Adhyāya 159 — Dāna–Dakṣiṇā, Āpaddharma Measures, and Prāyaścitta Classifications
साहसानां च सर्वेषामकार्याणां क्रियास्तथा । पराये धनका अपहरण
bhīṣma uvāca | sāhasānāṃ ca sarveṣām akaryāṇāṃ kriyās tathā | parāye dhanaka-apaharaṇam, parāyī-strīṣu prati balātkāraḥ, vāg-vegaḥ, mano-vegaḥ, nindāyāḥ viśeṣa-pravṛttiḥ, jananendriya-vegaḥ, udara-vegaḥ, mṛtyoḥ bhayaṅkara-vegaḥ (ātmahatyā), īrṣyāyāḥ prabala-vegaḥ, mithyāyāḥ durjaya-vegaḥ, anivārya-rasanendriya-vegaḥ, duḥsaha-śrotrendriya-vegaḥ, ghṛṇā, sva-praśaṃsāyai baḍha-baḍhakar vākya-racanā, matsaratā, pāpam, duṣkara-karmeṣu pravṛttiḥ, na kartavyaṃ karma kartum—etad sarvaṃ lobha-hetukam || jātau bālye ca kaumāre yauvana cāpi mānavāḥ nityaṃ gambhīra-toyābhir āpagābhir ivodadhiḥ | kuruśreṣṭha! janma-kāle bālye kaumāre yauvana-sthāyāṃ ca yena hetunā manuṣyāḥ sva-duṣkarmāṇi tyaktum na śaknuvanti, yo vṛddhe ’pi na jīryati, sa eva lobhaḥ | yathā gambhīra-toyā bahvyo nadyaḥ samāgatā api sāgaraṃ na pūrayanti, tathā bahu-dravya-lābhe ’pi lobhasya udaraṃ kadācid na pūryate |
Bhīṣma dit : « Toutes les entreprises téméraires et tous les actes qu’il ne faut pas accomplir naissent de l’avidité. Par avidité, on s’empare du bien d’autrui, on outrage l’épouse d’un autre, et l’on est entraîné par les violents élans de la parole et de l’esprit ; on devient particulièrement enclin à la médisance. On est poussé par les ardeurs du sexe et du ventre ; on est emporté par l’impulsion effroyable vers la mort elle-même (l’autodestruction) ; on est conduit par une envie puissante ; on est vaincu par la force, difficile à surmonter, du mensonge ; on est contraint par la convoitise de la langue et par l’appétit insatiable de l’oreille ; on tombe dans la haine, on se vante avec excès pour sa propre louange, on devient rancunier et jaloux, on se tourne vers le péché et l’on se précipite dans des actes pénibles et interdits — en vérité, l’avidité est la cause de tout cela. Ô le meilleur des Kuru, de la naissance à l’enfance, à l’adolescence et à la jeunesse, c’est l’avidité qui empêche les hommes d’abandonner leurs mauvaises actions ; et même dans la vieillesse elle ne s’use pas. De même que l’océan ne se remplit pas quand bien même de nombreux fleuves profonds s’y déversent, ainsi, quels que soient les gains obtenus, le ventre de l’avidité n’est jamais rassasié. »
भीष्म उवाच
Greed (lobha) is presented as the root cause behind a wide spectrum of unethical and self-destructive behaviors—violence, theft, sexual violation, slander, lying, envy, spite, and compulsive indulgence. It is portrayed as inherently insatiable, never satisfied by increased gain.
In the Shanti Parva’s instruction section, Bhishma addresses Yudhiṣṭhira (called ‘best of the Kurus’) and explains the moral danger of greed. He lists the impulses and crimes it generates and reinforces the point with a simile: like the ocean that is not filled by many rivers, greed is not filled by many acquisitions.