
Le chapitre 2 est présenté comme une divulgation autorisée : Skanda affirme que la question est profonde et ne peut être tranchée par le seul raisonnement, mais qu’elle devient dicible par la grâce divine et la faveur de Vāsudeva. Le récit rappelle ensuite un précédent épique : après la guerre du Bhārata, Yudhiṣṭhira interroge Bhīṣma (absorbé dans la contemplation d’Acyuta) sur la divinité qu’il convient d’adorer pour obtenir les quatre buts de la vie à travers tous les varṇa et āśrama ; comment réussir sans obstacles et en peu de temps ; et comment un mérite même minime peut conduire à une condition éminente. Skanda rapporte que Bhīṣma, poussé par Kṛṣṇa, enseigne le « Śrī-Vāsudeva-māhātmya », transmis ensuite par Nārada via Kurukṣetra et Kailāsa, établissant une chaîne de gardiens. Le cœur doctrinal affirme : Vāsudeva/Kṛṣṇa est le para-brahman, digne d’adoration pour les êtres sans désir comme pour ceux qui en ont ; toutes les catégories sociales peuvent Lui plaire par la bhakti tout en demeurant dans leur propre dharma. Les actes—védiques, ancestraux et mondains—accomplis sans lien avec Kṛṣṇa sont dits périssables, limités, exposés aux défauts et aux obstacles ; mais accomplis pour la satisfaction de Kṛṣṇa, ils deviennent « nirguṇa » dans leur effet, donnant des fruits plus grands et impérissables, les obstacles étant neutralisés par la puissance du Seigneur. Le chapitre ouvre aussi un itihāsa : la visite de Nārada à Nara-Nārāyaṇa à Badarīāśrama, où il observe leurs rites quotidiens d’une précision parfaite et, ému, s’enquiert, préparant la suite du dialogue.
No shlokas available for this adhyaya yet.