
Le chapitre 3 prend la forme d’un enseignement théologique : Skanda interroge, et Śiva donne un exposé bref mais vigoureux sur la sainteté d’Agnitīrtha. D’abord, il développe une doctrine de purification : le bain à Agnitīrtha est déclaré d’une efficacité exceptionnelle pour effacer même de lourdes souillures morales, surpassant de longues pénitences accomplies ailleurs. Viennent ensuite des conseils éthiques pour le pèlerin : nourrir les brahmanes selon ses moyens est recommandé, l’on met en garde contre toute faute commise délibérément en un lieu sacré, et l’on affirme que les actes religieux ordinaires—snāna, dāna, japa, homa, sandhyā, deva-arcana—y portent un fruit amplifié. Le récit se tourne vers la topographie sacrée : la proximité perpétuelle de Viṣṇu est dite établie au milieu de cinq śilās nommées Nāradi, Nārasiṃhī, Vārāhī, Gāruḍī et Mārkaṇḍeyī, chacune accordant la sarvārtha-siddhi, l’accomplissement de tous les buts. Deux récits exemplaires suivent : dans l’épisode de Nārada, une tapas austère mène à la théophanie de Viṣṇu et au don d’une bhakti inébranlable, avec la résidence divine au tīrtha ; dans l’épisode de Mārkaṇḍeya, le culte fondé sur les mantras aboutit à une demande semblable—bhakti stable et présence de Viṣṇu sur la śilā. Enfin, une assurance de type phalaśruti conclut : entendre ou réciter ce récit soutient la purification et la progression spirituelle vers Govinda.
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