
Chapter 299 — ग्रहहृन्मन्त्रादिकम् (Grahahṛn-Mantras and Allied Procedures)
Le Seigneur Agni passe des rites d’expulsion des grahas destinés à protéger l’enfant à un manuel clinique‑rituel plus vaste sur les afflictions par graha, en exposant causes, lieux de vulnérabilité, signes diagnostiques et contre‑mesures intégrées. Le chapitre attribue certains troubles mentaux et états morbides à l’excès d’émotions et aux incompatibilités alimentaires, et classe des conditions proches de la folie selon l’origine doṣique, le sannipāta et des facteurs āgantuka liés au mécontentement des divinités ou des maîtres. Il cartographie les “habitats” des grahas—rivières, confluences, maisons vides, seuils brisés, arbres solitaires—et indique que les transgressions socio‑rituelles et les comportements de mauvais augure accroissent le risque. Des grappes de symptômes (agitation, brûlure, céphalée, mendicité compulsive, désir sensuel) servent de marqueurs. Sur le plan thérapeutique, Agni transmet des mantras de Caṇḍī écrasant le graha (tels Mahāsudarśana) ainsi qu’une technologie rituelle détaillée : visualisation dans le disque solaire, arghya à l’aurore, bīja‑nyāsa, purification par astra, placements de pīṭha et śakti, et protections directionnelles. La dimension médicale s’achève par des formules et gestes pragmatiques—nasya/añjana avec urine de chèvre, ghee médicamenteux et décoctions—visant fièvre, dyspnée, hoquet, toux et apasmāra, montrant l’Agneya Vidyā comme mantra‑chikitsā intégrée à l’Ayurveda.
Verse 1
आ विष्णुः शिवः स्कन्दो गौरो गौरीलक्ष्मीर्गणादयः अप्_२९८०५१घ् इत्य् आग्नये महापुराणे बालग्रहहरं बालतन्त्रं नाम अष्टनवत्यधिकद्विषततमो ऽध्यायः अथ नवनवत्यधिकद्विशततमो ऽध्यायः ग्रहहृन्मन्त्रादिकम् अग्निर् उवाच ग्रहापहारमन्त्रादीन् वक्ष्ये ग्रहविमर्दनान् हर्षेच्छाभयशोकादिविरुद्धाशुचिभोजनात्
« (Invocation :) Ô Viṣṇu, Śiva, Skanda, Gaura, Gaurī, Lakṣmī, ainsi que les Gaṇa et autres ! »—Ainsi s’achève, dans l’Agni Mahāpurāṇa, le chapitre 298, nommé Bāla-tantra (Tantra de protection des enfants), qui ôte les graha affligeant les petits. Commence maintenant le chapitre 299, portant sur les mantras et les procédés connexes pour écarter les graha. Agni dit : « Je vais exposer les mantras et les moyens associés pour chasser les graha—des méthodes qui écrasent leur nuisance—(nuisances) nées d’une joie excessive, du désir, de la peur, du chagrin, etc., et de l’ingestion d’aliments incompatibles ou impurs. »
Verse 2
गुरुदेवादिकोपाच्च पञ्चोन्मादा भवन्त्य् अथ त्रिदोषजाः सन्निपाता आगन्तुरिति ते स्मृताः
De la colère du maître, des dieux et d’autres semblables naissent cinq sortes de folie (unmāda). On les retient comme : celles issues des trois doṣa, celles dues au sannipāta (dérèglement conjoint de tous les doṣa) et celles dites āgantuka (provoquées de l’extérieur).
Verse 3
देवादयो ग्रहा जाता रुद्रक्रोधादनेकधा सरित्सरस्तडागादौ शैलोपवनसेतुषु
Les grahas—à commencer par les devas—naquirent sous de multiples formes de la colère de Rudra, et ils demeurent dans des lieux tels que rivières, lacs, étangs et autres eaux, ainsi que dans les montagnes, les bosquets et les ponts ou chaussées.
