Mahabharata Adhyaya 69
Drona ParvaAdhyaya 6934 Verses

Adhyaya 69

द्रोणेन दुर्योधनस्य कवचबन्धनम् — Drona’s Mantra-Bound Armor for Duryodhana

Upa-parva: Jayadratha-rakṣaṇa (Protecting Jayadratha) Episode

Sañjaya reports that Arjuna, intent on reaching Jayadratha, has penetrated Droṇa’s and the Bhoja contingents and has already neutralized multiple prominent allies, causing widespread disarray. Duryodhana approaches Droṇa in alarm, requesting immediate counsel to prevent Jayadratha’s fall and describing Arjuna as a fast-moving ‘fire’ driven by wrath, aided by Kṛṣṇa’s superior charioteering and swift horses. Duryodhana also accuses Droṇa of divided loyalties and laments that his own reliance on promised protection has endangered Jayadratha. Droṇa replies without resentment, explains the practical difficulty of matching Arjuna’s speed, and states he will not abandon the front because of his vow to seize Yudhiṣṭhira. He urges Duryodhana to personally engage Arjuna with support. To enable this, Droṇa performs a formal kavaca-bonding: he touches water, recites mantras, and binds a radiant armor, narrating its divine pedigree through a mythic transmission associated with Śiva, Indra, Aṅgiras, Bṛhaspati, and Agniveśya. He invokes extensive blessings (svasti) and then dispatches Duryodhana—now armored and accompanied by large allied forces—toward Arjuna’s chariot, as the Kaurava host resounds like a surging sea.

Chapter Arc: Narada begins a luminous digression: he recalls how King Prithu Vainya rose after Vena’s fall, and how the world heard of his consecration and fame—an ancient mirror held up to the present age of war. → The tale turns from coronation to crisis: the people suffer want, and Prithu, as kshatriya, vows to subdue all obstacles. The Earth (Vasudha), withholding her bounty, becomes the silent adversary; Prithu’s resolve hardens into a cosmic confrontation between ruler and realm. → Prithu commands the Earth to yield the long-desired ‘milk’ for the people; the great ‘milking of the Earth’ unfolds—each order of beings draws its chosen essence with its own calf and vessel, while Prithu stands as the sovereign ‘doer’ who makes abundance lawful and organized. → Order is restored: agriculture and produce arise as milk upon the earth’s surface; the people find sustenance and comfort, and Prithu’s kingship is validated as protection-through-provision, not merely conquest. → The narration closes with the image of Earth as a cow—seeking calf, milker, and vessel—leaving the listener poised to return from this exemplary ancient dharma to the harsh immediacy of Abhimanyu’s death and the war’s next turn.

Shlokas

Verse 1

ऑपन--माजल बछ। ःिअ एकोनसप्ततितमो<ध्याय: राजा पृथुका चरित्र नारद उवाच पृथुं वैन्यं च राजानं मृतं सृज्जय शुश्रुम । यमभ्यषिज्चन्‌ साम्राज्ये राजसूये महर्षय:

Nārada dit : « Ô Sṛñjaya, nous avons appris que le roi Pṛthu, fils de Vena, est lui aussi mort. Ce furent les grands rishis qui, lors du sacrifice du Rājasūya, l’oignirent pour la souveraineté impériale. »

Verse 2

यत्नतः प्रथितेत्यूचु: सर्वानभिभवन्‌ पृथु: । क्षतान्नस्त्रास्यते सर्वानित्येवं क्षत्त्रियोड$भवत्‌

Nārada dit : «Les sages proclamèrent : “Par son propre effort, il deviendra renommé, triomphant de tous.” C’est pourquoi on le connut sous le nom de Pṛthu (“le renommé”). Ils ajoutèrent : “Il nous protégera tous du dommage et de la blessure (kṣata)”, et ainsi il fut appelé du titre plein de sens de “Kṣatriya” — le protecteur contre l’atteinte.»

Verse 3

पृथुं वैन्यं प्रजा दृष्टवा रक्ता: स्मेति यदब्रुवन्‌ । ततो राजेति नामास्थ अनुरागादजायत

Nārada dit : «Quand le peuple vit Pṛthu, fils de Vena, il s’écria : “Nous lui sommes attachés avec dévotion !” De cette affection même—née de son pouvoir de réjouir et de conquérir le cœur des sujets—naquit pour lui le nom de “Rājā” (roi), celui qui plaît au peuple et le tient dans un amour fidèle.»

