Jājali’s Austerities and the Summons to Tulādhāra (जाजलि–तुलाधार-इतिहासः)
तत्रैनं विधृतं शून्यं रज: पर्यवतिष्ठते । तनमन: कुरुते सख्यं रजसा सह सड्भतम् | त॑ं चादाय जन॑ पौरं रजसे सम्प्रयच्छति
tatrainaṁ vidhṛtaṁ śūnyaṁ rajaḥ paryavatiṣṭhate | tan manaḥ kurute sakhyaṁ rajasā saha saṅgatam || taṁ cādāya janaṁ pauraṁ rajase samprayacchati ||
Là, lorsque le mental—bien qu’il soit soutenu par la force du Soi—demeure vide de discernement, la qualité de la passion, rajas, l’enveloppe et s’en empare. Pris au piège du désir né de rajas, ce mental conclut alors une alliance avec la passion elle-même. Ensuite, le mental, entraînant avec lui les « citoyens de la cité »—les sens—les remet à rajas, comme un ministre félon livrerait un royaume et son peuple aux mains de l’ennemi. L’avertissement moral est limpide : quand le discernement fait défaut, le désir s’empare du mental, et les sens deviennent les instruments de la passion plutôt que les serviteurs du dharma.
व्यास उवाच
When the mind lacks discernment (viveka), rajas-driven desire surrounds it; the mind then allies with passion and effectively hands the senses over to desire. Ethical life requires guarding discrimination so the senses remain governed by dharma rather than by craving.
Vyāsa describes an inner psychological sequence: rajas encircles an undiscerning mind; the mind becomes friendly with rajas; then the mind delivers the ‘city’s citizens’—the senses—into rajas’ control, like a traitorous minister surrendering a kingdom to an enemy.