Verse 4
नदीसङ्गे शून्यगृहे विलद्वार्येकवृक्षके ग्रहा गृह्णन्ति पुंसश् च श्रियः सुप्ताञ्च गर्भिणीम्
Au confluent des rivières, dans une maison vide, dans une demeure dont la porte béante est brisée, et près d’un arbre solitaire—là les grahas saisissent l’homme; de même ils saisissent la prospérité et affligent la femme endormie et la femme enceinte.
Verse 5
आसन्नपुष्पान्नग्नाञ्च ऋतुस्नानं करोति या अवमानं नृणां वैरं विघ्नं भाग्यविपर्ययः
La femme qui accomplit le bain du temps menstruel alors que les règles sont imminentes, ou qui le fait nue, encourt ces effets : humiliation devant les gens, inimitié, obstacles et renversement de la bonne fortune.
Verse 6
देवतागुरुधर्मादिसदाचारादिलङ्घनम् स्त्रिय इति ञ , ट च पतनं शैलवृक्षादेर्विधुन्वन्मूर्धजं मुहुः
Transgresser la bonne conduite concernant les dieux, le maître, le dharma et les autres règles de juste comportement est une cause de « patana » (chute). Pour les femmes, il en est dit de même; et l’on décrit aussi comme présage de chute le fait de secouer sans cesse ses cheveux près des rochers, des arbres et autres semblables.
Verse 7
रुदन्नृत्यति रक्ताक्षो हूंरूपो ऽनुग्रही नरः उद्विग्नः शूलदाहार्तः क्षुत्तृष्णार्तः शिरोर्तिमान्
Un homme qui pleure et danse avec agitation, aux yeux rougis, prenant un aspect farouche tel le cri « hūṁ », devenant importun et possessif, et tout troublé—tourmenté par une douleur lancinante et une sensation de brûlure, affligé par la faim et la soif, et souffrant de la tête—est décrit par ces signes.
Verse 8
देहि दहीति याचेत बलिकामग्रही नरः स्त्रीमालाभोगस्नानेच्छूरतिकामग्रही नरः
L’homme qui ne cesse de mendier en criant : « Donne, donne ! » est celui que saisit le désir de bali (aumônes/offrandes). L’homme qui convoite les femmes, les guirlandes, les jouissances des sens et le bain est celui que saisit la convoitise voluptueuse, l’avidité de plaisir.
Verse 9
महासुदर्शनो व्योमव्यापी विटपनासिकः पातालनारसिंहाद्या चण्डीमन्त्रा ग्रहार्दनाः
« Mahāsudarśana », « Vyoma-vyāpī » (qui pénètre tout le ciel), « Viṭapa-nāśika » (destructeur des fourrés/entraves), « Pātāla-nārasiṃha » et d’autres : tels sont les mantras de Caṇḍī qui écrasent, c’est-à-dire neutralisent, les afflictions des grahas.
Verse 10
पृश्नीहिङ्गुवचाचक्रशिरीषदयितम्परम् पाशाङ्कुशधरं देवमक्षमालाकपालिनम्
Le Seigneur divin, souverainement cher en lien avec pṛśnī, hiṅgu, vacā, cakra et śirīṣa, porte le lacet (pāśa) et l’aiguillon (aṅkuśa), et tient un rosaire (akṣa-mālā) ainsi qu’une coupe-crâne (kapāla).
Verse 11
खट्टाङ्गाब्जादिशिक्तिञ्च दधानं चतुराननम् अन्तर्वाह्यादिखट्टाङ्गपद्मस्थं रविमण्डले
Dans le disque du Soleil (ravi-maṇḍala), on doit visualiser la divinité à quatre visages, portant le bâton khaṭṭāṅga, un lotus et d’autres emblèmes, assise sur un lotus marqué du khaṭṭāṅga (intérieur et extérieur) et d’insignes connexes.
Verse 12
आदित्यादियुतं प्रार्च्य उदितेर्के ऽर्घ्यकं ददेत् श्वासविषाग्निविप्रकुण्डीहृल्लेखासकलो भृगुः
Après avoir adoré comme il se doit le Soleil avec Āditya et les divinités qui l’accompagnent, on offrira l’eau d’arghya lorsque le Soleil s’est levé. Ainsi Bhṛgu est délivré d’affections telles que la dyspnée, le poison, le feu brûlant de la maladie/fièvre, la déformation ou le désordre, l’enflure de type kuṇḍī, la douleur qui racle le cœur, et tous les maux de ce genre.