Verse 4

अकृष्टपच्या पृथिवी आसीदू वैन्यस्य कामधुक्‌ । सर्वा: कामदुघा गाव: पुटके पुटके मधु

Nārada dit : Sous le règne de Pṛthu, fils de Vena, la terre devint semblable à Kāmadhenu, la vache qui exauce les vœux. Les récoltes jaillissaient sans labour, et toutes les vaches donnaient toute abondance désirée. Même feuille après feuille se trouvait remplie de miel—image d’un monde rendu prospère par une royauté juste et le rétablissement de l’ordre.

Verse 5

आसनू्‌ हिरण्मया दर्भा: सुखस्पर्शा: सुखावहा: । तेषां चीराणि संवीता: प्रजास्तेष्वेव शेरते

Nārada dit : «Il y avait des herbes darbha qui semblaient d’or, douces au toucher et propices au repos. Le peuple en faisait des vêtements pour couvrir son corps, et c’est sur ces mêmes nattes de darbha qu’il s’allongeait pour se reposer.»

Verse 6

फलान्यमृतकल्पानि स्वादूनि च मधूनि च । तेषामासीत्‌ तदाहारो निराहाराश्च नाभवन्‌,वृक्षोंक फल अमृतके समान मधुर और स्वादिष्ट होते थे। उन दिनों उन फलोंका ही आहार किया जाता था। कोई भी भूखा नहीं रहता था

Nārada dit : «Les fruits étaient comme du nectar, doux et délicieux. En ces jours-là, les hommes ne se nourrissaient que de ces fruits, et nul ne manquait de nourriture ; personne ne connaissait la faim.»

Verse 7

अरोगा: सर्वसिद्धार्था मनुष्या हुकुतो भया: । न्यवसन्त यथाकामं वृक्षेषु च गुहासु च

Nārada dit : «Les hommes étaient exempts de maladie ; tous leurs desseins s’accomplissaient, et ils vivaient sans crainte d’aucun côté. Selon leur gré, ils demeuraient sous les arbres et dans les grottes des montagnes.»

Verse 8

प्रविभागो न राष्ट्राणां पुराणां चाभवत्‌ तदा । यथासुखं यथाकामं तथैता मुदिता: प्रजा:,उस समय राष्ट्रों और नगरोंका विभाग नहीं था। सबको इच्छानुसार सुख और भोग प्राप्त थे। इससे यह सारी प्रजा प्रसन्न थी

Nārada dit : «En ce temps ancien, il n’y avait pas de démarcation entre royaumes et cités. Les hommes obtenaient bonheur et jouissances selon leur désir et leur inclination ; ainsi tout le peuple vivait dans le contentement.»

Verse 9

तस्य संस्तम्भिता हयाप: समुद्रमभियास्यत: । पर्वताश्न ददुर्मार्ग ध्वजभड़श्च नाभवत्‌

Nārada dit : «Lorsque le roi Pṛthu se mit en route pour traverser l’océan, les eaux elles-mêmes s’apaisèrent et furent contenues ; même les montagnes lui cédèrent un passage. L’étendard de son char ne fut jamais brisé.»

Verse 10

त॑ वनस्पतय: शैला देवासुरनरोरगा: । सप्तर्षय: पुण्यजना गन्धर्वाप्सरसोडपि च

Nārada dit : Alors les arbres et les plantes, les montagnes, les dieux et les asuras, les hommes et les serpents, les Sept Ṛṣi, les Yakṣa (êtres saints), ainsi que les Gandharva et les Apsaras se rassemblèrent. S’approchant du roi Pṛthu dans un esprit de concorde, ils le saluèrent comme leur souverain—protecteur et père—et lui demandèrent de leur accorder une grâce grâce à laquelle ils obtiendraient une satisfaction et un bien-être durables, car ils le jugeaient capable d’assurer le salut de tous les ordres d’êtres.

Verse 11

पितरश्न॒ सुखासीनमभिगम्येदमन्रुवन्‌ । सम्राडसि क्षत्रियोडसि राजा गोप्ता पितासि न:

Nārada dit : Les Pitṛ s’approchèrent du roi Pṛthu, assis à son aise, et lui dirent : « Tu es notre souverain ; tu es un kṣatriya ; tu es notre roi — notre protecteur et notre père. Accorde-nous la grâce que nous désirons, afin que nous connaissions une satisfaction et un bien-être durables. Tu en as le pouvoir. »

Verse 12

देहास्मभ्यं महाराज प्रभु: सन्नीप्सितान्‌ वरान्‌ । यैर्वयं शाश्वतीस्तृप्तीर्वर्तयिष्पामहे सुखम्‌

Nārada dit : « Ô grand roi, tu es notre seigneur. Accorde-nous les grâces que nous désirons, afin que nous jouissions d’une satisfaction durable et demeurions dans le bonheur. »

Verse 13

तथेत्युक्त्वा पृथुर्वैन्यो गृहीत्वा55जगवं धनु: । शरांक्षाप्रतिमान्‌ घोरांश्चिन्तयित्वाब्रवीन्महीम्‌

« Ainsi soit-il », dit Pṛthu, fils de Vena. Il saisit l’arc nommé Ājagava et prit en main des flèches terribles, sans pareilles. Après un bref moment de réflexion, il s’adressa à la Terre.

