
Cet adhyāya est construit comme un dialogue : Skanda interroge, et Śiva expose le māhātmya de plusieurs śilās sacrées situées dans le paysage de pèlerinage de Badarī. D’abord, Garuḍa—né de Vinatā et Kaśyapa, frère d’Aruṇa—accomplit de longues austérités près de Badarī, désirant devenir le véhicule (vāhana) de Hari. Viṣṇu lui accorde le darśana ; Garuḍa offre un vaste hymne de louange et invoque Gaṅgā pour le pādārghya rituel. Viṣṇu confirme sa fonction de vāhana et proclame une śilā renommée du nom de Garuḍa, dont le simple souvenir protège des maux tels que viṣa (poison) et vyādhi (maladie). Il prescrit aussi une observance centrée sur Badarī : se rendre au lieu associé à Nārada, se baigner à/près de Nārada-tīrtha, garder la pureté et observer un jeûne de trois nuits (upavāsa-traya) afin de rendre le darśana accessible. Le discours passe ensuite à la Vārāhī śilā : après l’épisode où Varāha sauve la terre et terrasse Hiraṇyākṣa, une présence divine est décrite comme se stabilisant à Badarī, y compris sous forme de śilā. La pratique recommandée met l’accent sur le bain dans l’eau pure de Gaṅgā, le dāna selon ses moyens, la tranquillité de l’esprit et un japa soutenu avec attention unifiée ; le texte affirme que la vision divine (deva-dṛṣṭi) se manifeste et que la sādhana visée peut réussir même si elle est difficile. Enfin, la Nārasiṃhī śilā rappelle la mise à mort de Hiraṇyakaśipu et le trouble cosmique suscité par la forme terrible. Devas et ṛṣis louent et implorent l’apaisement ; la forme est tempérée, et Nṛsiṃha est associé à une śilā dans les eaux de Viśālā/une géographie liée à Badarī. Un jeûne de trois nuits accompagné de japa-dhyāna est donné comme observance clé pour voir Nṛsiṃha directement. Le chapitre s’achève par une phalaśruti : écouter ou réciter avec foi et pureté efface les péchés et conduit à la demeure de Vaikuṇṭha.
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