
Le chapitre s’ouvre sur la louange inaugurale de Sūta à Kṛṣṇa/Mādhava, dispensateur des jouissances du monde et de la délivrance. À Śvetadvīpa, Brahmā s’approche de la Divinité suprême et demande un exposé précis sur le mois de Mārgaśīrṣa : sa divinité tutélaire, les dons (dāna) convenables, les règles du bain rituel (snāna-vidhi), la conduite requise, la discipline alimentaire, ainsi que les justes modes de mantra, de méditation et de culte. Bhagavān affirme que cette question est salutaire pour tous les êtres et déclare que les observances de Mārgaśīrṣa procurent le fruit cumulé des sacrifices et des pèlerinages aux tīrtha ; même l’écoute de la grandeur du mois est dite équivalente à de grands dons tels que le tulāpuruṣa-dāna. Le discours oppose l’efficacité limitée des austérités et de certaines voies yogiques visant à « maîtriser » le divin, à l’accessibilité particulière des actes de bhakti durant ce mois. Les mérites des mois sont ensuite hiérarchisés, Mārgaśīrṣa étant présenté comme le plus cher au Seigneur. Le bain avant l’aube est prescrit comme pratique essentielle, et un récit exemplaire est donné : à Gokula, chez Nandagopa, les Gopikā, inspirées par le bain de Mārgaśīrṣa, accomplirent le snāna matinal, le culte et une discipline alimentaire fondée sur le havis ; la Divinité, satisfaite, accorda une grâce. Ainsi se conclut l’injonction d’observer Mārgaśīrṣa selon la règle.
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