Adhyaya 17
Uma SamhitaAdhyaya 1744 Verses

Bhu-maṇḍala-varṇanam (Description of the Earth-Maṇḍala, the Seven Continents, and Meru)

Cet adhyāya prend la forme d’un enseignement où Sanatkumāra instruit Parāśarya dans un registre cosmographique concis mais technique. Il expose le bhū-maṇḍala, disque du monde structuré en sept dvīpas entourés de sept océans de substances שונות, avec Jambūdvīpa au centre. Il situe ensuite le Meru comme la montagne d’or axiale au sein de Jambūdvīpa, en donnant ses mesures en yojanas et en décrivant les chaînes qui l’environnent : au sud Himavān, Hemakūṭa, Niṣadha ; au nord Nīla, Śveta, Śṛṅgī. Le discours énumère et ordonne enfin les varṣas (régions) tels Bhārata, Kimpuruṣa, Harivarṣa, Ramyaka, Hiraṇmaya et Uttara-Kuru, offrant une géographie purāṇique à la fois encyclopédie cosmologique et carte rituelle-théologique, où le dharma, l’imaginaire du pèlerinage et la dévotion à Śiva trouvent leur intelligibilité dans l’espace ordonné.

Shlokas

Verse 1

सनत्कुमार उवाच । पाराशर्य्य सुसंक्षेपाच्छृणु त्वं वदतो मम । मण्डलं च भुवस्सम्यक् सप्तद्वीपादिसंयुतम्

Sanatkumāra dit : Ô Pārāśarya, écoute attentivement tandis que je parle brièvement. Je décrirai avec justesse le mandala de Bhū, l’ordonnancement du monde pourvu des sept dvīpas (continents) et du reste.

Verse 2

जंबू प्लक्षश्शाल्मलिश्च कुशः क्रौञ्चश्च शाककः । पुष्पकस्सप्तमस्सर्वे समुद्रैस्सप्तभिर्वृताः

Jambū, Plakṣa, Śālmali, Kuśa, Krauñca et Śākadvīpa—avec Puṣpaka pour septième—ces sept continents sont tous entourés par sept océans.

Verse 3

लवणेक्षुरसौ सर्पिर्दविदुग्धजलाशयाः । जम्बुद्वीपस्समस्तानामेतेषां मध्यतः स्थितः

Les bassins qui les ceignent sont faits d’eau salée, de jus de canne, de ghee, de lait caillé et de lait. Au cœur même de tous ceux-ci se tient Jambūdvīpa.

Verse 4

तस्यापि मेरुः कालेयमध्ये कनकपर्वतः । प्रविष्टः षोडशाधस्ताद्योजनैस्तस्य चोच्छ्रयः

Dans cette contrée, le mont Meru—appelé aussi la Montagne d’Or—s’enfonce vers le bas sur seize yojanas : telle est la mesure de sa profondeur enchâssée.

Verse 5

चतुरशीतिमानैस्तैर्द्वात्रिंशन्मूर्ध्नि विस्तृतः । भूमिपृष्ठस्थशैलोऽयं विस्तरस्तस्य सर्वतः

Son étendue est de quatre-vingt-quatre (unités), et son sommet s’élargit à trente-deux (unités). Cette montagne se dresse sur la surface de la terre, s’étendant de tous côtés.

Verse 6

मूले षोडशसाहस्रः कर्णिकाकार संस्थितः । हिमवान् हेमकूटश्च निषधश्चास्य दक्षिणे

À la base se tient la montagne Ṣoḍaśasāhasra, posée telle le cœur d’un lotus. Au sud d’elle se trouvent Himavān, Hemakūṭa et Niṣadha.

Verse 7

नीलः श्वेतश्च शृङ्गी च उत्तरे वर्षपर्वताः । दशसाहस्रिकं ह्येते रत्नवंतोऽरुणप्रभाः

Dans la région du Nord se trouvent les montagnes de varṣa nommées Nīla, Śveta et Śṛṅgī. Ces chaînes s’étendent sur dix mille yojanas ; riches en joyaux, elles rayonnent d’une lueur rougeâtre, pareille à l’aurore.

