
Ce chapitre présente la réponse progressive de Bhagavān, en prescrivant le mois de Mārgaśīrṣa (nommé ici saho-māsa) comme une période privilégiée de discipline dévotionnelle. Il met d’abord au premier plan l’adoration de Keśava et l’honneur rendu à un couple de brāhmaṇas (le brāhmaṇa et son épouse), affirmant que leur vénération conforme au dharma équivaut à la satisfaction divine. Il expose ensuite une hiérarchie des dons : go-dāna, bhū-dāna, suvarṇa-dāna, ainsi que vêtements, literie, ornements et demeure, pour culminer dans la “dāna-trika” — don de terre, don de vache et vidyā-dāna (don de connaissance) — tenue pour particulièrement méritoire. Le texte insiste aussi sur le fait de nourrir les brāhmaṇas avec une hospitalité attentive, précisant que la joie de la Divinité reflète leur contentement, et mentionne des mets raffinés tels que le pāyasa et d’autres préparations. Sur le plan doctrinal, les brāhmaṇas sont décrits comme la “bouche” privilégiée des offrandes, rendant dons et oblations d’autant plus efficaces lorsqu’ils passent par eux. L’enseignement moral s’étend aux règles de consécration de la nourriture : ne consommer que ce qui a d’abord été offert (arpaṇa) au Seigneur, louer la vertu purificatrice du prasāda (restes sanctifiés) et mettre en garde contre la consommation de ce qui n’a pas été offert. Le chapitre s’achève par un long nāma-māhātmya : la répétition de “Kṛṣṇa, Kṛṣṇa” est proclamée remède du Kali-yuga, brûlant le démérite, protégeant à l’heure de la mort et surpassant bien d’autres pratiques, avec des promesses explicites de phala pour la récitation et l’étude de cette louange du Nom.
No shlokas available for this adhyaya yet.