Verse 13
अर्काय भूर्भुवःस्वश् च ज्वालिनीं कुलमुद्गरम् पद्मासनो ऽरुणो रक्तवस्त्रसद्युतिविश्वकः
Pour Arka (le Soleil), on doit réciter les vyāhṛti «bhūḥ, bhuvaḥ, svaḥ» ; il flamboie, tenant la massue (kulamudgara) qui broie les lignées, assis en padmāsana, de teinte rougeâtre, vêtu de rouge, et rayonnant d’une splendeur universelle.
Verse 14
उदारः पद्मधृग्दोर्भ्यां सौम्यः सर्वाङ्गभूषितः रक्ता हृदादयः सौम्या वरदाः पद्मधारिणः
Il est noble, tenant des lotus de ses deux bras ; doux et paré sur tous ses membres. Son cœur et les sièges intérieurs connexes sont rouges ; de forme bienveillante, dispensateur de grâces et porteur du lotus.
Verse 15
विद्युत्पुञ्जनिभं वस्त्रं श्वेतः सौम्यो ऽरुणः कुजः बुधस्तद्वद्गुरुः पीतः शुक्लः शुक्रः शनैश् चरः
Le vêtement prescrit est semblable à une masse d’éclairs. Soma (la Lune) est blanc ; Kuja (Mars) est rougeâtre. Budha (Mercure) est de même (blanc) ; Guru (Jupiter) est jaune ; Śukra (Vénus) est d’un blanc éclatant ; et Śanaiścara (Saturne) est sombre, noirâtre.
Verse 16
कृष्णाङ्गारनिभो राहुर्धूम्रः केतुरुदाहृतः वामोरुवामहस्तान्ते दक्षहस्ताभयप्रदा
Rāhu est décrit comme semblable au charbon noir ; Ketu est déclaré de couleur fumée. La main gauche posée sur la cuisse gauche, la main droite accorde le geste d’intrépidité, l’abhaya-mudrā.
Verse 17
स्वनामाद्यन्तु वीजास्ते हस्तौ संशोध्य चास्त्रतः विपिटनासिक इति ञ अङ्गुष्ठादौ तले नेत्रे हृदाद्यं व्यापकं न्यसेत्
Ensuite, en commençant par son propre nom, on doit placer (invoquer) les syllabes-semences (bīja) ; après avoir purifié les deux mains par l’Astra-mantra, on exécutera la ‘vipiṭanāsikā’ (geste de pression/fermeture du nez) avec la syllabe ‘ña’. Puis on établira le nyāsa du mantra tout-pénétrant : à partir du pouce et ainsi de suite—sur la paume, sur les yeux, et depuis le cœur et au-delà.
Verse 18
मूलवीजैस्त्रिभिः प्राणध्यायकं न्यस्य साङ्गकम् प्रक्षाल्य पात्रमस्त्रेण मूलेनापूर्य वारिणा
Après avoir accompli le prāṇa-nyāsa (installation de l’énergie vitale) avec ses auxiliaires (aṅga) au moyen des trois mūla-bīja, on lavera le récipient rituel avec l’astra-mantra, puis on le remplira d’eau consacrée par le mūla-mantra.
Verse 19
गन्धपुष्पाक्षतं न्यस्य दूर्वामर्घ्यञ्च मन्त्रयेत् आत्मानं तेन सम्प्रोक्ष्य पूजाद्रव्यञ्च वै ध्रुवम्
Après avoir disposé pâte de santal, fleurs et akṣata (riz intact), on consacrera par des mantras l’herbe dūrvā et l’offrande d’arghya. En s’aspergeant soi-même de cet (arghya consacré), on sanctifiera aussi les objets du culte, assurément et sans défaut.
Verse 20
प्रभूतं विमलं सारमाराध्यं परमं सुखम् पीठाद्यान् कल्पयेदेतान् हृदा मध्ये विदिक्षु च
Après avoir adoré cette essence abondante et sans tache—digne d’ārādhana et félicité suprême—on doit établir par la pensée ces supports sacrés, à commencer par le pīṭha, au centre du cœur et aussi dans les directions intermédiaires.
