इन्द्र और बलिके समान महापराक्रमी वे दोनों अत्यन्त मायावी राक्षस अपनी मायाओंद्वारा एक-दूसरेसे बढ़ जानेकी चेष्टा करते हुए परस्पर युद्ध कर रहे थे ।। पावकाम्बुनिधी भूत्वा पुनर्गरुडतक्षकौ । पुनर्मेघमहावातौ पुनर्वज़महाचलौ,एकने आग बनकर आक्रमण किया तो दूसरेने महासागर बनकर उसे बुझा दिया। इसी प्रकार एक तक्षक नाग बना तो दूसरा गरुड़।| फिर एक मेघ बना तो दूसरा प्रचण्ड वायु। तत्पश्चात् एक महान् पर्वत बनकर खड़ा हुआ तो दूसरा वज् बनकर उसपर टूट पड़ा
pāvakāmbunidhī bhūtvā punar garuḍa-takṣakau | punar megha-mahāvātau punar vajra-mahācalau ||
Sañjaya dit : Ces deux rākṣasas, d’une puissance extrême et maîtres d’une māyā redoutable, égaux à Indra et à Bali par la vaillance, s’affrontaient en cherchant à se surpasser l’un l’autre par leurs illusions. Sans cesse ils prenaient des formes contraires : l’un devenait un feu flamboyant, l’autre l’océan pour l’éteindre ; l’un devenait Takṣaka, le serpent, l’autre Garuḍa ; l’un devenait un nuage de pluie, l’autre un vent violent ; puis l’un se dressa tel une grande montagne, et l’autre le frappa comme la foudre. Cette scène révèle que, dans la guerre, la puissance sans retenue tourne au concours de domination plutôt qu’à la quête du dharma.
संजय उवाच
The verse highlights how unchecked ambition and the urge to surpass an opponent can turn conflict into a spectacle of power (māyā and counter-māyā). Ethically, it contrasts mere dominance with dharmic restraint: strength becomes meaningful only when governed by right purpose and self-control.
Sañjaya describes two rākṣasa warriors fighting by magical transformations. Each form is met by a counter-form—fire by ocean, serpent by Garuḍa, cloud by tempest wind, mountain by thunderbolt—showing an escalating duel where neither yields and each tries to outmatch the other.