Verse 14

एह्ोहि वसुके क्षिप्रं क्षरैभ्य: काड्क्षितं पय: । ततो दास्यामि भद्रं ते अन्नं यस्य यथेप्सितम्‌

Nārada dit : « Viens, ô Vasudhā ; que le bien soit sur toi. Fais jaillir sans tarder, pour ce peuple, le flot de lait tant désiré. Alors, pour ton bonheur, je distribuerai à chacun la nourriture selon son souhait. »

Verse 15

वसुधोवाच दुहितृत्वेन मां वीर संकल्पयितुमर्हसि । तथेत्युक्त्वा पृथु: सर्व विधानमकरोद्‌ वशी

Vasudhā dit : «Ô héros, tu dois m’accepter et me reconnaître pour ta fille.» Ayant répondu : «Qu’il en soit ainsi», le roi Pṛthu—maître de lui-même et de ses sens—ordonna alors tous les rites et préparatifs nécessaires.

Verse 16

ततो भूतनिकायास्तां वसुधां दुदुहुस्तदा । तां वनस्पतय: पूर्व समुन्तस्थुर्दूधुक्षव:,तदनन्तर प्राणियोंके समुदायने उस समय वसुधाको दुहना आरम्भ किया। सबसे पहले दूधकी इच्छावाले वनस्पति उठे

Alors, en ce temps-là, les multitudes d’êtres vivants se mirent à traire Vasudhā, la Terre. Les premiers à se lever—désireux d’en tirer sa prodigalité—furent les plantes et les arbres.

Verse 17

सातिष्ठद्‌ वत्सला वत्सं दोग्धूपात्राणि चेच्छती । वत्सो5भूत्‌ पुष्पित: शाल: प्लक्षो दोग्धाभवत्‌ तदा

Nārada dit : La vache, toute d’affection, se tenait là, désirant son veau et les vases du trait. Alors, dans cette métamorphose merveilleuse, le veau devint un śāla en fleurs, et un plakṣa devint le trayeur.

Verse 18

उदय: पर्वतो वत्सो मेरुदोग्थधा महागिरि:

Nārada dit : «Udaya est le veau-montagne, et la grande montagne Meru est la vache laitière.» Par cette image, Nārada esquisse une vision cosmique de nourriture et d’appui.

Verse 19

रत्नान्योषधयो दुग्धं पात्रमश्ममयं तथा । पर्वतोंमें उदयाचल बछड़ा, महागिरि मेरु दुहनेवाला, रतन और ओषधि दूध तथा प्रस्तर ही दुग्धपात्र था ।।

Nārada dit : «Dans cette antique ‘traite’ des montagnes, Udayācala devint le veau, et la grande montagne Meru devint le trayeur. Le ‘lait’ obtenu fut des joyaux et des herbes médicinales, et le récipient pour le recueillir était de pierre. De même parmi les dieux, alors l’un devint le trayeur et l’autre le veau ; et ils tirèrent un ‘lait’ bien-aimé, qui donne la force—semblable au nectar, nourrissant.»

Verse 20

असुरा दुदुहुर्मायामामपात्रे तु ते तदा । दोग्धा द्विमूर्धा तत्रासीद्‌ वत्सश्चासीद्‌ विरोचन:,असुरोंने कच्चे बर्तनमें मायामय दूधका ही दोहन किया। उस समय द्विमूर्धा दुहनेवाला और विरोचन बछड़ा बना था

Nārada dit : En ce temps-là, les Asura « trayèrent » la māyā — puissance d’illusion et de tromperie — et la recueillirent dans un vase d’argile crue, non cuite. Là, Dvimūrdhā fut le trayeur, et Virocana tint lieu de veau.

Verse 21

कृषिं च सस्यं च नरा दुदुहुः पृथिवीतले । स्वायम्भुवो मनुर्वत्सस्तेषां दोग्धाभवत्‌ पृथु:

Nārada dit : À la surface de la terre, les hommes « trayèrent » l’agriculture et le produit des moissons comme une nourriture. Pour eux, Svāyambhuva Manu fut le veau, et Pṛthu fut le trayeur.

