ainsi lit Gha; et «dans la procédure de l’Astra-yāga»—ainsi lit Ja. «Au lieu où le temple doit être édifié»—ainsi lisent Kha et Jha; «dans le temple, au lieu de la construction»—ainsi lit Ja. «Avec les neuf Pātāla»—ainsi lisent Ṅa et Ja. «Pourvu de cinq membres»—ainsi lit Ga. Il est désigné comme «ayant tous les enclos (āvaraṇa)», lié au (vṛddha-yoni / type vṛddha-yoni) et à Avṛka, joint à l’ensemble des huit yogas; le nāśa-vidhi (rite de destruction/neutralisation) est triple quant à ses qualités.
Verse 22
पटस्थं पुरुषं सिंहं वामञ्च परिभावयेत् मञ्जरीवेदिकायाञ्च विद्यादिकचतुष्टयं
On doit contempler un Puruṣa (la Personne) et un Siṃha (Lion) placés sur la toile (tableau rituel), et aussi (disposer/visualiser) l’aspect du côté gauche. Sur l’autel mañjarī, on doit en outre reconnaître l’ensemble quadruple commençant par Vidyā (sciences/puissances personnifiées).
Verse 23
कण्ठे मायां सरुद्राञ्च विद्याश्चामलसारके कलसे चेश्वरं विन्दुं विद्येश्वरसमन्वितं
À la gorge, on doit installer Māyā avec les Rudra, et les Vidyā dans le vase de l’essence immaculée (amala-sāraka). Et dans le kalaśa (jarre rituelle d’eau), on doit installer le Seigneur comme Bindu, pourvu de Vidyeśvara (Seigneur de la Vidyā).
Verse 24
जटाजूटञ्च तं विद्याच्छूलं चन्द्रार्धरूपकं शक्तित्रयं च तत्रैव दण्डे नादं विभाव्य च
On doit le reconnaître comme portant le jaṭā-jūṭa (chevelure emmêlée), et visualiser le trident (śūla) dont la forme inclut le croissant de lune. Là même, on doit contempler la triade des puissances (śakti-traya). Et sur le bâton/la hampe (daṇḍa), on doit aussi contempler le nāda, le son mystique.
Verse 25
ध्वजे च कुण्डलीं शक्तिमिति धाम्नि विभावयेत् जगत्या वाथ सन्धाय लिङ्गं पिण्डिकयाथवा
Et sur le dhvaja (bannière ou mât du temple), on doit contempler Kuṇḍalinī-Śakti, la Puissance enroulée, demeurant en son siège sacré. Puis, après avoir posé le liṅga sur une jagatī (socle) ou bien sur une piṇḍikā (base/assise), on doit poursuivre l’installation rituelle.
Verse 26
समुत्थाप्य सुमन्त्रैश् च विन्यस्ते शक्तिपङ्कजे न्यस्तरत्नादिके तत्र स्वाधारे विनिवेशयेत्
Après avoir élevé (la puissance/le siège installé) au moyen de mantras propices, lorsque le lotus de Śakti a été disposé et que des gemmes ainsi que d’autres offrandes y ont été déposées, on doit alors l’établir solidement sur sa propre base.
Verse 27
यजमानो ध्वजे लग्ने बन्धुमित्रादिभिः सह धाम प्रदक्षिणीकृत्य लभते फलमीहितं
Lorsque l’étendard du temple a été dressé, le patron du rite (yajamāna), avec parents, amis et autres, après avoir accompli la circumambulation (pradakṣiṇa) de la demeure sacrée, obtient le fruit souhaité.
Verse 28
गुरुः पाशुपतं ध्यायन् स्थिरमन्त्राधिपैर् युतं अधिपान् शस्त्रयुक्तांश् च रक्षणाय निबोधयेत्
Méditant sur la puissance Pāśupata, le guru doit enseigner (au sādhaka) à déployer, pour la protection, les seigneurs présidents, fermement accompagnés des divinités des mantras, ainsi que les gardiens munis d’armes.
Verse 29
गपिण्डिकयाथवेति घ , ङ , ज च स्वमन्त्रैश्चेति ग , ङ , च लभते फलमीप्सितमिति ङ पाशुपतं ध्यायेदिति ख , घ च शिवमन्त्राधिपैर् युतमिति घ , ङ च रक्षणाय निवेदयेदिति ख , छ च न्यूनादिदोषशान्त्यर्थं हुत्वा दत्वा च दिग्बलिं गुरवे दक्षिणां दद्याद् यजमानो दिवं व्रजेत्
Par le rite nommé gapiṇḍikā, et en recourant à ses propres mantras, on obtient le fruit désiré. Il faut méditer Śiva en tant que Paśupati, uni aux seigneurs présidents des mantras de Śiva, et offrir (le rite/l’oblation) pour la protection. Ensuite, afin d’apaiser les fautes telles que les insuffisances du rituel, après avoir accompli les oblations et donné aussi les bali directionnels (dig-bali), le sacrifiant doit remettre au guru la dakṣiṇā (rétribution sacerdotale) ; ainsi le yajamāna parvient au ciel.
Verse 30
प्रतिमालिङ्गवेदीनां यावन्तः परमाणवः तावद्युगसहस्राणि कर्तुर्भोगभुजः फलं
Autant il y a d’atomes dans les images, les liṅga et les autels construits, autant de milliers de yuga le constructeur obtient le fruit, qu’il goûte sous forme de félicité céleste.
It details the consecration sequence for cūlaka, dhvaja-daṇḍa, and dhvaja using Astra-mantra bathing/sprinkling, followed by tattva-nyāsa mappings (e.g., Vidyā-tattva, Śiva-tattva, Sadyojāta faces) and a cosmological brahmāṇḍa visualization that structures the installation.
By treating architectural and ceremonial acts as Śaiva sādhanā: nyāsa, homa, śānti, and protective deployments sacralize the built space as a microcosm, aligning the yajamāna’s worldly aims (phala, protection, prosperity) with dharma and the contemplative vision of all-pervading Śiva.