Verse 8

सहस्रयोजनोत्सेधास्तावद्विस्तारिणश्च ते । भारतं प्रथमं वर्षं ततः किंपुरुषं स्मृतम्

Chacune de ces contrées a mille yojanas de hauteur et, de même, mille yojanas d’étendue. La première est connue sous le nom de Bhārata-varṣa ; puis l’on évoque la région appelée Kiṁpuruṣa.

Verse 9

हरिवर्षं ततो ऽन्यद्वै मेरोर्दक्षिणतो मुने । रम्यकं चोत्तरे पार्श्वे तस्यांशे तु हिरण्मयम्

Ô sage, au sud du mont Meru se trouve une autre région appelée Harivarṣa. Sur le versant nord est Ramyaka ; et, dans cette même portion, se tient la terre nommée Hiraṇmaya.

Verse 10

उत्तरे कुरवश्चैव यथा वै भारतं तथा । नवसाहस्रमेकैकमेतेषां मुनिसत्तम

Ô le meilleur des sages, dans la région du Nord se trouvent aussi les Kurus ; et, tout comme il y a Bhārata, de même chacun de ces royaumes est dit s’étendre sur neuf mille yojanas.

Verse 11

इलावृतं तु तन्मध्ये तन्मध्ये मेरुरुच्छ्रितः । मेरोश्चतुर्द्दिशं तत्र नवसाहस्रमुच्छ्रितम्

Au cœur même d’Ilāvṛta s’élève le mont Meru, haut et sublime. Autour de Meru, dans les quatre directions, se dresse une région ceinturante jusqu’à la hauteur de neuf mille yojanas.

Verse 12

इलावृतमृषिश्रेष्ठ चत्वारश्चात्र पर्वताः । विष्कंभा रचिता मेरोर्योजिताः पुनरुच्छ्रिताः

Ô le meilleur des sages, en Ilāvṛta se trouvent quatre montagnes. Elles furent établies comme des contreforts soutenant le mont Meru, jointes à lui et se dressant de nouveau en une haute élévation.

Verse 13

पूर्वे हि मन्दरो नाम दक्षिणे गन्धमादनः । विपुलः पश्चिमे भागे सुपार्श्वश्चोत्तरे स्थितः

À l’est se dresse la montagne nommée Mandara ; au sud se trouve Gandhamādana. À l’ouest est Vipula, et au nord est située Supārśva.

Verse 14

कदंबो जंबुवृक्षश्च पिप्पलो वट एव च । एकादशशतायामाः पादपा गिरिकेतवः

Le Kadamba, l’arbre Jambu, le Pippala (aśvattha) et aussi le Vaṭa (banian) : ces arbres, tels des étendards des montagnes, s’élevèrent jusqu’à mille cent yojanas de hauteur.

Verse 15

जम्बूद्वीपस्य नाम्नो वै हेतुं शृणु महामुने । विराजंते महावृक्षास्तत्स्वभावं वदामि ते

Ô grand sage, écoute la véritable raison du nom « Jambūdvīpa ». Là, les grands arbres resplendissent de splendeur ; je te dirai leur nature même.

Verse 16

महागज प्रमाणानि जम्ब्वास्तस्याः फलानि च । पतंति भूभृतः पृष्ठे शीर्य्यमाणानि सर्वतः

Les fruits de cet arbre jambu sont grands comme de puissants éléphants ; lorsqu’ils mûrissent et se fendent, ils tombent de toutes parts sur la surface de la terre.