Verse 21
पीठोपरि हृदा मध्ये दिक्षु चैव विदिक्षु च पीठोपरि हृदाब्जञ्च केशवेष्वष्टशक्तयः
Sur le pīṭha, au centre du cœur, et dans les directions cardinales comme intermédiaires—sur le siège et sur le lotus du cœur—doivent être placées/visualisées les huit Śakti associées à Keśava.
Verse 22
वां दीप्तां वीं तथा सुक्ष्मां वुञ्जयां वूञ्चभाद्रिकां वें विभूतीं वैं विमलां वोमसिघातविद्युताम्
« (Qu’on médite ou qu’on emploie) la syllabe-graine vāṃ comme “flamboyante” ; vīṃ comme “subtile” ; vuñ comme “victorieuse” ; vūñ comme “auspicieuse” ; veṃ comme “glorieuse, pourvue de vibhūti” ; vaiṃ comme “pure” ; et voṃ comme “l’éclair qui terrasse (obstacles et ennemis)”. »
Verse 23
वौं सर्वतोमुखीं वं पीठं वः प्रार्च्य रविं यजेत् आवाह्य दद्यात् पाद्यादि हृत्षडङ्गेन सुव्रत
Par le mantra «vauṃ», qu’on contemple la Déesse Sarvatomukhī ; par «vaṃ», qu’on établisse le pīṭha (piédestal). Après l’avoir d’abord honoré par «vaḥ», qu’on adore ensuite Ravi (le Soleil). L’ayant invoqué, qu’on offre la suite d’arghya en commençant par l’eau pour les pieds, en accomplissant le rite avec le hṛt-ṣaḍaṅga (nyāsa aux six membres centré dans le cœur), ô toi qui observes les vœux.
Verse 24
खकारौ दण्डिनौ चण्डौ मज्जा दशनसंयुता मांसदीर्घा जरद्वायुहृदैतत् सर्वदं रवेः
Pour Ravi (le Soleil), la syllabe «kha» possède deux formes : «daṇḍin» et «caṇḍa». Elle est liée à la moelle et aux dents ; elle fortifie la chair et prolonge la fermeté de la vigueur vitale ; elle triomphe des troubles de vāta (vent) dus à la vieillesse et soutient le cœur — ainsi est-elle toute-donatrice pour Ravi.
Verse 25
वह्नीशरक्षो मरुताम् किक्षु पूज्या हृदादयः स्वमन्त्रैः कर्णिकान्तस्था दिक्ष्वस्त्रं पुरतः सदृक्
Agni, Īśa (Śiva), les divinités gardiennes (rakṣaḥ) et les Maruts doivent être honorés. Ensuite, les (nyāsa) commençant par le Cœur et les autres doivent être accomplis avec leurs mantras propres, établis à l’extrémité du péricarpe du lotus (karnikā). Puis le Mantra de l’Arme (astra) doit être appliqué dans les directions et placé devant comme un regard/une barrière de protection.
Verse 26
पूर्वादिदिक्षु सम्पूज्याश् चन्द्रज्ञगुरुभार्गवाः नस्याञ्जनादि कुर्वीत साजमूत्रैर् ग्रहापहैः
Après avoir honoré comme il se doit les directions en commençant par l’est, qu’on accomplisse le nasya (administration nasale), l’application d’añjana (collyre) et les actes connexes, en utilisant l’urine de chèvre comme remède dissipant les graha (influences afflictives). Qu’on invoque la Lune, le jña (savant/astrologue), le Guru (Bṛhaspati) et Bhārgava (Śukra).
Verse 27
पाठापथ्यावचाशिग्रुसिन्धूव्योषैः पृथक् फलैः अजाक्षीराढके पक्वसर्पिः सर्वग्रहान् हरेत्
Le ghee cuit dans un āḍhaka de lait de chèvre, avec les fruits (c’est-à-dire des doses mesurées) de pāṭhā, pathyā, vacā, śigru, saindhava (sel gemme) et tryūṣa (les trois piquants), pris séparément comme ingrédients, détruit toutes les afflictions de graha.
