Adhyāya 262: Śabda-brahman, Para-brahman, and the Ethics of Tyāga
Kapila–Syūmaraśmi Saṃvāda
शंस मे तन्महाप्राज्ञ भृशं वै श्रद्धधामि ते । वणिकूपुत्र! यदि इस प्रकार आत्मतीर्थमें पशु अर्थात् अज्ञानी मानव आत्मयज्ञका सौभाग्य नहीं पा सकते तो किस कर्मसे उन्हें सुखकी प्राप्ति हो सकती है? महामते! यह बात मुझे बताओ। मैं तुम्हारे कथनपर अधिक श्रद्धा रखता हूँ || ३८ $ ।।
tulādhāra uvāca | uta yajñā uta ayajñā makhaṁ nāpnuvanti te kvacit |
Dis-le-moi, ô très sage ; je mets une grande foi en tes paroles. Ô fils de marchand ! Si, dans ce tīrtha du Soi, les ‘bêtes’, c’est-à-dire les hommes dans l’ignorance, ne peuvent obtenir la faveur du sacrifice intérieur, par quelle action pourraient-ils atteindre le bonheur ? Dis-le-moi. Tulādhāra répondit : «Ces hommes ostentatoires dont les rites sont corrompus par des défauts tels que l’absence de foi n’atteignent pas le sacrifice, en vérité. Leurs actes cessent de mériter le nom de yajña ; ils ne sont donc aptes ni au sacrifice intérieur de l’esprit, ni au sacrifice rituel extérieur. À l’inverse, les fidèles achèvent leur offrande par des oblations pures—ghee, lait, caillé—et surtout par l’oblation finale accomplie. Et parmi les dévots dépourvus de moyens, on dit même qu’une vache achève leur sacrifice : par le contact des poils de sa queue, par l’eau de ses cornes et par la poussière de ses sabots, signifiant que la sincérité et la pureté d’intention l’emportent sur l’apparat et la dépense.»
तुलाधार उवाच
A ritual without faith and sincerity is not truly a yajña; genuine worship depends on inner purity and śraddhā rather than display or expense, and even simple means can be spiritually complete when grounded in devotion.
Tulādhāra instructs his interlocutor by contrasting hypocritical, faithless ritualists—who fail to attain the fruit of sacrifice—with faithful practitioners, explaining how true completion of sacrifice is tied to sincerity, and symbolically affirming that the faithful poor are not excluded from spiritual fulfillment.