Verse 17

इति श्रीशिवमहापुराणे पञ्चम्यामुमासंहितायां ब्रह्माण्डकथने जम्बूद्वीपवर्षवर्णनं नाम सप्तदशोध्यायः

Ainsi, dans le Śrī Śiva Mahāpurāṇa—au sein du Cinquième Livre, l’Umāsaṃhitā, dans la section relatant le Brahmāṇḍa (l’Œuf cosmique)—s’achève le dix-septième chapitre intitulé «Description des régions (varṣa) de Jambūdvīpa».

Verse 18

न स्वेदो न च दौर्गंध्यं न जरा चेन्द्रियग्रहः । तस्यास्तटे स्थितानान्तु जनानां तन्न जायते

Pour ceux qui demeurent sur la rive de ce lieu sacré, il ne naît ni sueur ni mauvaise odeur; ni vieillesse, ni affliction des sens.

Verse 19

तीरमृत्स्नां च सम्प्राप्य मुखवायुविशोषिताम् । जाम्बूनदाख्यं भवति सुवर्णं सिद्धभूषणम्

Lorsque l’on recueille l’argile de la rive et qu’on la fait sécher par le souffle de la bouche, elle devient l’or nommé Jāmbūnada, digne d’être l’ornement accompli des siddhas réalisés.

Verse 20

भद्राश्वं पूर्वतो मेरोः केतुमालं च पश्चिमे । वर्षे द्वे तु मुनिश्रेष्ठ तयोर्मध्य इलावृतम्

Ô meilleur des sages, à l’est du mont Meru se trouve Bhadrāśva, et à l’ouest se trouve Ketumāla. Ce sont deux grands varṣas ; entre eux, au milieu, se tient Ilāvṛta.

Verse 21

वनं चैत्ररथं पूर्वे दक्षिणे गन्धमादनः । विभ्राजं पश्चिमे तद्वदुत्तरे नन्दनं स्मृतम्

À l’est se trouve la forêt de Caitraratha ; au sud, Gandhamādana. À l’ouest est Vibhrāja ; et de même, au nord, on dit que se situe Nandana.

Verse 22

अरुणोदं महाभद्रं शीतोदं मानसं स्मृतम् । सरांस्येतानि चत्वारि देवभोग्यानि सर्वशः

Arunoda, Mahābhadra, Śītoda et le lac Mānasa : on se souvient d’eux comme des quatre lacs. À tous égards, ce sont des lieux de jouissance divine, dignes des dieux.

Verse 23

शीतांजनः कुरुंगश्च कुररो माल्यवांस्तथा । चैकैकप्रमुखा मेरोः पूर्वतः केसराचलाः

À l’est du mont Meru se trouvent les Kesarācalas, chaînes semblables à une crinière, chacune avec son sommet souverain : Śītāṃjana, Kuruṅga, Kurara et Mālyavān.

Verse 24

त्रिकूटश्शिशिरश्चैव पतंगो रुचकस्तथा । निषधः कपिलायाश्च दक्षिणे केसराचलाः

Au sud se dressent ces montagnes renommées : Trikūṭa et Śiśira, Pataṅga et Rucaka ; de même Niṣadha ; et, dans la contrée méridionale, se trouvent aussi les Kesarācalas de Kapilā.

Verse 25

सिनी वासः कुसुंभश्च कपिलो नारदस्तथा । नागादयश्च गिरयः पश्चिमे केसराचलाः

À l’ouest se trouvent les montagnes sacrées Sinīvāsa, Kusumbha, Kapila et aussi Nārada ; de même le mont Nāga et d’autres sommets—dont la chaîne Kesarācala—y sont établis.

Verse 26

शंखचूडोऽथ ऋषभो हंसो नाम महीधरः । कालंजराद्याश्च तथा उत्तरे केसराचलाः

Il est une montagne nommée Śaṅkhacūḍa ; puis viennent les montagnes Ṛṣabha et Haṃsa. De même, il y a Kālañjara et d’autres encore ; et, dans la région du nord, se trouvent les montagnes Kesara.