Verse 28
वृश्चिकालीफलीकुष्ठं लवणानि च शार्ङ्गकम् अपस्मारविनाशाय तज्जलं त्वभिभोजयेत्
Pour détruire l’apasmāra (épilepsie/trouble convulsif), on fera boire au malade l’eau préparée avec le fruit de vṛścikālī, le kuṣṭha, des sels et le śārṅgaka.
Verse 29
विदारीकुशकाशेक्षुक्वाथजं पाययेत् पयः द्रोणे सयष्टिकुष्माण्डरसे सर्पिश् च संस्कृतौ
On administrera du lait préparé avec une décoction (kvātha) de vidārī, kuśa, kāśa et canne à sucre. De même, à la mesure d’un droṇa (grande quantité), on préparera un ghee médicinal, travaillé avec le jus de kuṣmāṇḍa (courge cendrée) avec yaṣṭi (yaṣṭimadhu/réglisse).
Verse 30
पञ्चगव्यं घृतं तद्वद्योगं ज्वरहरं शृणु ॐ भस्मास्त्राय विद्महे एकदंष्ट्राय धीमहि तन्नो ज्वरः प्रचोदयात् कृष्णोषणनिशारास्नाद्राक्षातैलं गुडं लिहेत्
Écoute cette préparation contre la fièvre : le pañcagavya mêlé au ghee—et de même cette formulation—dissipe la fièvre. (Réciter :) «Oṃ. Nous connaissons le Bhasmāstra (l’Arme de Cendre) ; nous méditons sur l’Ekadaṃṣṭra (Celui à une seule défense) ; que cette fièvre soit poussée à s’éloigner de nous.» On lèchera du jaggery (sucre brut) mêlé à une préparation huileuse/unctueuse de poivre noir, gingembre sec, curcuma, rāsna et raisins.
Verse 31
श्वासवानथ वा भार्गीं सयष्टिमधुसर्पिषा पाठा तिक्ता कणा भार्गी अथवा मधुना लिहेत्
Pour le malade atteint de śvāsa (dyspnée), on administrera la bhārgī avec yaṣṭī (réglisse), miel et ghee ; ou bien une préparation de pāṭhā, tiktā, kaṇā (pippalī) et bhārgī — autrement, on peut la lécher avec du miel.
Verse 32
धात्री विश्वसिता कृष्णा मुस्ता खर्जूरमागधी पिवरश्चेति हिक्काघ्नं तत् त्रयं मधुना लिहेत्
Dhātrī (āmalakī), viśvasitā, kṛṣṇā, mustā, kharjūra, māgadhī (pippalī) et pivara : tels sont des remèdes qui détruisent la hikkā (hoquet). Parmi eux, on lèchera la triade mêlée de miel.
Verse 33
कामली जीरमाण्डूकीनिशाधात्रीरसं पिवेत् व्योषपद्मकत्रिफलाकिडङ्गदेवदारवः रास्नाचूर्णं समं खण्डैर् जग्ध्वा कासहरं ध्रुवम्
Qu’on boive le suc (rasa, extrait exprimé) de kāmalī, jīra, māṇḍūkī, niśā et dhātrī. De plus, en mangeant une poudre composée à parts égales de vyaoṣa, padmakā, triphalā, kiḍaṅga, devadāru et rāsnā, avec des morceaux de sucre candi, on dissipe assurément la toux.
A dual protocol is emphasized: (1) ritual engineering (astra-purification, bīja-nyāsa, pīṭha/śakti placement, solar-disc visualization, arghya timing at sunrise, directional protections) and (2) applied Ayurveda (nasya/añjana and specific medicated ghee, decoctions, and lehyas) mapped to symptom clusters like jvara, śvāsa, hikkā, kāsa, and apasmāra.
By framing healing as disciplined upāsanā: purity, mantra, nyāsa, and deity-visualization are treated as dharmic technologies that protect life-force and clarity, aligning bodily well-being (bhukti) with steadiness of mind and devotion supportive of liberation-oriented practice (mukti).