Verse 22

अलाबुपात्रे च तथा विष दुग्धा वसुंधरा । धृतराष्ट्रो5भवद्‌ दोग्धा तेषां वत्सस्तु तक्षक:

Nārada dit : «Et dans un vase de courge, la Terre donna pour “lait” du poison. Dhṛtarāṣṭra fut le trayeur de ce “lait” funeste, et leur veau fut Takṣaka.»

Verse 23

सर्पोने तुम्बीके बर्तनमें पृथ्वीसे विषका दोहन किया। उनकी ओरसे दुहनेवाला धृतराष्टर और बछड़ा तक्षक था ।।

Nārada dit : «Les serpents “trayèrent” le poison de la terre et le recueillirent dans un vase de courge ; en cet acte, Dhṛtarāṣṭra fut le trayeur et Takṣaka le veau. De même, les Sept Ṛṣi—ascètes d’une austérité infatigable—“trayèrent” Brahman, c’est-à-dire la sagesse védique et la puissance du tapas : Bṛhaspati fut leur trayeur, les mètres védiques (chandas) furent le vase, et le roi Soma fut le veau.»

Verse 24

अन्तर्धान॑ चामपात्रे दुग्धा पुण्यजनैर्विराट्‌ । दोग्धा वैश्रवणस्तेषां वत्सश्चवासीद्‌ वृषध्वज:,यक्षोंने कच्चे बर्तनमें पृथ्वीसे अन्तर्धान विद्याका दोहन किया। उनके दोग्धा कुबेर और बछड़ा महादेवजी थे

Nārada dit : «Dans un vase de terre, les Yakṣa “trayèrent” de la Terre l’Antardhāna, le pouvoir de disparaître. Pour eux, Vaiśravaṇa (Kubera) fut le trayeur, et Vṛṣadhvaja (Śiva) fut le veau.»

Verse 25

पुण्यगन्धान्‌ पद्मपात्रे गन्धर्वाप्सरसो5दुहन्‌ । वत्सश्रित्ररथस्तेषां दोग्धा विश्वरुचि: प्रभु:

Nārada dit : Les Gandharvas et les Apsarasas tirèrent en lait la fragrance sacrée elle-même, la recueillant dans une coupe de lotus. Leur veau était Citraratha, et celui qui trayait, le souverain des Gandharvas, Viśvaruci. Ce passage rappelle une loi cosmique : chaque ordre d’êtres puise dans la création ce qui s’accorde à sa nature et à son devoir (dharma), sans enfreindre l’ordonnance qui soutient les mondes.

Verse 26

स्वधां रजततपात्रेषु दुदुहु:ः पितरश्व॒ ताम्‌ । वत्सो वैवस्वतस्तेषां यमो दोग्धान्तकस्तदा

Nārada dit : Les Pitṛs tirèrent en lait l’oblation appelée svadhā, la recueillant dans des vases d’argent. Pour eux, alors, Vaivasvata Yama fut le veau, et Antaka fit office de trayeur — image qui inscrit la mort et le devoir envers les ancêtres dans un ordre cosmique réglé par le dharma, plutôt que dans la seule terreur.

Verse 27

एवं निकायैस्तैर्दुग्धा पयो<भीष्ट हि सा विराट्‌ यैर्वर्तयन्ति ते हााद्य पात्रैर्वत्सैशज्ष नित्यश:

Nārada dit : «Ainsi, par ces diverses classes d’êtres, cette vaste Terre fut traitée du “lait” désiré — chacun selon son propre but — en imaginant des veaux et des récipients convenables. Par cette disposition, ils continuent, jusqu’à ce jour, à soutenir leur vie.»

Verse 28

यज्जैश्न विविधैरिष्टवा पृथुर्वैन्य: प्रतापवान्‌ | संतर्पयित्वा भूतानि सर्व: कामैर्मन:प्रियै:

Nārada dit : «Après avoir accompli maintes sortes de sacrifices, le puissant Pṛthu, fils de Vena, combla tous les êtres, les nourrissant de tout ce qui est désirable et agréable au cœur. Ce vers rappelle un idéal de royauté où la puissance se justifie par le devoir rituel et par la charge de soutenir le monde, non par la seule conquête.»

Verse 29

तदनन्तर प्रतापी वेनकुमार पृथुने नाना प्रकारके यज्ञोंद्वारा यजन करके मनको प्रिय लगनेवाले सम्पूर्ण भोगोंकी प्राप्ति कराकर सब प्राणियोंको तृप्त किया ।।

Puis le vaillant Pṛthu, fils de Vena, accomplit des sacrifices de maintes sortes. Par ces rites, il obtint toutes les jouissances désirables et rassasia tous les êtres vivants. Quelles que fussent les possessions royales sur la terre, il les fit façonner en or et, lors du grand sacrifice de l’Aśvamedha, les donna en présents aux Brāhmaṇas, montrant que la prospérité se gagne par un règne juste puis se redistribue par une générosité sacrée.