Verse 27

मेरोरुपरि मध्ये हि शातकौंभं विधेः पुरम् । चतुर्द्दशसहस्राणि योजनानि च संख्यया

Dans la région médiane, au sommet du mont Meru, se trouve Śātakauṃbha, la cité du Créateur, Brahmā ; on dit que son étendue est de quatorze mille yojanas.

Verse 28

अष्टानां लोकपालानां परितस्तदनुक्रमात् । यथादिशं यथारूपं पुरोऽष्टावुपकल्पिताः

Selon l’ordre prescrit, huit dispositions furent établies au-devant et tout autour, correspondant aux huit Lokapālas ; chacune dans sa direction propre et sous une forme convenant à cette direction.

Verse 29

तस्यां च ब्रह्मणः पुर्य्यां पातयित्वेन्दुमण्डलम् । विष्णुपादविनिष्क्रांता गंगा पतति वै नदी

Et là, dans la cité céleste de Brahmā, après avoir heurté l’orbe de la Lune, le fleuve Gaṅgā—issu des pieds de Viṣṇu—descendit réellement vers le bas en un courant vivant.

Verse 30

सीता चालकनंदा च चक्षुर्भद्रा च वै क्रमात् । सा तत्र पतिता दिक्षु चतुर्द्धा प्रत्यपद्यत

Dans l’ordre voulu, (les puissances) nommées Sītā, Cālakānandā et Cakṣurbhadrā ; elle, étant tombée en ce lieu, s’établit dans les directions sous une forme quadruple.

Verse 31

सीता पूर्वेण शैलं हि नन्दा चैव तु दक्षिणे । सा चक्षुः पश्चिमे चैव भद्रा चोत्तरतो व्रजेत्

«Que Sītā aille au flanc oriental de la montagne; et que Nandā, certes, aille au flanc méridional. Que Sā-Cakṣuḥ aille au flanc occidental; et que Bhadrā s’avance vers le nord.»

Verse 32

गिरीनतीत्य सकलांश्चतुर्द्दिक्षु महांबुधिम् । सा ययौ प्रयता सूता गंगा त्रिपथगामिनी

Franchissant toutes les montagnes et se portant vers le grand océan dans les quatre directions, la sainte Gaṅgā—pure et résolue—continua de couler, elle qui parcourt les trois voies (ciel, terre et monde inférieur).

Verse 33

सुनीलनिषधौ यौ तौ माल्यवद्गन्धमादनौ । तेषां मध्यगतो मेरुः कर्णिकाकारसंस्थितः

Entre les monts Sunīla et Niṣadha, et (entre) Mālyavat et Gandhamādana, se dresse le mont Meru au centre même, établi tel le cœur d’un lotus—soutien central de l’ordre du monde.

Verse 34

भारतः केतुमालश्च भद्राश्वः कुरवस्तथा । पत्राणि लोकपद्मस्य मर्यादालोकपर्वताः

Bhārata, Ketumāla, Bhadrāśva, et de même les Kurus : tels sont les pétales du lotus du monde; et les montagnes de frontière sont celles qui marquent les limites des mondes.

Verse 35

जठरं देवकूटश्च आयामे दक्षिणोत्तरे । गन्धमादनकैलासौ पूर्वपश्चिमतो गतौ

Dans l’étendue nord–sud se trouvent les monts Jaṭhara et Devakūṭa ; et dans l’axe est–ouest s’étendent Gandhamādana et Kailāsa.

Verse 36

पूर्वपश्चिमतो मेरोर्निषधो नीलपर्वतः । दक्षिणोत्तरमायातौ कर्णिकांतर्व्यवस्थितौ

À l’est et à l’ouest du mont Meru se trouvent les montagnes Niṣadha et Nīla. S’étendant du sud au nord, elles sont établies dans la région intérieure du (cosmique) péricarpe.

Verse 37

जठराद्याः स्थिता मेरोर्येषां द्वौ द्वौ व्यवस्थितौ । केसराः पर्वता एते श्वेताद्याः सुमनोरमाः

À commencer par Jaṭhara, des montagnes se tiennent autour du mont Meru, disposées deux par deux. Ces chaînes ravissantes, nommées « Kesaras », comprennent Śveta et les autres, délicieuses à contempler.

