
ज्यामघ-शैब्या-प्रसङ्गः (Jyāmagha and Śaibyā: Kingship, Fear, and Lineage Tension)
Parāśara raconte à Maitreya le portrait de rois « dominés par leurs épouses » (bhāryā-vaśya), et désigne Jyāmagha, mari de Śaibyā, comme le plus éminent d’entre eux. Śaibyā demeure aputrā (sans fils) ; Jyāmagha, tout en désirant une descendance, n’épouse pas une autre femme par crainte—du désordre domestique, de l’instabilité du royaume, ou des conséquences d’une transgression des limites du dharma dans les relations. Dans l’épisode, une parole saisissante d’une femme surgit : puisqu’il n’y a pas de fils et qu’il n’existe pas d’autre épouse, par quel fils pourrait-on établir le lien de « belle-fille » ? Le dialogue met en lumière que la lignée (vaṁśa) repose sur le dharma, la légitimité sociale et les actes de parole qui définissent la parenté, tout en rappelant que les projets humains s’accomplissent sous la gouvernance karmique de Viṣṇu.
Verse 4
भार्यावश्यास् तु ये केचिद् भविष्यन्त्य् अथ वा मृताः तेषां तु ज्यामघः श्रेष्ठः शैब्यापतिर् अभून् नृपः
Parmi ces rois—à venir ou déjà disparus—qui furent soumis à l’emprise de leurs épouses, le plus éminent fut Jyāmagha : ce souverain devint l’époux de Śaibyā.
Verse 5
अपुत्रा तस्य सा पत्नी शैब्या नाम तथाप्य् असौ अपत्यकामो ऽपि भयान् नान्यां भार्याम् अविन्दत
Son épouse, nommée Śaibyā, demeura sans fils; et, bien qu’il désirât une descendance, par crainte il ne prit pas d’autre épouse.
Verse 12
नाहं प्रसूता पुत्रेण नान्या पत्न्य् अभवत् तव स्नुषासंबन्धता ह्य् एषा कतमेन सुतेन ते
« Je ne t’ai pas enfanté de fils, et aucune autre femme n’est devenue ton épouse. Alors, par lequel de tes fils cette relation de bru pourrait-elle exister pour moi ? »
It is a moral-psychological classification used in dynastic narration: Parāśara highlights how domestic influence can shape political decisions, especially in matters of succession and social order, without presenting it as mere gossip—rather as a dharma-relevant factor in vaṁśa history.
The verse states he is restrained by fear (bhaya), implying concern for disorder—household conflict, legitimacy disputes, or destabilization of dharmic and political equilibrium.
She argues that snūṣā-sambandha (daughter-in-law status) presupposes a son through whom the relation is established; if there is no son and no co-wife, the claim becomes incoherent, exposing a tension between social designation and genealogical fact.