Verse 30

+ चर 30“ 6 नी । ६ /३ 8 + की षष्टिनागसहस्राणि षष्टिनागशतानि च । सौवर्णानकरोद्‌ राजा ब्राह्माणेभ्यश्व॒ तान्‌ ददौ,राजाने छाछठ हजार सोनेके हाथी बनवाये और उन्हें ब्राह्मणोंकोी दे दिया

Nārada dit : Le roi fit façonner soixante mille éléphants d’or, et encore six cents de plus ; puis il offrit ces éléphants d’or en présents aux brāhmaṇas—manifestation de la munificence royale, où le dāna (don charitable) somptueux honore la communauté sacerdotale.

Verse 31

इमां च पृथिवीं सर्वा मणिरत्नविभूषिताम्‌ | सौवर्णीमकरोद्‌ राजा ब्राह्मणेभ्यश्ष॒ तां ददौ,राजा पृथुने इस सारी पृथ्वीकी भी मणि तथा रत्नोंसे विभूषित सुवर्णमयी प्रतिमा बनवायी और उसे ब्राह्मणोंको दे दिया

Nārada dit : Le roi fit façonner en or l’effigie de la terre entière, ornée de gemmes et de pierres précieuses ; puis il offrit cette image dorée de la terre aux brāhmaṇas. L’épisode met en lumière le devoir royal, exprimé par une générosité hors du commun : la richesse n’est pas un plaisir privé, mais un moyen d’honorer les savants et de soutenir le dharma par le don.

Verse 32

स चेन्ममार सृज्जय चतुर्भद्रतरस्त्वया । पुत्रात्‌ पुण्यतरस्तुभ्यं मा पुत्रमनुतप्यथा: । अयज्वानमदाक्षिण्य- म्ति श्वेत्येत्युदाहरत्‌

Nārada dit : «Ô Sṛñjaya, même ceux qui possédaient la quadruple excellence de bon augure—bien supérieure à la tienne—et dont le mérite dépassait celui de ton propre fils, ont pourtant rencontré la mort. Si de tels hommes ont péri, que dire des autres ? Ne te lamente donc pas pour ton fils, dépourvu d’observance sacrificielle et du don de présents et de dakṣiṇā (rétributions sacerdotales).» Ainsi Nārada instruisit (toi), ô Sañjaya.

Verse 69

इति श्रीमहा भारते द्रोणपर्वणि अभिमन्युवधपर्वणि षोडशराजकीये एकोनसप्ततितमो<5 ध्याय:

Ainsi s’achève le soixante-neuvième chapitre du Droṇa Parva du Śrī Mahābhārata, dans la section consacrée à la mise à mort d’Abhimanyu, au sein du sous-épisode dit des « Seize Rois ». Ce colophon marque la clôture d’une unité narrative où la gravité morale de la guerre s’alourdit par la chute d’un jeune héros et l’escalade qui s’ensuit, entre vengeance et devoir sur le champ de bataille.

Verse 176

छिन्नप्ररोहणं दुग्धं पात्रमौदुम्बरं शुभम्‌ । उस समय गोरूपधारिणी पृथ्वी वात्सल्य-स्नेहसे परिपूर्ण हो बछड़े

Nārada dit : «Le lait était ce qui repousse après avoir été coupé ; et le récipient de bon augure pour ce lait était un bol d’udumbara (figuier en grappes).» Dans le cadre du récit, la Terre—prenant la forme d’une vache et pleine de tendresse maternelle—se tient prête, cherchant un veau, un trayeur et un vase, afin que sa générosité soit recueillie selon le dharma. Le « lait » désigne ici une subsistance renouvelable : ce que l’on peut prélever sans détruire la source, soulignant la retenue et le juste usage des dons de la nature.

Frequently Asked Questions

Leadership must balance a prior vow (Droṇa’s pledge regarding Yudhiṣṭhira) against an urgent protection duty (safeguarding Jayadratha), showing how competing obligations constrain ethical and tactical choice.

The chapter models crisis governance: assess operational limits, preserve pledged commitments when they anchor legitimacy, and redistribute responsibility by empowering capable agents with appropriate resources.

Yes; the kavaca is justified through a sacred transmission narrative and blessing litany, functioning as legitimizing discourse that aligns military action with authoritative tradition rather than presenting it as mere force.

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