Verse 38

शैलानामुत्तरे द्रोण्यस्सिद्धचारणसेविताः । सुरम्याणि तथा तासु काननानि पुराणि च

Au nord des montagnes se trouvent des vallées fréquentées par les Siddhas et les Cāraṇas ; en leur sein s’étendent des bosquets très anciens d’une beauté exquise, ainsi que des forêts primordiales.

Verse 39

सर्वेषां चैव देवानां यक्षगंधर्वरक्षसाम् । क्रीडंति देवदैतेयाश्शैलप्रायेष्वहर्निशम्

En vérité, les Devas, ainsi que les Yakṣas, Gandharvas et Rākṣasas, et même Devas et Daityas ensemble, s’y ébattent jour et nuit, surtout sur les sommets des montagnes.

Verse 40

धर्मिणामालया ह्येते भौमास्स्वर्गाः प्रकीर्तिताः । न तेषु पापकर्तारो यांति पश्यंति कुत्रचित्

Ces lieux sont proclamés « cieux terrestres », demeures destinées aux justes. Les artisans du péché n’y pénètrent pas, et l’on ne les y voit jamais.

Verse 41

यानि किंपुरुषादीनि वर्षाण्यष्टौ महामुने । न तेषु शोको नापत्त्यो नोद्वेगः क्षुद्भयादिकम्

Ô grand sage, dans les huit régions commençant par Kimpuruṣa, il n’y a ni chagrin, ni calamité, ni trouble, ni la crainte de la faim et autres semblables.

Verse 42

स्वस्थाः प्रजा निरातंकास्सर्वदुःखविवर्जिताः । दशद्वादशवर्षाणां सहस्राणि स्थिरायुषः

Le peuple demeure en bonne santé, sans peur ni inquiétude, et préservé de toute forme de chagrin. Leur durée de vie est stable et très longue : elle s’étend sur des milliers d’années, comptées par dizaines et par douzaines d’années.

Verse 43

कृतत्रेतादिकाश्चैव भौमान्यंभांसि सर्वतः । न तेषु वर्षते देवस्तेषु स्थानेषु कल्पना

Dans les âges de Kṛta, de Tretā et les autres, les eaux terrestres se trouvent partout; pourtant, en ces régions, la divinité n’y fait pas tomber la pluie. On comprend donc que de tels lieux ne sont qu’une « kalpanā », une simple conception, et non de véritables demeures.

Verse 44

सप्तस्वेतेषु नद्यश्च सुजातास्स्वर्णवा लुकाः । शतशस्संति क्षुद्राश्च तासु क्रीडारता जनाः

Parmi ces sept se trouvent des rivières de noble naissance, dont les sables sont pareils à l’or. Il y a aussi des centaines de petits ruisseaux, et les gens se plaisent aux jeux et aux divertissements sur leurs rives.

Frequently Asked Questions

A compact cosmographic unit: the bhū-maṇḍala schema with seven dvīpas and seven encircling oceans, followed by the centrality of Jambūdvīpa, the axial Meru mountain, and the ordered varṣa divisions (including Bhārata and Uttara-Kuru).

Meru operates as an axis-mundi symbol of cosmic centrality and vertical hierarchy, while the concentric dvīpa–ocean pattern encodes an ordered universe where space is not neutral but value-laden—supporting Purāṇic ideas of sacred orientation, gradation of realms, and the intelligibility of dharma within a mapped cosmos.

No specific Śiva/Umā form is foregrounded in the sampled portion; the chapter’s emphasis is cosmology and sacred geography. Its Shaiva relevance is indirect: the ordered world-map serves as a doctrinal substrate for later tīrtha logic, ritual orientation, and the Purāṇic framing of Śiva as the ultimate ground of cosmic order.